La lutte contre le changement climatique face à un autre « mur budgétaire »

Richard Casson

Publié par Richard Casson

Oxfam Great Britain, Chargé de campagne numérique
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Si vous avez suivi les élections américaines au début du mois, vous aurez très certainement entendu parler de la menace du « mur budgétaire », qui signifie que les États-Unis doivent absolument voter une nouvelle loi pour remettre l’économie américaine sur les rails.

Alors que les débats se poursuivent outre-Atlantique sur les mesures que Barack Obama doit prendre, à Doha (Qatar) où j’écris ces lignes et où s’ouvre une nouvelle conférence de l’ONU sur le changement climatique, un autre « mur budgétaire » se profile : l’incertitude financière qui entoure la lutte contre le changement climatique risque, comme aux États-Unis, d’avoir de graves conséquences sur la vie des citoyens ordinaires.

Financement climat : les chiffres

En 2009, lors des négociations sur le changement climatique de Copenhague, les pays riches avaient promis de dégager des fonds pour aider les populations des pays pauvres à s’adapter au changement climatique et à développer leur économie d’une manière sobre en carbone. Au total, ces engagements s’élevaient à 100 milliards de dollars par an à l’horizon 2020, avec un premier versement de 30 milliards entre 2010 et 2012. Mais à présent qu’il faudrait accroître les financements, ceux-ci semblent devoir diminuer en 2013.

À l’approche de l’échéance fixée pour apporter les fonds et face à l’alourdissement des pressions budgétaires sur l’aide au développement accordée par les pays riches, les engagements pris en 2009 risquent fort d’être revus à la baisse, et ce alors même que les effets du changement climatique se manifestent de plus en plus clairement.

Les dégâts provoqués par l’ouragan Sandy n’ont fait que mettre en lumière le fossé qui existe entre la capacité des pays riches et celle des pays pauvres à faire face aux phénomènes météorologiques extrêmes. En effet, même si les travaux de déblayage et de réparation se poursuivent aux États-Unis, la situation est déjà de retour à la normale pour la plupart des Américains. En revanche, en Haïti, également touchée, le bilan de la tempête était autrement plus lourd, avec deux millions de personnes confrontées au risque de malnutrition et 70 % des cultures détruites.

Où trouver les 100 milliards de dollars ?

100 milliards de dollars par an n’est pas une petite somme, mais elle reste à la portée des négociateurs présents au Qatar avec les deux solutions suivantes :

L’équipe d’Oxfam qui assiste aux négociations à Doha n’aura de cesse de faire pression sur les responsables politiques présents pour qu’ils prennent des engagements fermes en faveur de ces deux moyens de financement, car sans cela, les pays pauvres subiront de plein fouet les effets du changement climatique. Nous continuerons en outre d’insister sur l’urgence de réduire les émissions. 

Pour vous tenir au courant de notre action au cours des deux prochaines semaines de négociation, consultez régulièrement notre blog. Si vous préférez lire l’actualité en moins 140 caractères, vous pouvez également nous suivre sur Twitter à l’adresse suivante : twitter.com/oxfam_fr.

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