Pourquoi Oxfam milite contre les accaparements de terres aux Réunions de printemps de la Banque mondiale

Al Kinley

Publié par Al Kinley

Oxfam Great Britain, Chargé de campagnes numériques
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Ces derniers mois ont été très intenses pour les militantes et militants d’Oxfam qui se préparaient en vue de ce moment : les Réunions de printemps de la Banque mondiale. Voici pourquoi ces réunions sont si importantes pour nous et pour toutes les personnes avec lesquelles nous menons campagne à travers le monde.

Un peu de contexte

Hier, c’était l’ouverture des « réunions de printemps » de la Banque mondiale. Des milliers de fonctionnaires d’État, de journalistes, d’organisations de la société civile et de représentantes et représentants des secteurs privé et universitaire discuteront de l’économie mondiale, du développement international et des marchés financiers dans le monde.

Ce qui est important

Les grandes transactions foncières détruisent des communautés entières, chassent des familles de chez elles et les privent de leur unique moyen de subsistance. Ce sont des histoires qui rapportent gros, mais qui coûtent cher. Or la Banque mondiale peut être une force au service du bien. Depuis octobre, nous lui demandons de geler ses investissements fonciers le temps de consolider ses pratiques et mettre en place des mesures de prévention des accaparements de terres. Les Réunions de printemps sont une occasion importante de faire du bruit contre les accaparements de terres et de rappeler la responsabilité qu’a la Banque mondiale de contribuer à y mettre fin.

Ce qui est formidable

Par le biais de notre pétition, vous avez été 50 000 à demander à la Banque mondiale de contribuer à mettre fin aux accaparements de terres. Dans le but d’attirer l’attention de la Banque mondiale, 7 000 d’entre vous se sont filmés ou pris en photo pour participer à un clip collaboratif d’une chanson de Coldplay, monté par le réalisateur du groupe. Aux Philippines, au Cambodge, au Guatemala et ailleurs, des personnes ont défendu et revendiqué leurs droits.

Partout dans le monde, des militantes et militants ont « fait main basse » sur des monuments et des sites emblématiques afin de dénoncer l’iniquité des accaparements. Ces derniers mois ont été intenses, et vous avez magnifiquement su attirer l’attention sur cette injustice.

Ce qui est prometteur

Suite à tout le bruit que vous avez fait, le président de la Banque mondiale a reconnu le problème des accaparements de terres et s’est engagé à améliorer les pratiques de son institution pour prévenir les accaparements.

Ce qui est décevant

La Banque mondiale a refusé de geler ses investissements le temps d’apporter ces améliorations essentielles. Elle a également refusé de recevoir notre pétition lors des Réunions de printemps. Nous avons donc loué un camion pour porter notre message à son siège, situé à Washington, et pour lui faire savoir que plus de 50 000 personnes veilleront à qu’elle respecte ses engagements.

Ce que vous pouvez faire

Vous avez encore la possibilité de faire du bruit contre les accaparements de terres et d’aider à y mettre fin. Tweetez à la Banque mondiale dès aujourd’hui et restez en contact avec nous pour vous tenir au courant des prochaines actions contre les accaparements de terres :

.@Oxfam_fr et moi demandons @Banquemondiale d’aider à stopper les accaparements de terres http://oxf.am/3kA #stoplandgrabs #ilfaut

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