Une enfant réfugiée dans le camp d’Al Jaleel, l’un des plus anciens camps de réfugiés palestiniens au Liban. Photo : Fred Perraut/Oxfam

Un million d’enfants réfugiés ?! Autant de raisons pour des pourparlers de paix pour la Syrie, immédiatement

23 Août, 2013 | Conflits et Urgences

Alors que de terribles images nous parviennent de Syrie cette semaine (vers lesquelles je ne renverrai pas ici), les Nations unies viennent d’annoncer que plus d’un million d’enfants venus de ce pays déchiré par la guerre sont désormais réfugiés. Cela représente plus de la moitié des 1,9 million de réfugiés qui ont dû fuir la Syrie vers les pays voisins : en Jordanie, au Liban, en Egypte, en Turquie et en Irak. A cela s’ajoute plus de 4,25 millions de personnes déplacées à l’intérieur même des frontières syriennes.  

Cette crise humanitaire atteint des proportions inouïes et nécessite une réaction humanitaire internationale de la même ampleur. 

« Ce qui est en jeu n'est rien moins que la survie et le bien-être d'une génération d'innocents » - António Guterres, Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR)

Mais derrière ces chiffres ahurissants, il y a des individus. Voici les témoignages de quelques-uns de ces enfants réfugiés, touchés par le conflit en Syrie. 

Farah Abd Latif

Farah Abd Latif

Farah, 10 ans, raconte ses souvenirs de Syrie : « Nous vivions en paix et en sécurité en Syrie. Puis les bombardements ont commencé et ont touché notre quartier. Sept de nos voisins sont morts. Quand j’ai vu des gens massacrés, devant moi, j’ai eu peur et je me suis mise à pleurer. » 

Haram

Haram

Haram, 5 ans, est le fils d’Aida Khalda Mohamed, originaire de Dar’a, en Syrie. Haram a été traumatisé par le bombardement de sa ville et a commencé à manifester des troubles du comportement : il courrait se cacher sous son lit, notamment. Parti de Syrie au mois de février, il vit désormais avec sa famille dans le camp de Za’atari, en Jordanie

Un atelier pour les enfants

Atelier destiné aux enfants du camp de Za’atari, en Jordanie, financé par Oxfam.

Peu de choses sont aussi traumatisantes que la guerre et l’exil. L’Organisation mondiale de la santé estime que plus d’un réfugié sur deux souffre de troubles mentaux. Les enfants, lorsqu'ils sont témoins de violences et de déplacements forcés à un stade si précoce de leur développement, sont particulièrement sensibles aux conséquences de traumatismes et bouleversements. Cela fait maintenant plus de deux ans que la guerre a éclaté en Syrie et près de deux millions de Syriens ont dû fuir leur pays. (23 août 2013)

Omar et ses amis

Omar et ses amis

Mon fils de trois ans m’a récemment posé cette question : « Papa, qui sont tes amis » ? Nous savons combien les amis sont importants pour notre santé et notre bonheur. Cela vaut aussi pour les enfants. Voici Omar Mohamed, 10 ans (à gauche) avec ses amis. Omar et sa famille ont dû fuir le conflit en Syrie et vivent aujourd’hui dans le camp de réfugiés de Za’atari. Je trouve que cette photo de Simon Rawles montre bien à la fois le besoin profond d’amitié et la souffrance que les enfants de Syrie ressentent. 

Ce que fait Oxfam

Oxfam a pu apporter une aide humanitaire à plus de 200 000 personnes touchées par la crise en Syrie et a pour objectif d’atteindre 650 000 personnes au total, d’ici la fin de l’année, au Liban, en Jordanie et en Syrie. 

Après avoir obtenu récemment l’autorisation de fournir une aide humanitaire à l’intérieur des frontières syriennes, nous apportons de l’eau potable et mettons en place des infrastructures sanitaires ou les réparons. Nous dispensons également des formations pour former des hydrauliciens et envisageons de travailler sur la gestion des déchets.   

Merci de signer notre pétition exigeant des pourparlers internationaux de paix pour la Syrie immédiats : #SyriaPeaceTalks

Signez la pétition appelant à des pourparlers de paix pour la Syrie



Vous hésitez encore à signer cette pétition ?

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