Les Grosses têtes d'Oxfam vendent des légumes avariés sur un marché de Varsovie
Les Grosses Têtes d'Oxfam tentent de vendre quelques rares produits gâtés par les conséquences du changement climatique, sur un marché de Varsovie.

Pourquoi faisons-nous campagne avec les Grosses Têtes en Pologne à la COP19 ?

14 Novembre, 2013 | CULTIVONS

Vous êtes probablement au courant qu’Oxfam est actuellement présente, dans le froid de Varsovie, à la conférence des Nations unies sur le changement climatique. Mais qu’est-ce que cela signifie et que faisons-nous ici ?

Chaque année, des gouvernements, des ONG (organisations non gouvernementales), des organisations communautaires, des médias et des personnes du monde entier se réunissent à la conférence des Nations unies sur le climat et passent deux semaines à réfléchir à des solutions au problème colossal du changement climatique. Cet événement attire toujours beaucoup de monde, il s’avère souvent fascinant et parfois très frustrant car, pour différentes raisons (souvent financières), certains pays font de leur mieux pour empêcher d’avancer.

Cette année, Oxfam est présente lors de ces négociations pour faire campagne sur certains sujets importants.

Une crise climatique est une crise alimentaire

La hausse des températures a un impact considérable sur l’alimentation. À moins que nous ne parvenions à maîtriser le changement climatique, le prix des denrées alimentaires continuera d’augmenter, les inondations et les sécheresses ravageront les cultures, les pertes de récoltes se multiplieront, la qualité de l’alimentation baissera, des agriculteurs du monde entier peineront à s’en sortir, et des millions de personnes se retrouveront prises au piège de la faim chronique. Nous pouvons empêcher que cela ne devienne notre nouvelle réalité. Mais il faut agir dès maintenant.

Afin de marquer le coup d’envoi des négociations, nous avons invité quatre de nos grosses têtes d’Oxfam (Abe, Hollande, Merkel et Obama) à vendre de la nourriture sur un fameux marché de Varsovie. Malheureusement, la nourriture que ces quatre dirigeants mondiaux avaient à offrir était en faible quantité, de mauvaise qualité et trop chère, résultat du changement climatique. Jetez un œil à nos photos.

Le changement climatique coûte cher

Les pays riches ont promis d’aider les pays pauvres à s’adapter au changement climatique et à réduire leurs émissions. Ensemble, ils ont promis de mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020. Bonne nouvelle ! Mais ils n’ont encore rien fait pour tenir leurs promesses. Cette année, tous les pays développés doivent annoncer les montants qu’ils verseront jusqu’à 2020, et adopter des plans pour réussir ensuite à mobiliser les 100 milliards de dollars chaque année.

Les pays riches souhaitent avoir recours au secteur privé pour financer leur engagement de 100 milliards de dollars. Mais les financements privés seront investis dans une optique de rentabilité. Ils ne parviendront pas aux populations les plus pauvres et les plus vulnérables, qui ont du mal à s’adapter au changement climatique. Il est très important qu’au moins la moitié des 100 milliards de dollars soient affectés aux efforts d’adaptation, afin de veiller à ce que les personnes pauvres puissent surmonter les effets du changement climatique.

Nous devons réduire les émissions

Le changement climatique nuit à la production alimentaire et aggrave la faim dans le monde. Plus nous tarderons à agir, plus le coût sera élevé en termes de destruction de cultures, de pertes de vies humaines et en termes financiers.

Les États doivent impérativement réduire davantage leurs émissions au cours des sept prochaines années. Et d’ici l’année prochaine, ils doivent également prendre des engagements justes et ambitieux qui s’inscrivent dans la durée. Les États doivent arrêter de sélectionner les objectifs de réduction des émissions comme bon leur semble (le meilleur moyen d’aller droit à la catastrophe politique et climatique) et doivent se fixer des objectifs correspondant aux besoins établis par la science et satisfaisant à des critères d’équité.

Nous ne pouvons compter sur les énergies polluantes

Les énergies polluantes (le charbon et le pétrole) sont le moteur principal du changement climatique. Elles sont vouées à détraquer le climat et, par la même occasion, à anéantir toute possibilité de mettre un terme à la faim. Les gouvernements doivent commencer dès aujourd’hui à investir dans les énergies propres et dans la sécurité climatique et alimentaire de demain.

Le Gouvernement polonais se sert de la conférence pour promouvoir la fausse solution du « charbon propre » (la Pologne tire de larges profits du charbon). Il ne prend pas au sérieux le changement climatique. Il ne faut pas le laisser parasiter les négociations ou saboter la lutte contre le changement climatique en Europe et ailleurs.

Nous sommes donc présents ici pour nous entretenir avec les gouvernements, les organisations caritatives et les personnes affectées par le changement climatique afin d’insister sur ces points importants et essayer de garantir que nous mettions un terme au changement climatique, et à la faim, dès que possible.

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