Nous avons besoin de vous pour dire à nos responsables politiques de changer de cap pour le climat

Al Kinley

Publié par Al Kinley

Oxfam Great Britain, Chargé de campagnes numériques
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Combien de personnes faut-il pour sauver un accord mondial sur le climat ? Beaucoup. En fait, nous ne pourrons y parvenir qu’avec une mobilisation massive de citoyennes et citoyens comme vous. Et c’est le moment d’agir !

Les dernières négociations organisées par l’ONU pour tenter d’apporter une solution au problème colossal que pose le changement climatique ont pris fin le 22 novembre. Malheureusement, ces négociations qui se déroulaient cette année à Varsovie, en Pologne, tenaient plus de la farce. Comme l’a dit Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam :

« Les engagements ont été bafoués. Les gouvernements [...] agissent en toute insouciance, promeuvent des énergies polluantes et anéantissent les chances d’assurer la sécurité alimentaire. Très peu de pays peuvent sortir de ces négociations la tête haute. » L’Australie, les États-Unis et l’Union européenne ont refusé de s’engager sur la manière dont ils mobiliseront les fonds promis pour financer la lutte contre le changement climatique. Les États-Unis, l’Australie, le Japon, le Canada, la Chine, l’Inde, le Brésil et d’autres ont appuyé un nouveau plan d’action sur le climat qui permette aux pays de choisir, chacun, des objectifs faibles de réduction d’émissions. Le Japon a même annoncé qu’il augmentera ses émissions !

« Personne ne sortira gagnant de cette course à la médiocrité, ajoute Winnie Byanyima, mais ce sont les populations les plus pauvres et les plus vulnérables qui y ont le plus à perdre. »

De fait, exaspérées par l’absence de progrès, des organisations, dont Oxfam, ont décidé de se retirer de la conférence avant la clôture, sous le slogan « Les pollueurs parlent, nous partons. Mais nous reviendrons plus forts. »

Que 800 personnes quittent la table des négociations en dit long aux responsables politiques. Des personnes et des organisations du monde entier se sont en outre fait entendre durant toute la conférence. Nous avons été époustouflés par les mises en scène photos, les manifestations, les pétitions et les jeûnes et grèves de la faim ; personne d’autre que des citoyennes et citoyens comme vous n’auraient pu mieux faire passer le message : le monde a besoin de sécurité climatique.

S’il y a un point positif à retenir de ces négociations, c’est bien la foi et l’espoir en le pouvoir citoyen. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons lancer notre appel haut et fort – et faire savoir à nos responsables politiques que nous ne tolérerons plus de tergiversations ni de vagues promesses.

Découvrez quelques-unes de nos actions préférées parmi celles menées par la société civile au cours de ces deux dernières semaines (avec l’aimable autorisation de nos amis de TckTckTck). En attendant, voici le dernier mot de Winnie Byanyima. Nous espérons qu’il vous donnera envie de participer à la lutte contre le changement climatique et qu’il contribuera à inciter les leaders mondiaux à agir sans plus tarder.

« Il est temps d’appuyer sur le bouton reset. Nous devons prendre des décisions cruciales pour le futur de notre planète, nous reconnecter aux citoyens du monde et cesser de discuter uniquement derrière des portes closes. Un accord global sur le climat reste le meilleur espoir d’échapper à la catastrophe climatique mais chacun d’entre nous devra se mobiliser dans ce sens. »

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