Oxfam International Blogs - mali http://l.blogs.oxfam/en/tags/mali en Conflits en Afrique : pas question de jouer les prolongations http://l.blogs.oxfam/en/node/10705 <div class="field field-name-body"><p><strong>Des millions d’Africaines et d’Africains, parmi les 3,2 milliards de spectateurs à travers le monde, suivent la Coupe du monde qui réunit actuellement les plus grandes stars du foot. Dans toute l’Afrique, des enfants passionnés du ballon rond rêvent ainsi de gloire, scotchés à leur écran de télévision.</strong></p> <p>Pour nombre de ces jeunes fans de foot qui vivent dans des régions en conflit, un match, qu’il s’agisse de la Coupe du monde ou d’une partie dans le quartier, est une échappatoire. Une fois le match terminé, loin des caméras de télévision, ils sont des millions à retourner à la dure réalité du conflit. Des enfants victimes des crises oubliées à travers le monde.</p> <p>Pour faire face à l’afflux des 500 000 personnes venues supporter leur équipe à la Coupe du monde, le Brésil a mobilisé 170 000 membres des forces de sécurité, soit cinq fois plus que les forces de maintien de la paix déployées par l’ONU pour protéger les populations civiles des violences armées au Soudan du Sud, au Soudan et en République centrafricaine.</p> <p><strong>Au Soudan du Sud, la plus jeune nation du monde, des milliers de personnes ont perdu la vie et <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-sud-soudan" rel="nofollow">1,5 million ont dû fuir les violences</a></strong>, ce qui représente trois fois le nombre de supporters à la Coupe du monde. Dans ce même pays, plus de 7 millions de personnes ne mangent pas à leur faim, tandis que près de <strong>3 millions se trouvent en situation de crise en Somalie</strong>, <strong>2,5 millions en <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-centrafrique" rel="nofollow">République centrafricaine</a></strong> et plus de <strong>6 millions au Soudan</strong>. En tout, cela représente plus que la population des Pays-Bas, y compris la star nationale de foot, Robin van Persie.</p> <h3>Des crises différentes, une origine commune : la violence armée</h3> <p>L’une des principales raisons pour lesquelles tant d’enfants, de femmes et d’hommes ne peuvent pas manger à leur faim réside dans ces conflits armés. L’ONU estime que <strong>2,2 milliards de dollars sont nécessaires pour prévenir la sous-alimentation et la faim au Soudan du Sud, au Soudan, en Somalie en République centrafricaine</strong>. Au Brésil, entre les hotdogs et l’hôtel, les supporters de foot vont au total dépenser une somme équivalente . À la lumière de ces chiffres, il est inadmissible que la communauté internationale ne parvienne pas à <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/node/37214" title="Loaded Guns and Empty Stomachs (document Oxfam en anglais)" rel="nofollow">réunir les fonds suffisants pour aider les populations</a></strong> en proie à ces crises.</p> <p>Il faut mettre fin à ces conflits pour que les personnes déplacées puissent rentrer chez elles et reconstruire leur vie. Les conflits ne surviennent pas du jour au lendemain. Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a des dispositifs d’alerte en place. Il est donc possible de déceler et de prévenir les conflits. Mais les arcanes politiques poussent souvent le Conseil de paix et de sécurité à ne faire que de vagues déclarations au lieu d’intervenir avec fermeté. L’Union africaine doit prendre des mesures énergiques pour faire taire les armes, comme elle le promet si souvent.</p> <h3>La société civile se mobilise</h3> <p>Refusant de rester les bras croisés à observer en simples spectateurs, les citoyennes et citoyens africains s’engagent dans la partie. Malgré les affrontements qui ont éclaté il y a six mois <strong>au Soudan du Sud, beaucoup ont tout mis en œuvre pour aider autrui, peu importe l’appartenance ethnique</strong>. Quatorze leaders africains ont publiquement exigé que le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, et son ancien vice-président, Riek Machar, mettent un terme aux effusions de sang. En Somalie, les organisations de la société civile ont averti que les conditions de vie des populations sont nettement <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/policy/risque-rechute-somalie" rel="nofollow">en-dessous des standards acceptables</a></strong>. Dans le souci de rappeler l’importance de ces crises, <strong><a href="http://africansact4africa.com/fr/accueil/" rel="nofollow">Africans Act 4 Africa</a></strong> <strong>organise, aujourd’hui, des matchs de foot à travers l’Afrique en signe de solidarité avec leurs frères et sœurs</strong> du Soudan du Sud, du Soudan, de Somalie et de Centrafrique. Le football étant un langage universel, nous pouvons suivre la Coupe du monde avec plaisir et, en même temps, faire preuve de solidarité avec celles et ceux qui ont besoin d’aide.</p> <h3>Il n'est pas trop tard pour éviter une nouvelle famine</h3> <p>Il y a trois ans, la communauté internationale n’a pas su éviter la famine qui a frappé la Corne de l’Afrique. La commissaire européenne à l’aide humanitaire, Kristalina Georgieva, avait par la suite déploré le fait que « trop souvent, l’intervention arrive une fois que la crise s’est développée et fait les grands titres ». Alors, pendant que nous suivons les matchs et que les buts s’enchaînent sur nos écrans de télévision, nous devrions avoir une pensée pour celles et ceux qui restent loin des caméras.</p> <p>Il n’est pas trop tard pour éviter la famine au Soudan du Sud ou pour empêcher que les violences au Soudan, en Somalie et en République centrafricaine ne s’aggravent. <strong>Nous pouvons sauver des vies</strong> en apportant aux populations l’aide dont elles ont besoin et en faisant pression sur les responsables politiques pour qu’ils pèsent de tout leur poids dans les processus de paix.</p> <p>D’expérience, nous savons qu’il n’est pas question de jouer les prolongations. L’Union africaine et la communauté internationale doivent agir sans plus attendre.</p> <p><em><strong><a href="http://africansact4africa.com/fr/accueil/" rel="nofollow">Rejoignez l'équipe d'Africans Act 4 Africa</a></strong> et participez à leur campagne <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23SilencetheGuns&amp;src=typd" rel="nofollow">#SilencetheGuns</a></strong> pour que les dirigeants de l'Union africaine respectent leurs promesses de mettre fin aux conflits en Afrique.</em></p> <h3>A découvrir également</h3> <p><strong>Infographie : <a href="/fr/blogs/14-06-03-insecurite-alimentaire-urgence-famine-infographie" rel="nofollow">Les mots de la faim : comprendre la réalité derrière les termes d'insécurité alimentaire, de crise alimentaire et de famine</a></strong></p> <p><strong>Blog : <a href="/fr/blogs/14-06-20-meilleur-espoir-paix-soudan-sud-jeunes-ouganda" rel="nofollow">Ils représentent le meilleur espoir de paix pour le Soudan du Sud : rencontre avec de jeunes réfugiés en Ouganda</a></strong></p> <p><strong>Communiqué : <a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/pressroom/pressrelease/2014-06-23/2-millions-de-voix-pour-soutenir-l%E2%80%99agriculture-africaine" rel="nofollow">2 millions de voix pour soutenir l'agriculture africaine</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Conflits en Afrique : pas question de jouer les prolongations</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-06-23-world-get-off-bench-resolving-conflict-africa" title="World needs to get off the bench and get in the game on resolving conflict in Africa" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-06-23-sin-tiempo-de-descuento-para-africa" title="Sin tiempo de descuento para África" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Sun, 22 Jun 2014 23:01:00 +0000 Winnie Byanyima 10705 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/10705#comments Security in northern Mali http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-04-24-security-northern-mali <div class="field field-name-body"><p>As soon as the plane lands  in Gao, I see the first signs of <strong><a href="http://www.oxfam.org/en/emergencies/mali-crisis" rel="nofollow">fighting in Mali</a></strong>. Little is left of what was once an international airport. The waiting rooms are marked with bullet holes. Windows have  been blown out of their frames. The road between Bamako and Gao is still not secure enough to travel, and we have to use a UN flight.</p> <p>Gao is hot, dusty and poor, very poor. Desolate even! The fighting in Mali has destroyed the little infrastructure the town had. Hospitals can still barely cope with the people’s needs. Many schools are still closed. And although security in Gao is much better than in the villages across the north, missile attacks happen regularly and explosives can be found on the roadsides. </p> <h3>Women allowed to leave the house again</h3> <p>I talked about security with a women’s association Oxfam is supporting with programs on improving food security and women’s rights, together with our partner Union pour un avenir écologique et solidaire (UAVES). In northern Mali about 1.5 million people are in urgent need of assistance. Mali’s food crisis, the result of drought and lack of suitable land, has been aggravated by the fighting. Many people fled the jihadists last year, and as a result farmland remains uncultivated.</p> <p>Besides, it’s mainly women who till the land, and it’s women that the extremist jihadists ordered to stay at home and prevented from working the land. The vegetable gardens we’re visiting today, belong to women whom UAVES is teaching how to work the land. 36 women each have their own plot on a hectare of land to grow vegetables on. They tell me that they use a little over half the harvest for their own consumption and sell the rest on the market.</p> <p>Zali Mahana is a mother of five. She talks about the crisis: ‘When the jihadists occupied Gao, we weren’t allowed on the streets. That lasted for about 10 months. Now we can work again and grow vegetables on our own plot of land. The money we make on the market, we use  to buy flour and oil, for instance.’</p> <blockquote><p>Vrouwen in Goa maken zich grote zorgen.Veel scholen dicht. Vanwege droogte en gevechten grote voedsel tekorten. <a href="http://t.co/WXoNFcA6Da" rel="nofollow">pic.twitter.com/WXoNFcA6Da</a></p> <p>— Farah Karimi (@Farah_Karimi) <a href="https://twitter.com/Farah_Karimi/statuses/454036382680612864" rel="nofollow">abril 9, 2014</a></p></blockquote> <h3>Sexual violence</h3> <p>Unfortunately Zali and the other women I talked with face another problem. Girls and young women are often the victim of sexual abuse from the soldiers there, including from UN troops. Women’s organizations warn them about this on the local radio. Both before and after the crisis there were daily reports of rape in northern Mali. Every time I hear these stories I get angry. It doesn’t matter for what cause men fight, each and every time it’s the women who are raped and humiliated during conflicts and wars. I’m glad that my colleagues in Gao are paying a lot of attention to this issue. Yet I’ve heard so many similar stories over time that I wonder if it’ll ever stop and what else we can do to end all forms of violence against women worldwide.</p> <h3>Wounded town</h3> <p>In every conversation with local organizations, mayors and other local government representatives, security is a recurring theme. Gao’s governor, who gives me a friendly welcome, says: ‘Your visit to a town that still isn’t secure, shows that Mali really matters to you. During the crisis there was total anarchy  in the region. We are now trying to deliver basic services to the citizens. We’ve already done a lot to improve security. Many people who had fled the town have now returned. But in the villages too security must improve. And on the roads.’</p> <p>For an ordinary town, with few resources, the situation in Gao is fragile, and when resources are lacking and donor countries are not providing sufficient support, the prospects are not very bright, especially for young people.</p> <h3>You may also like</h3> <strong><a href="http://www.oxfam.org/en/emergencies/mali-crisis" target="_blank" rel="nofollow">Support Oxfam's humanitarian response to the crisis in Mali</a></strong> <strong>Read the blog: <a href="http://blogs.oxfam.org/en/blogs/13-12-20-what-will-it-take-end-violence-against-women-and-girls">What will it take to end violence against women and girls?</a></strong> Read the blog: <a href="http://oxf.am/qS4" target="_blank" rel="nofollow">Reconciliation on the agenda in Mali</a></div><div class="field field-name-title"><h2>Security in northern Mali</h2></div> Thu, 24 Apr 2014 10:37:26 +0000 Farah Karimi 10660 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-04-24-security-northern-mali#comments Reconciliation on the agenda in Mali http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-04-24-reconciliation-agenda-mali <div class="field field-name-body"><p>Back again in the Netherlands. There is one image that I’ve held onto - Gisèle beaming. She was so proud when she told me how privileged she felt to have been part of a program that, despite the crisis, succeeded in monitoring the elections in Mali. People in Mali were able to observe election results and irregularities arrive in realtime at the Malivote Platform 2013. Transparency had contributed to greater electoral participation.</p> <p>Gisèle Flanda works for EVA (<strong><a href="http://angaelections.com/index.php/equipe-de-veille-et-d-analyse-eva/228-equipe-de-veille-et-d-analyse-eva" target="_blank" rel="nofollow">Equipe de Veille et d’Analyse</a></strong>), one of our partners in Mali. In 2013 EVA trained young people in how to monitor the country’s elections. Via snowball texting young people across Mali became involved. I share Gisèle’s pride. It gives hope at a time when<strong><a href="http://www.oxfam.org/en/emergencies/mali-crisis" target="_blank" rel="nofollow"> Mali’s development opportunities are being undermined by conflict</a></strong>.</p> <blockquote><p>Just had a very inspiring meeting with Malian youth. <a href="https://twitter.com/search?q=%23Oxfam&amp;src=hash" rel="nofollow">#Oxfam</a> <a href="https://twitter.com/search?q=%23my&amp;src=hash" rel="nofollow">#my</a> rights my voice <a href="https://twitter.com/search?q=%23Mali&amp;src=hash" rel="nofollow">#Mali</a> <a href="http://t.co/MAs1DDvo4B" rel="nofollow">pic.twitter.com/MAs1DDvo4B</a></p> <p>— Farah Karimi (@Farah_Karimi) <a href="https://twitter.com/Farah_Karimi/statuses/454232525066764288" rel="nofollow">abril 10, 2014</a></p></blockquote> <h3>Good governance must be a top priority</h3> <p>Good governance. I had my conviction confirmed again that work on good and legitimate governance must be a top priority for Mali. EVA’s work therefore gives hope. Unfortunately, the question in today’s Mali is whether the international community – with its huge focus on the war against terrorism – is paying enough attention to realizing good governance and the rule of law, reconciliation at the level of local communities, and anti-corruption measures.</p> <h3>Listen to the people</h3> <p>People must feel that they’re being listened to. That is what the mayors of towns near Gao made clear to me. Impressive appearances, these men have, with their huge turbans in the most beautiful blue and their worn faces, etched by desert living. They tell me that the people responsible for the fighting in the north are now returning to their communities. Everybody knows who they are. Dialogue is now needed, and those responsible for perpetrating crimes must be called to account. Reconciliation and justice were constantly recurring themes during my visit to Mali.</p> <p></p> <h3>Community reconciliation</h3> <p>In Mali’s capital it is about peace negotiations between warring parties. But at the community level still too little is happening. That is why local government representatives asked me to help kick-start reconciliation processes. As Oxfam we feel duty-bound to contribute. We will keep stressing the importance of this to  the Mali government and the international community. I’ve tabled it with Bert Koenders, member of the UN mission in Mali, and with the Dutch embassy in Bamako. I’m very hopeful that we can make a valuable contribution, in collaboration with the different parties, to this desperately needed process of reconciliation in Mali. </p> <h3>You may also like</h3> <p><a href="http://www.oxfam.org/en/emergencies/mali-crisis" target="_blank" rel="nofollow"><strong>Support Oxfam's humanitarian response to the crisis in Mali</strong></a></p> <p><strong>Blog entry <a href="http://blogs.oxfam.org/en/blogs/14-02-11-ten-reasons-invest-bigger-and-better-agriculture-africa-maputo" target="_blank">10 reasons to invest bigger and better in agriculture in Africa</a></strong></p> <p><strong>Blog entry <a href="http://blogs.oxfam.org/en/blogs/14-04-24-security-northern-mali" target="_blank">Security in northern Mali</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Reconciliation on the agenda in Mali</h2></div> Thu, 24 Apr 2014 09:39:22 +0000 Farah Karimi 10672 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-04-24-reconciliation-agenda-mali#comments Des promesses aux actes en Afrique : l’heure est venue d’investir plus et mieux dans l’agriculture ! http://l.blogs.oxfam/en/node/10669 <div class="field field-name-body"><h3>« La promesse est plus contraignante que la dette », proverbe africain</h3> <p>A l’heure où j’écris ce blog, ce sont plus de 810 000 personnes qui ont besoin d’une assistance alimentaire immédiate au Nord <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-mali" rel="nofollow">Mali</a></strong> et au total ce sont environs trois millions de personnes, dont plus de la moitié vivent dans le nord du Mali qui risquent de ne plus avoir à manger dans les prochains mois.</p> <p>En 2003, les dirigeants africains se sont réunis à Maputo, au Mozambique et ont décidé d’investir les ressources de leurs gouvernements afin de recentrer la construction de secteurs agricoles plus forts et plus dynamiques pour améliorer la sécurité alimentaire, réduire la pauvreté et stimuler le développement rural. La <strong><a href="http://www.nepad.org/nepad/knowledge/doc/1787/maputo-declaration" rel="nofollow">déclaration de Maputo</a></strong> était un moteur essentiel dans la prise en compte de ceux et celles qui sont le plus dans le besoin : les femmes, les hommes et les enfants qui luttent pour se nourrir.</p> <h3>De la promesse à l'action</h3> <p>Il y a 10 ans de cela, les dirigeants africains ont fait la promesse à Maputo d’investir au moins 10 % de leurs budgets nationaux dans l’agriculture. Dix ans après, la réalité laisse un goût amer pour les paysans et producteurs africains : <strong>seuls 8 pays</strong> sur les 54 que compte l’Union Africaine ont tenu leur promesse !</p> <p>L’heure est venue de passer à l’action : les gouvernements ont lancé plusieurs initiatives dans la lutte contre la faim et pour tracer la voie à suivre aux niveaux continental, régional et national. S’ils mettent plus de ressources pour répondre à leurs engagements de Maputo, l'impact pour les producteurs alimentaires africains pourrait être énorme.</p> <h3><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/campaigns/afrique-investir-dans-nos-agriculteurs-notre-alimentation-et-notre-avenir" rel="nofollow">Signez la pétition aux dirigeants africains : Investissez dans l'agriculture, l'alimentation et l'avenir</a></h3> <p><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/campaigns/afrique-investir-dans-nos-agriculteurs-notre-alimentation-et-notre-avenir" rel="nofollow"></a></p> <h3>Notre but : 1 million de signatures</h3> <p>Notre détermination avec ONE et de nombreuses organisations paysannes et pastorales à travers le continent à faire traduire les engagements de Maputo en acte concrets nous a incités à lancer une pétition « <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/campaigns/afrique-investir-dans-nos-agriculteurs-notre-alimentation-et-notre-avenir" rel="nofollow">Pour un nouvel engagement de Maputo</a></strong> », durant la réunion des Chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union Africaine.</p> <p>Notre ambition est de récolter un million de signatures à travers le continent africain et la diaspora.</p> <p>La faim demeure une réalité : 400 millions de personnes dépendant principalement de l’agriculture restent enferrées dans le cycle de la pauvreté.</p> <h3>Transformer la vie des producteurs et productrices</h3> <p>L’Union Africaine a proclamé 2014 « <strong><a href="http://summits.au.int/en/22ndsummit/documents/concept-note-2014-year-agriculture-and-food-security-africa-marking-10th-anniversary-of-caadp" rel="nofollow">Année de l’agriculture et de la sécurité alimentaire</a></strong> ». C’est une occasion unique pour les paysans, éleveurs, femmes rurales et citoyens africains de demander à l’Union Africaine de passer des promesses aux actes.</p> <p>C’est ce que les organisations membres de la campagne CULTIVONS en partenariat avec l’ONG One ont tenu à rappeler aux dirigeants africains réunis le 29 janvier à Addis Abeba : les promesses ne doivent plus engager que ceux qui les formulent, elles doivent devenir contraignantes !</p> <p>Vous aussi, vous pouvez transformer la vie des familles des petits producteurs et petites productrices : <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/campaigns/afrique-investir-dans-nos-agriculteurs-notre-alimentation-et-notre-avenir" rel="nofollow">Signez la pétition</a></strong> pour que nos Etats investissent plus et mieux dans l’agriculture.</p> <h3>Dix raisons d’investir dans l’agriculture</h3> <p>Pas encore convaincu(e) ? Voilà dix raisons de signer cet appel pour plus d’investissement dans l’agriculture :</p> <ol><li>En Afrique subsaharienne, l’agriculture emploie 63 % de la population et crée 30 % des richesses;</li> <li>L’agriculture familiale assure 90 % de la production alimentaire de base en Afrique sub-saharienne.</li> <li>Les femmes ouest africaines contribuent à la production de 80 % de denrées alimentaires de base, signer c’est les soutenir !</li> <li>Investir dans l’agriculture en Afrique est 11 fois plus efficace pour réduire la pauvreté que dans d’autres secteurs.</li> <li>La faim n’est pas une fatalité, elle résulte de l’inaction ! En investissant dans l’agriculture et l’élevage, les crises alimentaires à répétition peuvent être anticipées et nous pouvons éviter qu’elles ne se transforment en catastrophes.</li> <li>L’inaction coûte chère. Au Niger, les dépenses cumulées pour la gestion des deux dernières crises alimentaires s’élèvent à 404,29 milliards de francs CFA ; lorsque les dépenses du secteur rural s’élèvent à 302,64 milliards de francs CFA pour la période 2007–2010.</li> <li>L’investissement paie : au Sénégal l’appui a la production d’oignon a permis de passer, de 40 000 tonnes en 2003, à 177 000 tonnes en 2010, et représente 22 milliards de francs CFA/an.</li> <li>L’investissement paie : au Mali, <strong><a href="http://www.acdi-cida.gc.ca/acdi-cida/acdi-cida.nsf/fra/JUD-3291558-JR2" rel="nofollow">l’initiative Riz</a></strong> a permis d’améliorer la productivité, qui est passée de 3,5 tonnes à l'hectare à 4,5 tonnes en 2008 et 5 tonnes en 2009.</li> <li>L’investissement paie : de 1992 à 1998, l’Etat de Guinée a soutenu la pomme de terre locale et la production guinéenne est passée de moins de 300 tonnes en 1992 à près de 6 000 tonnes en 2003 !</li> <li>Nous avons tous besoin d’un agriculteur trois fois par jour. Aujourd’hui, ce sont les paysans et éleveurs africains qui ont besoin d’un nouvel engagement pour l’agriculture africaine, qui soutienne les exploitations familiales et mette un terme à l’insécurité alimentaire en Afrique !</li> </ol><p><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/campaigns/afrique-investir-dans-nos-agriculteurs-notre-alimentation-et-notre-avenir" rel="nofollow"></a></p> <p></p> <h3>Aller plus loin</h3> <ul><li><strong>Blog : En savoir plus sur l'opération <a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/13-10-10-ecouter-voix-paysans-eleveurs-africains">« Où sont passés nos 10% ? »</a></strong></li> <li><strong>Vidéo : Les coulisses de la chanson « Où sont passés nos 10% ? » : <a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/video/2013/ou-sont-passes-nos-10-enregistrement-baaba-maal" rel="nofollow">Séance d'enregistrement avec Baaba Maal</a> </strong></li> <li><strong>Vidéo : Bilan dix ans après Maputo : <a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/video/2013/10-ans-apres-maputo-agriculture-afrique-10-pour-cent" rel="nofollow">Les explications de </a></strong>Mamadou Allassane Bâ<strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/video/2013/10-ans-apres-maputo-agriculture-afrique-10-pour-cent" rel="nofollow"> </a></strong></li> <li><strong>Site web : plateforme de la campagne <a href="http://maputo10.ipar.sn/" rel="nofollow">Maputo 10</a></strong></li> <li><strong>Twitter : suivez-nous sur <a href="https://twitter.com/@taclonslafaim" rel="nofollow">@taclonslafaim</a> et <a href="https://twitter.com/@oxfam_fr" rel="nofollow">@oxfam_fr</a>, mot-clé <a href="https://twitter.com/search?q=%23cultivons" rel="nofollow">#CULTIVONS</a></strong></li> <li><strong>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/pages/Lets-Tackle-Hunger/169929129780033" rel="nofollow">Let's Tackle Hunger</a></strong></li> <li><strong><a href="http://www.fao.org/family-farming-2014/home/fr/" rel="nofollow">L’Année internationale de l’agriculture familiale 2014</a>, sur le site de la FAO</strong></li> </ul><p><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/signup" rel="nofollow"></a><strong>Et rejoignez le<a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/signup" rel="nofollow"> mouvement CULTIVONS</a> !</strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Des promesses aux actes en Afrique : l’heure est venue d’investir plus et mieux dans l’agriculture !</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-02-11-ten-reasons-invest-bigger-and-better-agriculture-africa-maputo" title="10 reasons to invest bigger and better in agriculture in Africa" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Wed, 12 Feb 2014 00:00:00 +0000 Eric Hazard 10669 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/10669#comments 10 reasons to invest bigger and better in agriculture in Africa http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-02-11-ten-reasons-invest-bigger-and-better-agriculture-africa-maputo <div class="field field-name-body"><h3>“The promise is more binding than the debt.” African proverb</h3> <p>As I write this blog, over 810,000 people are in need of immediate food aid in northern <a href="http://www.oxfam.org/en/emergencies/crisis-mali" target="_blank" rel="nofollow"><strong>Mali</strong></a> and in total there are around three million people, over half of whom live in northern Mali, at risk of having nothing to eat in the coming months.</p> <p>In 2003, African leaders came together in Maputo, Mozambique and agreed to re-invest their resources and refocus national attention to building stronger, more dynamic agriculture sectors to improve food security, reduce poverty and spur rural development. The so-called <a href="http://www.nepad.org/nepad/knowledge/doc/1787/maputo-declaration" target="_blank" rel="nofollow"><strong>Maputo Declaration</strong></a> has been an absolutely critical driver in maintaining focus on those who need it most – the small scale producers, the women, men and children struggling to get enough to eat.</p> <h3>From promise to action</h3> <p>In Maputo the African leaders made promises in Maputo to invest at least 10 percent of their national budgets on the agriculture sector. However, reality has left a bitter taste in the mouths of too many African food producers:<strong> only 8 countries </strong>of the 54 that make up the African Union have kept their promise!</p> <p>The time is ripe to take action: governments across have launched an effort this year to take stock of what has been achieved in the fight against hunger and to plot a path forward at the continental, regional and country levels. If more budgets come prepared to re-commit efforts to meet their Maputo commitments, the impact for African food producers could be tremendous.</p> <h3><a href="http://www.one.org/doagric/partners/" target="_blank" rel="nofollow">Sign the petition to African leaders: Invest in our farmers, food and future</a></h3> <p><a href="http://www.one.org/doagric/partners/" rel="nofollow"></a></p> <h3>Our goal: 1 million signatures</h3> <p>We are determined, together with the <strong><a href="http://www.one.org/africa" target="_blank" rel="nofollow">ONE Campaign</a></strong> and many farmer and pastoralist organizations across the African continent, to make sure the commitments made in Maputo are translated into concrete acts and this has prompted us to start a petition “<a href="http://www.one.org/doagric/partners/" target="_blank" rel="nofollow"><strong>For a new commitment to Maputo</strong></a>“ to deliver at the upcoming meeting of African Union Heads of State and Government.</p> <p>Our aim is to collect a million signatures from across the African continent and beyond. Add your voice and share with a friend who is interested in Africans helping themselves.</p> <p>Hunger is a reality: 400 million people, mainly dependent on agriculture, remain caught in the cycle of poverty.</p> <p>The African Union has declared 2014 to be “<a href="http://summits.au.int/en/22ndsummit/documents/concept-note-2014-year-agriculture-and-food-security-africa-marking-10th-anniversary-of-caadp" target="_blank" rel="nofollow"><strong>the year of agriculture and food security</strong></a>.” This offers a unique opportunity for farmers, livestock herders, rural women and the African public to demand that the African Union move from promises to action.</p> <h3>A ladder out of poverty</h3> <p>This is what the GROW campaign members in partnership with the NGO ONE, wish to remind African leaders: Keeping the promise of Maputo creates a ladder out of poverty and hunger.</p> <p>You too can change the lives of small scale farmers: <a href="http://www.one.org/doagric/partners/" target="_blank" rel="nofollow"><strong>sign the petition</strong></a> so our Governments invest bigger and better in agriculture.</p> <h3>10 reasons to invest in agriculture</h3> <p>Still need convincing? Here are 10 reasons to sign and support this appeal to invest more in agriculture and farming:</p> <ol><li><strong>Agriculture provides employment</strong> for 63% of the population in Sub-Saharan Africa and creates 30% of its wealth. </li> <li>Family run agriculture provides <strong>90% of basic food production</strong> in sub-Saharan Africa. </li> <li><strong>West African women</strong> help to grow 80% of staple foods. </li> <li>Investing in African agriculture is <strong>11 times more effective</strong> in reducing poverty than investing in other sectors. </li> <li><strong>Hunger is not inevitable</strong>; it is the result of apathy! By investing in agriculture and livestock farming, repeated food crises can be anticipated and we can prevent them from becoming disasters. </li> <li><strong>Apathy is expensive</strong>. In Niger, the accumulated expenditures to deal with the last two food crises amounted to 404.29 billion CFA francs ($840.3 million); whilst spending on the rural sector totalled 302.64 billion CFA francs ($629 million) for the period covering 2007 - 2010. </li> <li><strong>Investment pays off:</strong> in Senegal support to the onion growing sector has helped it to go from 40,000 tonnes in 2003, to 177,000 tonnes by 2010, and it now represents 22 billion CFA francs ($45.7 million) per year. </li> <li>Investment pays off: in Mali, the <a href="http://www.acdi-cida.gc.ca/mali-e" target="_blank" rel="nofollow"><strong>Rice initiative</strong></a> has improved productivity, which went from 3.5 tonnes per hectare to 4.5 in 2008 and 5 tonnes in 2009. </li> <li>Investment pays off: between 1992 and 1998, the Guinea government provided support to the growing of local Guinean potatoes and production went from less than 300 tonnes in 1992 to close to 6,000 tonnes in 2003. </li> <li><strong>We all need a farmer</strong> three times a day. Now it is the African farmers who need a new commitment to African agriculture that supports family run farms and puts an end to food insecurity in Africa!</li> </ol><p><a href="http://www.one.org/doagric/partners/" rel="nofollow"></a></p> <p></p> <h3>You may also like</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/en/grow/issues/small-scale-farming" target="_blank" rel="nofollow">Why the need to support small-scale farming globally?</a></strong></p> <p><strong>More on the <a href="http://www.fao.org/family-farming-2014/home/en/" target="_blank" rel="nofollow">International Year of Family Farming</a></strong> (<a href="http://www.fao.org">www.fao.org</a>)<strong></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>10 reasons to invest bigger and better in agriculture in Africa</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_fr first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-02-12-promesses-actes-afrique-heure-venue-investir-agriculture-maputo" title="Des promesses aux actes en Afrique : l’heure est venue d’investir plus et mieux dans l’agriculture !" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Tue, 11 Feb 2014 00:00:00 +0000 Eric Hazard 10663 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-02-11-ten-reasons-invest-bigger-and-better-agriculture-africa-maputo#comments De l'ombre à la lumière : lutter autrement contre les violences faites aux femmes http://l.blogs.oxfam/en/node/10545 <div class="field field-name-body"><p><strong>Elle est arrivée en avance toute en couleurs et souriante. Elle a ce quelque chose dans le regard et dans l’attitude qui attire l’attention : un mélange de force et de fragilité.</strong></p> <a href="/sites/blogs.oxfam.org/files/Ombre-Lumiere-Vincent-Tremeau.jpg" target="_blank" rel="nofollow"></a> Portrait de la série « De l'ombre à la lumière ». Photo : Vincent Tremeau/Oxfam <p>« Tu ne me reconnais pas ? », dit-elle avec une pointe de complicité à Vincent Tremeau, chargé de communication et relations médias pour Oxfam au Mali et auteur des photographies de l'exposition « De l'ombre à la lumière », présentée au Mali dans le cadre de la campagne « 16 journées de mobilisation contre la violence sexiste ». « Tu m’as photographiée » ! C’est l'une de ces « femmes de l’ombre », dont les portraits sont actuellement affichés dans plusieurs lieux publics et dans les rues de Bamako. Elle montre sa photo, prise dans l’ombre, avec fierté. « C’est moi, dit-elle. J’avais peur qu’on me reconnaisse mais je suis contente de participer à exprimer ma colère pour que ça s’arrête ! »</p> <p><strong>Son histoire est aussi triste qu’elle paraît pétillante et surtout résiliente.</strong> Rattrapée par des bandits armés sur le chemin de l’exil, violée et abandonnée, elle est tombée enceinte. Son mari a disparu... Elle se remet de cette barbarie et choisit d’aimer son enfant malgré le traumatisme qu’il lui rappelle sans cesse. Fait hautement symbolique pour elle, il est né le jour de l’arrivée des forces françaises dans le Nord du Mali. « Cet enfant sera sans doute ma revanche ! »</p> <h3>Témoigner, contre la honte et la culpabilité</h3> <p>Elles sont des milliers au Mali à être victimes de violences basées sur le genre. L'exposition photographique « De l’ombre à la lumière » organisée par Oxfam avec Wildaf et International Medical Corps est une occasion de mettre la lumière ces souffrances, trop souvent cachées dans l’ombre, et de valoriser les leaders de la lutte contre ces violences. L’une des caractéristiques des violences basées sur le genre, et de la violence sexuelle en particulier, est l’absence de plainte. Les actes violents évoquent honte et culpabilité, entraînant souvent une stigmatisation des victimes et un rejet de la part de la famille ou de la communauté.</p> <p><strong>Certaines femmes ont ainsi pris l’initiative de s’engager en partageant leurs histoires</strong>, ou en racontant leur rapport à la violence. Elles ont choisi de rester dans l’ombre, devenant l’espace d’un instant, actrices de leur histoire. A leurs côtés, des leaders d’aujourd’hui engagé-e-s dans la lutte contre la violence, et celles et ceux de demain, se font les porte-paroles de ces souffrances pour les mettre en lumière, trouver des solutions et promouvoir un message pour la paix. Pour la réalisation de ces images, le photographe Vincent Tremeau est allé à la rencontre de femmes et d’hommes aussi bien victimes de violence qu’activistes dans la lutte contre celle-ci. Chaque mise en scène s’inspire du vécu des personnes photographiées et de leurs aspirations pour un avenir plus serein.</p> <h3>Lutter contre les violences sexistes, œuvrer pour la paix</h3> <p><a href="/sites/blogs.oxfam.org/files/photo%202.JPG" target="_blank" rel="nofollow"></a></p> <p>Dans le cadre de la campagne internationale « 16 journées de mobilisation contre la violence sexiste », ces photographies ont été reproduites en grand format et sont exposées durant le mois de décembre dans différents espaces culturels, lieux publics mais aussi rues de Bamako, Gao et Tombouctou.</p> <p><strong>Le thème de la campagne retenu cette année au Mali, « De la paix chez soi à la paix dans le monde</strong> : mobilisons-nous contre les violences basées sur le genre », est d’une grande actualité pour ce pays marqué par le conflit. Cette opération de sensibilisation permet de mettre en évidence pendant 16 jours les liens entre la violence contre les femmes, les droits de la personne et la promotion de la paix. Comme partout dans le monde, elle a débuté le 25 novembre, lors de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et s'achèvera le 10 décembre, pour la Journée internationale des droits de l’Homme.</p> <p></p> <p><em>Photos : Vincent Tremeau/Oxfam</em></p> <h3>Sur le même sujet</h3> <p><strong>Les activités d'Oxfam pour les <a href="http://www.oxfam.org/fr/about/issues/gender/16-journees-mobilisation-contre-violence-sexiste" rel="nofollow">16 journées de mobilisation contre la violence sexiste</a></strong></p> <p><strong>Vidéo : <a href="http://www.oxfam.org/fr/video/2013/mali-reconstruire-mosaique" rel="nofollow">Reconstruire la mosaïque : rétablir la paix après le conflit au Mali</a></strong></p> <p>L'action d'urgence d'Oxfam face à la <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-mali" rel="nofollow">crise au Mali </a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>De l&#039;ombre à la lumière : lutter autrement contre les violences faites aux femmes</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/13-12-04-shadow-light-fight-against-gender-violence-photography-mali" title="From shadow into light: tackling gender violence through photography" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Wed, 04 Dec 2013 15:04:58 +0000 Awa Faly Ba Mbow 10545 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/10545#comments Les conséquences du conflit sur le tissu social au Mali - et les moyens d'y remédier http://l.blogs.oxfam/en/node/10464 <div class="field field-name-body"><p><strong>Oxfam et WILDAF ont publié un <a href="http://www.oxfam.org/fr/policy/mali-reconstruire-mosaique" title="Reconstruire la mosaïque - Perspectives pour de meilleures relations sociales après le conflit armé au Nord du Mali" rel="nofollow">rapport</a> basé sur une enquête, conduite en Juin 2013, auprès de près de 2 000 personnes originaires du Nord du Mali. L’objectif de cette étude est de comprendre l’impact du conflit sur les relations sociales et de dégager des perspectives pour la réconciliation.</strong></p> <p>Ce rapport dresse un état des lieux des relations sociales, économiques et culturelles entre communautés originaires du Nord du Mali et déroulent les défis à relever pour un Nord du Mali pluriel et apaisé.</p> <p></p> <p>Au moment où le Mali amorce une phase de redressement institutionnel avec l’élection d’un <strong><a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130829112610/" target="_blank" title="IBK au pied du mur - Dossier Jeune Afrique sur le nouveau président malien" rel="nofollow">nouveau Président</a></strong>, ce rapport vient alimenter la réflexion sur le processus de réconciliation.</p> <p>Le conflit armé de 2012/2013 a profondément affecté les relations entre individus et communautés du Nord du pays et bouleversé la vie de chaque Malien. De ce fait, il a été largement décrit comme «incomparable». Menaces, violences, stigmatisation et tendance à la généralisation sont autant de manifestations visibles de la dégradation du tissu social engendrées par le conflit armé.</p> <p>Les relations économiques n’ont pas été épargnées non plus. La perte de confiance entre individus et communautés en serait la cause principale et dans une moindre mesure le déplacement des populations.</p> <h3>La volonté de vivre ensemble</h3> <p>Pour autant, la rupture entre les communautés du Nord du Mali n’est ni radicale ni irrémédiable. La volonté de se réconcilier et de vivre ensemble existe. Pour y parvenir, des défis importants attendent chacune des parties impliquées :</p> <ul><li>Les communautés ont exprimé le souhait que la réconciliation parte d’<strong>un dialogue inclusif et participatif impliquant tous les maliens sans distinction</strong>. Les relations séculaires qui ont toujours existé entre les communautés du Nord doivent être valorisées et reconnues au même titre que les clivages.</li> <li><strong>Des réformes judiciaires pour le droit à la justice, le combat contre l’impunité et la vérité sur les crimes</strong> sont largement revendiquées. </li> <li>La question des populations déplacées et refugiées mérite également une attention particulière. Des solutions durables doivent être trouvées pour que<strong> le retour et la réintégration</strong> se passe dans les meilleures conditions. </li> <li><strong>Un accès équitable à l’aide humanitaire et au développement durable</strong> sont également autant de défis à relever.</li> </ul><p>La réconciliation ne se fera pas sans restaurer la confiance des communautés aux institutions publiques et prendre en compte les voix dissidentes minoritaires.</p> <h3>La voix des Maliens et Maliennes</h3> <p>Le rapport offre une tribune aux maliens affectés par le conflit pour exprimer leurs opinions, leurs espoirs et leurs appréhensions quant à leur futur. Ecouter ces voix est capital pour trouver le chemin d’une paix durable.</p> <p><strong>« Il faut s’assoir ensemble, se parler, se donner la main et regarder dans la même direction. On n’a plus besoin de haine »</strong>, <em>Femme de la région de Tombouctou</em></p> <h3>Sur le même sujet</h3> <p><strong>Rapport : <a href="http://www.oxfam.org/fr/policy/mali-reconstruire-mosaique" rel="nofollow">Reconstruire la mosaïque - Perspectives pour de meilleures relations sociales après le conflit armé au Nord du Mali</a></strong></p> <p><strong>L'action d'Oxfam face à la <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-mali" rel="nofollow">crise au Mali</a></strong></p> <p><strong></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Les conséquences du conflit sur le tissu social au Mali - et les moyens d&#039;y remédier</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/13-10-10-what-conflict-has-done-malis-social-fabric-and-how-it-can-be-repaired" title="What conflict has done to Mali&#039;s social fabric – and how it can be repaired" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Fri, 11 Oct 2013 09:06:20 +0000 Aissatou Sall 10464 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/10464#comments What conflict has done to Mali's social fabric – and how it can be repaired http://l.blogs.oxfam/en/blogs/13-10-10-what-conflict-has-done-malis-social-fabric-and-how-it-can-be-repaired <div class="field field-name-body"><p><strong>Oxfam and WILDAF today launch a <a href="http://www.oxfam.org/en/policy/mali-piecing-together-jigsaw" rel="nofollow">report</a> based on a survey in June 2013 of almost 2000 people originating from the north of Mali, in order to understand the impact of the <a href="http://www.oxfam.org/en/emergencies/crisis-mali" rel="nofollow">conflict in northern Mali</a> on social relations and the prospects for reconciliation.</strong></p> <p>This report provides a snapshot of the social, economic and cultural relations between communities from northern Mali and highlights the challenges to overcome in order to rebuild a peaceful and diverse country in the aftermath of conflict.</p> <p>At a moment where Mali enters a phase of recovery with the election of a <strong><a href="http://allafrica.com/stories/201309200767.html" rel="nofollow">new President</a></strong>, this report provides food for thought on the process of national reconciliation. Key findings in the report include:</p> <ul><li><strong>The 2012/13 conflict in Mali was widely seen as “unparalleled”</strong>, with the impact greater than in previous crises largely due to the severe consequences on social relations that led to threats, violence, displacement, the breakdown of economic relations and a loss of trust. </li> <li>Despite this damage and the degradation of the country’s social fabric, there remains a <strong>strong willingness and potential to reconcile</strong> and return to peace if key challenges can be overcome. This includes building on the linkages that have united communities for centuries as well as being sensitive to divisions. </li> <li>Communities highlighted the need to <strong>prioritize reconciliation efforts from the community level</strong>, ensure the judicial system is able to deal with abuses, provide sustainable solutions for those who remain displaced, and ensure that all communities benefit equally from both humanitarian aid and long-term development. </li> <li>Yet the <strong>challenges will be significant</strong>, and include the fear of many displaced persons to return home, a lack of faith in many State institutions, and a need to find ways to integrate the voices of minorities with dissenting opinions and more radical views.</li> </ul><p>The report provides a platform for Malians affected by conflict to speak out about their experience of conflict, and their hopes and fears for the future. Their voices will be essential as Mali searches for a path to sustainable peace.</p> <p><strong>“We need to sit down together, talk, shake hands and look in the same direction. We don’t need to hate anymore.” </strong><em>Woman from Timbuktu region</em></p> <p></p> <h3>You may also like</h3> <p><strong>Read the report: <a href="http://www.oxfam.org/en/policy/mali-piecing-together-jigsaw" rel="nofollow">Piecing Together the Jigsaw: Prospects for improved social relations after the armed conflict in northern Mali</a></strong></p> <p><strong>Oxfam's humanitarian response to the <a href="http://www.oxfam.org/en/emergencies/crisis-mali" rel="nofollow">Crisis in Mali</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>What conflict has done to Mali&#039;s social fabric – and how it can be repaired</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_fr first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/13-10-11-consequences-conflit-tissu-social-mali-moyens-remedier" title="Les conséquences du conflit sur le tissu social au Mali - et les moyens d&#039;y remédier" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Thu, 10 Oct 2013 15:10:44 +0000 Aissatou Sall 10460 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/blogs/13-10-10-what-conflict-has-done-malis-social-fabric-and-how-it-can-be-repaired#comments Voix d’Afrique : l'Union africaine a cinquante ans http://l.blogs.oxfam/en/node/10331 <div class="field field-name-body"><p><strong>Je viens de passer trois jours dans la capitale de l’Afrique, Addis-Abeba, où se trouve le siège de l’Union africaine. </strong>Dans le débordement d’activité en marge du sommet de l’UA, j’ai pu m’aménager un espace où parler à différentes personnes du travail d’Oxfam. Ces trois jours ont été couronnés par un événement intitulé 50 Voices, 50 Places (« 50 voix, 50 horizons ») et organisé par l’équipe <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/campaigns/conflits" target="_blank">Droits en situation de crise</a></strong> d’Oxfam.</p> <p>Il y a un an, Oxfam lançait une campagne panafricaine sur les conflits et leurs conséquences pour les hommes, les femmes et les enfants. Cinq pays à des stades différents d’un conflit armé et aux besoins humanitaires immenses – la RDC, le Mali, le Soudan du Sud, le Soudan et la Somalie – avaient été sélectionnés pour un projet cinématographique et photographique. Résultat : « 50 voix, 50 horizons » (dont la version numérique est publiée ci-dessous) apporte le témoignage direct d’hommes et de femmes ordinaires touchés par un conflit. </p> <div class="issuuembed" data-configid="1574349/2980991" style="width: 620px; height: 200px;"> </div> <p>Lors de cet événement, j’ai été frappée par la puissance des messages que villageois et citadins adressent à la classe politique africaine à l’occasion du <strong><a href="http://summits.au.int/fr/21stsummit" target="_blank">50e anniversaire de l’Union africaine</a></strong> et son prédécesseur, l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Leurs messages portaient sur le besoin de paix, la réceptivité des dirigeant-e-s et le potentiel de prospérité de l’Afrique. Les gens veulent de quoi se nourrir, se vêtir et se loger, être en bonne santé et pouvoir s’épanouir dans un climat pacifique.  Les photos montraient des personnes qui, malgré les épreuves que la vie leur a infligées, ont su rebondir face à l’adversité. </p> <p>Francine Chikanine, commerçante sur un marché de Goma, avait un message simple et néanmoins fort : « La guerre au Congo n’en finit pas. Je veux que nos responsables politiques prennent deux minutes, juste deux, pour trouver les causes profondes de cette guerre. » Déterminer les causes premières d’une guerre est tout à fait faisable, mais s’y attaquer est autrement compliqué. Qui dit compliqué, ne dit pas impossible. Il faut simplement y mettre plus d’énergie. Nous devons réclamer des solutions. Mais pourquoi donc nous en soucier ?</p> <h3>Pourquoi chercher encore des solutions aux conflits ?</h3> <p>Parce que la guerre a brisé la vie de millions de personnes. Par exemple, plus d’un million de Somaliennes et Somaliens sont déplacés à l’intérieur de leur pays, tandis qu’un autre million vivent dans les pays voisins. Les conflits armés perdurent au Soudan, au Soudan du Sud et en RDC où des cas de violence fondée sur le genre continuent d’être signalés.</p> <p>Nous devrions nous en soucier parce que des centaines de milliers de personnes vivent dans la peur et ne peuvent pas déployer tout leur potentiel. Hommes, femmes et enfants sont victimes de violences physiques ou sexuelles, mais ce sont les femmes et les enfants qui souffrent le plus. Les femmes vivent dans la hantise de se faire agresser quand elles vont <strong><a href="http://www.flickr.com/photos/oxfam/6982323879/" target="_blank">chercher de l’eau</a></strong>, <strong><a href="http://www.flickr.com/photos/oxfam/5329968337/" target="_blank">travailler aux champs</a></strong> ou <strong><a href="http://www.flickr.com/photos/oxfam/8405858192/" target="_blank">ramasser du bois</a></strong>. De fait, en novembre 2012, des soldats de l’armée régulière comme des rebelles ont été <strong><a href="http://radiookapi.net/actualite/2013/03/28/lonu-lance-ultimatum-la-rdc-pour-sanctionner-des-soldats-accuses-de-viols-minova/" target="_blank">reconnus coupables de viols</a></strong> en RDC. Des enfants sont enrôlés de force dans les armées rebelles. Des hommes se retrouvent impuissants à s’occuper de leur famille.</p> <h3>Le changement est possible</h3> <p>Dès lors, même si le continent a réalisé d’énormes progrès, il reste encore beaucoup à faire. La moindre vie perdue dans un conflit est une de trop. Je suis fière que, grâce au projet « 50 voix, 50 horizons » et à d’autres activités de notre bureau de liaison auprès de l’UA, Oxfam porte les voix des communautés auprès des dirigeant-e-s africain-e-s. Tout en témoignant de leur vécu, les gens manifestent aussi leur espoir que le changement soit possible.  Cinquante ans après la naissance de l’Union africaine et l’émancipation politique du continent, le moment est venu pour les responsables africains de mettre fin au fléau de la guerre pour permettre aux peuples africains de vivre en paix, de jouir de leurs droits humains et de réaliser tout leur potentiel.</p> <p><iframe frameborder="0" height="349" src="http://www.youtube.com/embed/pmSY9mjloUY" width="620"></iframe></p> <h3>Sur le même sujet</h3> <p><strong>L'action humanitaire d'Oxfam au <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-mali" target="_blank">Mali</a>, en <a href="http://www.oxfam.org/fr/conflit-rdc" target="_blank">République démocratique du Congo</a> et<span style="line-height: 1.5em;"> au <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-soudan-sudsoudan" target="_blank">Soudan et Sud-Soudan</a></span></strong></p> <p><strong>Le travail d'Oxfam en <a href="http://www.oxfam.org/fr/somalie" target="_blank">Somalie</a></strong></p> </div><div class="field field-name-title"><h2>Voix d’Afrique : l&#039;Union africaine a cinquante ans</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/13-05-30-voces-de-africa-la-union-africana-cumple-50-anos" title="Voces de África: la Unión Africana cumple 50 años" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/13-05-29-voices-africa-african-union-50" title=" Voices from Africa: the African Union at 50" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Tue, 04 Jun 2013 23:59:59 +0000 Winnie Byanyima 10331 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/10331#comments Voces de África: la Unión Africana cumple 50 años http://l.blogs.oxfam/en/node/10332 <div class="field field-name-body"><p>Me he pasado tres días en la capital de África, Addis Abea, sede de la Unión Africana. Durante este tiempo, ha habido una intensa actividad al margen de la cumbre de la UA, pero he encontrado algún momento para poder explicar el trabajo de Oxfam a varia gente. Los tres días concluyeron con una actividad a la cual asistí llamada “50 lugares, 50 voces”, organizada por el equipo de<strong><a href="http://www.oxfam.org/es/campaigns/conflict" rel="nofollow"> Derechos en situación de Crisis</a></strong> de Oxfam.</p> <p>Hace un año, Oxfam se embarcó en una campaña por toda África para abordar el tema del conflicto y cómo afecta a la población más vulnerable, entre ellos las mujeres y los niños y niñas. Se seleccionaron cinco países que viven conflictos en diferentes fases y con grandes necesidades humanitarias para crear un proyecto audiovisual. Los países seleccionados fueron la República Democrática del Congo (RDC), Malí, Sudán del Sur, Sudán y Somalia. El resultado, "50 Lugares, 50 voces" es un testimonio de primera mano de gente normal que se ha visto afectada por el conflicto.</p> <h3>La cara de la resiliencia</h3> <p>En el evento, me quedé muy impresionada por los mensajes que la gente tanto de zonas rurales como urbanas envió a los líderes africanos con motivo del <strong><a href="http://summits.au.int/en/21stsummit/50th" target="_blank" rel="nofollow">50 aniversario de la Unión Africana</a></strong> y su  antecesora, la Organización para la Unión Africana (OUA).  Hablaban de la necesidad urgente de llegar a la paz, de que haya un liderazgo responsable y del potencial que tiene África de prosperar. La gente pide comida, ropa, educación, refugio, mejoras sanitarias y un ambiente de paz donde puedan construir sus vidas y prosperar. A pesar de la dureza de sus vidas, las fotos  les mostraban como personas “resilientes” frente a un entorno tan hostil.  </p> <p>Francine Chikanine, una comerciante del mercado de Goma lanzó un mensaje simple pero realmente potente: “La guerra en el Congo no termina; quiero que nuestros líderes se tomen dos minutos, solo dos minutos para encontrar las causas de fondo de esta guerra.”  Llegar a la raíz del problema que ha originado la guerra es factible, pero hacer algo para abordar estas causas fundamentales puede ser una tarea realmente compleja. La complejidad no significa que no se pueda hacer, simplemente se requiere un esfuerzo mayor. Tenemos que presionar para  que se encuentren soluciones, pero ¿por qué debería importarnos? </p> <h3>¿Por qué impulsar soluciones a los conflictos?</h3> <p>Nos debería importar porque las guerras han acabado con las vidas de millones de personas. En Somalia, por ejemplo, hay más de un milllón de personas desplazadas internas y otro millón que se ha refugiado en países vecinos. Sudán, Sudán del Sur y la RDC viven inmersos en conflictos armados de larga duración, donde cada día se denuncian casos de violencia de género. </p> <p>Nos debería importar porque cientos de miles de personas viven con miedo y no pueden alcanzar todo su potencial. Hombres, mujeres, niños y niñas han sido agredidos física y sexualmente, pero las mujeres y las niñas son los que se lleban la peor parte. Las mujeres viven con el temor constante de ataques sexuales cuando van a buscar <strong><a href="http://www.flickr.com/photos/oxfam/6982323879/" target="_blank" rel="nofollow">agua</a></strong>, están en el <strong><a href="http://www.flickr.com/photos/oxfam/5329968337/" target="_blank" rel="nofollow">campo</a></strong> o <strong><a href="http://www.flickr.com/photos/oxfam/8405858192/" target="_blank" rel="nofollow">traen leña</a></strong>. En noviembre de 2012, soldados rebeldes y del gobierno fueron <strong><a href="http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=44854#.Uad3ztL0E2W" target="_blank" rel="nofollow">declarados culpables de violar a mujeres en la RDC</a></strong>. Ejércitos rebeldes reclutan a niños para convertirlos en soldados. Y los hombres se ven impotentes de  proteger y cuidar a sus familias.</p> <h3>El cambio es posible</h3> <p>Así que, aunque se han producido grandes avances en el continente, queda aún mucho por hacer. Una vida perdida en un conflicto es una vida de más. Estoy realmente orgullosa de que el proyecto “50 lugares, 50 voces”, y otras actividades organizadas por oficina de Oxfam de enlace con la Unión Africana, sirva para llevar las voces de la gente de los pueblos a los líderes africanos. Y mientras hablan de sus experiencias también demuestran esperanza en que el cambio es posible.</p> <p>Después de 50 años de existencia de la Unión Africana, y la emancipación política plena del continente, ha llegado el momento de que los líderes africanos acaben con la plaga de la guerra, para que la población africana pueda por fin vivir en paz, poner en pràctica sus derechos y desarrollar plenamente su potencial humano.</p> <p></p> <h3>Más información</h3> <p><strong>El trabajo humanitario de Oxfam en <a href="http://www.oxfam.org/es/emergencies/crisis-en-mal%C3%AD" target="_blank" rel="nofollow">Malí</a>,  <a href="http://www.oxfam.org/es/conflicto-rdc" target="_blank" rel="nofollow">la República Democrática del Congo</a> y <a href="http://www.oxfam.org/es/emergencies/crisis-sudan-sudandelsur" target="_blank" rel="nofollow">Sudán del Sur</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Voces de África: la Unión Africana cumple 50 años</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_fr first"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/13-06-04-voix-afrique-union-africaine-cinquante-ans" title="Voix d’Afrique : l&#039;Union africaine a cinquante ans" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/13-05-29-voices-africa-african-union-50" title=" Voices from Africa: the African Union at 50" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Fri, 31 May 2013 15:56:06 +0000 Winnie Byanyima 10332 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/10332#comments