Oxfam International Blogs - Sud Soudan http://l.blogs.oxfam/en/tags/sud-soudan en Une leçon de Deng Bol, réfugié sud-soudanais http://l.blogs.oxfam/en/node/10591 <div class="field field-name-body"><p><strong>À mon arrivée à Arua et à Adjumani, la semaine dernière, j’ai reçu un choc.</strong></p> <p>Ces deux districts du nord de l’Ouganda ont, depuis le mois de décembre, accueilli plus de 60 000 réfugiés sud-soudanais qui ont fui les <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-sud-soudan" rel="nofollow"><strong>violences effroyables</strong> </a>dans leur pays. Mais ce qui m’a secoué, ce ne sont pas les besoins criants, comme l’approvisionnement en eau et l’assainissement qu’Oxfam et ses partenaires ougandais s’efforcent d’<strong><a href="http://www.flickr.com/photos/oxfam/sets/72157639823772126" rel="nofollow">assurer au plus vite</a></strong>. Non, j’ai plutôt été frappé par <strong>le calme et la patience déterminée dont font preuve les réfugiés</strong> que j’ai rencontrés.</p> Des réfugiés sud-soudanais font la queue pour avoir de l'eau au centre de transit d'Ocea en Ouganda. Il n'y a qu'une seule pompe pour des milliers de réfugiés. Photo : Dorah Ntunga/Oxfam <p><strong>À Ocea, dans le district d’Arua, où règnent la chaleur et la poussière</strong>, Oxfam coordonne une opération d’approvisionnement en eau potable de 8 000 réfugiés. J’y ai fait la connaissance de Deng Bol, 38 ans. Avec l’éloquence d’un enseignant (sa profession avant d’avoir dû fuir), il me dit préférer qu’on l’appelle par son nom complet, car cela lui rappelle son père.</p> <p>« D’accord, Deng Bol !, dis-je. Combien de langues parlez-vous ? »</p> <p>« Quatre, répond-il. L’anglais, le nuer, l’arabe et le dinka, ma langue maternelle. C’est pour pouvoir communiquer avec le plus grand nombre possible de mes élèves. »</p> <h3>La générosité des communautés d'accueil</h3> <p>À ma question sur ce qui l’a poussé à venir en Ouganda, Deng Bol commence à me raconter <strong><a href="http://www.lemonde.fr/international/visuel/2014/02/04/bor-les-visages-de-l-horreur_4359972_3210.html" rel="nofollow">les violences terribles qui ont rasé sa ville natale de Bor</a></strong>. Sa sœur a été tuée, laissant une petite fille de cinq mois orpheline. Une autre sœur à peine âgée de trois ans a survécu, mais une balle est restée logée dans son épaule.</p> <p>En parlant avec Deng Bol et d’autres réfugiés, des Nuers aussi bien que des Dinkas, j’ai pu me rendre compte à quel point ces histoires tragiques sont monnaie courante à Arua et à Adjumani. Tant de gens ont perdu des êtres chers. Pourtant, <strong>plus de 60 000 hommes et femmes ont persévéré et sont arrivés en Ouganda</strong>. Les communautés locales ont eu la bonté de les accueillir et de leur laisser des terres où s’installer. Il est à présent de notre devoir, en tant qu’Oxfam mais aussi en tant que bons voisins, de leur apporter tout notre soutien pendant que nous exhortons les responsables politiques de toute la région à veiller au maintien d’un cessez-le-feu trop fragile.</p> <h3>L'espoir de pouvoir enseigner à nouveau</h3> <p>Au lieu de blâmer l’une ou l’autre partie, Deng Bol choisit de vivre dans l’instant présent. Avant de me quitter, il me donne une leçon que je n’oublierai pas de sitôt. « Pour l’instant, j’espère avoir la possibilité d’enseigner, parce que c’est ce que je suis, un enseignant. Mais notre avenir est entre les mains des politiques et de celles et ceux qui peuvent les influencer, me dit Deng Bol. Tant que les combats se poursuivront, nous ne pourrons pas rentrer chez nous. » </p> <p>Dans l’immédiat, Deng Bol et tous les réfugiés sud-soudanais ont besoin d’aide pour pouvoir survivre et se relever. Mais c’est surtout par <strong>un cessez-le-feu durable au Soudan du Sud</strong> que nous toutes et tous pouvons les aider, afin que le processus d’apaisement et de réconciliation puisse commencer. </p> <p><em>Peter Kamalingin est directeur pays pour Oxfam en Ouganda. Suivez-le sur Twitter: <a href="https://twitter.com/kampetero" target="_blank" rel="nofollow"><strong>@kampetero</strong></a>.</em></p> <p><strong>Découvrez les photos de notre action humanitaire au Sud Soudan :</strong></p> <p></p> <h3>L’action d’Oxfam</h3> <p>Dans les districts d’Arua et d’Adjumani, dans le nord de l’Ouganda, Oxfam travaille en collaboration avec des organisations locales partenaires pour fournir aux réfugiés sud-soudanais et aux communautés qui les accueillent de l’eau et des installations sanitaires, y compris des latrines, des douches et des fourneaux à haut rendement énergétique. </p> <p>L’intervention d’Oxfam répond aux besoins humanitaires et de protection immédiats des réfugiés et des communautés d’accueil, tout en leur apportant un appui à plus long terme en vue du rétablissement de leur vie et de leurs moyens de subsistance.</p> <h3>Sur le même sujet</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-sud-soudan" rel="nofollow">La crise au Sud Soudan, l'intervention d'Oxfam et les moyens de soutenir notre action</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Une leçon de Deng Bol, réfugié sud-soudanais</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-02-06-lesson-deng-bol-south-sudanese-refugee" title="A Lesson from Deng Bol, South Sudanese refugee" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-02-07-la-leccion-de-deng-bol-refugiado-sursudanes-en-uganda" title="La lección de Deng Bol, refugiado sursudanés en Uganda" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Fri, 07 Feb 2014 15:23:32 +0000 Peter Kamalingin 10591 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/10591#comments Voix d’Afrique : l'Union africaine a cinquante ans http://l.blogs.oxfam/en/node/10331 <div class="field field-name-body"><p><strong>Je viens de passer trois jours dans la capitale de l’Afrique, Addis-Abeba, où se trouve le siège de l’Union africaine. </strong>Dans le débordement d’activité en marge du sommet de l’UA, j’ai pu m’aménager un espace où parler à différentes personnes du travail d’Oxfam. Ces trois jours ont été couronnés par un événement intitulé 50 Voices, 50 Places (« 50 voix, 50 horizons ») et organisé par l’équipe <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/campaigns/conflits" target="_blank">Droits en situation de crise</a></strong> d’Oxfam.</p> <p>Il y a un an, Oxfam lançait une campagne panafricaine sur les conflits et leurs conséquences pour les hommes, les femmes et les enfants. Cinq pays à des stades différents d’un conflit armé et aux besoins humanitaires immenses – la RDC, le Mali, le Soudan du Sud, le Soudan et la Somalie – avaient été sélectionnés pour un projet cinématographique et photographique. Résultat : « 50 voix, 50 horizons » (dont la version numérique est publiée ci-dessous) apporte le témoignage direct d’hommes et de femmes ordinaires touchés par un conflit. </p> <div class="issuuembed" data-configid="1574349/2980991" style="width: 620px; height: 200px;"> </div> <p>Lors de cet événement, j’ai été frappée par la puissance des messages que villageois et citadins adressent à la classe politique africaine à l’occasion du <strong><a href="http://summits.au.int/fr/21stsummit" target="_blank">50e anniversaire de l’Union africaine</a></strong> et son prédécesseur, l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Leurs messages portaient sur le besoin de paix, la réceptivité des dirigeant-e-s et le potentiel de prospérité de l’Afrique. Les gens veulent de quoi se nourrir, se vêtir et se loger, être en bonne santé et pouvoir s’épanouir dans un climat pacifique.  Les photos montraient des personnes qui, malgré les épreuves que la vie leur a infligées, ont su rebondir face à l’adversité. </p> <p>Francine Chikanine, commerçante sur un marché de Goma, avait un message simple et néanmoins fort : « La guerre au Congo n’en finit pas. Je veux que nos responsables politiques prennent deux minutes, juste deux, pour trouver les causes profondes de cette guerre. » Déterminer les causes premières d’une guerre est tout à fait faisable, mais s’y attaquer est autrement compliqué. Qui dit compliqué, ne dit pas impossible. Il faut simplement y mettre plus d’énergie. Nous devons réclamer des solutions. Mais pourquoi donc nous en soucier ?</p> <h3>Pourquoi chercher encore des solutions aux conflits ?</h3> <p>Parce que la guerre a brisé la vie de millions de personnes. Par exemple, plus d’un million de Somaliennes et Somaliens sont déplacés à l’intérieur de leur pays, tandis qu’un autre million vivent dans les pays voisins. Les conflits armés perdurent au Soudan, au Soudan du Sud et en RDC où des cas de violence fondée sur le genre continuent d’être signalés.</p> <p>Nous devrions nous en soucier parce que des centaines de milliers de personnes vivent dans la peur et ne peuvent pas déployer tout leur potentiel. Hommes, femmes et enfants sont victimes de violences physiques ou sexuelles, mais ce sont les femmes et les enfants qui souffrent le plus. Les femmes vivent dans la hantise de se faire agresser quand elles vont <strong><a href="http://www.flickr.com/photos/oxfam/6982323879/" target="_blank">chercher de l’eau</a></strong>, <strong><a href="http://www.flickr.com/photos/oxfam/5329968337/" target="_blank">travailler aux champs</a></strong> ou <strong><a href="http://www.flickr.com/photos/oxfam/8405858192/" target="_blank">ramasser du bois</a></strong>. De fait, en novembre 2012, des soldats de l’armée régulière comme des rebelles ont été <strong><a href="http://radiookapi.net/actualite/2013/03/28/lonu-lance-ultimatum-la-rdc-pour-sanctionner-des-soldats-accuses-de-viols-minova/" target="_blank">reconnus coupables de viols</a></strong> en RDC. Des enfants sont enrôlés de force dans les armées rebelles. Des hommes se retrouvent impuissants à s’occuper de leur famille.</p> <h3>Le changement est possible</h3> <p>Dès lors, même si le continent a réalisé d’énormes progrès, il reste encore beaucoup à faire. La moindre vie perdue dans un conflit est une de trop. Je suis fière que, grâce au projet « 50 voix, 50 horizons » et à d’autres activités de notre bureau de liaison auprès de l’UA, Oxfam porte les voix des communautés auprès des dirigeant-e-s africain-e-s. Tout en témoignant de leur vécu, les gens manifestent aussi leur espoir que le changement soit possible.  Cinquante ans après la naissance de l’Union africaine et l’émancipation politique du continent, le moment est venu pour les responsables africains de mettre fin au fléau de la guerre pour permettre aux peuples africains de vivre en paix, de jouir de leurs droits humains et de réaliser tout leur potentiel.</p> <p><iframe frameborder="0" height="349" src="http://www.youtube.com/embed/pmSY9mjloUY" width="620"></iframe></p> <h3>Sur le même sujet</h3> <p><strong>L'action humanitaire d'Oxfam au <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-mali" target="_blank">Mali</a>, en <a href="http://www.oxfam.org/fr/conflit-rdc" target="_blank">République démocratique du Congo</a> et<span style="line-height: 1.5em;"> au <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-soudan-sudsoudan" target="_blank">Soudan et Sud-Soudan</a></span></strong></p> <p><strong>Le travail d'Oxfam en <a href="http://www.oxfam.org/fr/somalie" target="_blank">Somalie</a></strong></p> </div><div class="field field-name-title"><h2>Voix d’Afrique : l&#039;Union africaine a cinquante ans</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/13-05-30-voces-de-africa-la-union-africana-cumple-50-anos" title="Voces de África: la Unión Africana cumple 50 años" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/13-05-29-voices-africa-african-union-50" title=" Voices from Africa: the African Union at 50" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Tue, 04 Jun 2013 23:59:59 +0000 Winnie Byanyima 10331 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/10331#comments Djimon Hounsou constate de ses propres yeux l’urgence de se doter d’un traité sur le commerce des armes http://l.blogs.oxfam/en/node/10248 <div class="field field-name-body"><p><em>Début mars, l’ambassadeur d’Oxfam et acteur <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/about/ambassadors/djimon-hounsou" target="_blank" rel="nofollow">Djimon Hounsou</a></strong> s’est rendu dans un campement d’éleveurs au Sud Soudan, où de nombreuses communautés souffrent des conséquences d’un afflux incontrôlé d’armes et de munition. </em></p> <p><strong>Je reviens tout juste d’un voyage émouvant au Soudan du Sud</strong>, un pays qui s’efforce encore de trouver la paix après plus de cinquante années de guerre. J’ai rendu visite à des communautés de pasteurs, comme celle sur la photo ci-dessus, dans lesquelles le nombre de têtes de bétail que possède une famille détermine son statut social et sa richesse. </p> <p>Le vol de bétail est pratiqué depuis des générations, mais les lances ont été remplacées par des fusils et la violence ne cesse d’augmenter saison après saison. J’ai été choqué de voir de jeunes garçons munis de AK-47.</p> <p></p> <p>Aujourd’hui, à New York, les <strong><a href="http://www.un.org/disarmament/ATT/" target="_blank" title="UN Conference on the Arms Trade Treaty " rel="nofollow">Nations unies</a></strong> entament les discussions sur le traité international sur le commerce des armes. J’ai vu de mes propres yeux les résultats horribles que causent des armes échappant à tout contrôle. Il est temps pour nous d’adopter une position ferme contre cela, de commencer à mettre un terme à la violence. </p> <p>Un traité fort constitue les fondations dont nous avons besoin pour s’assurer que les armes et les munitions ne sont pas transférées vers des lieux où elles seront utilisées au détriment du développement ou pour violer les droits humains. </p> <p></p> <p><em>Photos : Mackenzie Knowles-Coursin</em></p> <h3>En savoir plus</h3> <p><a href="http://www.oxfam.org/fr/campaigns/le-traite-sur-le-commerce-des-armes-en-questions" target="_blank" rel="nofollow">Pourquoi avons-nous besoin d’un traité international sur le commerce des armes ?</a></p> <p><a href="http://controlarms.org/fr/" target="_blank" rel="nofollow">Affichez votre soutien à un traité sur le commerce des armes fort et efficace</a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Djimon Hounsou constate de ses propres yeux l’urgence de se doter d’un traité sur le commerce des armes</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/13-03-19-djimon-hounsou-sees-why-we-need-strong-arms-trade-treaty" title="Actor Djimon Hounsou sees firsthand why we need a strong Arms Trade Treaty" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/13-03-20-djimon-hounsou-he-visto-en-primer-persona-las-terribles-consequencias-de-la-falta-de-" title="Djimon Hounsou: relato en primera persona de las consecuencias de la falta de regulación de armas" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Tue, 19 Mar 2013 00:00:00 +0000 Djimon Hounsou 10248 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/10248#comments Les semences d'un avenir meilleur pour le Sud-Soudan http://l.blogs.oxfam/en/node/9571 <div class="field field-name-body"><p><em>Avec l'absence de précipitations, les conflits et le piteux état des infrastructures, de nombreuses communautés sud-soudanaises éprouvent des difficultés à se procurer suffisamment de vivres. Dans l'Etat de Warrap, en République du Soudan du Sud, Abdullah Ampilan dresse le bilan d'un projet d'Oxfam visant à améliorer la sécurité alimentaire à long terme dans cette région en fournissant aux cultivateurs des outils et des semences qui leurs permettront de cultiver une palette plus variée de produits.</em></p> <p>La famille de Justin Madut comptait parmi les nombreuses familles gravement affectées par une sécheresse qui a duré six mois. Durant cette période, les siens et lui n'ont eu droit qu'à un repas par jour. Il a même vendu ses animaux pour pouvoir subvenir aux besoins de ses cinq enfants en bas âge. Aujourd'hui, grâce à un projet d'Oxfam, la situation est en train de changer.</p> <p>"Nous sommes en proie à la faim à cause de la longue sécheresse observée ces dernières années. J'espère qu'avec la diversification des sources de nourriture, nous pourrons affronter la sécheresse le ventre plein", déclare Justin, cultivateur de 32 ans originaire du village lointain de Malual Kuel, dans le comté Est de Gogrial.</p> <h3>Diversification et amélioration des pratiques agricoles</h3> <p>La famille de Justin figure parmi les 2 235 foyers dans 11 villages ayant bénéficié du programme de sécurité alimentaire d'<strong><a href="http://www.intermonoxfam.org/es/page.asp?id=1" target="_blank" title="Intermón Oxfam" rel="nofollow">Intermón Oxfam</a></strong>, qui porte sur la distribution de semences et d'outils de travail. "Les représentants d'Oxfam nous aident non seulement en nous fournissant des semences et des outils, mais également en nous dispensant une formation qui nous permettra d'améliorer nos pratiques agricoles", ajoute-t-il.</p> <p>Grâce à ces semences, Justin cultive désormais des produits variés tels que le sorgho, l'arachide, le manioc et plusieurs variétés de légumes. Il est membre des groupes de "multiplication de semences" ciblés par Oxfam pour accroître la production d'arachides et de sorgho.</p> <p>Les cultivateurs de cette région sont habitués, depuis de longues années, à un système de culture conventionnel. Ils labourent la terre à l'aide d'une simple lame de métal affûtée. Avec un tel outil, il leur faut beaucoup de temps et d'efforts pour achever de labourer une petite parcelle.</p> <p>Charrues et potagers</p> <p>L'épouse de Justin, Abang, montre le sorgho que son mari vient de récolter. Photo : Oxfam</p> <p>Pour résoudre ce problème, Oxfam a fourni des charrues à bœufs aux différents groupes de cultivateurs, et a ensuite formé ces derniers à l'utilisation et à l'entretien de leurs nouveaux outils.</p> <p>Le projet encourage également la production de légumes par les femmes. Au moins trente femmes dans dix villages bénéficient actuellement d'une formation et d'une assistance pour la culture des légumes, chaque groupe se voyant octroyer six variétés de légumes et des outils de jardinage.</p> <p>L'élevage de bétail constitue également une source de nourriture et de revenus pour les cultivatrices et cultivateurs locaux. Pendant la sécheresse, on enregistre un taux de mortalité élevé chez ces animaux. Autre problème, les conflits tribaux sont monnaie courante en raison des disputes autour des espaces de pâturage et des sources d'eau.</p> <p>"Avec le concours de la communauté, nous identifions actuellement des activités travaux susceptibles d'être rémunérées [dans le cadre de programmes 'Argent-contre-travail'], telles que la construction de bassins d'eau (des réservoirs traditionnels servant à stocker l'eau de pluie pendant les saisons sèches), afin d'atténuer les effets de la sécheresse sur les animaux", souligne Peter Patrick Opio, en charge des questions de sécurité alimentaire dans cette région, pour Oxfam.</p> <p>Selon M. Opio, une augmentation des réserves de nourriture et des revenus est possible à condition que les communautés bénéficient d'une formation et d'un suivi convenables : "L'éradication de l'insécurité alimentaire nécessite une approche globale et multisectorielle. A mon avis, les pratiques culturales recommandées se pérenniseront si les villageois leur font bon accueil. Mon souhait est d'avoir une communauté d'apprenants qui reproduiront ces idées dans toute l'étendue de l'état."</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Lire le rapport (en anglais) : <a href="https://www.oxfam.org/en/policy/getting-it-right-start-south-sudan" rel="nofollow">Getting it Right from the Start: Priorities for Action in the New Republic of South Sudan</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sud-soudan" target="_blank" rel="nofollow">L'action d'Oxfam au Sud-Soudan</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Les semences d&#039;un avenir meilleur pour le Sud-Soudan</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blog/11-09-07-plantando-las-semillas-para-un-futuro-mejor-en-el-sur-de-sudan" title="Plantando las semillas para un futuro mejor en el sur de Sudán" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blog/11-09-06-planting-seeds-better-future-south-sudan" title="Planting the seeds of a better future in South Sudan" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Tue, 06 Sep 2011 17:04:43 +0000 Abdullah Ampilan 9571 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/9571#comments Etrangers en leur pays : retour au Sud-Soudan http://l.blogs.oxfam/en/node/9383 <div class="field field-name-body"><p><strong>De retour à Leer, au Sud-Soudan, Martha Bol, une veuve, et ses enfants ont dormi la première nuit dehors, dans le froid. Ce n'était pas tout à fait ce à quoi elle s'attendait, mais cela n'a pas tempéré son enthousiasme d'être de retour après deux décennies passées dans les faubourgs de Khartoum, au Nord du Soudan.</strong></p> <p>"Je suis née ici et je resterai ici, affirme-t-elle. C'est notre terre et notre chance d'être libre."</p> <p>Martha et de nombreuses autres familles campent temporairement dans la cour d'un bâtiment gouvernemental de la ville de Leer. Les quelques effets personnels qu'elles ont pu emmener avec elles sont éparpillés, ici et là. Quelques matelas, des couvertures, des casseroles ; des valises ; des vêtements qui sèchent sous le soleil de l'après-midi, étendus sur une barrière de bambou.  </p> <p><strong>Originaires du Sud, ces familles ont quitté leur région natale durant la guerre civile</strong> qui a déchiré le Soudan pendant plusieurs décennies et a pris fin en 2005 après avoir fait plus de 2 millions de morts. Leur retour en bateau, affrété par le gouvernement du Sud-Soudan, a été reporté à de nombreuses reprises. Elles sont finalement arrivées au terme de 11 jours de voyage. Trop tard pour s'inscrire sur les listes électorales et prendre part au référendum au cours duquel la population du Sud-Soudan doit décider, du 9 au 15 janvier, si elle souhaite rester au sein d'un Soudan uni ou devenir la plus jeune nation indépendante au monde. </p> <p>Ces familles font partie des dizaines de milliers de Sud-Soudanais qui vivaient au Nord et sont rentrés au Sud au cours des derniers mois. Des milliers d'autres devraient suivre.</p> <p>Nombre d'entre eux, comme Martha, vivaient loin de chez eux depuis si longtemps qu'ils ne se souviennent plus exactement de l'endroit où ils habitaient avant leur départ, ou que leurs maisons ont tout simplement disparu.  </p> <p><strong>Des défis importants attendant ces familles. Elles devront trouver une terre où s'installer ; trouver un moyen de gagner de l'argent ; et s'habituer à cette nouvelle vie.</strong> </p> <p>Elles sont de retour dans l'une des régions les moins développées au monde et viennent ajouter une pression supplémentaire sur des villages et des communautés qui luttent déjà pour se procurer suffisamment d'eau et de nourriture. 80% des adultes ne savent ni lire ni écrire ; rares sont les routes goudronnées ; le nombre d'écoles et de cliniques est limité ; et <strong>moins de la moitié de la population a accès à de l'eau potable</strong>. </p> <p>Martha m'a raconté que son mari, un soldat, est mort au combat. Autrefois, ils étaient agriculteurs. Mais elle a oublié depuis longtemps cette vie-là et n'a aujourd'hui aucune idée de la façon dont elle pourra gagner sa vie et nourrir sa famille. </p> <p>"Cela fait si longtemps... soupire-t-elle. Je ne sais même plus dans quel village nous vivions, s'il en reste encore quelque chose."  </p> <p>"Il n'y a pas de comparaison entre la vie au Nord et ici. Khartoum est plus développé, mais ce n'était pas facile pour nous. <strong>Je suis heureuse d'être de retour même si nous n'avons ni maison ni travail</strong>, explique-t-elle, insistant : je suis heureuse d'être de retour."</p> <p>"Je veux que mes enfants aillent à l'école, qu'ils vivent en paix et qu'ils ne connaissent pas les difficultés que nous avons eues ; qu'ils vivent une vie meilleure, à l'avenir."</p> <p> </p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Diaporama : <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/darfur-chad/referendum-sud-soudan-diaporama" rel="nofollow">Focus sur le travail d'Oxfam au Sud-Soudan, à l'occasion du référendum</a></strong></p> <p><strong>Note d'information : <a href="http://www.oxfam.org/fr/pressroom/pressrelease/2011-01-07/enormes-defis-soudan-sud-apres-referendum" rel="nofollow"><strong>Après le grand jour du Sud Soudan : Quel avenir pour l'un des endroits les plus pauvres au monde ?</strong></a></strong></p> <p><strong>Blog : <a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blog/11-01-04-sud-soudan-guerre-paix-referendum">Le Sud-Soudan revient de loin, mais le chemin reste long</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Etrangers en leur pays : retour au Sud-Soudan</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blog/11-01-07-strangers-back-home-southern-sudan" title="Strangers back home in Southern Sudan" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Mon, 10 Jan 2011 12:00:10 +0000 Caroline Gluck 9383 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/9383#comments