Oxfam International Blogs - climat http://l.blogs.oxfam/en/tags/climat en COP21 : trois points de vue sur l’accord de Paris sur le climat http://l.blogs.oxfam/en/node/31791 <div class="field field-name-body"><p><em>Les puissant-e-s de ce monde se sont réuni-e-s à Paris et ont conclu un accord international. Malheureusement, cet accord fait des laissés pour compte : les populations les plus pauvres et les plus vulnérables aux prises avec la réalité des inondations, des sécheresses et de l’élévation du niveau des océans.</em></p> <p><em>Les négociations terminées, nous avons recueilli les impressions de trois personnes de trois continents différents sur le déroulement et l’issue de la COP21, ainsi que leur avis sur la suite du mouvement pour le climat après Paris.</em></p> <h3>Chloé Bourguignon, bénévole d’Oxfam France à Strasbourg, France</h3> <p>Il y a eu beaucoup de moments intenses et émouvants cette année. Mais <strong>le plus marquant pour moi, car il m’a fait prendre conscience de l’ampleur que prenait le mouvement, fut avant l’ouverture de la COP, lors du village des alternatives</strong>. Dans ma ville, plus de 10 000 personnes et 130 associations ont participé. C’était l’une des premières fois que je voyais autant de personnes travaillant sur des projets très divers se rassembler afin de lutter contre le changement climatique.</p> <p>Pour moi, <strong>l’accord de Paris est une déception</strong>, mais pas une surprise. Il ne fait que renforcer ma conviction que nous devons poursuivre notre action. Dans un groupe local dont je fais partie en France, nous avons une belle dynamique avec les bénévoles, ainsi que de nombreuses associations à travers le pays. Cette année, nous savons que, quand bien même nous n’avons pas les mêmes priorités, nous devons unir nos efforts et continuer ce combat.</p> <p><img alt="Chloe here as part of the Oxfam France demonstrations on the streets of Paris. Credit: Oxfam" title="Chloe here as part of the Oxfam France demonstrations on the streets of Paris. Credit: Oxfam" height="512" width="1024" class="media-element file-default" typeof="foaf:Image" src="http://l.blogs.oxfam/sites/default/files/chloe.jpg" /><em>Chloé avec d’autres militant-e-s d’Oxfam France lors d’une manifestation dans les rues de Paris</em></p> <p>Quant à la suite, le but est, selon moi, de tenir le cap et de faire front commun.<strong> Nous devons trouver le moyen de maintenir la pression sur certains enjeux et de continuer à mobiliser davantage de gens.</strong> Nous pourrons ainsi garder un mouvement aussi international que possible et solidaire avec les populations les plus touchées par le changement climatique, afin de les aider à mieux se faire entendre et à faire valoir leur expérience et leurs solutions. À Strasbourg, nous allons continuer à travailler ensemble et à faire du changement climatique, ce problème qui exacerbe tous les autres, notamment celui des inégalités, notre grand cheval de bataille.</p> <h3>Dorah Marema, de GenderCC, Afrique du Sud</h3> <p>Pour moi, le plus beau moment de cette année, après de nombreuses années de lutte contre le changement climatique, a été quand j’ai appris que <strong>Women and Gender Constituency (WGC) avait décidé de récompenser notre projet de renforcement de moyens de subsistance durables au titre de solution climat en faveur de la justice pour les femmes.</strong> Cela signifie beaucoup pour les communautés au sein desquelles nous mettons en œuvre ce projet et pour les partenaires avec lesquels nous travaillons. Cette récompense incite également les communautés à se considérer comme faisant partie intégrante, elles aussi, de la solution au changement climatique. </p> <p>L’accord de Paris peut constituer un cadre dans lequel notre pays pourrait s’attaquer au problème du changement climatique. Il contribuera à dégager les financements dont nous avons tant besoin pour nous adapter aux catastrophes naturelles qui s’aggravent sous l’effet du changement climatique et pour réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’origine de ce problème qui devient incontrôlable. C’est un accord important, car le changement climatique nous affecte toutes et tous, même si de manière différente. </p> <p><strong>Il faut donc qu’il soit traité par l’ensemble de la communauté internationale.</strong> Nos communautés sont confrontées à tant de catastrophes climatiques qui ravagent mon pays. La sécheresse et les vagues de chaleur, par exemple. On ne peut pas espérer cultiver grand-chose cette année, sans parler des frustrations liées aux pénuries d’eau, aux nombreuses maladies et épidémies dues à la chaleur et au manque d’eau... La liste est longue. Je sais que nous devons agir dans les plus brefs délais, mais je ne vois pas comment cet accord conclu à Paris pourrait se traduire par une aide immédiate pour les nombreux villages et communautés, les agricultrices et agriculteurs familiaux et les millions de femmes et d’enfants qui constituent la majeure partie des victimes de ces catastrophes. </p> <p><img alt="Dorah speaking to campaigners in Paris. Photo:Oxfam" title="Dorah speaking to campaigners in Paris. Photo:Oxfam" height="512" width="1024" class="media-element file-default" typeof="foaf:Image" src="http://l.blogs.oxfam/sites/default/files/dorah.jpg" /><em>Dorah s’exprimant devant la caméra dans le centre de conférence, à la COP21</em></p> <p>Depuis mon arrivée à Paris, les pays développés ne semblent faire preuve d’aucun engagement ni aucune volonté politique de parvenir à un accord ambitieux dans ses intentions et ses objectifs de financement. </p> <p><strong>Je trouve que le facteur humain, le visage humain de ce problème du changement climatique, a plutôt été absent dans ces négociations internationales.</strong> Ici, les tensions entre les pays portent principalement sur les implications économiques et ceux-ci oublient que si les êtres humains sont rayés de la surface de la terre, il n’y aura plus de pays à développer. </p> <p>Pour nous, la lutte se poursuit au niveau national, où <strong>nous continuerons de collaborer avec les communautés pour faire pression sur notre gouvernement</strong>, qui pourra à son tour faire pression sur la communauté internationale. Nous avons besoin d’une vraie volonté politique de faciliter l’accès aux financements. Nous avons besoin que des petites subventions soient accordées aux agriculteurs familiaux, en particulier aux femmes. Nous avons besoin que nos représentant-e-s nous expliquent dès leur retour ce qui s’est passé à la COP21, ce que nous pouvons en attendre en termes d’aide financière et de renforcement des capacités des femmes et des communautés de base pour faciliter l’adaptation.</p> <h3>Shubert Ciencia, responsable des politiques et campagnes sur la justice économique d’Oxfam aux Philippines</h3> <p>Je viens de l’un des pays les plus gravement touchés par le changement climatique. <strong>Participer à la plus grande marche pour le climat jamais organisée dans le pays a été une source d’inspiration</strong> et a contribué à affirmer le rôle prépondérant d’Oxfam dans les débats sur le changement climatique aux Philippines. À Paris, dans le cadre de la délégation officielle des Philippines, nous avons continué à lutter pour les plus pauvres et les plus touchés, mettant tout en œuvre pour limiter le réchauffement à 1,5 °C, réclamant des fonds pour leur permettre d’adapter leur vie au changement climatique et exigeant également avec force une prise en charge des pertes et dommages, qui apporte un soutien financier aux personnes perdant leurs moyens de subsistance à cause du changement climatique et ne pouvant pas s’adapter.</p> <p><img alt="Shubert with Riza. Photo:Oxfam" title="Shubert with Riza. Photo:Oxfam" height="512" width="1024" class="media-element file-default" typeof="foaf:Image" src="http://l.blogs.oxfam/sites/default/files/shubert.jpg" /><em>Shubert et Riza (de l’équipe d’Oxfam en Asie de l’Est) avec leur tuk-tuk au pied de la tour Eiffel</em></p> <p>L’accord de Paris doit donner l’assurance à toutes les communautés vulnérables du monde qu’elles ne sont pas oubliées. Il doit être porteur d’espoir pour celles et ceux qui souffrent le plus des effets néfastes du changement climatique. Il doit représenter le moment où chacun a mis de côté ses intérêts de clocher pour permettre à l’humanité de faire un pas de géant.</p> <p>Mais cet accord n’est que lettre morte pour l’instant. Au-delà des déclarations politiques, il doit se traduire par des mesures concrètes, mises en œuvre progressivement. Après avoir mené la campagne<strong><a href="http://www.oxfamblogs.org/asia/wp-admin/admin-ajax.php?action=oxfamtuktukiframe_show&amp;utm_source=oxf.am&amp;utm_medium=tuktuktoparis&amp;utm_content=redirect" rel="nofollow"> « TuktukToParis »</a></strong>, qui a conduit un tuk-tuk (certes miniature) porteur des messages de plus de 5 000 personnes jusqu’à Paris, j’ai également trouvé formidable de le voir au pied de la tour Eiffel.</p> <p>Et maintenant ? Selon les propres termes du ministre de Singapour, « arrêtons de nous faire peur » et, du ministre brésilien, <strong>« commençons par les lignes vertes au lieu des lignes rouges ».</strong></p> <p><em>La COP21 est terminée, mais Oxfam continuera de lutter contre le changement climatique et de réclamer les mesures qui s’imposent pour soutenir les populations les plus pauvres et les plus vulnérables à travers le monde. <strong>Suivez nos activités sur <a href="twitter.com/oxfam_fr" rel="nofollow">Twitter</a></strong></em></p></div><div class="field field-name-title"><h2>COP21 : trois points de vue sur l’accord de Paris sur le climat</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/15-12-14-cop21-three-perspectives-paris-climate-deal" title="COP21: Three perspectives on the Paris climate deal" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/15-12-16-cop21-tres-perspectivas-sobre-el-acuerdo-sobre-el-clima-de-par%C3%ADs" title="COP21: Tres perspectivas sobre el acuerdo sobre el clima de París" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Wed, 16 Dec 2015 11:16:27 +0000 Guest Blogger 31791 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/31791#comments Le lait en Colombie, une production au compte-goutte: rencontre avec des agricultrices et agriculteurs http://l.blogs.oxfam/en/node/31093 <div class="field field-name-body"><p><strong>Oxfam va à la rencontre d’agricultrices et agriculteurs sud-américains afin de témoigner des effets bien réels du changement climatique et du phénomène El Niño dans la région.</strong></p> <p>Nous sommes arrivés à El Vergel, la petite ferme laitière de Blanca Salamanca, à la tombée du jour. Le coucher de soleil sur les prés était magnifique malgré la sécheresse. C’était la mi-juin, à la fin de la première saison des pluies. Il n’y avait pourtant aucune trace de pluie à Iza, dans le département de Boyacá. Au contraire, les productrices et producteurs laitiers puisaient déjà dans un petit réservoir destiné à couvrir leurs besoins en eau pendant la saison sèche. Comment allaient-ils donc faire un mois plus tard ?</p> <p>Lors de notre rencontre avec Blanca (75 ans) et sa famille, ils nous ont confié que l’élevage était toute leur vie. Ils ont six vaches de race mixte normande que leur fils Gustavo se charge de traire. La production laitière est leur principale source de revenus, complétée par un petit salaire dans la construction. </p> <p><img src="https://blogs.oxfam.org/sites/default/files/oxfam_novib-ferme-blanca-salamanca-santiago-escobar-jaramillo-1224x816.jpg" alt="Blanca et son mari dans leur ferme d’El Vergel (municipalité d’Iza). " title=" Santiago Escobar-Jaramillo/Oxfam" data-fid="10300" /></p> <p><em>Blanca et son mari dans leur ferme d’El Vergel (municipalité d’Iza). Photo : Santiago Escobar-Jaramillo/Oxfam</em></p> <p>Mais la famille de Blanca se trouve confrontée à la sécheresse. Ils ont arrêté de cultiver le maïs, les pommes de terre, le blé et les pois, car toute l’eau qu’ils peuvent se procurer va désormais aux six vaches, qui ne donnent plus que trois ou quatre litres de lait par jour, c’est-à-dire la moitié de ce qu’elles produisaient avant. « Nous avons eu trois années difficiles, terribles même, nous raconte Blanca. C’est très triste. Tout devient si sec. Nous ne pouvons plus semer. Le bétail meurt de faim et des bêtes ont été abattues. Que pouvons-nous faire ? »</p> <p>Le témoignage de Blanca n’est pas une exception. Chaque jour, des milliers d’autres Colombiennes et Colombiens font face à cette réalité. Les paysan-ne-s, dont beaucoup n’exploitent que deux hectares et possèdent tout au plus une dizaine de vaches, sont le pilier de l’agriculture du pays. Rien que dans le district de Boyacá, l’élevage laitier constitue l’unique source de revenus pour plus de 60 000 familles. Cela leur permet de se nourrir et d’envoyer les enfants à l’école. Cependant, ces femmes et ces hommes qui vivent de l’agriculture affirment que le changement climatique engendre des épisodes de sécheresse à répétition qui, de mauvaise récolte en mauvaise récolte, les entraînent dans la spirale de la pauvreté. C’est surtout le cas dans les Andes et sur la côte Pacifique de la Colombie, ainsi que dans toute l’Amérique centrale.</p> <h3>El Niño et le changement climatique : deux phénomènes aux conséquences dévastatrices</h3> <p>Chaque année, un réchauffement des eaux de surface se produit dans l’est du Pacifique tropical et modifie les conditions météorologiques à travers le monde. Ce phénomène appelé El Niño entraîne des sécheresses à l’intérieur de la Colombie et des inondations sur son littoral. La sécheresse de l’an dernier a mis les productrices et producteurs laitiers colombiens en très mauvaise posture, d’autant plus qu’elle a été suivie par un courant El Niño particulièrement intense, dont les effets devraient persister jusqu’en 2016. En outre, en Colombie, le phénomène augmente l’incidence du paludisme de 17 % lors d’un épisode El Niño, puis de 35 % l’année suivante.</p> <p>Il faisait nuit noire quand nous avons quitté Blanca dans sa petite maison blanche. Les jours suivants, nous avons visité six autres élevages laitiers de taille petite à moyenne dans différentes régions. Partout, le tableau est le même : les températures élevées et le manque de pluie ont réduit les rendements agricoles et aggravé l’insécurité alimentaire. Si les mieux lotis ont pu s’adapter, les plus pauvres ont dû se débrouiller seuls.</p> <p><img src="https://blogs.oxfam.org/sites/default/files/oxfam_novib-paz-colombia-ramon-cruz-1224x816.jpg" alt="Consuelo et Ramón, un couple de La Paz" title="Consuelo (34 ans) et Ramón (38 ans), un couple de La Paz" data-fid="10303" /></p> <p><em>Consuelo (34 ans) et Ramón (38 ans), un couple de La Paz, dans leur grange.</em></p> <p>Nous avons fait la connaissance de Consuelo (34 ans) et Ramón (38 ans), un couple de La Paz, dans la municipalité de Guaduas, qui a également souffert des épisodes de sécheresse toujours plus nombreux, longs et intenses, en outre exacerbés par El Niño cette année. Nous avons visité les vestiges de leur centre local de collecte du lait, qui appartenait à la coopérative Agrapaz. Face à la concurrence sur les prix, la quantité ou la qualité, le centre a dû fermer. Ils n’ont reçu aucun soutien, que ce soit public ou privé, et il ne reste plus que sept des dix-sept membres de la coopérative. Ils n’ont plus d’autre choix que de vendre leur lait à une fromagerie locale à un prix beaucoup plus faible, ce qui ne leur permet pas de rembourser leurs dettes.</p> <p>Pour Ramón, le pire a été l’été dernier : « Les étangs se sont asséchés au point que les bêtes sont restées prises dans la boue et sont mortes, explique-t-il. Nous avons ainsi perdu douze vaches que j’ai dû dégager une à une. Je me suis effondré. »</p> <p>Après un silence, Consuelo ajoute : « Cela me désole de penser que personne ne nous soutient. Nous sommes livrés à nous-mêmes et ce n’est pas normal. Nous travaillons très dur, nous sommes des gens honnêtes, et on nous abandonne tout bonnement à notre triste sort. J’ai trois enfants, mais en l’état actuel des choses, je ne les vois pas prendre la relève à la ferme. »</p> <p><img src="https://blogs.oxfam.org/sites/default/files/oxfam-novib-ferme-santiago-escobar-jaramillo-1224x816.jpg" alt=" Santiago Escobar-Jaramillo/Oxfam" title=" Santiago Escobar-Jaramillo/Oxfam" data-fid="10304" /></p> <p><em>Marché au bétail de Chinquinquir</em>á. Ce type de marché hebdomadaire tend à disparaître <em>en raison du durcissement des contrôles sanitaires.</em></p> <p>Qu’est-ce qui permettrait aux agricultrices et agriculteurs de mieux faire face aux ravages du changement climatique ? Tout d’abord, ils doivent avoir accès à de nouvelles techniques qui leur permettent d’adapter leurs cultures et leur cheptel à des températures plus élevées et des périodes de sécheresse plus longues. C’est ce que nous a expliqué Fernando, le propriétaire d’une ferme laitière de taille moyenne à Guaduas : « La situation est difficile. La région de Guaduas présente un climat très doux et, chaque été se fait encore plus chaud et sec. Dans ces conditions, les vaches produisent moins de lait. J’ai cependant pu améliorer la génétique de mon troupeau grâce à une expertise. J’ai à présent des vaches plus adaptées à un climat tropical, qui fournissent en moyenne huit litres de lait par jour, ce qui est bien. J’ai également commencé à cultiver d’autres types de fourrages, comme la luzerne, la canne à sucre, le maïs et le moringa. Non seulement ce sont d’excellentes sources de protéines pour le bétail, mais ces cultures résistent mieux aux longues périodes de sécheresse. »</p> <h3>Un soutien aux niveaux national et international est nécessaire</h3> <p>Cependant, peu de paysan-ne-s ont les ressources nécessaires ou accès à un soutien pour adapter leurs pratiques agricoles et ainsi renforcer leur résilience face à ces changements climatiques. C’est pourquoi Oxfam demande aux États de garantir ces ressources et ce soutien à un niveau national et international.</p> <p>Des efforts considérables demeurent nécessaires pour aider les populations vulnérables à s’adapter et à faire face à cette crise. Voilà le contexte dans lequel se tient la grande conférence internationale sur le changement climatique, à Paris. Les pays développés doivent impérativement établir comment ils honoreront leur engagement préexistant de mobiliser conjointement 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour financer la lutte contre le changement climatique dans les pays pauvres. Le nouvel accord sur le climat négocié à Paris pour l’après-2020 devra prévoir de considérableDes efforts considérables demeurent nécessaires pour aider les populations vulnérables à s’adapter et à faire face à cette crise. Voilà le contexte dans lequel se tient la grande conférence internationale sur le changement climatique, à Paris. Les pays développés doivent impérativement établir comment ils honoreront leur engagement préexistant de mobiliser conjointement 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour financer la lutte contre le changement climatique dans les pays pauvres.</p> <h3>Objectif : éviter le pire</h3> <p>Le nouvel accord sur le climat négocié à Paris pour l’après-2020 devra prévoir de considérablement renforcer les engagements actuels de réduction des émissions de CO2 tous les cinq ans, afin d’éviter le pire du changement climatique au cours des prochaines décennies. Il devra également fixer un nouvel objectif distinct pour le financement de l’adaptation, qui soit à la mesure des impacts probables du changement climatique.ment renforcer les engagements actuels de réduction des émissions de CO2 tous les cinq ans, afin d’éviter le pire du changement climatique au cours des prochaines décennies. Il devra également fixer un nouvel objectif distinct pour le financement de l’adaptation, qui soit à la mesure des impacts probables du changement climatique.</p> <p>La Colombie a montré sa ferme volonté de lutter contre le changement climatique. Le pays a en effet été le premier de l’Amérique du Sud à remettre son plan d’action pour l’après-2020 et a également engagé 6 millions de dollars dans le Fonds vert pour le climat, lequel vise à financer les efforts d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à ses effets dans les pays en développement. Il est temps que l’État colombien investisse dans des programmes de renforcement de la résilience du secteur agricole et veille à ce que les paysan-ne-s aient les moyens de résister et survivre aux effets du changement climatique</p> <h3><a href="https://act.oxfam.org/international/fr/actions/climate-change" rel="nofollow">Agissez</a></h3> <p>Les chefs d’État et de gouvernement réunis à Paris pour la conférence des Nations unies sur le climat ont la possibilité de soutenir les personnes qui, comme Blanca, Consuelo et Ramón, sont les moins responsables du changement climatique et, pourtant, en souffrent le plus.</p> <p>Nous leur demandons donc d’enfin donner la priorité aux premières victimes du changement climatique, ce qui suppose notamment de garantir le renforcement du soutien financier à ces populations pour faire face au changement climatique.</p> <p><em>Photos : Santiago Escobar-Jaramillo/Oxfam</em></p> <h3>Sur le même sujet                    </h3> <ul> <li><strong>Regardez la vidéo <a href="http://oxf.am/ZmbW" rel="nofollow">Women.Food.Climate</a></strong> et soutenez les femmes agricultrices d’Afrique dans leur combat face au changement climatique</li> <li><strong>Lisez notre <a href="https://www.oxfam.org/fr/rapports/navigation-en-eaux-troubles-la-securite-alimentaire-sous-la-menace-del-nino" rel="nofollow">note d’information sur El Niño</a></strong></li> <li><strong><a href="https://www.oxfam.org/fr/campagnes/cop21-paris" rel="nofollow">Suivez la COP21 sur Oxfam.org</a></strong><a href="https://www.oxfam.org/fr/campagnes/cop21-paris" rel="nofollow"><strong> </strong></a></li> <li><strong>Découvrez les<a href="http://oxfamstories.org/climate-for-change/fr" rel="nofollow"> témoignages recueillis par Oxfam sur le changement climatique</a> </strong></li> </ul> </div><div class="field field-name-title"><h2>Le lait en Colombie, une production au compte-goutte: rencontre avec des agricultrices et agriculteurs</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/15-12-09-familias-ganaderas-en-colombia-cuando-la-leche-cae-con-cuentagotas" title="Familias ganaderas en Colombia: cuando la leche cae con cuentagotas" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Wed, 09 Dec 2015 15:48:36 +0000 Elena Cornellana 31093 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/31093#comments Danone ou l’occasion manquée d’entrer dans la LAIT-gende sur le climat http://l.blogs.oxfam/en/node/29864 <div class="field field-name-body"><p>Ce billet a été corédigé par Jean-Cyril Dagorn (responsable de plaidoyer, Oxfam France) et Ioan Nemes (responsable de plaidoyer, Oxfam Novib)</p> <p>Nous sommes dans la dernière ligne droite avant le sommet des Nations unies sur le climat (COP21) à Paris. Alors qu’au Bourget on teste les micros et les écrans, on nettoie les tables et on aligne les chaises pour les négociations, le géant agroalimentaire français Danone, vient de publier <strong><a href="http://www.danone.com/uploads/tx_bidanonepublications/Climate_Policy_FRfinal.pdf" target="_blank" rel="nofollow">sa nouvelle politique climat</a></strong>. Malheureusement, celle-ci est décevante, tant par la faiblesse des engagements de Danone sur l’atténuation des gaz à effet de serre (GES) que sur son manque d’investissement pour aider les agriculteurs-trices familiaux et les communautés vulnérables à s’adapter et à renforcer leur résilience face aux impacts du changement climatique. </p> <p>En tant que première entreprise agroalimentaire du pays hôte des négociations sur le climat, en tant que multinationale qui contribue de manière importante au changement climatique avec des émissions provenant de ses activités directes et de sa chaîne d’approvisionnement, et en tant qu’entreprise directement affectée par les impacts du changement climatique, <strong>Danone avait pourtant une responsabilité unique d’agir maintenant et avec courage.</strong> Hélas, <strong>sa nouvelle politique climat est un échec lait-gendaire ! </strong></p> <p><strong>1. </strong>Sur l’atténuation des <strong>gaz à effet de serre</strong>, l’objectif de Danone rate la cible sur trois points cruciaux. Alors que l’entreprise reconnaît les conclusions de la science du climat, elle ne définit pas d’objectifs basés sur la science (loin s’en faut). Les entreprises – particulièrement les multinationales – doivent pourtant se doter urgemment de tels objectifs pour empêcher le réchauffement de la planète de dépasser 2 °C, alors que le budget carbone de la planète est en train de s’amenuiser. </p> <p><strong>2. </strong>La politique climat de Danone ne comprend <strong>aucun engagement clair et immédiat sur les <a href="http://www.ghgprotocol.org/files/ghgp/public/FAQ.pdf" target="_blank" rel="nofollow">émissions de périmètre 3</a></strong>, émissions issues de la production agricole de matières premières telles que le lait ou le sucre qui sont fournis à Danone. Ces émissions agricoles représentent pourtant près de 60 % de l’empreinte carbone de l’entreprise. </p> <p><strong>3.</strong> Le groupe français continue de définir <strong>des objectifs reposant sur l’intensité carbone</strong>, plutôt que sur les émissions absolues, ce qui est une lacune criante dans ses engagements. De plus, Danone ne s’engage à commencer de réduire ses émissions absolues qu’en 2020-2025, ce qui signifie que le groupe pourrait continuer à émettre encore davantage de gaz à effet de serre d’ici là. Malheureusement pour nous, le climat s’emballe déjà et personne ne peut se permettre d’attendre dix ans de plus pour agir.</p> <p>Le fait que la politique climat de Danone ne soit pas à la hauteur sur des critères si importants montre combien l’entreprise est <strong>loin derrière ses homologues évalués dans le cadre de la campagne «<a href="http://politicsofpoverty.oxfamamerica.org/2015/10/decoding-the-commitments-three-ways-to-tell-if-behind-the-brands-companies-are-setting-meaningful-climate-mitigation-targets/" rel="nofollow"> La face cachée des marques</a> »</strong> . Par exemple, <strong><a href="http://blog.generalmills.com/2015/08/general-mills-makes-new-commitment-on-climate-change/" rel="nofollow">General Mills</a> </strong>– qui fabrique les yaourts Yoplait – a déjà adopté des objectifs basés sur la science pour réduire les émissions tout au long de sa chaîne d’approvisionnement. Le groupe Danone est quant à lui une des deux entreprises agroalimentaires parmi les dix plus grosses dans le monde à utiliser un objectif de réduction qui ne concerne pas les émissions absolues, qui n’est pas basé sur la science, et qui n’inclut pas les émissions agricoles de périmètre 3. <strong>Si Yoplait peut le faire, pourquoi Danone ne le pourrait-il pas ?</strong></p> <p><img height="340" width="680" typeof="Image" src="http://l.blogs.oxfam/sites/default/files/danone_package_twitterfr.jpg" alt="" /></p> <p>La nouvelle politique du groupe laitier français <strong>ne fait presque rien en matière d’investissements pour aider les paysannes et paysans dans sa chaîne d’approvisionnement</strong> à <strong>devenir plus résilients face au changement climatique.</strong> Les petits producteurs et productrices des pays en développement sont pourtant les plus exposés aux impacts du changement climatique. Alors que les températures montent et que les inondations et les sécheresses deviennent de plus en plus fréquentes, ce sont leurs moyens de subsistance qui sont menacés. Malheureusement, les entreprises comme Danone profitent d’une relation extrêmement déséquilibrée avec les paysannes et paysans qui produisent le lait ou le cacao qui finit dans leurs produits transformés. Au lieu de reconnaître cette situation et donc la responsabilité de Danone de s’assurer que ses fournisseurs, et en premier lieu les agricultrices et agriculteurs familiaux, ont les moyens de faire face aux impacts du changement climatique, la politique de résilience de l’entreprise se concentre sur les régimes alimentaires durables de ses consommateurs et sur la fourniture d’appui technique aux producteurs. Ces deux éléments ne traitent pas le cœur du problème. </p> <p><strong>Ce dont les agricultrices et agriculteurs à petite échelle ont besoin est un revenu vital qui leur permette de rebondir quand ils subissent des chocs économiques ou météorologiques.</strong> Cela signifie qu’ils devraient bénéficier de conditions justes en termes de prix stables, de possibilité de se regrouper et de s’organiser, et d’accéder à des outils et des formations qui les aident à adapter leurs pratiques agricoles au changement climatique. Autant d’éléments sur lesquels Danone reste globalement silencieux. L’entreprise présente l’enjeu comme un dilemme entre des prix justes pour les agriculteurs et des produits plus abordables pour les consommateurs. Il n’y a pourtant là aucun dilemme : les agricultrices et agriculteurs ont besoin et méritent un salaire qui soit une part juste de la valeur qu’ils créent. Point à la ligne. </p> <p>Une autre faiblesse de la politique climat de Danone réside dans le fait qu’elle met en avant des initiatives peu pertinentes comme les projets agricoles et forestiers de compensation carbone et le Livelihoods Fund for Family Farming, lancé en juin 2015, alors qu’elle ne propose pas de vision sur la manière de transformer les activités mêmes de Danone. Par exemple, les plans de réduction des émissions de Danone qui sont centrés sur une approche « zéro émission nette » signifient en fait que l’entreprise pourrait neutraliser son empreinte carbone en investissant dans des crédits carbone sans faire d’effort réel de réduction de ses émissions dans ses opérations et sa chaîne de valeur.</p> <p>S’il est bon que des entreprises investissent dans des initiatives comme le fonds Livelihoods, ces dernières restent des approches marginales qui ne transforment pas en profondeur les pratiques commerciales de l’entreprise elle-même. Sans changement fondamental dans la conduite des affaires, le risque est grand de voir ces initiatives réduites à du « blanchiment écologique ». </p> <p>Enfin, la politique climat de Danone ne dit rien du rôle que Danone entend jouer en tant que première entreprise agroalimentaire française pour favoriser un accord ambitieux sur le climat à la COP21, d’autant plus que les dirigeants du monde entier se réuniront sur le pas de sa porte dans quelques semaines pour des négociations climatiques absolument cruciales.</p> <p><strong>À ce moment critique, Oxfam appelle donc Danone à adopter avant la COP21 une politique qui détaille les engagements climatiques de l’entreprise pour :</strong></p> <ul> <li>définir des objectifs de réduction immédiate de ses émissions dans ses opérations et dans sa chaîne d’approvisionnement, notamment ses émissions liées à l’agriculture.</li> <li>permettre aux petits agriculteurs et agricultrices de devenir réellement résilients en gagnant un revenu vital.</li> <li>appeler à un accord ambitieux à Paris. </li> </ul> <p>En tant que plus importante entreprise agroalimentaire française – et l’une des plus grandes du monde – la publication par Danone d’une politique climat qui échoue sur ces éléments est inacceptable. Il s’agit là d’une occasion manquée pour le géant laitier de prendre le leadership sur le climat et de challenger les autres entreprises sur ce domaine. Au lieu de cela, alors que d’autres entreprises ont renforcé leurs engagements contre le changement climatique, Danone apparaît à la traîne. Danone a beau dire qu’avec ses yaourts « le bien-être commence à l’intérieur », sa nouvelle politique climat ne donne pas de quoi se sentir bien.</p> <h3>Passez à l'action!</h3> <p><strong><a href="http://www.behindthebrands.org/fr" rel="nofollow">"La face cachée des marques" : Changez la façon dont les géants de l'agroalimentaire qui produisent vos marques préférées opèrent.</a></strong></p> <p><a href="http://www.behindthebrands.org/fr" rel="nofollow"><strong> </strong></a></p> </p> </div><div class="field field-name-title"><h2>Danone ou l’occasion manquée d’entrer dans la LAIT-gende sur le climat</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/15-11-20-danones-missed-opportunity-be-legen-dairy-climate" title="Danone&#039;s missed opportunity to be legen-DAIRY on climate" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Fri, 20 Nov 2015 10:01:29 +0000 Anonymous 29864 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/29864#comments Les agricultrices interpellent les chefs d’État et de gouvernement sur le climat http://l.blogs.oxfam/en/node/27935 <div class="field field-name-body"><p>Lorsque Birtukan Dagnachew (38 ans) a remporté le titre d’Héroïne de l’alimentation en 2013, ce fut bien plus qu’une reconnaissance de son travail d’agricultrice. Ce prix lui a donné un nouvel élan pour accomplir de plus grandes choses encore. Birtukan est éthiopienne. Elle vient du village de Gola Mechare, dans la région septentrionale d’Amhara, réputée être l’une des zones les plus difficiles à cultiver en raison des sécheresses à répétition. </p> <p>Oxfam a lancé le <a href="http://www.oxfamblogs.org/eastafrica/?p=2393" rel="nofollow"><strong>concours Female Food Heroes (les « Héroïnes de l’alimentation »)</strong></a> en 2011 afin de rendre hommage aux agricultrices africaines, ces « petites mains » trop souvent méconnues de la production alimentaire. Au cours des quatre dernières années, ce concours est devenu un tremplin pour une nouvelle génération de militantes qui luttent contre le changement climatique.</p> <p><strong>Le prix des Héroïnes de l’alimentation </strong>a permis à des femmes comme Birtukan de se faire entendre et d’acquérir de l’influence au sein du secteur agricole. Mais il leur a également fait prendre conscience des effets du changement climatique sur leurs communautés. « Ma vie a beaucoup changé depuis, témoigne Burtikan. Grâce à mon expérience et aux formations que j’ai suivies, je pourvois à mes propres besoins et à ceux de ma famille. Je transmets aussi à ma communauté le savoir-faire que j’ai acquis en matière de sécurité alimentaire. »</p> <p>Depuis son lancement en Tanzanie, le concours annuel des Héroïnes de l’alimentation a désormais lieu dans de nombreux pays à travers le monde. Partout, il souligne l’importance du rôle que jouent les femmes dans l’alimentation durable et la sécurité alimentaire. « Nous considérons Birtukan comme une héroïne en raison de sa résilience, explique Seble Teweldbirhan d’Oxfam . Elle a construit un système pour protéger l’eau du soleil  et a fait preuve d’une remarquable ouverture d’esprit en ce qui concerne les nouveaux outils et nouvelles méthodes pouvant lui permettre de s’adapter au changement climatique. » Birtukan, qui croit fermement aux bienfaits de planter des arbres, est également connue dans son village pour avoir fait valoir la nécessité de protéger l’environnement et de remédier aux dommages déjà causés, ajoute-t-elle.</p> <p>Selon une <a href="https://www.oxfam.org/en/research/africas-smallholders-adapting-climate-change" rel="nofollow"><strong>publication récente</strong></a> d’Oxfam, le changement climatique pèse déjà sur la production alimentaire en Afrique et continuera de toucher durement le continent, aggravant une insécurité alimentaire déjà alarmante. </p> <p>Les Héroïnes de l’alimentation se sont jointes à la campagne Women Food Climate (<a href="https://www.oxfam.org/fr/action/pour-les-femmes-la-securite-alimentaire-et-le-climat-en-afrique" rel="nofollow"><strong>« Droits des femmes. Sécurité alimentaire. Changement climatique »</strong></a>) pour exiger que les femmes agricultrices, qui se trouvent en première ligne du changement climatique, reçoivent l’aide dont elles ont besoin pour y faire face. Cette semaine, Birtukan a participé à l’événement « <a href="https://www.facebook.com/femalefoodheroes" rel="nofollow"><strong>Nous nourrissons notre planète</strong></a> » dans le cadre de l’Expo Milano 2015, en Italie. Pendant ce temps, au Nigeria, la finale du concours des Héroïnes de l’alimentation avait lieu le jour même de la Journée internationale des femmes rurales, le 15 octobre, sous la présidence de la première dame du pays : Aisha Buhari.</p> <p>Ce concours annuel, qui existe au Nigeria depuis 2012, a attiré près de 4 000 participantes rien qu’en 2015. Monica Maigari, de Madakiya dans l’État de Kaduna, qui a terminé deuxième au concours de l’an dernier, a utilisé l’argent de son prix pour acheter des terres au sein de sa communauté. « Maintenant que je possède un lopin de terre, les jeunes de ma communauté auront plus de travail et plus l’argent en poche », explique-t-elle. </p> <p>Avec une population de plus de 170 millions d’habitants, le Nigeria est la première économie du continent africain, mais est plus connu pour son industrie pétrolière. L’agriculture n’en constitue pas moins un pan essentiel de l’économie : le secteur agricole représente environ 22% de l’activité économique du pays et, surtout, fournit 70 % des emplois. Cette année, le Nigeria n’a affecté que 0,89 % de son budget national à l’agriculture.</p> <p>Pour Jan Rogge, directeur pays d’Oxfam au Nigeria, « les femmes représentent la majeure partie de la main-d’œuvre du secteur, mais ne sont guère reconnues ni soutenues, une situation que ce concours contribue à changer. »</p> <p><a href="http://ffhnigeria.org/" rel="nofollow"><strong>Au Nigeria, le concours porte le nom de « Femmes Ogbonge »</strong></a>, ce qui signifie « résilientes et fortes », explique Musa Abdulazeez d’Oxfam. Une qualité qu’il convient de saluer, mais aussi de favoriser. « Les femmes doivent faire face à la réalité du changement climatique au quotidien. Peut-être ne savent-elles pas qu’il s’agit du changement climatique. Mais le fait est que les pluies ne tombent plus comme avant et que les conditions météo sont différentes. Voilà leur réalité quotidienne », souligne Musa.</p> <p>Ces deux dernières années, Birtukan a traversé une dure phase d’apprentissage. Elle n’en reste pas moins déterminée : « La leçon à tirer, c’est que nous devons continuer à travailler dur et à adopter de nouveaux mécanismes plus modernes dans notre exercice de l’agriculture. Nous devons apprendre pour nous adapter et faire face au changement climatique, et nous devons nous entraider à l’échelle du village pour obtenir de meilleurs résultats. » Tout comme lors de ses visites marquantes aux États-Unis, Birtukan a mis à profit son voyage en Italie à l’occasion de l’Expo Milano, le plus important événement jamais organisé sur l’alimentation et la nutrition, pour en apprendre plus sur les nouvelles technologies agricoles.</p> <p>Mais Birtukan estime que la volonté politique est également importante : « À un plus haut échelon, nous avons besoin de volonté politique et de meilleurs mécanismes d’élaboration et de mise en œuvre des politiques, pour que nos vies puissent s’améliorer. » En Éthiopie, la majorité des mesures liées au changement climatique sont financées sur fonds nationaux à hauteur de 440 millions de dollars par an, soit 14,5 % du budget du pays. Ce montant pour une année est supérieur au total des sommes reçues par l’Éthiopie au titre du financement international de la lutte contre le changement climatique.</p> <p>Alors que les chefs d’État et de gouvernement se préparent pour la <a href="http://www.cop21.gouv.fr/fr" rel="nofollow"><strong>Conférence de Paris sur le climat (COP21)</strong></a>, en décembre, les Héroïnes de l’alimentation, avec de nombreuses autres citoyennes et citoyens africains, <a href="https://act.oxfam.org/international/fr/actions/women-food-climate" rel="nofollow"><strong>demandent à celles et ceux qui représentent l’Afrique de prendre une position ferme et résolue</strong></a>. Elles espèrent que l’accord de Paris mettra davantage de financements à la disposition des pays africains pour s’adapter au changement climatique et que ces financements répondront en priorité aux besoins des agricultrices.</p> <h3>À vous d'agir</h3> <p><a href="https://act.oxfam.org/international/fr/actions/women-food-climate" rel="nofollow"><strong>Agissez pour le climat : soutenez la pétition pour l'Afrique </strong></a></p> <p><strong>Partagez notre récit multimédia : <a href="http://oxfamstories.org/climate-for-change/fr/" rel="nofollow">Un climat de changement : 4 histoires, 4 continents, 4 femmes exemplaires </a></strong></p> <p><strong>Retrouvez nos informations sur la journée mondiale de l'alimentation et les événements organisées au cours de la <a href="https://storify.com/Oxfam/grow-week-2015" rel="nofollow">semaine CULTIVONS sur Storify</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Les agricultrices interpellent les chefs d’État et de gouvernement sur le climat</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/15-10-16-women-farmers-challenge-world-leaders-change-climate-agenda" title="Women farmers challenge world leaders to change climate agenda" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/15-10-16-agricultoras-africanas-instan-los-lideres-mundiales-acordar-una-agenda-contra-cambio-climatico" title="Agricultoras africanas instan a los líderes mundiales a acordar una agenda contra el cambio climático" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Fri, 16 Oct 2015 14:27:03 +0000 Guest Blogger 27935 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/27935#comments Inégalités et changement climatique : les deux grands défis de 2015 pour les dirigeant-e-s mondiaux http://l.blogs.oxfam/en/node/24834 <div class="field field-name-body"><p>Cette année, les dirigeant-e-s de ce monde vont devoir faire face à des défis sans précédent. </p> <p>Des progrès considérables ont été accomplis au cours des dix dernières années. Les taux de pauvreté sont en recul à travers le monde. Les taux de mortalité infantile et maternelle diminuent, et davantage d’enfants sont scolarisés. Le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde baisse, même si beaucoup trop lentement encore. </p> <p>Pourtant, les inégalités économiques extrêmes prennent des proportions vertigineuses et continuent de s’aggraver. Du Ghana à l’Allemagne, de l’Afrique du Sud à l’Espagne, le fossé entre les riches et les pauvres se creuse rapidement. Au Forum économique mondial de l’an dernier, Oxfam a révélé un chiffre qui a défrayé la chronique : les 85 plus grandes fortunes mondiales possédaient autant que 3,5 milliards de personnes. <strong>Aujourd’hui, un an après, cet écart extrême s’est encore accentué : ce sont désormais 80 personnes qui possèdent autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité. </strong></p> <p>Dans les pays riches comme dans les pays pauvres, ces inégalités alimentent les conflits, fragilisent la démocratie et nuisent à la croissance même. Il y a peu, on accusait de jalousie quiconque s’inquiétait des inégalités. Mais au cours de l’année dernière, cette préoccupation est officiellement devenue tendance : des personnalités très diverses comme le pape, Christine Lagarde ou le président Obama ont mis en garde contre les conséquences des inégalités. De plus en plus de voix s’accordent à dire que, si rien n’est fait, les inégalités économiques feront reculer la lutte contre la pauvreté et menaceront la stabilité du monde. </p> <p>En même temps, les effets du changement climatique exacerbent cet écart grandissant. Avec l’augmentation des températures, les phénomènes météorologiques extrêmes se multiplient et s’intensifient, détruisant récoltes et moyens de subsistance, contrecarrant les efforts des personnes à faible revenu pour nourrir leur famille. Les moins responsables sont ceux qui en souffrent le plus. </p> <p><strong>Les inégalités et le changement climatique. Voilà les défis cruciaux de 2015.</strong> Cette année sera celle où nous devrons définir concrètement la voie à suivre pour bâtir un monde juste et durable. </p> <h3>Que pouvons-nous faire ? </h3> <p>Ces grands défis mondiaux exigent des mesures vigoureuses. </p> <p>Au mois d’octobre de l’an dernier, Oxfam a lancé une campagne internationale pour lutter contre les inégalités : « À égalité ! ». Dans ce cadre, nous nous sommes engagés à promouvoir la mise en œuvre, au cours des prochaines années, d’un plan d’action en sept points visant à réduire l’écart entre les riches et les pauvres. Ce plan préconise des mesures aussi diverses que le financement de la gratuité des services publics de santé et d’éducation, la promotion d’un travail et un salaire décents, et la participation politique de toutes et tous. </p> <h3>Sommet mondial sur la fiscalité en 2015</h3> <p>Cette année, <strong>nous devrons concentrer nos énergies sur la réforme du système fiscal international en premier lieu.</strong> Pour progresser dans la lutte contre les inégalités, il est nécessaire de mettre sur pied un processus plus vaste et plus ambitieux, permettant à tous les pays de participer sans exclusive et visant à corriger les failles du système fiscal international, à empêcher les multinationales d’échapper à l’impôt et à donner aux États les ressources dont ils ont besoin pour réduire la pauvreté et les inégalités. Le système fiscal international d’hier n’est pas adapté aux besoins d’aujourd’hui – et encore moins équitable. 2015 doit être l’année de la réforme de ces règles internationales fragmentées qui profitent aux individus qui se soustraient à leur obligation civique et laissent les plus démunis payer la note. </p> <p>C’est pourquoi <strong>Oxfam réclame un sommet mondial sur la fiscalité en 2015</strong>, qui permette la concertation de tous les pays, riches et pauvres, sur la création d’un organe permanent définissant, mettant en application et arbitrant des règles fiscales internationales plus équitables. </p> <h3>La lutte contre le changement climatique</h3> <p>Concernant le changement climatique, si nos gouvernements se montrent à la hauteur du défi, 2015 pourrait bien être une année décisive. L’an dernier, les toutes dernières évaluations scientifiques ont confirmé plus nettement que jamais l’ampleur du danger auquel nous expose le réchauffement de la planète. Et la réponse citoyenne ne s’est pas fait attendre. En septembre, je me suis jointe aux centaines de milliers de personnes descendues dans les rues de New York pour réclamer de vraies mesures de lutte contre le changement climatique. Des milliers d’autres citoyennes et citoyens se sont associés à ce mouvement dans d’autres villes à travers le monde. </p> <p><strong>Cette année, les États ont la possibilité de parvenir à un accord</strong>, sous l’égide de l’ONU, qui pourrait marquer un tournant dans les efforts pour réduire et, in fine, cesser les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi assurer l’aide dont ont besoin les communautés vulnérables pour s’adapter aux changements climatiques. </p> <p>Ces derniers mois, des entreprises du secteur privé ont pris des engagements encourageants en matière de financement climat et d’énergie propre. </p> <p>Mais en fin de compte, les gouvernements doivent montrer la voie et s’attaquer résolument aux problèmes qui nuisent le plus aux populations et à notre planète. Un engagement politique est indispensable pour susciter l’action internationale que réclament un nombre croissant de citoyennes et citoyens à travers le monde. </p> <p>Je me réjouis à l’avance des débats francs et constructifs qui auront lieu à Davos sur ces problèmes qui menacent les communautés vulnérables comme les grandes entreprises.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p>Téléchargez le rapport <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/rapports/insatiable-richesse-toujours-plus-pour-ceux-qui-ont-deja-tout%20" rel="nofollow">Insatiable richesse : toujours plus pour ceux qui ont déjà tout</a></strong></p> <p>La campagne d'Oxfam<strong> </strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/campagnes/egalite" rel="nofollow">À égalité !</a></p> </div><div class="field field-name-title"><h2>Inégalités et changement climatique : les deux grands défis de 2015 pour les dirigeant-e-s mondiaux</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/15-01-19-inequality-climate-change-defining-challenges-2015" title="Rising inequality and climate change: The defining challenges for global leaders in 2015" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/15-01-19-desigualdad-y-cambio-clim%C3%A1tico-principales-retos-para-los-l%C3%ADderes-mundiales-en-2015" title="Desigualdad y cambio climático: Principales retos para los líderes mundiales en 2015" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Mon, 19 Jan 2015 00:00:00 +0000 Winnie Byanyima 24834 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/24834#comments Que faut-il faire pour que les gouvernements se décident à agir face au changement climatique ? http://l.blogs.oxfam/en/node/24369 <div class="field field-name-body"><p>Ici à Lima, à l'occasion des négociations de l'ONU sur le climat et après <a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/14-12-02-la-conference-des-nations-unies-sur-le-climat-a-lima-en-six-questions"><strong>deux semaines de discussions</strong></a> au sujet des points essentiels d'un nouveau traité sur le changement climatique, <a href="http://www.oxfam.org/fr/salle-de-presse/communiques/2014-12-14/avis-de-gros-temps-sur-les-negociations-de-paris-2015-sur-le" rel="nofollow"><strong>les gouvernements ne sont pas parvenus</strong></a>, une fois encore, à mettre la planète sur la voie lui permettant de contrôler le réchauffement climatique.</p> <p>Il est consternant de penser que ce même processus de négociation de l'ONU a démarré il y a 20 ans ! Que faut-il faire pour que les gouvernements se décident à agir ?</p> <h3>Des raisons de se montrer optimiste</h3> <p>Cependant, étrangement, alors que je m'apprête à quitter Lima, je me sens très optimiste.</p> <p>La semaine dernière a pourtant mal commencé, avec la menace d'un important typhon aux Philippines, le troisième en quatre ans. Heureusement, le <a href="http://www.oxfam.org/fr/urgences/typhon-hagupit-aux-philippines" rel="nofollow"><strong>typhon Hagupit</strong></a> s'est ralenti avant d'atteindre les côtes.</p> <p>Des années d'efforts en matière de réduction des risques de catastrophe, fournis par les communautés locales et le Gouvernement, avec le soutien d'Oxfam et de bien d'autres acteurs, commencent à porter leurs fruits. Alors que tragiquement, 650 000 familles ont été touchées et 21 personnes ont trouvé la mort, le chiffre est faible comparé aux 6 300 victimes du typhon Haiyan l'an dernier.</p> <p><strong>Il va sans dire qu'il reste encore beaucoup à faire pour aider les communautés à s'adapter</strong>, que ce soit aux Philippines ou ailleurs (<a href="http://www.unep.org/newscentre/Default.aspx?DocumentID=2812&amp;ArticleID=11082&amp;l=fr" rel="nofollow"><strong>le PNUE a d'ailleurs publié un rapport</strong></a> estimant que le déficit d'investissement pour l'adaptation au changement climatique dans les pays en développement était de 350 milliards de dollars), mais l'exemple des Philippines montre que l'adaptation n'est pas hors de portée.</p> <h3>Des engagements pour le Fonds vert</h3> <p>Un autre point marquant pour moi a été que les gouvernements se sont enfin engagés à financer le Fonds vert pour le climat — le seuil de 10 milliards de dollars a en effet été atteint à Lima. Oxfam et ses alliés ont travaillé pendant de nombreuses années pour atteindre cet objectif et lorsque nous avons commencé il y a 8 ans, nous doutions de voir ce jour arriver. Alors que nous nous trouvons encore loin des 100 milliards de dollars si nécessaires, qui ont été promis à Copenhague en 2005, nous ne pouvons pas sous-estimer les résultats obtenus, dans une période à laquelle l'aide au développement est de moins en moins populaire.</p> <p><strong>Même l'Australie, l'un des plus farouches opposants</strong> aux mesures en faveur du climat, a cédé à la pression internationale et s'est engagée ici à Lima à verser 200 millions de dollars au Fonds vert pour le climat. À présent, nous devons nous assurer que les ressources mobilisées sont utilisées de manière optimale, dans le cadre de projets qui réduisent réellement les émissions et qui protègent les populations et les économies des ravages du changement climatique.</p> <h3>La population péruvienne manifeste...</h3> <p>Depuis que je suis ici, j'ai été stimulé et ému par la force et la détermination de la population péruvienne, elle qui se trouve en première ligne du combat contre les pollueurs et le changement climatique. Cette semaine, 15 000 personnes (la plus grande manifestation jamais organisée en Amérique latine) se sont rendues à Lima et ont immobilisé la ville : des peuples autochtones (faisant face aux mêmes menaces que la communauté Saweto dont les leaders ont perdu la vie en protégeant les arbres et les rivières de la forêt tropicale contre les activités forestières et minières illégales), des femmes rurales d'Amérique centrale et du Sud défendant le droit d'exploiter leurs terres face aux grandes entreprises agricoles, des syndicats demandant des emplois meilleurs et plus écologiques, et des milliers d'autres personnes de tous les horizons, unies pour un appel à l'action en faveur du climat et en faveur des droits fondamentaux. Cette manifestation incarne l'essence même de la lutte contre le changement climatique : un combat mené par le peuple, pour le peuple.</p> <h3>... pour la conclusion d'un accord à Paris en 2015</h3> <p>Alors que nous nous dirigeons vers la dernière année des négociations de l'ONU pour un accord mondial sur le climat, des groupes de la société civile venant du monde entier se sont rassemblés ici à Lima. Des syndicats, des ONG œuvrant pour la protection de l'environnement et pour le développement, des groupes religieux, ainsi que des mouvements sociaux d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, se sont engagés à faire de 2015 une année décisive, celle pendant laquelle les gouvernements et le secteur privé cèderont aux demandes des populations et auront le courage de prendre les mesures requises pour tous nous protéger du changement climatique.</p> <h3>Nous rejoindrez-vous et ferez-vous partie de l'histoire en 2015 ?</h3> <ul><li><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/action/empechez-que-le-changement-climatique-naggrave-la-faim-dans-le-monde" rel="nofollow">Signez la pétition </a>pour demander aux gouvernements d'agir face au changement climatique et à la menace qu'il fait peser sur la sécurité alimentaire</strong></li> <li><strong><strong>Suivez-nous sur <a href="http://twitter.com/@oxfam_fr" rel="nofollow">@Oxfam_fr</a></strong></strong></li> <li><strong><strong><a href="http://twitter.com/@oxfam_fr" rel="nofollow"><strong>Partagez les images et affiches de la campagne </strong></a><strong><a href="http://www.pinterest.com/oxfaminternatl/cultivons-la-terre-la-vie-le-monde/" rel="nofollow">CULTIVONS sur Pinterest</a></strong></strong></strong></li> </ul><p> </p></div><div class="field field-name-title"><h2>Que faut-il faire pour que les gouvernements se décident à agir face au changement climatique ?</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-12-17-el-final-de-la-cmnucc-cop20-en-per%C3%BA-%C2%BFa-qu%C3%A9-est%C3%A1n-esperando-los-gobiernos-para-actuar" title="El final de la CMNUCC COP20 en Perú: ¿A qué están esperando los Gobiernos para actuar?" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-12-15-end-unfccc-cop20-peru-what-will-it-take-governments-act" title="The end of UNFCCC COP20 in Peru: What will it take for governments to act?" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Wed, 17 Dec 2014 08:42:15 +0000 Celine Charveriat 24369 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/24369#comments Climat : plus une minute à perdre, accentuons la pression pour que ça bouge http://l.blogs.oxfam/en/node/18871 <div class="field field-name-body"><p>Depuis le sommet de Copenhague sur le changement climatique, à la fois beaucoup et trop peu de changements ont eu lieu. <strong>On ne peut plus dire que le changement climatique s’annonce ; il est déjà là. Au cours des cinq dernières années, les catastrophes liées au climat ont touché plus de 650 millions de personnes et fait plus de 112 000 morts.</strong></p> <p>Le changement climatique menace de faire reculer le développement. En détruisant les infrastructures, les récoltes et autres sources de revenus, il prive des millions de personnes des moyens de manger à leur faim et de se sortir de la pauvreté. La facture de ce chaos est énorme : près de 500 milliards de dollars sur cinq ans, soit trois fois plus que pour l’ensemble des années 1970.</p> <p>Pourtant l’inertie persiste. Les engagements internationaux visant à faire reculer la menace du changement climatique semblent être restés sans suite, tant sur le plan de la réduction des émissions de gaz à effet de serre que sur celui de la mobilisation des financements nécessaires aux pays en développement pour réduire leurs émissions et s’adapter aux effets désormais inévitables du changement climatique. </p> <h3>Les ambitions politiques de Copenhague n'ont pas progressé</h3> <p>Alors que <strong><a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blog/09-12-18-excusez-moi-messieurs-mais">les chefs d’État et de gouvernement s’étaient mis d’accord à Copenhague, en 2009</a></strong>, pour limiter le réchauffement climatique à 2 °C, leurs engagements de réduction des émissions se sont révélés insuffisants. Depuis lors, <strong>aucun pays n’a augmenté ses objectifs d’atténuation</strong> et certains, comme le Canada et le Japon, sont même revenus sur leurs engagements initiaux. La planète se dirige donc vers un réchauffement de près de 4 °C d’ici à la fin du siècle et nous pouvons nous attendre à des effets catastrophiques. </p> <p>Les chefs d’État et de gouvernement avaient également souhaité la mise en place du « Fonds vert pour le climat », et les pays riches s’étaient engagés à mobiliser 30 milliards de dollars entre 2010 et 2012, puis 100 milliards par an d’ici 2020, afin d’aider les pays pauvres à lutter contre le changement climatique. Là encore, les ambitions politiques n’ont pas progressé : <strong>une poignée de pays seulement se sont engagés à augmenter leurs financements au cours des prochaines années. </strong>Au mieux, 16 à 17 milliards de dollars seront mobilisés cette année, qui pourraient en fait se limiter à 8 ou 9 milliards, compte tenu des subterfuges comptables. </p> <h3>Un nouvel élan à la lutte contre le changement climatique est nécessaire</h3> <p>Pendant ce temps, les subventions aux énergies fossiles ne cessent d’augmenter, malgré la nette baisse du coût des énergies renouvelables et les appels à l’action de plus en plus pressants de citoyennes et citoyens du monde entier.</p> <p>Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a invité tous les chefs d’État et de gouvernement, les magnats de la finance et de l’industrie, ainsi que les organisations de la société civile à un sommet sur le climat, cette semaine, dans le but de donner un nouvel élan à la lutte contre le changement climatique. <strong>Ce sommet est une nécessité.</strong> Face à cette crise climatique qui se développe, nous devons passer à la vitesse supérieure. </p> <p>Les dirigeant-e-s mondiaux ont du pain sur la planche. Syrie, Irak, Soudan du Sud, Somalie... <strong>Nous avons rarement connu autant de crises internationales que ces dernières années. </strong>Mais si le changement climatique n’est pas le seul problème auquel nos dirigeant-e-s doivent faire face, c’est à bien des égards le plus abordable. Contrairement à nombre de crises politiques actuelles pour lesquelles il est difficile d’identifier les solutions, <strong>nous savons quelles mesures mettre en œuvre pour enrayer le changement climatique.</strong> Nous sommes d’accord avec Ban Ki-moon quand il dit : « Au lieu de nous demander si nous avons les moyens d’agir, nous devrions nous demander ce qui nous arrête, qui nous arrête et pourquoi. » Seuls les intérêts particuliers de l’industrie des énergies fossiles nous retiennent de construire un avenir plus sûr.</p> <h3>Les annonces du secteur privé ne suffiront pas</h3> <p>Malheureusement, il semble que ce sommet ne suffira pas à nous remettre sur la bonne voie. La plupart des chefs d’État et de gouvernement devraient venir les mains vides à la table des négociations. Les annonces du secteur privé tentent de combler ce vide politique. Mais, même si des engagements encourageants seront pris, trop risquent de n’être guère plus que des opérations d’écoblanchiment qui ne nous mèneront pas loin. </p> <p>Les entreprises progressistes doivent, selon les propres termes de Ban Ki-moon, « <strong>contrer les climatosceptiques et les intérêts établis</strong> ». Le secteur privé peut, à cet effet, faire pression sur les gouvernements pour une réglementation plus rigoureuse, plus d’efficacité énergétique et plus d’investissements dans les énergies renouvelables. Les entreprises peuvent également réduire leurs propres émissions et supprimer progressivement les émissions fossiles de leurs opérations.</p> <p>Mais les promesses d’initiatives volontaires de la part du secteur privé ne suffiront pas. <strong>Un engagement politique et une réglementation officielle sont indispensables</strong> pour susciter l’action internationale qui s’impose compte tenu des connaissances scientifiques et que réclament un nombre croissant de citoyennes et citoyens à travers le monde. </p> <p>Le sommet de cette semaine ne sera considéré comme un succès que s’il apporte un regain d’énergie et relance l’action en vue de la conclusion d’un nouvel accord international sur le climat au sommet de Paris, à la fin 2015. Les États devront alors prendre des engagements clairs et fermes, suivant les connaissances scientifiques et le principe de l’équité.</p> <p>Le changement climatique est un phénomène bien réel ; il fauche des vies et aggrave la faim dans le monde. Son coût humain et économique ne cesse de s’alourdir, et tout atermoiement ne fait qu’empirer les choses.<strong> Il nous faut un changement radical. </strong>C’est pourquoi<strong> <a href="http://peoplesclimate.org/" rel="nofollow">nous sommes descendus dans les rues à New York et ailleurs ce 21 septembre</a></strong>. Avec des dizaines de milliers d’autres personnes, nous affirmons qu’il est temps d’empêcher le changement climatique d’aggraver la faim dans le monde et de construire un avenir de paix et d’équité. </p> <p><em>Photo : Winnie Byanyima, directrice générale d'Oxfam International, et Amina J Mohammed, conseillère spéciale auprès du Secrétaire général des Nations unies sur la planification du développement après 2015, lors de la marche pour le climat à New York</em></p> <h3>Agissez</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/action/empechez-que-le-changement-climatique-naggrave-la-faim-dans-le-monde" rel="nofollow">Joignez-vous</a></strong> à nous pour exiger que les États et les grandes entreprises prennent les mesures qui s'imposent pour empêcher le changement climatique d'aggraver la faim dans le monde.</p></div><div class="field field-name-title"><h2>Climat : plus une minute à perdre, accentuons la pression pour que ça bouge</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-09-23-calentemos-el-debate-sobre-el-cambio-clim%C3%A1tico-no-hay-tiempo-que-perder" title="Calentemos el debate sobre el cambio climático. No hay tiempo que perder" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-09-19-turning-heat-climate-action-no-time-delay" title=" Turning up the heat on Climate action – no time for delay" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Tue, 23 Sep 2014 09:19:48 +0000 Winnie Byanyima 18871 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/18871#comments L'histoire d'une femme luttant contre le changement climatique (et comment vous pouvez rejoindre son combat) http://l.blogs.oxfam/en/node/10633 <div class="field field-name-body"><h3>L'histoire de Virginia</h3> <p>« Je vois que le climat change énormément, affirme Virginia Ñuñonca, une éleveuse et dirigeante communautaire de l'altiplano péruvien. Ce n'était pas comme ça avant. Aujourd'hui, avec le froid et le gel, l'herbe devient parfois vraiment sèche. »</p> <p>Virginia constate d'elle-même la principale menace à la lutte contre la faim : le changement climatique. Des femmes et des hommes souffrent déjà de la faim à cause du changement climatique. Une météo capricieuse et des saisons imprévisibles sèment le chaos chez les agriculteurs du monde entier. Le prix des denrées alimentaires flambent, tandis que la qualité décroît. Le changement climatique va bientôt changer nos habitudes alimentaires.</p> <p>Jusque-là, tout va mal. Mais la bonne nouvelle c'est qu'ensemble, nous pouvons inverser cette tendance.</p> <p><strong>Rejoignez-nous dès maintenant pour empêcher que le changement climatique n’aggrave la faim dans le monde :</strong></p> <p></p> <p>La lutte contre le changement climatique a déjà commencé. Au Pérou, Oxfam a aidé Virginia à s'adapter à la météo imprévisible en construisant un réservoir, et en la formant à l'utilisation des systèmes d'irrigation. « Le réservoir ainsi que la formation reçue m'ont motivée, je me suis sentie encouragée », confie-t-elle. Suite à la construction du réservoir, elle a creusé des canaux d'irrigation supplémentaires, a acheté et posé elle-même les tuyaux.</p> <p></p> <p>Aujourd'hui, les pâtures vertes luxuriantes de Virginia nourrissent un troupeau de vaches laitières. « Je peux vendre le lait et le fromage que je produis... Et faire mes propres yaourts afin de nourrir mes enfants. Le lait, c'est sacré. C'est une bénédiction », déclare-t-elle.</p> <p>Mais elle ne s'arrête pas là. « Je ne veux pas être la seule à utiliser ce réservoir, dit-elle. Je souhaite que tous mes voisins s'approvisionnent en lait, qu'ils vivent et qu'ils avancent. »</p> <h3>Ce que vous pouvez faire</h3> <p>Des millions de personnes dans le monde agissent déjà afin de lutter contre le changement climatique dans leur vie de tous les jours, que ce soit en prenant des mesures d'adaptation au changement climatique en Amérique du Sud ou en adoptant de nouvelles façons de cuisiner intelligemment en Europe. Mais les gouvernements et les entreprises doivent également apporter leur contribution.</p> <p><strong>Rejoignez-nous afin de pousser les gouvernements à :</strong></p> <ul><li>Réduire les émissions nuisibles. </li> <li>Aider les agriculteurs et agricultrices comme Virginia à s'adapter au changement climatique. </li> <li>Veiller à ce qu'il y ait assez de denrées alimentaires de qualité pour toutes et tous.</li> </ul><p><strong>Faites entendre votre voix dès maintenant pour empêcher que le changement climatique n’aggrave la faim dans le monde. </strong></p> <p></p> <p>En 2014, nous allons nous attaquer aux plus grandes entreprises du monde, en commençant par l'industrie alimentaire et des boissons. Et nous allons tout mettre en œuvre pour obtenir des engagements concrets de la part des États lors du sommet spécial de l'ONU sur le changement climatique.</p> <p>Nous vous contacterons pour vous montrer comment vous pouvez faire pression et agir au quotidien afin que, aujourd'hui comme demain, plus personne ne souffre jamais de la faim.</p> <p>Ensemble, nous pouvons remporter la lutte contre la faim.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong><a href="http://oxf.am/if8" rel="nofollow">Participez à la campagne sur la justice climatique et alimentaire.</a></strong></p> <p><strong>Document de discussion: <a href="http://oxf.am/ie8" rel="nofollow">Faim et réchauffement climatique, même combat: Comment empêcher le changement climatique d’enrayer la lutte contre la faim.</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>L&#039;histoire d&#039;une femme luttant contre le changement climatique (et comment vous pouvez rejoindre son combat)</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-03-25-la-lucha-de-una-mujer-contra-el-cambio-climatico-y-como-puedes-unirte-ella" title="La lucha de una mujer contra el cambio climático (y cómo puedes unirte a ella)" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-03-25-one-womans-story-fighting-climate-change-how-you-can-join-her" title="One woman’s story of fighting climate change – and how you can join her" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Tue, 25 Mar 2014 00:00:00 +0000 Georgi York 10633 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/10633#comments Pourquoi, aux côtés de centaines de personnes, j’ai quitté la table des négociations à Varsovie http://l.blogs.oxfam/en/node/10521 <div class="field field-name-body"><p><strong>Jeudi 21 novembre, suivie par des centaines de personnes du monde entier, j’ai claqué la porte à la 19e Conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques.</strong> Depuis longtemps, Oxfam prend une part active à ces négociations, mettant tout en œuvre pour lutter contre le <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/about/issues/climate-change" target="_blank" rel="nofollow">changement climatique</a></strong> et pour soutenir les personnes qui en subissent les effets. Chaque jour, la nécessité que les gouvernements contribuent à cet effort se fait encore plus pressante. Mais au fil des ans, les négociations semblent n’être devenues plus qu’un rituel. C’est à peine si elles ont progressé sur les dossiers de la réduction des émissions ou de la mobilisation des 100 milliards de dollars promis par les États à l’horizon 2020, pour aider les populations touchées par le changement climatique.</p> <p>Nous avons mené campagne avec énergie et détermination. Pourtant, les appels du public exhortant les États à agir de toute urgence semblent tomber dans l’oreille d’un sourd. Cette année, les négociations se sont enfoncées davantage encore dans l’ornière : de connivence avec l’industrie du charbon, le gouvernement polonais, qui organisait la conférence, a présenté le « charbon propre » comme une solution au changement climatique, alors qu’il n’en est rien. L’<strong><a href="http://www.actualites-news-environnement.com/24493-emissions-Emirats-Arabes-Unis-Australie-Etats-Unis-classement.html" target="_blank" title=" Les Emirats Arabes Unis, l’Australie et les Etats-Unis au sommet du classement (actualites-news-environnement.com)" rel="nofollow">Australie</a></strong> a battu en brèche le principe même du financement de la lutte contre le changement climatique. Le <strong><a href="http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00564357-le-japon-renonce-a-ses-objectifs-ambitieux-sur-le-climat-629754.php" target="_blank" title="Le Japon renonce à ses objectifs ambitieux sur le climat (Les Echos)" rel="nofollow">Japon</a></strong> a même promis d’augmenter – au lieu de réduire – ses émissions !</p> <h3>Ça suffit !</h3> <p>Cette année nous offre une occasion sans précédent de renouer avec des hommes et des femmes du monde entier et de commencer, à Varsovie, à mettre sur pied un puissant mouvement en faveur de la lutte contre le changement climatique. Le mouvement de solidarité avec les Philippines, la grève de la faim du <strong><a href="/fr/blogs/13-11-12-un-plaidoyer-vibrant-de-l’ambassadeur-des-philippines-pour-la-lutte-contre-le-changem" target="_blank" rel="nofollow">délégué philippin Yeb Saño</a></strong> et <strong><a href="https://secure.avaaz.org/en/petition/Stand_with_the_Philippines/" target="_blank" title="Stand with the Philippines" rel="nofollow">toutes les personnes</a></strong> qui se sont jointes à lui sont animés par une conviction inébranlable, ont une forte résonance et prennent une importance considérable. Le monde entier s’impatiente.</p> <p>C’est l’heure de montrer aux États que leur manque de volonté politique est absolument inacceptable. Que, partout dans le monde, les populations exigent des mesures concrètes. Et qu’aucun responsable politique ne saurait plus longtemps fermer les yeux sur le changement climatique. C’est pourquoi de si nombreux individus et organisations ont quitté la table des négociations : il s’agit de rallier le public pour revenir plus en force que jamais en 2014. À bientôt.</p> <p><strong><em>Et vous ? Seriez-vous resté-e ou seriez-vous également parti-e ?</em></strong><em> Dites-nous ce que vous en pensez en postant un commentaire ci-dessous ou en envoyant un tweet <strong><a href="https://twitter.com/oxfam_fr" target="_blank" rel="nofollow">@Oxfam_fr</a></strong>.</em></p> <h3>Sur le même sujet</h3> <p><strong>Blog : </strong><a href="/fr/blogs/13-11-12-un-plaidoyer-vibrant-de-l’ambassadeur-des-philippines-pour-la-lutte-contre-le-changem" rel="nofollow">Un plaidoyer vibrant de l’ambassadeur des Philippines pour la lutte contre le changement climatique</a></p> <p><a href="/fr/blogs/13-11-14-cop19-pourquoi-oxfam-grosses-tetes-font-campagne-pologne" rel="nofollow">Pourquoi faisons-nous campagne avec les Grosses Têtes en Pologne à la COP19 ?</a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Pourquoi, aux côtés de centaines de personnes, j’ai quitté la table des négociations à Varsovie</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/13-11-22-por-que-encabece-el-grupo-que-abandono-las-negociaciones-sobre-cambio-climatico-de-na" title="Por qué encabecé el grupo que abandonó las negociaciones sobre cambio climático de Naciones Unidas" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/13-11-21-why-i-was-part-hundreds-people-walking-out-un-climate-talks" title="Why I was part of hundreds of people walking out of the UN climate talks" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Thu, 21 Nov 2013 00:00:00 +0000 Winnie Byanyima 10521 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/10521#comments Pourquoi faisons-nous campagne avec les Grosses Têtes en Pologne à la COP19 ? http://l.blogs.oxfam/en/node/10509 <div class="field field-name-body"><p><strong>Vous êtes probablement au courant qu’Oxfam est actuellement présente, dans le froid de Varsovie, à la conférence des Nations unies sur le changement climatique. Mais qu’est-ce que cela signifie et que faisons-nous ici ?</strong></p> <p>Chaque année, des gouvernements, des ONG (organisations non gouvernementales), des organisations communautaires, des médias et des personnes du monde entier se réunissent à la <strong><a href="/fr/blogs/13-11-12-trois-choses-sur-la-pologne-qui-devraient-inspirer-les-negociations-sur-le-climat" rel="nofollow">conférence des Nations unies sur le climat</a></strong> et passent deux semaines à réfléchir à des solutions au problème colossal du changement climatique. Cet événement attire toujours beaucoup de monde, il s’avère souvent fascinant et parfois très frustrant car, pour différentes raisons (souvent financières), certains pays font de leur mieux pour empêcher d’avancer.</p> <p>Cette année, Oxfam est présente lors de ces négociations pour faire campagne sur certains sujets importants.</p> <h3>Une crise climatique est une crise alimentaire</h3> <p>La hausse des températures a <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/policy/bouleversement-croissant" target="_blank" title=" changement climatique, alimentation et lutte contre la faim" rel="nofollow">un impact considérable sur l’alimentation</a></strong>. À moins que nous ne parvenions à maîtriser le changement climatique, le prix des denrées alimentaires continuera d’augmenter, les inondations et les sécheresses ravageront les cultures, les pertes de récoltes se multiplieront, la qualité de l’alimentation baissera, des agriculteurs du monde entier peineront à s’en sortir, et des millions de personnes se retrouveront prises au piège de la faim chronique. Nous pouvons empêcher que cela ne devienne notre nouvelle réalité. Mais il faut agir dès maintenant.</p> <p>Afin de marquer le coup d’envoi des négociations, nous avons invité <strong><a href="http://www.flickr.com/photos/oxfam/10777742353/in/set-72157637517971514" target="_blank" rel="nofollow">quatre de nos grosses têtes d’Oxfam (Abe, Hollande, Merkel et Obama)</a></strong> à vendre de la nourriture sur un fameux marché de Varsovie. Malheureusement, la nourriture que ces quatre dirigeants mondiaux avaient à offrir était en faible quantité, de mauvaise qualité et trop chère, résultat du changement climatique. <strong><a href="http://www.flickr.com/photos/oxfam/sets/72157637517971514/" target="_blank" rel="nofollow">Jetez un œil à nos photos.</a></strong></p> <h3>Le changement climatique coûte cher</h3> <p>Les pays riches ont promis d’aider les pays pauvres à s’adapter au changement climatique et à réduire leurs émissions. Ensemble, ils ont promis de mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020. Bonne nouvelle ! Mais<strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/pressroom/pressrelease/2013-11-11/cop19-flou-financement-changement-climatique-pays-pauvres" rel="nofollow"> ils n’ont encore rien fait pour tenir leurs promesses</a></strong>. Cette année, tous les pays développés doivent annoncer les montants qu’ils verseront jusqu’à 2020, et adopter des plans pour réussir ensuite à mobiliser les 100 milliards de dollars chaque année.</p> <p>Les pays riches souhaitent avoir recours au secteur privé pour financer leur engagement de 100 milliards de dollars. Mais les financements privés seront investis dans une optique de rentabilité. Ils ne parviendront pas aux populations les plus pauvres et les plus vulnérables, qui ont du mal à s’adapter au changement climatique. Il est très important qu’au moins la moitié des 100 milliards de dollars soient affectés aux efforts d’adaptation, afin de veiller à ce que les personnes pauvres puissent surmonter les effets du changement climatique.</p> <h3>Nous devons réduire les émissions</h3> <p>Le changement climatique nuit à la production alimentaire et aggrave la faim dans le monde. Plus nous tarderons à agir, <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/policy/terre-rechauffe-prix-flambent-cout-alimentaire-changement-climatique" target="_blank" title=" le coût alimentaire du réchauffement climatique" rel="nofollow">plus le coût sera élevé</a></strong> en termes de destruction de cultures, de pertes de vies humaines et en termes financiers.</p> <p>Les États doivent impérativement réduire davantage leurs émissions au cours des sept prochaines années. Et d’ici l’année prochaine, ils doivent également prendre des engagements justes et ambitieux qui s’inscrivent dans la durée. Les États doivent arrêter de sélectionner les objectifs de réduction des émissions comme bon leur semble (le meilleur moyen d’aller droit à la catastrophe politique et climatique) et doivent se fixer des objectifs correspondant aux besoins établis par la science et satisfaisant à des critères d’équité.</p> <h3>Nous ne pouvons compter sur les énergies polluantes</h3> <p>Les énergies polluantes (le charbon et le pétrole) sont le moteur principal du changement climatique. Elles sont vouées à détraquer le climat et, par la même occasion, à anéantir toute possibilité de mettre un terme à la faim. Les gouvernements doivent commencer dès aujourd’hui à investir dans les énergies propres et dans la sécurité climatique et alimentaire de demain.</p> <p>Le Gouvernement polonais se sert de la conférence pour promouvoir la <strong><a href="http://www.euractiv.fr/energie/le-charbon-propre-et-le-climat-s-news-530691" target="_blank" title="Mélange des genres en Pologne entre climat et charbon &quot;propre&quot; - Euractiv" rel="nofollow">fausse solution du « charbon propre »</a></strong> (la Pologne tire de larges profits du charbon). Il ne prend pas au sérieux le changement climatique. Il ne faut pas le laisser parasiter les négociations ou saboter la lutte contre le changement climatique en Europe et ailleurs.</p> <p>Nous sommes donc présents ici pour nous entretenir avec les gouvernements, les organisations caritatives et les personnes affectées par le changement climatique afin d’insister sur ces points importants et essayer de garantir que nous mettions un terme au changement climatique, et à la faim, dès que possible.</p> <h3>Suivez Oxfam à Varsovie sur<strong><a href="/fr/cultivons" rel="nofollow"> notre blog</a></strong> ou sur Twitter : <a href="https://twitter.com/oxfam_fr" target="_blank" rel="nofollow">@Oxfam_fr</a> et <a href="https://twitter.com/@OxfamAtCOP" target="_blank" rel="nofollow">@OxfamAtCOP</a></h3> <h3>&gt;&gt; Contribuez à notre <a href="http://www.oxfam.org/fr/appel-haiyan" rel="nofollow">aide d'urgence aux Philippines</a></h3></div><div class="field field-name-title"><h2>Pourquoi faisons-nous campagne avec les Grosses Têtes en Pologne à la COP19 ?</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/13-11-13-four-reasons-why-oxfam-big-heads-campaigning-poland-climate-talks" title="Four reasons why Oxfam – and the Oxfam big heads – are at the UN Climate Talks in Poland" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/13-11-14-por-que-oxfam-y-sus-cabezudos-estan-haciendo-campana-en-polonia" title="Cuatro razones por las que Oxfam y sus cabezudos están haciendo campaña en Polonia" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Thu, 14 Nov 2013 11:41:52 +0000 Al Kinley 10509 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/en/node/10509#comments