Haïti : Oxfam forme des équipes et transfert progressivement la gestion de l’approvisionnement en eau

Pour Oxfam et les centaines de milliers de victimes du séisme résidant dans les camps éparpillés à travers Port-au-Prince, la capitale haïtienne, la phase de transition et de transfert de responsabilité à des comités locaux a commencé.

Depuis plus d’un an, Oxfam fournit de l’eau chlorée (jusqu’à 300 millions de litres par mois) pour aider à prévenir les maladies en s’assurant que les individus aient accès à une source d’eau saine et fiable pour boire et cuisiner.

Mais depuis la mi-février, l’organisation a commencé à transférer cette responsabilité, de même que celle de la collecte des déchets solides, aux comités des camps qui ont été formés pour superviser la gestion de la vente d’eau, de la chloration et des déchets solides. L’objectif est de donner aux individus les moyens de contrôler l’eau, ce qui signifie également de payer pour son usage.

Avant le séisme de janvier 2010, un grand nombre d’individus devaient payer leur eau. Le coût moyen d’une bonbonne de 20 litres était de 12 cents. L’année dernière, au mois de juin, la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (Dinepa) a demandé aux organismes d’aide tels Oxfam d’essayer de trouver d’autres solutions, plus durables, à l’approvisionnement en eau, qui était alors transportée par camion et distribuée gratuitement. La Dinepa pense que, si les organismes d’aide continuent de fournir gratuitement de l’eau, elle ne sera pas en mesure de construire un système permanent.

En réponse à la demande de la Dinepa, Oxfam va un peu plus loin pour s’assurer que cette transition s’accompagne d’avantages pour les résidents : les 12 cents facturés pour chaque bonbonne de 20 litres couvrent également la collecte des déchets solides deux fois par semaine dans les camps où travaille Oxfam.

Oxfam ne va pas quitter les camps pour autant. Alors que les communautés prennent la responsabilité de leurs services d’eau et d’assainissement, Oxfam déploiera une équipe de spécialistes dont la mission sera d’examiner et d’entretenir les infrastructures - les conduites d’eau, les robinets - et s’assurer de la qualité des services dans les camps. Oxfam continuera également de vidanger les latrines.

Et l’équipe mobile aura la capacité d’intervenir en cas de nouvelle épidémie dans les zones où Oxfam est en activité. Au cours de l’épidémie récente de choléra, peu de cas ont été signalés dans les camps où Oxfam était présent - un signe que ses efforts de promotion de l’hygiène ont porté leurs fruits.

En savoir plus

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