Oxfam International Blogs - protection des civils http://l.blogs.oxfam/es/tags/protection-des-civils es Des milliers de réfugiés syriens aux prises avec les intempéries http://l.blogs.oxfam/es/node/24815 <div class="field field-name-body"><h3>Nous venons en aide aux familles de réfugiés de Syrie touchées par la neige et les intempéries.</h3> <p>À Chekka, dans le nord du Liban, Raneem, six ans, ne parvient pas à dormir. Dans sa tente où s’infiltre une pluie glaciale et qui menace de s’écrouler sous les rafales de vent, elle garde les yeux écarquillés tout en se pelotonnant contre sa maman. <a href="http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/201501/06/01-4832922-une-puissante-tempete-hivernale-frappe-le-moyen-orient.php" rel="nofollow"><strong>Une forte tempête a balayé le Proche-Orient</strong></a>, ajoutant aux souffrances et aux difficultés des milliers de réfugiés syriens comme Raneem.  </p> <p>Selon les médias, la tempête a coûté la vie à au moins quatre réfugiés. Pour la petite Raneem comme pour les autres, il est très difficile de se protéger du froid. « Nos enfants sont tous malades, confie Ayman, réfugié syrien au Liban. Ce froid est insoutenable et nous n’avons aucun moyen de les garder au chaud. »  </p> <p><a href="http://www.lorientlejour.com/article/904389/deux-syriens-dont-un-enfant-meurent-de-froid-au-liban-croix-rouge.html" rel="nofollow"><strong>Au Liban</strong></a>, les régions côtières ont subi les assauts de vagues et d’un vent d’une rare violence. <strong>Une <a href="http://observers.france24.com/fr/content/20150112-liban-refugies-syriens-piege-tempete-zeina" rel="nofollow">épaisse couche de neige</a> a enseveli plusieurs sites où sont installés des réfugiés</strong>, bloqué les routes et isolé les bourgades, interdisant tout accès à des soins médicaux. Des tentes se sont affaissées sous le poids des fortes chutes de neige, et les réservoirs d’eau ont gelé. </p> <p><strong>En Jordanie</strong>, les intempéries ont également frappé le <a href="http://www.oxfam.org/fr/multimedia/video/2013-les-voix-de-zaatari-oxfam-aide-des-refugies-syriens-se-faire-entendre-grace-la" rel="nofollow"><strong>camp de réfugiés de Zaatari</strong></a>, le plus grand du pays avec plus 80 000 personnes. Là, des chaussures d’été en plastique aux pieds, les enfants sautillent pour essayer d’éviter les flaques gelées. « Nous avons absolument besoin de caravanes ; nous ne pouvons plus vivre dans des tentes », souligne Abu Ayman..</p> <p><img alt="Six-year-old Raneem huddles near a stove in her family&#039;s shelter in northern Lebanon. Credit: Oriol Andres/Oxfam" title="Six-year-old Raneem huddles near a stove in her family&#039;s shelter in northern Lebanon. Credit: Oriol Andres/Oxfam" height="813" width="1220" class="media-element file-default" typeof="foaf:Image" src="http://l.blogs.oxfam/sites/default/files/raneem-oxfam_oriol_012_web_1220nc.jpg" /></p> <p>Il y a plusieurs semaines, Oxfam avait commencé les préparatifs pour l’hiver. Au Liban, nous avions distribué des bâches de plastique et des bons d’achat, tandis qu’à Zaatari, nous creusions des tranchées autour des tentes pour éviter que la pluie ne les inonde. Des plans d’évacuation avaient également été mis en place, en coordination étroite avec d’autres organisations humanitaires. Mais les réfugiés ont cruellement besoin de vivres, d’eau et d’abris. </p> <p>Au Liban comme en Jordanie, <strong>Oxfam intensifie ses opérations humanitaires pour aider les réfugiés syriens</strong> à s’abriter des intempéries. Nous travaillons avec nos partenaires au Liban pour que les familles puissent reconstruire les tentes endommagées à l’aide de grandes bâches en plastique. Nous distribuons également des kits d’hygiène, comprenant du savon, des couches et des serviettes hygiéniques, pour faire face à des besoins élémentaires. En Jordanie, nos équipes répondent aux besoins les plus urgents en termes d’accès à l’eau et d’infrastructures sanitaires.</p> <p>Pour Raneem et les autres réfugiés qui connaissent leur quatrième hiver en exil, c’est une aide précieuse. Mais alors que la fin de ce conflit sanglant n’est toujours pas en vue, les pays voisins restreignent de plus en plus l’accès des réfugiés syriens vulnérables à leur territoire. Raneem n’a dès lors pas d’autre choix que de se pelotonner contre sa maman et de prier pour que la tempête s’arrête. </p> <h3>Le défi de la protection des réfugiés</h3> <p><img alt="Sandals offer little protection to the feet of children in a refugee settlement in northern Lebanon. Credit: Oriol Andres/Oxfam" title="Sandals offer little protection to the feet of children in a refugee settlement in northern Lebanon. Credit: Oriol Andres/Oxfam" height="813" width="1220" class="media-element file-default" typeof="foaf:Image" src="http://l.blogs.oxfam/sites/default/files/sandals-oxfam_oriol_006_web_1220nc.jpg" /></p> <p>S’éternisant depuis près de quatre ans, le conflit en Syrie a contraint environ 3,3 millions de Syriennes et Syriens, dont plus de la moitié ont moins de 18 ans, à passer la frontière pour chercher refuge.</p> <p>Mais il est désormais plus difficile que jamais de trouver protection dans les pays voisins qui ploient sous le poids de la crise et restreignent de plus en plus l’accès à leur territoire. Fin décembre, le Liban (où une personne sur quatre est un réfugié syrien) a annoncé l’<strong>application d’une nouvelle réglementation imposant aux ressortissants syriens de demander un visa pour entrer dans le pays</strong>. Les « cas humanitaires extrêmes » seront également examinés, encore que le flou demeure sur les critères de détermination de ces cas.</p> <p>Les nouvelles restrictions à l’entrée des Syriens sur le territoire libanais font partie d’une tendance générale inquiétante qui amenuise leurs possibilités d’échapper au conflit. <strong>Les pays voisins, notamment le Liban et la Jordanie, ont jusqu’à présent accueilli un très grand nombre de personnes</strong> fuyant le conflit en Syrie dans une crise sans précédent. Ces pays ont clairement l’obligation de veiller à ce que les réfugiés puissent continuer à trouver protection, mais ils subissent une pression énorme. Ce renforcement des restrictions doit également être considéré comme un échec collectif de la communauté internationale dans son ensemble, les pays voisins ne recevant toujours pas un soutien suffisant de la part des autres États.</p> <p><strong>La communauté internationale doit renforcer son soutien au Liban.</strong></p> <p><em>Oxfam est venue en aide à plus d'1,5 million de personnes en Syrie, au Liban et en Jordanie. Mais les besoins humanitaires restent considérables.</em></p> <p><em>Photos :</em><em>1. Les vents violents ont emporté le toit de l'abri dans lequel Yehia, un agriculteur de Syrie, et sa famille vivaient. Photo : Oriol Andres/Oxfam</em><em>2. Raneem, six ans, se blottit près du poêle dans l'abri dans lequel elle vit avec sa famille, dans le nord du Liban. Photo : Oriol Andres/Oxfam</em><em>3. Des sandales d'été n'offrent qu'une faible protection aux pieds des enfants réfugiés, dans un site de relogement de réfugiés syriens au Liban. Photo : Oriol Andres/Oxfam</em></p> <p><em>Cette mise à jour sur la situation des réfugiés syriens provient de Joëlle Bassoul <a href="http://twitter.com/jobassoul" rel="nofollow"><strong>@jobassoul</strong></a>, Conseillère média d'Oxfam sur la réponse à la crise en Syrie, et est datée du 9 janvier 2015. Pour plus d'informations sur nos activités, suivez <a href="http://twitter.com/Oxfam_fr" rel="nofollow"><strong>@Oxfam_fr</strong></a>.</em></p> <h3>Vous pouvez <a href="http://www.oxfam.org/fr/appel/urgence-syrie" rel="nofollow">soutenir notre action</a> en faisant un don</h3></div><div class="field field-name-title"><h2>Des milliers de réfugiés syriens aux prises avec les intempéries</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/15-01-13-la-batalla-diaria-de-los-refugiados-sirios-contra-el-fr%C3%ADo" title="La batalla diaria de los refugiados sirios contra el frío" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/15-01-09-winter-storm-and-increased-border-restrictions-bring-new-challenges-conflict-weary" title="Winter storm and increased border restrictions bring new challenges to conflict-weary Syrian refugees" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Wed, 14 Jan 2015 14:55:03 +0000 Camilla Jelbart Mosse 24815 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/24815#comments Qui assurera la protection des refugiés au Soudan du Sud ? http://l.blogs.oxfam/es/node/10610 <div class="field field-name-body"><p>Mardi matin, nous avons reçu des mauvaises nouvelles de Malakal. L’équipe d’Oxfam présente sur place a rapporté que la capitale de l’État du Haut-Nil subissait de violents assauts militaires. Nos collègues, qui s’employaient à promouvoir la santé parmi les personnes réfugiées dans l’enceinte de l’ONU, ont dû se mettre à l’abri dans les bunkers de la base. À cette heure, ils attendent encore que les combats se calment, avant d’être vraisemblablement évacués.</p> <p>Plus tard ce jour-là, les rebelles affirmaient avoir repris la ville, jusque là sous le contrôle du gouvernement. La veille, un conflit avait éclaté à l’intérieur du camp : Nuers et Dinkas ont échangé des coups de feu. Quelles que soient les racines politiques de ce conflit, la boîte de Pandore est ouverte et il ne sera pas facile de la refermer.</p> <p>La population de Malakal ne sait pas encore à quoi s’en tenir : selon le camp qui prendra le contrôle, se trouvera-t-elle en relative sécurité ou en grave danger ? Tout dépendra de l’origine ethnique de chacune et chacun – Dinka ou Nuer – et de qui l’emportera – du gouvernement ou de l’opposition.</p> <h3>Quel sort attend les jeunes hommes Nuers déplacés dans l'enceinte de l'ONU?</h3> Farah Karimi visite l'enceinte des Nations unies à Juba, Sud Soudan. Photo : Petterik Wiggers/Oxfam <p>À travers le pays, des centaines de milliers de personnes ont dû fuir, abandonnant leur maison, leurs terres, leur bétail, tout ce qu’elles possédaient, dans les jours et les semaines qui ont suivi l’éruption de violence, le 15 décembre.</p> <p>Une question me taraude tandis que je poursuis ma route vers le nord de l’Ouganda : quel sort attend les jeunes hommes Nuers que j’ai vus dans le camp de déplacés, à la Maison des Nations Unies de Juba. Même dans la capitale du pays, où le gouvernement contrôle la situation, ils ne se sentent qu’en relative sécurité dans l’enceinte de l’ONU. Dans leur esprit, ce pourrait bien être la fin s’ils franchissaient les portes de l’enceinte.</p> <h3>Protéger la population doit être la première responsabilité du gouvernement</h3> <p>Plus alarmant encore, qu’adviendra-t-il des milliers de personnes – Dinkas et Nuers – qui se cachent à travers le pays ? Cette question, c’est aux dirigeants du Soudan du Sud qu’il faudrait la poser. La première responsabilité du gouvernement d’un État est de protéger la population. Les leaders des forces de l’opposition aussi doivent veiller à la protection des personnes habitant les zones qu’ils contrôlent. Or voici un pays où la responsabilité de protection se trouve en fait « sous-traitée » à l’ONU, mais uniquement dans le cadre de son enceinte.</p> <p>En parlant aux réfugiés dans le camp, l’autre jour, j’ai senti la tristesse m’envahir. J’ai aussi été prise de colère face à l’apparente irresponsabilité de ce gouvernement et de l’opposition. La communauté internationale va devoir se décider, je pense. Si ni le gouvernement, ni l’opposition ne peut apporter la protection nécessaire à la population, la communauté internationale va devoir agir et s’interposer entre les parties pour assurer cette protection, non seulement dans le périmètre de l’ONU, mais dans l’ensemble du pays où des milliers de personnes sont abandonnées au désespoir.</p> <p><em>Farah Karimi est directrice générale d'<a href="http://www.oxfamnovib.nl/" target="_blank" rel="nofollow"><strong>Oxfam Novib</strong></a>. Elle est actuellement en déplacement au Sud Soudan et dans le nord de l'Ouganda, afin d'évaluer les conséquences de la crise au Sud Soudan et les besoins de la population.</em></p> <h3>En savoir plus</h3> <p><a href="http://www.oxfam.org/en/emergencies/southsudan" rel="nofollow"><strong>Soutenez l'action humanitaire d'Oxfam face à la crise au Sud Soudan</strong></a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Qui assurera la protection des refugiés au Soudan du Sud ?</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-02-20-who-will-protect-people-south-sudan" title="Who will protect the people of South Sudan?" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-02-21-%C2%BFquien-protegera-la-gente-de-sudan-del-sur" title="¿Quién protegerá a la gente de Sudán del Sur?" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Fri, 21 Feb 2014 13:49:51 +0000 Farah Karimi 10610 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/10610#comments La population sud-soudanaise de nouveau en proie aux violences http://l.blogs.oxfam/es/node/10574 <div class="field field-name-body"><p><strong>Trois ans à peine après avoir vu le jour, le plus jeune pays au monde, le Soudan du Sud, commençait seulement à connaître la paix. Mais voici qu’il retombe dans les affres de la violence. Depuis que les combats ont éclaté à Juba, la capitale, le 15 décembre, près de 10 000 personnes ont été tuées et 400 000 autres ont dû fuir.</strong></p> <p>En collaboration avec l’ONU et d’autres organisations, Oxfam procure aux familles de l’eau potable, des vivres et des installations sanitaires. Mais les besoins ne cessent de croître et <strong><a href="http://www.bbc.co.uk/news/world-africa-25724733" title=" Aid agencies make plea for improved access" rel="nofollow">la situation des personnes déplacées</a></strong> devient de plus en plus critique.</p> <p>Je suis arrivée à Juba samedi dernier [11 janvier 2014] et ai passé mes deux premiers jours dans le pays au camp d’Awerial, à environ quatre heures de route. Sur la rive luxuriante du Nil, le camp abrite désormais 75 000 personnes environ. En face, se trouve la ville de Bor, où les combats se poursuivent depuis la mi-décembre.</p> <p>Pendant mon séjour à Awerial, on pouvait entendre les tirs d’obus et les bombardements aériens du côté de Bor. Hier, la moitié du camp a levé les yeux pour regarder un hélicoptère armé descendre le cours du fleuve et se diriger vers Bor ; deux minutes après, une série de bombes ont explosé. Tout le monde craint manifestement pour la vie de ses proches restés là-bas et s’inquiète de ce qui les attendra à leur retour, même si, pour l’instant, la sécurité semble assurée de ce côté-ci du fleuve.</p> <p>Des <strong><a href="http://www.bbc.co.uk/news/world-africa-25707378" title=" Safety at a price on the Nile" rel="nofollow">bateaux privés</a></strong> font payer aux personnes qui souhaitent traverser le Nil un droit de passage allant de 100 à 200 livres sud-soudanaises (30 à 60 dollars) par passager, enfants en âge de marcher compris. J’ai rencontré une famille qui avait vendu tout son bétail (environ 400 têtes) pour que les 100 membres de la famille élargie puissent passer sur l’autre rive. La traversée est dangereuse. Elle peut prendre toute une journée. <strong><a href="http://www.france24.com/fr/20140114-civil-sud-soudan-malakal-accident-ferry-machar-kiir/" title="France24 - Plus de 200 réfugiés sud-soudanais noyés dans un accident de ferry" rel="nofollow">Surchargés, les bateaux risquent de chavirer</a></strong>, et les eaux sont habitées de crocodiles. J’ai entendu dire qu’environ dix personnes ont trouvé la mort dans la traversée : plusieurs se sont noyées, un enfant a été écrasé par les bagages, et un homme a été frappé par une bombe ou un obus perdu.</p> <p>Une fois de l’autre côté, les gens doivent marcher dans une boue épaisse, en espérant trouver un endroit à l’ombre où camper. Il fait chaud le jour (environ 37 °C) et frais la nuit. Beaucoup n’ont pas d’abri et se couchent simplement sur une natte. Les réfugiés se répartissent entre les buissons et les arbres, tout le long de la rive. Ce n’est pas à proprement parler un campement ; la communauté locale s’est globalement montrée accueillante. Mais les infrastructures de ce petit hameau sont débordées. Il y a un besoin urgent d’assainissement. Les gens défèquent en plein air. Oxfam a établi qu’il faut creuser 2 000 latrines pour environ 80 000 personnes.</p> <p>Oxfam appelle à un règlement rapide et pacifique du conflit dans un souci de <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/node/34831" title="Oxfam strongly condemns the use of violent force against civilians, in Juba, South Sudan" rel="nofollow">protéger les droits humains</a></strong>.</p> <p><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-soudan-sudsoudan" rel="nofollow"></a><em><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-soudan-sudsoudan" rel="nofollow">Vous pouvez contribuer à notre action humanitaire au Soudan du Sud</a></strong></em></p></div><div class="field field-name-title"><h2>La population sud-soudanaise de nouveau en proie aux violences</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-01-15-los-habitantes-de-sudan-del-sur-de-nuevo-atrapados-en-la-violencia" title="Los habitantes de Sudán del Sur atrapados de nuevo en la violencia" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-01-15-south-sudan-escalating-violence-again-ensnares-citizens" title="In South Sudan, escalating violence again ensnares citizens" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Thu, 16 Jan 2014 18:55:23 +0000 Grace Cahill 10574 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/10574#comments Marchandises de guerre : vie, mort et peur en RDC http://l.blogs.oxfam/es/node/10063 <div class="field field-name-body"><p><em>Un nouveau rapport d’Oxfam dénonce le cercle vicieux de prédation et d’exactions dans lequel est prise au piège la population de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Il en résulte que les communautés locales sont victimes d’une exploitation impitoyable de la part des groupes rebelles et des milices locales, mais aussi des propres troupes et responsables de l’État. Duncan Green, directeur des recherches d'Oxfam, revient sur les principaux points de ce rapport, alors qu'il devait se rendre en RDC ces jours-ci.</em></p> <p><strong>J’étais censé me rendre en République démocratique du Congo cette semaine, où j’aurais dû visiter aujourd’hui le <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/congo/operations-humanitaires-populations-deplacees-est-goma-rdc" title="Photos - Opérations humanitaires auprès des populations déplacées à l'est de Goma, en RDC" rel="nofollow">camp de déplacés internes de Kanyaruchina</a> près de Goma.</strong> Vu l’actualité, ce voyage a été reporté, et le camp de Kanyaruchina a été totalement abandonné, jetant à nouveau plus de 30 000 personnes sur les routes. Cette escalade de la violence est la conséquence des violents affrontements qui opposent le groupe armé M23 et les forces gouvernementales (FARDC).</p> <p>Le flot d’images déversées quotidiennement par les médias donne une bonne impression de l’impact humain de cette situation tragique. Les reportages sont en général bien construits, mais suivent en grande majorité le canevas classique : le journaliste blanc qui livre son analyse sur fond de population locale en détresse. Le nouveau rapport d’Oxfam, « <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/policy/marchandises-de-guerre" title=" des communautés révèlent le vrai prix du conflit dans l’est de la RDC" rel="nofollow">Marchandises de guerre : des communautés révèlent le vrai prix du conflit dans l’est de la RDC</a></strong> », suit une approche différente. Des témoignages ont ainsi été recueillis auprès de 1 300 personnes issues de 32 communautés touchées par ce conflit.</p> <h3>Les communautés locales, des marchandises</h3> <p><strong>L’évaluation de la situation sécuritaire met en avant des niveaux inquiétants d’abus</strong> commis par les groupes armés envers hommes, femmes et enfants. Parmi ces abus notons l’enrôlement forcé, le travail forcé ou encore le prélèvement de taxes illégales. Dans les zones sujettes à des attaques de groupes armés, les personnes interrogées indiquaient vivre dans la peur des pillages, enlèvements et meurtres. Dans les zones sous le contrôle de l’État les répondants faisaient état d’exploitations et de faits d’extorsion perpétrés par des représentants des services gouvernementaux, ceux-là mêmes qui sont censés leur venir en aide et garantir leur protection.</p> <p><strong>Le chaos renforce une tendance lourde de ce conflit</strong> qui transforme de plus en plus les communautés en ’marchandises de guerre’, pour le contrôle desquelles les groupes armés – officiels ou non – et les autorités se battent afin de pouvoir leur extorquer leurs biens et leurs moyens financiers. Dans plusieurs régions, suite aux abus ou à l’inexistence de l’État, les communautés se sont senties obligées d’assurer leur propre sécurité et de rendre leur propre justice, ajoutant ainsi au nombre grandissant de nouveaux groupes armés qui rendent ces régions incontrôlables.</p> <h3>Absence d’autorité de l’État</h3> <p>Ce rapport annuel, le sixième depuis 2007, identifie les points d’attention suivants en matière de sécurité qui ont émergé au cours des douze derniers mois : </p> <ul><li><strong>La population civile est de plus en plus considérée comme une marchandise de guerre</strong>, pour le contrôle desquelles différents groupes armés se livrent bataille. Les abus de pouvoir sont légion dans les zones contrôlées par l’État mais aussi dans celles sous le contrôle des rebelles. </li> <li><strong>Les attaques violentes envers la population civile se poursuivent</strong>, dont également des vengeances inter-ethniques.</li> <li><strong>Les mécanismes permettant de survivre sont mis à mal</strong>. La vulnérabilité s’accroît et les moyens de subsistance diminuent, alors que les populations n’ont plus d’accès sécurisé à leurs terres ni au marché. </li> <li><strong>Pour les femmes, les hommes et les enfants, l’insécurité peut prendre des formes très différentes</strong>. Les filles ont peur des viols et de l’exploitation sexuelle, tandis que les jeunes garçons craignent les violences associés aux nombreux meurtres, les arrestations illégales et détentions arbitraires, le travail et les enrôlements forcés. Pour les femmes, ces craintes s’ajoutent à leur combat quotidien pour faire valoir leurs droits, dont la difficulté trouve son origine dans certaines causes culturelles et dans un accès limité à la justice. </li> <li><strong>La situation est bien plus grave dans les zones dont le contrôle change régulièrement de mains</strong>. La majorité des répondants de l’enquête préfèrent un contrôle des FARDC que pas de contrôle du tout. </li> <li><strong>En l’absence d’autorité de l’État, de nombreuses personnes se sentent abandonnées</strong> par le gouvernement central. Dans certains cas, le manque de présence de l’État ou les abus commis par ce dernier ont poussé les gens à rendre justice eux-mêmes. </li> <li><strong>De nombreuses zones où la stabilité s’était accrue au cours de la dernière décennie ont connu une recrudescence des violences</strong> quand les groupes armés ont pris la place laissée par l’armée nationale en déroute.</li> </ul><p>J’éprouve toujours quelques difficultés à parler des « populations prises entre deux feux », tant il est vrai que ces populations ont souvent un avis bien tranché sur l’issue du combat qui leur serait la plus favorable. Mais, dans ce cas-ci, la réalité rejoint malheureusement le cliché journalistique.</p> <p><em>Ce billet a été initialement publié en anglais sur le blog de Duncan Green, <strong><a href="http://www.oxfamblogs.org/fp2p/?p=12616" target="_blank" title=" What the people without guns say about life, death and fear in the DR Congo" rel="nofollow">From Poverty to Power</a></strong>, et traduit en français par <strong><a href="http://www.oxfamsol.be/fr/Marchandises-de-guerre.html" target="_blank" title=" Marchandises de guerre" rel="nofollow">Oxfam Solidarité</a></strong>. </em></p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Télécharger le rapport : </strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/policy/marchandises-de-guerre" target="_blank" title=" des communautés révèlent le vrai prix du conflit dans l’est de la RDC" rel="nofollow">Marchandises de guerre, d</a><a href="http://www.oxfam.org/fr/policy/marchandises-de-guerre" target="_blank" title=" des communautés révèlent le vrai prix du conflit dans l’est de la RDC" rel="nofollow">es communautés révèlent le vrai prix du conflit dans l’est de la RDC</a></p> <p><a href="http://www.oxfam.org/fr/rdcongo" rel="nofollow"><strong>Conflit en République démocratique du Congo</strong></a></p> <p><strong>Photos des <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/congo/operations-humanitaires-populations-deplacees-est-goma-rdc" target="_blank" rel="nofollow">camps de déplacés à l'Est de Goma</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Marchandises de guerre : vie, mort et peur en RDC</h2></div> Thu, 22 Nov 2012 10:17:32 +0000 Duncan Green 10063 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/10063#comments Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (1): “La única cosa que importa es estar un lugar seguro” http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-09-14-dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-1 <div class="field field-name-body"><p>El conflicto en el norte de Malí ha empujado a miles de personas a refugiarse en los países vecinos. Desde 21 al 23 de agosto Yaye Fatou Marone, responsable de la información y la comunicación para Oxfam en África Occidental, visitó varios campamentos de refugiados de Malí en Burkina Faso, para entender mejor su situación y para representar mejor sus intereses. Ella relata sus encuentros con mujeres, niños, niñas y hombres obligados a dejarlo todo  - casa, trabajo, escuela - en busca de un mínimo de seguridad. Primera parte de una serie de tres artículos. </p> <p>El conflicto armado en el norte de Mali ha provocado desplazamientos masivos de la población civil, estimados en más de 400 mil personas. Las personas se han ubicado en Mali o en países vecinos como Burkina Faso, donde el número de refugiados se estima en más de 77 mil personas.</p> <p>En Burkina Faso, <strong><a href="http://www.oxfam.org/es/emergencies/crisis-alimentaria-en-el-sahel" rel="nofollow">Oxfam apoya aproximadamente a 50.000 personas refugiadas</a></strong> en Mentao, Damba, Fererio y Goudebou con el apoyo financiero de ECHO, Canadá y Suecia. La asistencia se centra en la entrega de agua y el saneamiento, y la prevención de la higiene. Las personas llegan a Burkina en el contexto de la crisis alimentaria que afecta a Malí, Mauritania, Níger, Senegal y Chad.</p> <p>He llegado a Ougadougou, capital de Burkina Faso, ayer por la tarde, después de haber celebrado la fiesta de Ramadán con mi familia ese mismo día. Esta mañana, con mis compañeros de <strong><a href="http://www.oxfam.org/es/burkina-faso" rel="nofollow">Oxfam en Burkina Faso</a></strong>, debemos visitar los campos que acogen a personas refugiadas de Malí en Damba, al norte del país, para realizar una encuesta que nos permitirá  recolectar información que nos ayudará a mejorar nuestros mensajes de difusión de la situación. Estos refugiados y refugiadas que han huido del conflicto del norte de Mali están ubicados en cinco campos en Burkina.</p> <p>Hoy nuestro plan es viajar a <strong><a href="http://data.unhcr.org/MaliSituation/settlement.php?id=134&amp;country=26&amp;region=45" rel="nofollow">Damba</a></strong>, lo que nos tomará toda la jornada, pero nuestro compañero Noel nos informa que vamos a pasar al campo de <strong><a href="http://data.unhcr.org/MaliSituation/settlement.php?id=90&amp;country=26&amp;region=45" rel="nofollow">Mentao</a></strong> para conversar con las personas que se han refugiado ahí.  </p> <h3>Numerosas preguntas</h3> <p>He participado en varias misiones de visita a los  programas de Oxfam, pero esta es la primera vez que visito un campo de refugiados. A lo largo del camino, no he dejado de hacermd preguntas: ¿Cómo se logra atender sus necesidades? ¿Cómo viven? ¿Qué es lo que han tenido que dejar atrás? ¿Cómo se sienten?</p> <p><strong>Estamos en el mes de agosto, el pico de la estación de lluvias.</strong> En esta región, así como en la mayor parte de los países del Sahel, llueve de tres a cuatro meses al año. Está lleno de vegetación por todo el camino, los campesinos y campesinas están trabajando sus campos y las plantaciones de maíz y mijo han llegado a una buena altura. Una visión esperanzadora que contrasta con la de la crisis alimentaria que afecta parte del Sahel y a 18 millones de personas. Este periodo coincide igualmente con la llamada "temporada de escasez", muy difícil para las comunidades porque hasta que no puedan cosechar los actuales cultivos, no tienen lo suficiente para comer.</p> <p>Tras tres horas de ruta, <strong>llegamos al campo de refugiados de Mentao Norte donde somos recibidos por sus responsables. Aquí viven más de 660 familias</strong> me dice Sam, responsable de agua, higiene y saneamiento de Oxfam. Oxfam está presente en Mentao junto a otras cinco organizaciones que prestan ayuda a las personas refugiadas. En este campo, Oxfam es responsable del agua y saneamiento a través de la construcción de letrinas, puntos de agua y de actividades de sensibilización en materia de higiene.</p> <h3> Familias separadas</h3> Matata Walet Ali, presidenta de las mujeres del campo de Mentao Norte <p><strong>Nos encontramos con un grupo de mujeres del lugar.</strong> Nos reciben en una tienda  bajo una lluvia torrencial. Ellas son todas Tuaregs. Y tienen una historia bastante similar. Tuvieron que abandonar todo aquello que poseían, sus bienes, casas y animales por la inseguridad que se ha generado por el conflicto en Mali. Muchas de ellas han tenido que separarse de parte de sus familias o simplemente no supieron más de varios de sus familiares... huir y estar en un lugar seguro y tranquilo ahora es lo único que importa.</p> <p><strong>Matata Walet Ali,  32 años, es la presidenta de las mujeres del campo de Mentao Norte</strong>. Ella llegó en febrero del 2012, pero se ha encontrado con mujeres que han llegado antes. Vive en el campo con su marido y sus hijos. </p> <p><strong>La vida en el campo de refugiados es muy diferente de la que llevaban antes</strong>, cuando tenían todos los medios para satisfacer sus necesidades básicas. Las mujeres hablan acerca de esto últimamente con mucho anhelo y pesar. Por el momento, el mejor consuelo que tienen es que pueden dormir y despertar en paz en este lugar, donde han celebrado en la víspera la festividad de Eid… la celebración ha sido muy diferente de cómo solían celebrarla...</p> <p>Lejos de la tienda donde están sus madres, los niños y niñas olvidan por unos momentos las condiciones de vida que tienen ahora y continúan la celebración de la fiesta, bailando al ritmo de la música. </p> <h3>Un deseo común: recuperar la paz</h3> <p>“Todas nosotras queremos volver a nuestros hogares con la condición de que la paz se reestablezca”, dice Matata bajo la mirada aprobadora de las otras mujeres.</p> <p>¿Cuándo podrán retornar?, esa es la pregunta que me hago tras reunirme con las mujeres de Mentao. Ya tengo algunas respuestas a las preguntas que me había hecho antes de llegar. Voy a intentar saber más luego de conversar con los grupos de hombres con los que me encontraré mañana en Damba. </p> <h3>Más información</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/es/emergencies/crisis-alimentaria-en-el-sahel" rel="nofollow">Crisis alimentaria en el Sahel: el trabajo de Oxfam</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/es/burkina-faso" rel="nofollow">El trabajo de Oxfam en Burkina Faso</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (1): “La única cosa que importa es estar un lugar seguro”</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_fr first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/12-09-05-camp-refugies-burkina-faso-seule-chose-importe-securite" title="Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (1) : « la seule chose qui importe, c’est être en sécurité »" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Fri, 14 Sep 2012 14:23:54 +0000 Yaye Fatou Marone 9953 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-09-14-dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-1#comments Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (1) : « la seule chose qui importe, c’est être en sécurité » http://l.blogs.oxfam/es/node/9956 <div class="field field-name-body"><p><em>Le conflit au nord du Mali a poussé plusieurs milliers de réfugiés vers les pays voisins. Du 21 au 23 août, Yaye Fatou Marone, chargée d'information et communication pour Oxfam en Afrique de l'Ouest, s'est rendue dans plusieurs camps de réfugiés maliens au Burkina Faso, afin de mieux connaître leur situation et de défendre au mieux leurs intérêts. Elle relate ses rencontres avec des femmes, des enfants et des hommes contraints </em><em>du jour au lendemain </em><em>de tout quitter - maison, travail, école - en quête d'un minimum de sécurité. Premier volet d'une série de trois articles.</em></p> <p> Afficher la carte sur la <a href="https://maps.google.com/maps/ms?msa=0&amp;msid=204988432443274227762.0004bfab95227511fabbf&amp;ie=UTF8&amp;t=h&amp;ll=13.94473,-1.669922&amp;z=6&amp;source=embed" rel="nofollow">Crise au Sahel</a> au grand format </p><p><strong>Le conflit armé au nord du Mali a provoqué des déplacements massifs de populations civiles estimés à plus de 400 000 personnes. Ces refugiés sont localisés soit à l’intérieur du Mali soit dans les pays limitrophes tel que le Burkina Faso où leur nombre est estimé à plus de 77 000  personnes.</strong></p> <p>Au <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel#burkina" target="_blank" rel="nofollow">Burkina Faso, Oxfam appuie environ 50 000 réfugiés</a></strong> dans les sites de Mentao, Damba, Fererio et Goudebou avec le soutien financier de ECHO, du Canada et de la Suède. L'assistance fournie est axée sur l'eau, l'assainissement et l'hygiène. Les refugiés sont arrivés au Burkina dans un contexte de crise alimentaire qui touche aussi le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad.</p> <p>Je suis arrivée à <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ouagadougou" target="_blank" title="Wikipedia - Ouagadougou" rel="nofollow">Ouagadougou</a></strong>, capitale du Burkina Faso, hier soir [20 août], dans la nuit, après avoir célébré la fête du Ramadan en famille le même jour. Ce matin du 21 août, avec mes collègues d’<strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/burkina-faso" title="Le travail d'Oxfam au Burkina Faso" rel="nofollow">Oxfam au Burkina Faso</a></strong>, nous devons aller visiter les camps de refugiés maliens à Damba, au nord du pays, pour faire une enquête qui nous permettra de collecter des informations pour appuyer ensuite nos messages de plaidoyer sur leur situation. Ces refugiés ont fui le conflit au nord du Mali et sont présents dans cinq camps au Burkina.</p> <p>Aujourd’hui notre plan est de faire une journée de  voyage pour aller à <strong><a href="http://data.unhcr.org/MaliSituation/settlement.php?id=134&amp;country=26&amp;region=45" target="_blank" title="UNHCR - Opération Mali - Burkina Faso - Camp de réfugiés de Damba" rel="nofollow">Damba</a></strong>, mais mon collègue Noel vient de m’informer que nous allons d’abord passer  au camp  de <strong><a href="http://data.unhcr.org/MaliSituation/settlement.php?id=90&amp;country=26&amp;region=45" target="_blank" title="UNHCR - Opération Mali - Burkina Faso - Camp de réfugiés de Mentao" rel="nofollow">Mentao</a></strong> pour discuter avec les refugiés là bas. </p> <h3>De nombreuses questions</h3> <p>J’ai fait beaucoup de missions pour visiter les programmes d’Oxfam, mais c’est la première fois que je me rends dans un camp de refugiés. En cours de route, je n’ai pas cessé de me poser des questions : comment leurs besoins sont pris en charge ? Comment vivent-ils ? Qu’est ce qu’ils ont laissé derrière eux ? Comment se sentent-ils ?...</p> <p><strong>Nous sommes au mois d’août et c’est le pic de la  saison des pluies.</strong> Il pleut trois à quatre mois dans l’année dans cette région comme dans la plupart des pays du Sahel.  Il y  a de la verdure partout sur la route, les paysans s’activent dans leurs champs et les épis de mais et de mil ont pris une bonne hauteur. Une vision d’espoir qui contraste bien avec celle de la crise alimentaire dans le Sahel, qui affecte plus de 18 millions de personnes. Cette période coïncide également avec ce qu’on appelle communément la « période de soudure » qui est aussi difficile pour les populations hôtes qui, en attendant les nouvelles récoltes, n’ont pas assez pour se nourrir.</p> <p><strong>Apres trois heures de route, nous voilà arrivés au camp des refugiés de Mentao Nord</strong> où nous attendaient les personnes que nous devons rencontrer. Ici vivent plus de 660 familles me dit Sam, le responsable en eau, hygiène et assainissement d’Oxfam. Oxfam est présent à Mentao aux cotés de cinq autres organisations pour venir en aide aux refugiés. Dans ces camps, Oxfam est responsable du volet eau et assainissement à travers la mise en place de latrines, de points d’eau et des activités de sensibilisation sur l’hygiène.</p> <h3>Des familles disloquées</h3> Matata Walet Ali, présidente des femmes du camp de Mentao nord <p><strong>Nous allons rencontrer le groupe des femmes d’abord.</strong> Elles nous attendent sous une tente et nous accueillent sous une pluie battante. Elles sont toutes des Touaregs. Elles ont une histoire assez similaire. Elles ont abandonné tout ce qu’elles possédaient, biens mobiliers, immobiliers, animaux et autres pour fuir l’insécurité qu’a générée le conflit au nord du Mali. Beaucoup d’entre elles ont vu leurs familles disloquées et perdu de vue certains membres de leurs familles… Fuir et être en paix et en sécurité est désormais la seule chose qui importe. </p> <p><strong>Matata Walet Ali,  32 ans</strong>, est la présidente des femmes du camp de Mentao nord. Elle est arrivée au camp depuis février 2012, mais a trouvé d’autres femmes qui sont arrivées bien avant elle. Elle vit au camp avec son mari et son fils. </p> <p><strong>La vie dans le camp est différente de celle qu’elles menaient avant</strong>, quand elles disposaient toutes de moyens pour subvenir à leurs besoins essentiels. Les femmes parlent de cette époque récente avec tant de nostalgie et de regret. Pour l’instant, la consolation la mieux partagée est la possibilité qu’elles ont de dormir et de se réveiller en paix dans le camp où elles viennent de célébrer d’ailleurs la fête de l’Aid, la veille… Une célébration qui est différente de la manière dont elles avaient l’habitude de la célébrer…  </p> <p>Loin de la tente de leurs mamans, les enfants ont oublié pour un temps les conditions de vie dans le camp et continuent de célébrer la fête, dansant au son de la musique. </p> <h3>Un souhait commun : retrouver la paix</h3> <p><strong>« Nous voulons toutes retourner chez nous à condition que la paix revienne »</strong>, dit Matata sous le regard approbateur des autres femmes.</p> <p><strong>Quand retourneront-elles ?</strong> C’est la question que je me suis posée après cette rencontre avec les femmes du camp de Mentao. J’ai eu quelques réponses aux questions que je me suis posées avant d’arriver. Je vais essayer d’en savoir plus avec le groupe des hommes que nous allons rencontrer demain à Damba.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Blog : <a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/12-09-19-camp-refugies-mali-burkina-faso-oblige-partir">Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (2) : « Je ne voulais pas partir, mais cette fois, j’étais obligé »</a></strong></p> <p><strong>Blog : <a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/12-09-24-dans-un-camp-de-refugies-au-burkina-faso-3-quel-avenir-pour-nos-etudes">Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (3) : « quel avenir pour nos études ? »</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel" rel="nofollow">Crise alimentaire au Sahel : l'action d'Oxfam</a></strong></p> <p><a href="http://www.oxfam.org/fr/burkina-faso" rel="nofollow"></a><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/burkina-faso" rel="nofollow">Le travail d'Oxfam au Burkina Faso</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (1) : « la seule chose qui importe, c’est être en sécurité »</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-09-14-dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-1" title="Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (1): “La única cosa que importa es estar un lugar seguro”" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Wed, 05 Sep 2012 11:03:42 +0000 Yaye Fatou Marone 9956 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/9956#comments Afrique : la crise s’aggrave dans la région des Grands Lacs http://l.blogs.oxfam/es/node/9944 <div class="field field-name-body"><p><em>En ce moment même, en République démocratique du Congo (RDC), plus de personnes sont déplacées qu’au cours de n’importe quelle période des trois dernières années. Des dizaines de milliers de Congolais ont fui dans les pays voisins. Samuel Dixon, qui travaille en RDC pour Oxfam, explique la crise actuelle et ce que la communauté internationale peut faire pour alléger les souffrances de la population.</em></p> <h3>Quelle est la gravité de la crise à l’heure actuelle ?</h3> <p>Environ un demi-million de personnes ont été déplacées en raison du conflit depuis le début de l’année, et on compte désormais plus de 2,2 millions de déplacés en RDC, le nombre le plus élevé depuis 2009. </p> <p>Des milliers de personnes vivent dans des habitations surpeuplées avec leur famille ou des amis, tandis que d’autres se réfugient dans <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/congo/republique-democratique-congo-photo-camp-deplaces-kibati" target="_blank" title=" « Nous n'osons pas rentrer chez nous »" rel="nofollow">des camps dont la taille augmente très rapidement</a></strong>. Les organisations humanitaires éprouvent des difficultés pour fournir de la nourriture, de l’eau potable et des abris aux déplacés, toujours plus nombreux. Les personnes les plus affectées par le conflit sont généralement celles qui sont incapables de fuir – les personnes âgées, infirmes ou handicapées. </p> <p>Les conséquences humanitaires se font de plus en plus sentir dans les pays voisins : près de 60 000 réfugiés ont fui dans des camps en Ouganda et au Rwanda. <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/conflit-rdc" rel="nofollow">Oxfam augmente actuellement son niveau d’engagement</a></strong> dans la région pour fournir une aide d’urgence. </p> <p><a href="https://maps.google.co.uk/maps?f=q&amp;source=embed&amp;hl=en&amp;geocode=&amp;q=Democratic+Republic+of+the+Congo&amp;aq=0&amp;oq=democra&amp;sll=53.800651,-4.064941&amp;sspn=10.379125,19.753418&amp;ie=UTF8&amp;hq=&amp;hnear=Democratic+Republic+of+the+Congo&amp;t=m&amp;ll=-2.986927,23.291016&amp;spn=26.103261,26.279297&amp;z=4" rel="nofollow">Afficher la carte au grand format</a> </p><h3>Comment la population est-elle affectée ? </h3> <p>La population civile fait face à une augmentation des meurtres, des recrutements forcés (y compris d’enfants), du racket, du pillage et des violences sexuelles perpétrés par de nombreux groupes armés, ainsi que par l’armée congolaise elle-même.</p> <p><strong>Les agriculteurs craignent d’être attaqués s’ils vont aux champs.</strong> Des femmes se font violer en allant chercher de l’eau. Ceux qui détiennent des armes à feu bénéficient financièrement de l’insécurité – des groupes armés contraignent la population au travail forcé, et dans certaines zones les agriculteurs et commerçants qui se rendent au marché sont forcés de payer des <strong><a href="https://twitter.com/noahgo/status/238921773163372544" target="_blank" title="We're being refused entry to Kibati camp unless we pay a road tax despite Minister for Humanitarian Affairs declaring NGOs exempt #DRC" rel="nofollow">droits de passage illégaux</a></strong> lorsqu’ils traversent des barrages sauvages. Le contrôle de ces routes fait par conséquent souvent l’objet de combats. Les prix alimentaires ont augmenté en raison du pillage des récoltes. Selon des témoignages recueillis par Oxfam, des agriculteurs ne travaillent plus dans leurs champs car ils savent que leur récolte sera volée avant même d’atteindre le marché.</p> <p>Dans cette région parmi les plus fertiles du monde, beaucoup de personnes souffrent de la faim à cause de la crise actuelle.</p> <h3>Pourquoi la situation s’aggrave-t-elle actuellement ?</h3> <p>En avril, d’anciens combattants du groupe rebelle du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) qui avaient été intégrés à l’<strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_arm%C3%A9es_de_la_R%C3%A9publique_d%C3%A9mocratique_du_Congo" target="_blank" title="Wikipédia - Forces armées de la République démocratique du Congo" rel="nofollow">armée congolaise (FARDC)</a></strong>, se sont mutinés et ont pris le contrôle de zones proches de la frontière avec le Rwanda. En réponse, l’armée congolaise a envoyé des troupes dans l’Est du pays pour combattre la rébellion du « M23 » et protéger les grandes villes.</p> <p><strong>Des dizaines de milliers de personnes ont fui en raison du conflit entre l’armée et le M23</strong>, tandis que le redéploiement de l’armée a laissé un vide sécuritaire massif qui a permis à des groupes rebelles de réaffirmer leur contrôle dans plusieurs zones.</p> <p>L’est de la RDC est marqué par des décennies de conflits, d’exploitation et d’impunité. De nombreux groupes armés combattent pour le contrôle de territoires et de ressources, exacerbant les tensions ethniques. Les opérations militaires menées par l’armée congolaise contre la milice du FDLR ces dernières années ont eu de graves conséquences humanitaires. Dans ce contexte fragile, la rébellion du M23 constitue une nouvelle menace pour la stabilité, le contrôle du territoire par le gouvernement, et la protection des communautés contre d’autres agressions.  </p> L'insécurité grandissante et la violence maintiennent la population civile dans la précarité. <h3>De quoi la population a-t-elle besoin de toute urgence ? </h3> <p><strong><a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/12-08-23-republique-democratique-du-congo-l%E2%80%99histoire-de-fatou-la-recherche-de-securite">La population a besoin de sécurité</a></strong> et d’aide humanitaire. Sans soutien immédiat, la population subira de nouvelles souffrances. Les bailleurs et les organisations humanitaires doivent intensifier leur engagement.</p> <p><strong>La population a aussi besoin d’être mieux protégée</strong> par le gouvernement congolais et par la mission de maintien de la paix des Nations unies, la <strong><a href="http://monusco.unmissions.org/Default.aspx?alias=monusco.unmissions.org/monuc-french&amp;language=fr-FR" target="_blank" title="Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo" rel="nofollow">Monusco</a></strong>.</p> <p>La gravité de la nouvelle dynamique de conflit dans la région des Kivu doit conduire la Monusco à reconsidérer l’utilisation de ses ressources afin de mieux protéger les civils là où les besoins sont les plus forts – y compris dans les zones où les groupes armés ont pris le contrôle.</p> <h3>Quelles sont les solutions à long terme ?</h3> <p>La crise actuelle est la dernière d’une longue série d’urgences dans cet environnement extrêmement fragile, et la capacité de la population à faire face à ces crises cycliques a progressivement diminué. A ce jour, les réponses à l’urgence chronique en RDC ont été fragmentaires et n’ont que très peu de résultats, souvent parce qu’elles sont imposées d’en haut, sans prendre en compte les opinions et les solutions locales. Ce n’est qu’en s’attaquant aux causes profondes du conflit ainsi qu’à la marginalisation et à la pauvreté des populations que la RDC parviendra à une paix durable.</p> <p><strong>Les FARDC doivent subir une réforme urgente</strong> afin que les forces de sécurité puissent protéger les communautés. Des élections locales et provinciales libres et régulières devraient être préparées afin que la population ait son mot à dire quant à la façon de répondre à cette situation. Les tensions sous-jacentes sur les terres et les autres ressources doivent aussi être résolues entre les communautés au travers de projets locaux de promotion de la paix, soutenus aux niveaux provincial et national. </p> Des millions de personnes dans l'est de la RDC sont à la merci de milices. <h3>Que peut faire la communauté internationale ? </h3> <p>Le gouvernement congolais doit mener des réformes dans les secteurs politique et militaire, mais des solutions pérennes requièrent un soutien externe, et la reconnaissance qu’il s’agit d’une crise régionale. Les bailleurs devraient renforcer et mieux coordonner leurs efforts pour réformer l’armée, et augmenter leurs financements destinés à la société civile congolaise, afin qu’elle puisse obliger son gouvernement à rendre des comptes.</p> <p><strong>De nombreux accords régionaux conclus durant la dernière décennie ne sont toujours pas appliqués</strong>. Une pression internationale accrue est nécessaire afin de garantir que les accords régionaux donneront la priorité à la protection des civils, à la coopération interétatique, et à une résolution pacifique des différends. Ces accords doivent être conclus d’une manière transparente et être traduits par des actions sur le terrain à même d’amener une réelle stabilité pour la population.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Note d'information : </strong> <a href="http://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/oxfam-doc-info-rdc-congo-juillet-2012-resumefr.pdf" target="_blank" title=" Pourquoi les tentatives de stabilisation de la République démocratique du Congo sont infructueuses (PDF)" rel="nofollow">« Pour moi, mais sans moi, c'est contre moi » : Pourquoi les tentatives de stabilisation de la République démocratique du Congo sont infructueuses</a> (Juillet 2012, pdf)</p> <p><strong>Blog : </strong><a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blog/12-04-16-rdc-congo-instaurer-securite-regne-peur">RDC : Instaurer la sécurité là où règne la peur</a></p> <p><strong>Diaporama : <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/congo/republique-democratique-congo-photo-camp-deplaces-kibati" rel="nofollow">A la recherche d'un abri à Kibati, en RDC : « Nous n'osons pas rentrer chez nous » </a></strong></p> <p><strong>L'intervention d'Oxfam face à la <a href="http://www.oxfam.org/fr/conflit-rdc" rel="nofollow">crise humanitaire en République démocratique du Congo</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.rue89.com/2012/08/22/rdc-dix-points-cles-pour-comprendre-la-guerre-au-nord-kivu-234776" target="_blank" rel="nofollow">RDC : dix points clés pour comprendre la guerre au Nord-Kivu</a></strong> (<a href="http://www.rue89.com">www.rue89.com</a>)</p> <p><strong><a href="http://www.france24.com/fr/20120807-rd-congo-rwanda-kivu-ituri-mutins-rebelles-groupes-armes-who-who-est-kinshasa-kigali" target="_blank" rel="nofollow">Quels sont les groupes armés qui sévissent dans l'est de la RDC</a> </strong>(<a href="http://www.france24.com">www.france24.com</a>)</p></div><div class="field field-name-title"><h2>Afrique : la crise s’aggrave dans la région des Grands Lacs</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/12-08-27-growing-crisis-great-lakes" title="The growing crisis in Africa&#039;s Great Lakes region" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-08-30-la-creciente-crisis-en-la-region-de-los-grandes-lagos-africana" title="La crisis aumenta en la Región de los Grandes Lagos africana" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Tue, 28 Aug 2012 16:23:49 +0000 Sam Dixon 9944 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/9944#comments République démocratique du Congo : l’histoire de Fatou, à la recherche de sécurité http://l.blogs.oxfam/es/node/9941 <div class="field field-name-body"><p><strong>Une <a href="http://www.oxfam.org/fr/pressroom/pressrelease/2012-08-07/situation-catastrophique-dans-lest-de-la-rdc-alors-que-les-milices" target="_blank" title="Situation catastrophique dans l'est de la RDC alors que les milices prennent le contrôle" rel="nofollow">vague de violence dans l’est de la République démocratique du Congo</a> a contraint des dizaines de milliers de personnes à fuir. Beaucoup, comme Fatou, se sont réfugiées au camp de Kibati, près de Goma.</strong></p> <p>À la fin juin, Fatou, son mari et leurs trois enfants ont fui la ville terrorisée de Kalengera où ils habitaient pour se cacher dans la brousse, n’emportant que les vêtements qu’ils portaient.</p> <p>« <strong>Les gens étaient torturés et tués, les femmes violées et les enfants enlevés.</strong> Nous avions peur des bandits, d’être exécutés ou brûlés vifs dans notre maison, raconte-t-elle. Nous avons pensé que nous serions plus en sécurité dans la forêt, qu’au moins nous éviterions le kidnapping de nos enfants. Le soir, nous allions vite ramasser quelques légumes dans nos champs, puis nous rentrions à la maison pour les cuire, mais seulement pour une heure ou deux. Nous ne pouvions pas prendre le risque de rester plus longtemps. Nous retournions ensuite en forêt pour essayer de dormir. »</p> Fatou, au camp de Kibati, près de Goma, en RDC <p>Après deux semaines, décidée à fuir la montée de violence, Fatou s’est jointe aux vagues de civils qui se dirigeaient vers Goma, la capitale du Nord-Kivu.</p> <p><strong>« Nous avons eu de la chance</strong> : mes trois enfants, mon mari et moi avons pu monter dans un camion qui quittait notre ville. Mes frères y ont aussi trouvé une petite place. »</p> <p>Mais le camion fut arrêté par un groupe de rebelles qui les dépouillèrent brutalement des rares effets personnels qu’ils avaient pu emporter.</p> <p>« Les rebelles ont ensuite fait descendre tous les jeunes hommes du camion, sous la menace de fusils. Mes trois jeunes frères ont été emmenés. Nous n’avons plus eu de nouvelles d’eux depuis. D’après nos voisins, les rares à être restés à Kalengera ont été enlevés et enrôlés de force, même les enfants. »</p> <p><strong>Des milliers d’autres pourraient raconter des histoires similaires au camp de Kibati</strong>, qui abrite désormais jusqu’à 50 000 personnes arrivées ces dernières semaines, fuyant la violence et les nombreux groupes armés qui contrôlent toute la partie orientale de la RDC.</p> <p><strong>Les conditions de vie dans le camp sont extrêmement difficiles.</strong> « Quand nous sommes arrivés, ma cadette a attrapé le paludisme. Nous n’avons pas trouvé l’aide qu’il lui fallait. Elle est morte ici », dit-elle d’un air incrédule.</p> Fatou et sa famille dans un abri de fortune <p>Dans un petit abri au milieu du camp, constitué d’une bâche étayée de bouts de bois, Fatou nous explique qu’elle a peur de rentrer chez elle, des représailles et des attaques.</p> <p><strong>« Nous avons envisagé de rentrer parce que nous craignons de mourir de faim ici.</strong> Mon mari essaie de trouver du travail et il nous arrive de manger un peu le soir. Mais parfois nous n’avons rien. Pourtant, nous sommes terrifiés à l’idée de rentrer. J’ai peur d’être violée et mon mari d’être séparé de nous et forcé à se battre du côté des rebelles. Même ici, dans le camp, des gens se font attaquer. Nous ne sommes en sécurité nulle part. Nous redoutons d’être les prochaines victimes de la guerre. Et si les rebelles arrivaient jusqu’à Kibati ? Nous vivons tous les jours dans la terreur. Quand je vais couper du bois à l’extérieur du camp, le spectre du viol me fait trembler. Mais je n’ai pas d’autre choix. Comment pourrions-nous cuisiner autrement ? »</p> <p>Je demande à Fatou qui devrait la protéger. « Seul Dieu peut nous protéger dorénavant. À mon avis, personne d’autre ne le peut ; en tout cas, personne ne l’a fait jusqu’ici », répond-elle.</p> <p><em>Les équipes d’Oxfam approvisionnent Kibati en eau potable par camion-citerne et construisent des latrines pour améliorer l’hygiène dans le camp.</em></p> <p></p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Blog : </strong><a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blog/12-04-16-rdc-congo-instaurer-securite-regne-peur" title=" instaurer la sécurité là où règne la peur">R.D. Congo : instaurer la sécurité là où règne la peur</a></p> <p><strong>Photos : <a href="http://www.oxfam.org/fr/development/republique-democratique-congo/travail-oxfam-est-rdc-congo" target="_blank" title="Diaporama - Le travail d'Oxfam dans l'est de la République démocratique du Congo" rel="nofollow">Le travail d'Oxfam dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC)</a><a href="http://www.oxfam.org/en/development/drcongo/oxfams-work-eastern-democratic-republic-congo" rel="nofollow"></a></strong></p> <p><strong>Note d'information : <a href="http://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/oxfam-doc-info-rdc-congo-juillet-2012-resumefr.pdf" target="_blank" title=" Pourquoi les tentatives de stabilisation de la République démocratique du Congo sont infructueuses " rel="nofollow">« Pour moi, mais sans moi, c'est contre moi » : Pourquoi les tentatives de stabilisation de la République démocratique du Congo sont infructueuses</a> </strong>(PDF<strong>, </strong>juillet 2012)</p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/conflit-rdc" target="_blank" title="Conflit en R.D. Congo" rel="nofollow">Conflit en République démocratique du Congo</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>République démocratique du Congo : l’histoire de Fatou, à la recherche de sécurité</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/12-08-22-fatous-story-searching-safety-drc" title="Fatou’s story: Searching for safety in the DRC" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-08-23-la-historia-de-fatou-buscando-un-lugar-seguro-en-la-republica-democratica-de-congo" title="La historia de Fatou: buscando un lugar seguro en la República Democrática de Congo" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Thu, 23 Aug 2012 10:00:57 +0000 Marie Cacace 9941 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/9941#comments Vivre dans l’ombre funeste de la LRA http://l.blogs.oxfam/es/node/9827 <div class="field field-name-body"><p><strong>Inutile de chercher. Dans le village de Bangadi, en province Orientale, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), les traces des exactions perpétrées par les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) sautent aux yeux.</strong></p> <p>Situé près de la frontière avec le Soudan, où sévit également la LRA, et entouré de forêt, ce village est difficile à protéger.</p> <p>Ses habitant-e-s vivent de l’agriculture, la pêche et la chasse, des activités qui les amenaient à s’enfoncer dans la brousse, jusqu’à l’arrivée de la LRA, il y a quatre ans. Depuis, face aux meurtres, aux destructions, aux pillages, aux enlèvements, aux viols et aux mutilations, les communautés vivent dans la terreur.</p> <h3>Des ressources plus restreintes</h3> L'Institut technique agronomique de Bangadi est à l'abandon depuis une attaque de la LRA. <p>Les activités quotidiennes dont les habitant-e-s tirent l’essentiel de leurs revenus et de leur alimentation sont, pour une grande part, à l’arrêt. Plus de 12 000 personnes qui vivaient dans de minuscules habitations isolées aux alentours de Bangadi ont abandonné leur foyer pour s’installer au village, en quête d’une meilleure sécurité, bien qu’elle n’y soit pas garantie.</p> <p>Ces événements ont cependant accru la pression exercée sur des ressources limitées telles que le logement, les denrées alimentaires et l’eau. Oxfam construit donc quatorze puits dans le village actuellement.</p> <p><strong>Rares sont les administrations et les services publics fonctionnant correctement</strong> dans cette région par ailleurs sous-développée. Il n’y a pas de service téléphonique ; seules les organisations humanitaires et l’ONU ont accès à Internet.</p> <p>Je me suis rendue dans un institut agricole, à deux kilomètres à peine du village. Avec plus de 100 étudiants, c’était le principal centre d’enseignement agricole du district du Haut-Uélé. Les locaux sont à présent entièrement vides et désertés. La LRA a pris d’assaut et pillé le bâtiment il y a quatre ans. Les étudiants ont fui. Pour de bon.</p> <h3>Une intensification des attaques de la LRA</h3> <p>Après une brève accalmie en 2011, les attaques de la LRA dans la région ont nettement augmenté cette année. Selon Nicolas Akoyo, le président d’une association locale, deux à trois attaques ont été signalées tous les jours, la semaine précédant ma visite. « Ce ne sont pas des bandits comme le prétendent les Forces armées de la RDC, assure-t-il. Les gens sont constamment en danger ici. »</p> Anizugo, 16 ans, a été séquestré par la LRA pendant un an et demi. <p><strong>La population, profondément traumatisée, vit dans la peur.</strong> Il suffit d’une rumeur de la présence de combattants de la LRA pour que des familles se sauvent dans la brousse. Les gens ne se sentent tout simplement pas en sécurité.</p> <p>J’ai rencontré des personnes qui ont été détenues par les rebelles. Un jeune garçon enlevé à 12 ans et forcé à travailler dans les champs et à effectuer des tâches ménagères jusqu’à ce qu’il s’échappe. Une femme amputée de ses lèvres et de ses oreilles en guise d’avertissement. Selon les témoignages, les rebelles ont néanmoins changé de tactique au cours des derniers mois. J’ai rencontré des agriculteurs et des pêcheurs séquestrés pendant un jour, le temps de voir leurs stocks de nourriture dévalisés, mais relâchés sains et saufs.</p> <p>Certes, il se peut que la LRA ait décidé de ne plus estropier et terroriser les villageois. Mais la terreur qu’ils ont instillée dans les esprits demeure profondément ancrée.</p> <h3>La population aspire à une solution pacifique</h3> <p>Les communautés font de leur mieux pour mener une vie normale. Une nouvelle école accueille désormais les enfants des familles déplacées. Les classes sont toutefois souvent interrompues dès que l’on apprend que la LRA se trouve à proximité ou a attaqué.</p> <p><strong>« Je ne peux pas partir ; ça va devenir un village fantôme</strong> où ne resteront plus que les vieillards », me rétorque Alphonsine Mbikanza, lorsque je lui demande si elle a jamais songé à s’installer ailleurs. Ce petit bout de femme, plus connue sous le nom de Mama Léa, est la coordinatrice dynamique d’un forum de femmes, mis sur pied avec l’aide d’Oxfam dans le cadre de son programme de protection en République démocratique du Congo. Aux côtés d’un comité local de protection, des volontaires identifient les difficultés et les menaces auxquelles ils font face et s’efforcent de porter leurs problèmes auprès des pouvoirs publics. Ils mènent également un travail d’information sur les services et les aides disponibles, ainsi que sur les droits et les responsabilités des communautés.</p> <p>Pourtant, les problèmes de sécurité et les perturbations des écoles de Bangadi ont incité Mama Léa à envoyer deux de ses enfants étudier à Dungu que l’on rejoint par 125 kilomètres de chemins forestiers. Les terres familiales, à 9 kilomètres du village, ne sont plus cultivées depuis que la LRA a investi la région, il y a quatre ans.</p> <p><strong>Les rebelles ont jeté un voile funeste sur la vie des populations locales</strong>. Mais Mama Léa croit en la paix. Comme tout le monde ici, elle veut que la LRA soit supprimée, sans trop savoir comment. Pourtant, elle s’inquiète d’une intervention militaire musclée.</p> <p>« Les gens n’en peuvent plus de la guerre. Si on tente de régler le problème par les armes, ce sont à nouveau des civils, nos frères et nos pères, qui perdront la vie. Nous ne supportons pas cette idée. Il faut une solution pacifique. »</p> <p></p> <p><em>Photos : Caroline Gluck/Oxfam</em></p> <h3>En savoir plus</h3> <p><a href="http://www.oxfam.org/fr/rdc" target="_blank" title="L'action d'Oxfam en République démocratique du Congo (RDC)" rel="nofollow"><strong>Oxfam en République démocratique du Congo (RDC)</strong></a></p> <p> </p></div><div class="field field-name-title"><h2>Vivre dans l’ombre funeste de la LRA</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blog/12-04-26-living-shadow-lra" title=" Living in the shadow of the LRA" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blog/12-04-25-vivir-bajo-sombra-lra-congo" title="Vivir bajo la sombra del LRA" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Thu, 26 Apr 2012 14:24:24 +0000 Caroline Gluck 9827 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/9827#comments R.D. Congo : instaurer la sécurité là où règne la peur http://l.blogs.oxfam/es/node/9940 <div class="field field-name-body"><p><strong>L'est de la République démocratique du Congo (RDC) est censé vivre en paix. Pourtant, dans la zone de santé de Mweso, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, la vie des populations civiles est tout sauf paisible.</strong></p> <p>Malgré l'accord de paix signé il y a trois ans, l'instabilité et la violence persistent, la situation humanitaire se détériore et des tensions ethniques couvent, ce qui maintient les populations civiles dans la précarité.</p> <p>Les vallées luxuriantes et fertiles, ponctuées de terres agricoles formant une mosaïque harmonieuse, offrent un paysage magnifique. Pourtant, la vie dans cette région de RDC où Oxfam mène des programmes de santé publique et de protection, financés par Irish Aid et un fonds multidonateurs de l'ONU, est loin d'être idyllique.</p> <p><strong>À Mweso, où Oxfam a établi un camp de base, le personnel local m'a expliqué les complexités de la région</strong> : rivalités politiques, situation géopolitique du Rwanda voisin, dont beaucoup de migrants ont, de longue date, des liens familiaux au Congo, exactions des militaires, prolifération des milices, accaparement de terres, « taxes sauvages » prélevées par les milices sur les routes et violence généralisée forment un cocktail funeste et empoisonnent la vie des habitants qui endurent un calvaire au quotidien.</p> <h3>Camp de Mpati : des formations pour les comités de protection</h3> Le camp de Mpati camp, qui accueille des milliers de déplacés, est situé à proximité d'un front militaire où les combtats se poursuivent. <p><strong>Un trajet de trois heures</strong> au milieu de paysages d'une beauté plus saisissante encore, le long duquel de jeunes enfants nous font signe et poussent des cris au passage de nos véhicules, nous mène à Mpati, où Oxfam organise des séminaires de formation.</p> <p><strong>La tension y est palpable.</strong> On me prévient : je dois faire preuve d'une extrême prudence pour prendre des photos ou filmer. Mpati, un camp abritant des milliers de personnes déplacées, ainsi que des rapatriés et une communauté sédentaire, est l'un de nos points d'intervention les plus sensibles. Arborant leur AK-47, les soldats surveillent tout.</p> <p>Non loin d'ici, les combats se poursuivent sur un front militaire situé dans les collines de l'autre côté de la vallée.</p> <p>Les personnels d'Oxfam dispensent des formations aux volontaires de la communauté locale et à des groupes de femmes. Parmi eux, des membres de comités de protection mis en place dans la région avec l'aide d'Oxfam. Leur rôle consiste à sensibiliser la communauté aux droits fondamentaux de la personne, à aider les victimes de violences à accéder à des services et à faire pression sur les autorités locales pour qu'elles prennent des mesures contre les exactions. Ce n'est pas tâche facile quand les habitant-e-s vivent dans la peur.</p> Les formations portent notamment sur les violences sexuelles et de genres  et le VIH-sida. <p><strong>Les formations auxquelles j'ai assisté portent sur la violence sexuelle et sexiste et le VIH/sida</strong>, deux maux auxquels les communautés locales se trouvent confrontées quasi quotidiennement. Y sont également abordés les problèmes de conflits fonciers, de postes de contrôle sauvages où beaucoup se voient extorquer un « droit de passage », de travaux forcés et d'arrestations arbitraires. Les participant-e-s réfléchissent aux réponses à apporter – même si, compte tenu des risques, seules les mesures les plus limitées mais aussi les plus sûres s'avèrent possibles.</p> <p>Un matin, j'ai visité un site où Oxfam a installé un point d'eau sécurisé facilitant l’accès à une eau potable. J'ai appris que la conception de tous les points d'eau, soigneusement réalisée en consultation avec les comités locaux de protection, prévoit plusieurs sorties pour que les personnes venues puiser de l'eau, surtout des femmes, puissent s'enfuir en cas d'attaque.</p> <h3>Des changements positifs, mais un climat de répression règne encore</h3> <p><strong>En ville, j'ai rencontré Kanyere</strong> (nom d'emprunt), une jeune adolescente qui a intégré le comité local de protection parce qu'elle voulait aider à renforcer la sécurité de sa famille et de sa communauté.</p> <p>Elle affirme avoir constaté des changements positifs depuis l'arrivée d'Oxfam dans le camp. Selon elle, le travail de sensibilisation mené auprès de la communauté fait lentement évoluer les comportements.</p> <p>Cependant, le climat de suspicion et de répression est tel que, comme je l'ai appris par la suite, Kanyere a subi un interrogatoire sur sa conversation avec un étranger.</p> <p><strong>Clairement, il reste encore beaucoup à faire pour que la sécurité ne demeure pas un vain mot.</strong> Sans apporter de solution miracle, notre travail de protection aide. Selon l'expression de Fred Delva, responsable Protection d'Oxfam à Mweso, les formations dispensées à différents groupes communautaires et les espaces d'échange et de débat créés sont autant de semences qui, espérons-le, continueront de mûrir et de porter leurs fruits pour le bien de la communauté.</p> <p><em>Photos : Caroline Gluck/Oxfam</em></p> <h3>En savoir plus</h3> <p><a href="http://www.oxfam.org/fr/development/republique-democratique-congo" target="_blank" title="Oxfam en République démocratique du Congo" rel="nofollow"><strong>L'action d'Oxfam en République démocratique du Congo</strong></a></p> <p><strong><a href="http://drcmusic.org/" target="_blank" title="DRC Music - Kinshasa One Two" rel="nofollow">DRC Music</a> : un projet musical au profit d'Oxfam</strong></p> <p><strong>Document Oxfam :<a href="http://www.oxfam.org/fr/policy/protection-civils-RDC-nous-sommes-pleinement-exploitables" target="_blank" title=" rapport d'Oxfam sur la protection des civils à l'est" rel="nofollow"> "Nous sommes pleinement exploitables" - Le manque de protection des civils à l'est de la République démocratique du Congo</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>R.D. Congo : instaurer la sécurité là où règne la peur</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blog/12-03-26-drc-trying-build-security-where-fear-prevails" title="DRC: Trying to build security where fear prevails" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Mon, 16 Apr 2012 10:24:19 +0000 Caroline Gluck 9940 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/9940#comments