Oxfam International Blogs - réfugiés http://l.blogs.oxfam/es/tags/r%C3%A9fugi%C3%A9s es Syrie : escalade des violences dans la Ghouta, les populations civiles ont besoin d’une aide urgente http://l.blogs.oxfam/es/node/81423 <div class="field field-name-body"><p>Depuis mon bureau à Damas, je peux entendre, nuit et jour, le grondement des explosions à l’est de la capitale.&nbsp;À chaque tir de mortier dirigé vers la ville, nous nous demandons avec anxiété où les obus atterrissent. Un nuage de fumée noire s’élève au loin dans le ciel de la Ghouta orientale. Pour les personnes qui vivent et travaillent ici, à Damas, c’est notre quotidien.</p><h3>Déluge de feu sur les civils</h3><p>Aujourd’hui, les reportages télévisés et la presse internationale dressent le portrait douloureux de la Ghouta orientale. Je me souviens encore de l’époque où la Ghouta était le berceau d’une multitude d’usines syriennes, fières. Désormais, nous assistons au spectacle bouleversant de civils pris en étau dans les combats, dont des mères et leurs enfants terrorisés. Le nombre exact de morts reste difficile à déterminer, mais certains rapports font état de plus de 500 pertes civiles dans la Ghouta orientale depuis le début de l’intensification des frappes le 19 février dernier.</p><p>À Damas également, l’augmentation des tirs de mortier menacent les populations civiles. Au cours de la semaine dernière, des dizaines de Syrien.ne.s ont été tué.e.s, laissant des familles déchirées.</p><p>En tant que résident à Damas, je témoigne du retour de la terreur, nous rappelant les prémices du conflit. J’entends les pleurs des enfants se mêler au fracas des obus et des mortiers. Bien que la zone à l’est de la capitale soit la plus exposée au danger, des attaques ont également visé la capitale-même.</p><h3>L’urgence d’un couloir humanitaire</h3><p>Les populations civiles de la Ghouta orientale ont aujourd’hui un accès extrêmement restreint aux produits de bases. Le peu disponible coûte un prix exorbitant – hors de portée de la majeure partie des familles. L’ONU fait état d’un taux de malnutrition très élevé chez les enfants et alerte quant aux terribles difficultés auxquelles sont confrontés les bébés, les femmes enceintes et allaitantes et les personnes âgées.</p><p>Les organisations humanitaires n’ont eu qu’un accès virtuel à la Ghouta orientale, malgré l’évidence de l’urgence critique. Le 14 février, le premier convoi humanitaire de l’ONU autorisé depuis novembre 2017 a pu approvisionner à peine plus de 7 000 personnes. C’est une infime goutte d’eau dans l’océan de cette catastrophe, où près de 300 000 hommes, femmes et enfants ont désespérément besoin d’eau, de nourriture et d’une assistance médicale.</p><h3>Nous devons agir</h3><p>Le week-end dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté une résolution appelant à une trêve en Syrie et à l’acheminement immédiate de l’aide humanitaire indispensable. Les pressions sont grandissantes pour entraver cette mise en œuvre. Ces derniers jours, le ciel s’est légèrement éclairci. Nous espérons que cette accalmie ne sera pas passagère et que l’aide vitale pourra être acheminée vers celles et ceux qui en ont besoin.</p><p>La Ghouta orientale est, de façon absurde , l’une de ces zones dites « de désescalade », définie en vertu de l’accord signé en mai 2017, à Astana, par l’Iran, la Russie et la Turquie. Cet accord engage toutes les parties à mettre fin rapidement aux violences et à améliorer la situation et l’accès humanitaire.</p><p>Les signataires de cet accord et l’ensemble des parties prenantes doivent aujourd’hui faire de ces engagements une réalité.</p><p><em>Alors que le conflit en Syrie ne montre aucun signe d’apaisement, des centaines de milliers de personnes se trouvent dans une situation critique et sont exposées à une violence continue. Sur une population de 22 millions d'habitants, la moitié a fui les zones de combat et plus de 13,5 millions ont urgemment besoin d’aide.</em></p><p><em>En Syrie, en Jordanie et au Liban, les équipes Oxfam portent assistance à <strong>plus de 2 millions de personnes</strong>, en leur fournissant de l'eau potable, des installations sanitaires et en apportant un soutien vital aux familles qui ont tout perdu.</em></p><p><strong>Appuyez la&nbsp;<a href="https://www.oxfam.org/fr/urgences/crise-en-syrie" rel="nofollow">réponse humanitaire d'Oxfam en Syrie</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Syrie : escalade des violences dans la Ghouta, les populations civiles ont besoin d’une aide urgente</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/18-02-23-syria-civilians-urgent-need-violence-escalates-ghouta" title="Syria: Civilians in urgent need as violence escalates in Ghouta" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Fri, 02 Mar 2018 21:35:48 +0000 Moutaz Adham 81423 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/81423#comments Vers un nouvel accord en faveur des réfugiés et des migrants ? http://l.blogs.oxfam/es/node/59911 <div class="field field-name-body"><p><em><a href="https://blogs.oxfam.org/fr/user/profile/josephine-liebl"><strong>Josephine Liebl</strong></a>, responsable des politiques de déplacement pour Oxfam, évoque la perspective du Sommet des Nations unies qui se tiendra à New York en septembre prochain et se remémore les dernières semaines passionnantes qui ont servi à en négocier l’issue.</em></p> <p>Le tout premier <strong><a href="https://refugeesmigrants.un.org/fr/summit-refugees-and-migrants" rel="nofollow">Sommet des Nations unies sur les réfugiés et les migrants</a></strong> se tiendra à New York le 19 septembre. Le lendemain, Barack Obama organisera un Sommet des dirigeants sur la crise des réfugiés. L’issue probable de ce dernier reste incertaine, mais avant de partir en vacances, les diplomates ont négocié le <strong><a href="http://www.un.org/pga/70/wp-content/uploads/sites/10/2015/08/HLM-on-addressing-large-movements-of-refugees-and-migrants-Draft-Declaration-5-August-2016.pdf" rel="nofollow">document</a></strong> que les dirigeants mondiaux adopteront lors du Sommet des Nations unies le mois prochain. Malgré les quelques progrès réalisés, le Sommet ne marque que le début d’un long processus et n’offre pas les solutions que le monde attend. Ce qu’il se passera dès le lendemain et la manière dont nous exigerons des pays qu’ils rendent des comptes au cours des deux prochaines années seront essentiels pour trouver une solution mondiale à la plus grande crise de déplacement de notre ère.</p> <p>Ce mois de juillet, tandis que j’assistais à ces interminables négociations, je me suis demandé quelles étaient les réelles attentes des États membres et du Secrétaire général lorsque ce Sommet a été convoqué. Au fil des modifications et des différentes propositions, ils semblaient oublier son but : mieux protéger les réfugiés et les migrants et partager les responsabilités pour ces personnes parmi les plus vulnérables au monde.</p> <p>Comme révélé par Oxfam en juillet, il existe <strong><a href="https://www.oxfam.org/fr/salle-de-presse/communiques/2016-07-18/les-six-plus-grandes-puissances-economiques-mondiales" rel="nofollow">de frappantes inégalités en termes d’accueil de réfugiés, certains pays en accueillant bien plus que d’autres</a></strong>, leur répartition n’étant pas basée sur la capacité des pays à les accueillir. Les six pays les plus riches de la planète accueillent moins de 9 % des réfugiés et demandeurs d'asile du monde entier, tandis que les pays les plus pauvres endossent une grande part de cette responsabilité. La défaillance du système est évidente, et faute d’engagements concrets pour en faire davantage, rien ne changera. Mais, au lieu de voir les diplomates proposer des solutions pratiques, nous (les ONG venues assister aux négociations) les avons vus se dérober magistralement à leurs engagements en faveur des réfugiés et des migrants. Chaque promesse semblait accompagnée d’une réserve du type « le cas échéant », et chaque plan était « à envisager ».</p> <p><strong>Protéger les droits des réfugiés et lutter contre la xénophobie</strong></p> <p>Tout n’est pourtant pas perdu. Le <strong><a href="http://www.un.org/pga/70/wp-content/uploads/sites/10/2015/08/HLM-on-addressing-large-movements-of-refugees-and-migrants-Draft-Declaration-5-August-2016.pdf" rel="nofollow">document final</a></strong> réaffirme les droits humains internationaux, les droits des réfugiés et les lois humanitaires ainsi que l’engagement des gouvernements envers le principe de non-refoulement (principe interdisant le renvoi de toute personne vers un pays où elle pourrait être traitée de manière cruelle et inhumaine ou persécutée). Dans un monde où le droit d’asile est systématiquement bafoué, il est important que le Sommet mette également l’accent sur ce droit. Si on ne peut en attendre moins de ce document, ces réaffirmations ne peuvent se substituer à de réels progrès.</p> <p>Le Sommet condamnera par ailleurs vigoureusement la xénophobie, le racisme et l’intolérance, et rappellera au monde que la diversité est une richesse dans nos sociétés. Ceci aurait tout d’une évidence, si un nombre incalculable de responsables politiques ne s’évertuaient pas à répéter précisément le contraire.</p> <p>Ce document appelle à « partager plus équitablement le fardeau et la responsabilité d’accueillir et de soutenir les réfugiés du monde entier », avant son adoption par l’Assemblée générale des Nations unies juste après le Sommet. Mais sans engagements contraignants ni de voie claire pour agir, ces belles paroles seront vaines et il reste difficile de savoir à quel moment la réponse internationale si nécessaire sera mise en œuvre. Alors que les violences n'ont jamais entrainé autant de déplacements de population qu'à l'heure actuelle, les gouvernements se sont contentés jusqu'à présent de paroles creuses, ne donnant lieu à aucune action.</p> <p><strong>Vers le statu quo ?</strong></p> <p>L’Assemblée générale a convoqué ce Sommet pour changer la donne. Mais en les écoutant négocier, j’ai été frappée à maintes reprises par le nombre de diplomates qui tiraient parti de ces négociations pour maintenir le statu quo, ce dont on ne peut tout bonnement pas se contenter. Le document final fait référence au besoin de renforcer la coopération internationale pour la gestion des frontières, notamment au besoin de formation. Bien entendu, les États disposent du pouvoir de contrôler leurs frontières. Difficile toutefois de ne pas faire preuve de cynisme lorsque l’on envisage ce à quoi ressembleront les « meilleures pratiques », suite aux <strong><a href="https://www.theguardian.com/world/2016/jun/06/eu-sudan-eritrea-migration" rel="nofollow">récentes révélations du projet de l’UE de financer des centres de détention et des équipements au Soudan</a></strong>.</p> <p>Une importance malsaine est accordée au retour des réfugiés et des migrants, au-delà du principe de non-refoulement. Suite à une proposition du groupe africain, le document suggère même que la décision d’un gouvernement de renvoyer les réfugiés et les migrants ne devrait pas être « conditionnée par la mise en œuvre de solutions politiques dans le pays d’origine ». Pourquoi ? Peut-être pour justifier <a href="http://www.nation.co.ke/news/1056-3215622-6lnkuxz/index.html" rel="nofollow"><strong>la fermeture par le gouvernement kenyan d’un camp de réfugiés somaliens</strong> </a>? Les États-Unis et d’autres pays ont insisté pour inclure une référence à la <strong><a href="http://firstperson.oxfamamerica.org/2016/08/toddlers-behind-bars-never-acceptable/" rel="nofollow">détention d’enfants migrants</a></strong>, qui bafoue les normes internationales en matière de droits humains établies par les Nations unies.</p> <p><strong>Les personnes déplacées, plus nombreuses que jamais, aujourd’hui oubliées du monde</strong></p> <p>Mais le plus décevant, ce sont les sujets qui ne seront pas abordés lors de ce Sommet. On ne parle guère des personnes contraintes de fuir et bloquées aux frontières de leur pays (les personnes déplacées internes), bien qu’elles soient deux fois plus nombreuses que les réfugiés. De la Syrie au Soudan du Sud, en passant par le Yémen et le Nigeria, leur situation est souvent aussi critique que celle des réfugiés, bien que généralement moins visible, comme l’illustre clairement le <strong><a href="https://www.oxfam.org/fr/rapports/lac-tchad-theatre-dune-crise-meconnue" rel="nofollow">nouveau rapport</a></strong> d’Oxfam sur la crise dans le bassin du lac Tchad (au Nigeria, au Niger et au Tchad).</p> <p><strong>Transfert ou partage de responsabilités ?</strong></p> <p>Le principal échec du Sommet est qu’il n’aboutira à aucune action concrète pour que les gouvernements partagent à l’avenir leur part de responsabilité pour les réfugiés. Une des issues réjouissantes du Sommet sera la création d’un « <strong><a href="https://refugeesmigrants.un.org/sites/default/files/sg_report_french.pdf" rel="nofollow">Plan d’intervention global pour les réfugiés</a></strong> », qui détaille comment la communauté internationale devrait répondre à la crise des réfugiés actuelle et future.</p> <p>Toutefois, rien dans le plan d’intervention n’engage en réalité les Etats à débloquer les fonds suffisants. Aucun engagement n’a été pris pour accueillir ou protéger un plus grand nombre de réfugiés du monde entier ni pour leur offrir un accès à l’éducation et l’emploi. Aucun engagement n’a été pris pour réinstaller 10 % des réfugiés de la planète, tel que des pays comme la Turquie, qui en accueillent déjà eux-mêmes une part disproportionnée, le réclament. Sans engagements concrets, dans quelle mesure les choses changeront-elles ?</p> <p>Difficile d’entrevoir, à partir de ce document, ce qui changera pour les réfugiés et migrants du monde entier à compter du 19 septembre. Néanmoins, la tenue d’un autre Sommet le lendemain, organisé par Barack Obama, et le fait que ce dernier insiste pour les autres dirigeants mondiaux « y mettent du leur » (en s’engageant à verser des sommes concrètes pour l’aide humanitaire, à réinstaller des réfugiés et des migrants et à leur fournir un accès à l’éducation et à l’emploi) pourraient générer davantage de progrès. Quoi qu’il arrive, ces deux Sommets permettront clairement d’initier (l’issue semblant encore bien loin) le changement tant nécessaire aux réfugiés, aux migrants et aux déplacés internes encore plus nombreux.</p> <p><strong>La voie à suivre</strong></p> <p>Des solutions spécifiques devront être en grande partie apportées après septembre. C’est pour cette raison que nous continuerons, après ces deux sommets, de <strong><a href="https://act.oxfam.org/international/fr/actions/stand-as-one" rel="nofollow">militer en faveur d’un partage équitable des responsabilités</a></strong>.</p> <p>Les Premiers ministres et présidents qui se rendront à New York le mois prochain ne doivent pas se limiter à un quelconque plus petit dénominateur commun qui émergera du Sommet des Nations unies. Celles et ceux qui rejoindront Barack Obama le lendemain ont le pouvoir de placer la barre plus haut en prenant des engagements plus concrets, ils doivent donc prendre conscience que leurs citoyennes et citoyens en attendent bien plus d’eux, en septembre et par la suite.</p> <p>Après ces sommets, il restera beaucoup à faire. Les États devront démontrer qu’ils partagent, dans la pratique, les responsabilités, y compris le « Plan d’intervention global pour les réfugiés », afin que les millions de personnes fuyant les conflits, les violences, les catastrophes et la pauvreté disposent de l’aide dont elles ont besoin. Au cours des deux prochaines années, les gouvernements négocieront des pactes mondiaux sur les réfugiés et sur les migrations qui devront être étoffés, et proposer des changements plus concrets pour venir en aide aux millions de personnes dans le besoin.</p> <p>Nous continuerons de faire pression sur les dirigeants mondiaux afin qu’ils prennent des engagements plus ambitieux en septembre et exigerons qu’ils rendent des comptes, car la réponse à la crise doit être humaine, non teintée d’ignorance, de blâme et d’esquive.</p> <p><strong>Unissons-nous avec les personnes contraintes de fuir pour suivre.</strong><a href="https://act.oxfam.org/international/fr/actions/stand-as-one" rel="nofollow"><strong> </strong></a></p> <p><a href="https://act.oxfam.org/international/fr/actions/stand-as-one" rel="nofollow"><strong>Faites entendre votre voix, rejoignez le mouvement et signez la pétition maintenant !</strong></a></p> </div><div class="field field-name-title"><h2>Vers un nouvel accord en faveur des réfugiés et des migrants ?</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/16-08-24-new-deal-refugees-and-migrants" title="A new deal for refugees and migrants?" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/16-08-30-%C2%BFun-nuevo-acuerdo-para-la-poblaci%C3%B3n-refugiada-y-migrante" title="¿Un nuevo acuerdo para la población refugiada y migrante?" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Tue, 30 Aug 2016 13:25:36 +0000 Josephine Liebl 59911 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/59911#comments République centrafricaine : il pleut là où c’est mouillé http://l.blogs.oxfam/es/node/54639 <div class="field field-name-body"><p><strong>Trois ans après le début du conflit, 20 % de la population centrafricaine est toujours déplacée, vivant pour la plupart chez des membres de la famille ou des amis.</strong></p> <p>Je suis arrivée en République centrafricaine au mois de mai, juste au moment où la saison des pluies commençait. Ici, la pluie n’est pas agréable : elle arrive d’un coup, sans prévenir, et elle inonde, détruit et oxyde ce qui est déjà endommagé. Dans ce pays, il pleut là où c’est mouillé. <strong>Une crise oubliée depuis des dizaines d’années et une autre crise humanitaire plus récente</strong>, qui a entraîné le déplacement de 20 % de la population, se superposent pour ajouter à l’oubli et aux souffrances.Il suffit d’aller dans un camp pour personnes déplacées comme celui de Mukassa, en périphérie de Bangui, la capitale, pour s’en rendre compte.</p> <h3>« il n’y a rien à faire ici »</h3> <p>À Mukassa, j’ai fait la connaissance de Regina, une veuve de 38 ans qui a sept enfants, âgés de 4 à 23 ans. Avant la crise, elle vivait dans le quartier de Makambo et tenait un petit commerce. Elle a fui avec toute la famille lorsque les violences ont éclaté. « Ma maison a été détruite et je n’y retournerai pas parce que je ne peux pas payer les réparations », explique-t-elle.</p> <p>Tous les jours, elle va chercher des herbes et des légumes hors du camp. « Je cuisine ce que je trouve pour nourrir les enfants une fois par jour. Moi, je ne mange pas pour qu’il y en ait pour chacun d’eux. » Elle vit ici depuis décembre 2013 et se plaint que rien a changé. Regina aimerait rentrer, car « il n’y a rien à faire ici », dit-elle.</p> <p>Regina n’est pas un cas isolé. Ici, 1 700 autres hommes, femmes et enfants se débrouillent comme ils peuvent. Pour la plupart, cela fait près de trois ans qu’ils ne peuvent pas rentrer chez eux et font face à un horizon peu prometteur. Par peur, par manque de moyens ou simplement parce que leur habitation a été réduite à l’état de ruines, ils n’ont d’autre choix que de continuer à vivre sous une bâche, dans des conditions particulièrement difficiles : sans travail, exposés au risque de viol et oubliés du reste du monde. Dans le pays, 130 000 personnes vivent comme eux dans des camps. <strong>Ici, les crises politiques et humanitaires à répétition ne laissent aucun répit à la population, qui n’a pas le temps de se remettre.</strong> La dernière est, de mémoire d’homme, l’une des pires que le pays ait connues.</p> <p><img alt="Regina est veuve. Avant la crise, elle vivait dans le quartier de Makambo. Elle a fui avec ses enfants lorsque les violences ont éclaté. « Tous les jours, je sors du camp chercher des herbes et des légumes pour préparer à manger." title="Regina est veuve. Avant la crise, elle vivait dans le quartier de Makambo. Elle a fui avec ses enfants lorsque les violences ont éclaté. « Tous les jours, je sors du camp chercher des herbes et des légumes pour préparer à manger." height="450" width="800" class="media-element file-default" typeof="foaf:Image" src="http://l.blogs.oxfam/sites/default/files/oes_31890_-scr.jpg" /><em>Regina est veuve. Avant la crise, elle vivait dans le quartier de Makambo. Elle a fui avec ses enfants lorsque les violences ont éclaté. « Tous les jours, je sors du camp chercher des herbes et des légumes pour préparer à manger. » </em></p> <p>Mais <strong>en République centrafricaine, la majeure partie des personnes déplacées n’habitent pas dans des camps officiels.</strong> Plus de 230 000 personnes sont actuellement réparties chez des membres de leur famille, des amis ou tout simplement des personnes qui les hébergent par solidarité.</p> <h3>« Comment aurais-je pu ne pas aider ces gens ? »</h3> <p>J’aborde une autre femme qui m’impressionne : Joséphine a accueilli jusqu’à cinq familles, dont une de dix enfants. Elle me raconte qu’elle a même eu trente personnes à la fois dans sa maison.</p> <p>À 59 ans, Joséphine est veuve et mère de huit enfants. Elle sait ce que c’est la vie de déplacé. En 1996 et 1997, plusieurs mutineries contre le gouvernement de Félix Patassé se sont accompagnées de violences, de pillages et de destructions. « Ils ont tué une personne devant moi et je me suis enfuie. Je ne pouvais pas le supporter », se souvient-elle. Elle a quitté le quartier de Fatima, dans le centre de Bangui, pour se réfugier à Bimbo, en périphérie. Ce quartier accueille actuellement une nouvelle vague de déplacés. L’histoire se répète.</p> <p> <img alt="Josephine ya sabe lo que significa ser desplazada, tener que huir por la violencia y dejar un hogar. " title="Joséphine a accueilli jusqu’à trente personnes chez elle. " height="450" width="800" class="media-element file-default" typeof="foaf:Image" src="http://l.blogs.oxfam/sites/default/files/oes_31888_rca_josephine.jpg" /><em>Joséphine, 59 ans, a huit enfants et est veuve. Elle sait ce que c’est d’être déplacé, de devoir fuir les violences et quitter son foyer. C’est pourquoi elle a accueilli jusqu’à trente personnes chez elle. </em></p> <p>« Comment aurais-je pu ne pas aider ces gens ? », répond-elle, stupéfaite, quand je lui demande pourquoi elle l’a fait. « Ils étaient à la rue, devant chez nous, sans rien, effrayés. Ils étaient arrivés en courant avec les seuls vêtements qu’ils portaient sur eux. Ils avaient tout laissé sur place, quand des hommes armés les ont attaqués.<strong> En Centrafrique, nous n’imaginons pas d’abandonner à son sort une personne qui souffre.</strong> Si quelqu’un a besoin d’aide, nous l’aidons. Je n’y ai pas regardé à deux fois, je les ai accueillis chez moi et je recommencerais sans hésiter », explique-t-elle avec conviction. Et d’ajouter : « Je subvenais à leurs besoins avec ce que je pouvais. Comme il n’y avait pas assez à manger, je répartissais la nourriture. Pour qu’il y a en ait pour tout le monde, nous ne mangions qu’une fois par jour, le soir. »</p> <p>Elle héberge actuellement six personnes. Certains ont pu rentrer chez eux, tandis que d’autres ont trouvé à se reloger dans le voisinage et peut-être finiront-ils par s’installer définitivement, comme l’a fait Joséphine en son temps.</p> <h3>L’oubli des plus vulnérables</h3> <p>Je sais que cela arrive dans de nombreuses autres régions du monde. Les « déplacés », ces personnes qui ont fui les violences sans traverser de frontières, sont les grands oubliés de la crise des réfugiés. <strong>À la fin 2015, quelque 40,8 millions de personnes étaient déplacées à l’intérieur de leur propre pays, contre 20 millions de réfugiés.</strong></p> <p>La République centrafricaine illustre parfaitement la situation. Pendant que l’attention se focalise sur l’Europe, les personnes qui ont fui les violences sans traverser de frontières courent le risque de subir de nouveaux abus sur le territoire même où leurs droits ont été bafoués.</p> <p>Les États défaillants comme la République centrafricaine ne peuvent pas garantir leur sécurité. Le gouvernement a certes ratifié la Convention de Kampala sur la protection des personnes déplacées en 2009, mais son application n’est pas effective, ce qui a pour effet d’aggraver la détresse.</p> <p>Cela fait trois ans que Keemzith et Mokounga ont dû partir de chez elles. Elles me racontent comment elles sont littéralement venues en courant depuis Bibale, leur ancien quartier de Bangui, jusqu’à Capucin , un terrain vague à côté de l’église, où plus d’une centaine de personnes cohabitent tant bien que mal. « Nous avons couru jusqu’ici quand des hommes armés ont attaqué nos maisons », explique Keemzith.<img alt="Keemzith (izq) y Mogougna (dcha). Site de Capucin, Bimbo, Bangui." title="Keemzith et Mogougna. Site de Capucin, Bimbo, Bangui." height="450" width="800" class="media-element file-default" typeof="foaf:Image" src="http://l.blogs.oxfam/sites/default/files/oes_31889_rca.jpg" /><em>Keemzith (gauche) et Mokounga  (droite). Site de Capucin, dans l’arrondissement de Bimbo, à Bangui. Une centaine de personnes déplacées vivent dans ce campement depuis décembre 2013. </em></p> <p>Toutes deux se souviennent très bien du jour où elles sont arrivées ici, sans pouvoir en repartir. La date est gravée dans les mémoires et beaucoup se la répètent dans le camp : le 5 décembre 2013. Keemzith a trois enfants. La plus jeune, Maria, est née ici il y a un peu plus d’un mois. Elle peut la nourrir de lait, mais cela ne suffit pour les deux autres. « Il n’y a rien à manger ici », se désole-t-elle.</p> <h3>La question du retour</h3> <p>Ces personnes veulent pour la plupart rentrer chez elles, mais ce n’est pas encore assez sûr. Selon les données du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), de 70 % à 90 % des personnes déplacées souhaitent réintégrer leur quartier, mais la peur et l’insécurité persistent. Entre les mois de novembre 2015 et mai 2016, Oxfam a identifié plus de 1 500 incidents supposant un risque pour la sécurité dans les quartiers les plus touchés par les violences de la capitale : le PK3 et le PK5. Dans 70 % des cas, il s’agissait d’agressions physiques et verbales et de vols qualifiés ou non, pour 11 % d’agressions sexuelles et pour 10 % de destructions de propriétés et confiscations de logements.</p> <p>En parallèle, <strong>un demi-million de Centrafricaines et Centrafricains sont réfugiés dans d’autres pays, sans grande perspective de retour. </strong>Selon le HCR, 73 % des réfugiés centrafricains au Cameroun n’ont pas l’intention de rentrer. Seulement 27 % l’envisagent et quelques-uns ont essayé.</p> <p>Il pleut là où c’est mouillé. Et si nous ne proposons pas de solutions durables, des femmes comme Regina, Joséphine, Keemzith et Mokounga continueront de lutter pour survivre jour après jour sous la pluie et dans l’oubli.</p> <p> </p> <h3>Plus d'informations sur <a href="https://www.oxfam.org/fr/pays/republique-centrafricaine" target="_blank" rel="nofollow">notre travail en République centrafricaine</a></h3> <p> </p></div><div class="field field-name-title"><h2>République centrafricaine : il pleut là où c’est mouillé</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/16-07-14-rep%C3%BAblica-centroafricana-llueve-sobre-mojado" title="República Centroafricana: llueve sobre mojado" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Wed, 20 Jul 2016 13:18:31 +0000 Julia Serramitjana 54639 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/54639#comments Personne n’imagine être un jour qualifié de réfugié http://l.blogs.oxfam/es/node/27180 <div class="field field-name-body"><p><strong>Des enfants se cachent derrière les réservoirs d’eau. Des vêtements pendus à l’extérieur des tentes sèchent au soleil méditerranéen. </strong>Nous voici dans un campement de la vallée de la Bekaa, au Liban, où des réfugiés se sont installés. Ici, la moindre chose compte : une lampe à pétrole fièrement brandie par une Syrienne de 65 ans, qui nous a accueillis dans sa tente. Un téléviseur placé dans le coin d’une « maison » par ailleurs vide. Un jerrican d’eau et des plaques de tôle formant des toilettes de fortune partagées par les 40 familles installées ici.</p> <p>Dans une forteresse précaire de toile fine, les anciens évoquent le jour où ils ont quitté la Syrie. Non loin derrière les montagnes voisines de la Bekaa se trouve la Syrie, leur pays désormais laissé à l’imagination ou bien entraperçu sur des images de destruction qu’ils gardent sur de précieux téléphones portables, dernier lien avec la terre perdue. Seul le souvenir d’un passé glorieux leur apporte un peu de joie, mais les rappelle aussi à la douleur de l’exil. </p> <p>C’est par une journée chaude de début juin que des collègues et moi-même avons visité les communautés au sein desquelles Oxfam mène des programmes humanitaires depuis quelques années. Les réfugiés que nous avons rencontrés s’efforcent de surmonter leur chagrin et le sentiment de ne pas être à leur place. Mais face à des épreuves insurmontables, la plupart des réfugiés syriens vivent au jour le jour : ils n’ont d’autre choix que de faire avec et la vie continue malgré les nouvelles incessantes de décès et d’anéantissements dans leur pays natal. </p> <p><strong>Quiconque ne vit pas dans la région ne peut prendre toute la mesure des souffrances engendrées par la crise syrienne.</strong> Nos collègues d’Oxfam qui travaillent au Liban, en Syrie et en Jordanie entendent des témoignages de ce genre tous les jours. Chaque aspect de la vie quotidienne est pénible, de la difficulté de trouver du travail à l’absence d’éducation pour les enfants, sans oublier les complications pour les populations locales qui cohabitent avec les réfugiés. Tous font de leur mieux pour faire face à cette réalité. Mais les implications en termes de partage des ressources et de cohabitation ne sont pas simples dans le contexte actuel. Les communautés, Oxfam et ses partenaires s’efforcent de développer un sens de la solidarité , alors que les infrastructures et les services publics, comme la distribution d’eau et l’assainissement, se trouvent mis à rude épreuve et que les populations ont du mal à accéder aux soins de santé et à l’emploi. </p> <p>En vérité, personne n’imagine être un jour qualifié de réfugié. Derrière chaque numéro sans visage, il y a un cœur qui bat. À ce jour, 1,2 million de Syriennes et Syriens vivent au Liban. Près de 4 millions ont fui la Syrie, tandis que 7,6 millions sont déplacés sur le territoire syrien. D’innombrables vies se trouvent suspendues dans une attente interminable. </p> <p><img alt="A Syrian woman watches workers build Oxfam latrines in an informal refugee settlement in Lebanon’s Northern Bekaa where she lives with her family of 6. Photo: Oriol Andres Gallart/Oxfam" title="A Syrian woman watches workers build Oxfam latrines in an informal refugee settlement in Lebanon’s Northern Bekaa where she lives with her family of 6. Photo: Oriol Andres Gallart/Oxfam" height="680" width="1240" style="font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;" class="media-element file-default" typeof="foaf:Image" src="http://l.blogs.oxfam/sites/default/files/91447lpr-bekaa-valley-latrines-1240x680.jpg" /></p> <p>Ghazzeh, une petite ville située à une heure et demie à l’est de Beyrouth, compte désormais plus de réfugiés que d’habitants locaux. Nous y avons visité un programme de travail rémunéré en espèces, financé par la Coopération italienne et mené en collaboration avec la commune. Tous les jours, une douzaine de personnes, aussi bien des Libanais que des réfugiés syriens, travaillent dans l’installation de gestion des déchets solides de Ghazzeh, où ils filtrent jusqu’à 8 tonnes de déchets. Malgré l’odeur peu engageante, tous sourient : ils se réjouissent à l’idée d’être occupés, de faire partie d’une équipe et, surtout, de gagner de l’argent pour subvenir aux besoins de leurs familles. </p> <p><strong>Au cours de cette semaine, pour marquer la Journée mondiale des réfugiés et l’approche du ramadan, Oxfam et ses partenaires basés au <a href="https://www.oxfam.org/en/crisis-syria-lebanon/syrian-refugees-mark-world-refugee-day" rel="nofollow">Liban</a>, en Jordanie, en Italie, au Québec et au Pays de Galles <a href="https://www.oxfam.org/en/multimedia/video/2015-together-we-stand-marking-world-refugee-day-tabbaneh-lebanon" rel="nofollow">ont organisé divers événements</a></strong> qui ont réuni Jordaniens, Libanais, Syriens et Palestiniens sous un même toit, dans une ambiance joyeuse et conviviale. Nous comptons ainsi continuer de rappeler les gouvernements à leur obligation de contribuer équitablement à atténuer les souffrances des Syriennes et Syriens, qui connaissent la plus grave crise de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale. Les pays doivent allouer davantage de fonds aux opérations humanitaires, telles que celles qui ont lieu dans la vallée de la Bekaa, soutenir le financement du développement à long terme dans les pays voisins, et accueillir les réfugiés les plus vulnérables dans le cadre de programmes de réinstallation à la mesure de cette crise. </p> <p><em>Par Adeline Guerra (<a href="https://twitter.com/@AdelineGuerra" rel="nofollow"><strong>@AdelineGuerra</strong></a>), conseillère régionale Campagnes et Communication </em></p> <p><em>Photos :</em></p> <ul><li><em>Une réfugiée syrienne au camp de Zaatari, 2014. Crédit : F. Muath/Oxfam</em></li> <li><em>Une Syrienne regarde des ouvriers construire des latrines d'Oxfam dans un campement informel dans la vallée de la Bekaa, au Liban, où elle vit avec sa famille. L'hiver dernier, Oxfam a installé plus de 100 latrines dans cette zone, dont bénéficient plus de 1 200 réfugiés. De plus, quelque 160 citernes d'eau potable ont été mises en place. Crédit : Oriol Andres Gallart/Oxfam, Février 2015</em></li> </ul><h3>À vous d'agir</h3> <p><strong><a href="https://www.oxfam.org/fr/urgences/crise-en-syrie" rel="nofollow">Soutenez l'action d'Oxfam</a></strong><a href="https://www.oxfam.org/en/emergencies/crisis-syria" rel="nofollow"><strong> face à la crise syrienne</strong></a></p> <h3>Sur le même thème</h3> <p><a href="https://www.oxfam.org/fr/urgences/quest-ce-que-cela-fait-detre-un-refugie-impressions-du-camp-de-zaatari-et-dailleurs" rel="nofollow"><strong>Qu’est-ce que cela fait d’être un réfugié ? Impressions du camp de Za’atari et d’ailleurs</strong></a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Personne n’imagine être un jour qualifié de réfugié</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/15-06-17-world-refugee-day-no-one-ever-thinks-they-will-be-called-refugee" title="World Refugee Day: No one ever thinks they will be called a refugee" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Sat, 20 Jun 2015 08:36:19 +0000 Anonymous 27180 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/27180#comments Des milliers de réfugiés syriens aux prises avec les intempéries http://l.blogs.oxfam/es/node/24815 <div class="field field-name-body"><h3>Nous venons en aide aux familles de réfugiés de Syrie touchées par la neige et les intempéries.</h3> <p>À Chekka, dans le nord du Liban, Raneem, six ans, ne parvient pas à dormir. Dans sa tente où s’infiltre une pluie glaciale et qui menace de s’écrouler sous les rafales de vent, elle garde les yeux écarquillés tout en se pelotonnant contre sa maman. <a href="http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/201501/06/01-4832922-une-puissante-tempete-hivernale-frappe-le-moyen-orient.php" rel="nofollow"><strong>Une forte tempête a balayé le Proche-Orient</strong></a>, ajoutant aux souffrances et aux difficultés des milliers de réfugiés syriens comme Raneem.  </p> <p>Selon les médias, la tempête a coûté la vie à au moins quatre réfugiés. Pour la petite Raneem comme pour les autres, il est très difficile de se protéger du froid. « Nos enfants sont tous malades, confie Ayman, réfugié syrien au Liban. Ce froid est insoutenable et nous n’avons aucun moyen de les garder au chaud. »  </p> <p><a href="http://www.lorientlejour.com/article/904389/deux-syriens-dont-un-enfant-meurent-de-froid-au-liban-croix-rouge.html" rel="nofollow"><strong>Au Liban</strong></a>, les régions côtières ont subi les assauts de vagues et d’un vent d’une rare violence. <strong>Une <a href="http://observers.france24.com/fr/content/20150112-liban-refugies-syriens-piege-tempete-zeina" rel="nofollow">épaisse couche de neige</a> a enseveli plusieurs sites où sont installés des réfugiés</strong>, bloqué les routes et isolé les bourgades, interdisant tout accès à des soins médicaux. Des tentes se sont affaissées sous le poids des fortes chutes de neige, et les réservoirs d’eau ont gelé. </p> <p><strong>En Jordanie</strong>, les intempéries ont également frappé le <a href="http://www.oxfam.org/fr/multimedia/video/2013-les-voix-de-zaatari-oxfam-aide-des-refugies-syriens-se-faire-entendre-grace-la" rel="nofollow"><strong>camp de réfugiés de Zaatari</strong></a>, le plus grand du pays avec plus 80 000 personnes. Là, des chaussures d’été en plastique aux pieds, les enfants sautillent pour essayer d’éviter les flaques gelées. « Nous avons absolument besoin de caravanes ; nous ne pouvons plus vivre dans des tentes », souligne Abu Ayman..</p> <p><img alt="Six-year-old Raneem huddles near a stove in her family&#039;s shelter in northern Lebanon. Credit: Oriol Andres/Oxfam" title="Six-year-old Raneem huddles near a stove in her family&#039;s shelter in northern Lebanon. Credit: Oriol Andres/Oxfam" height="813" width="1220" class="media-element file-default" typeof="foaf:Image" src="http://l.blogs.oxfam/sites/default/files/raneem-oxfam_oriol_012_web_1220nc.jpg" /></p> <p>Il y a plusieurs semaines, Oxfam avait commencé les préparatifs pour l’hiver. Au Liban, nous avions distribué des bâches de plastique et des bons d’achat, tandis qu’à Zaatari, nous creusions des tranchées autour des tentes pour éviter que la pluie ne les inonde. Des plans d’évacuation avaient également été mis en place, en coordination étroite avec d’autres organisations humanitaires. Mais les réfugiés ont cruellement besoin de vivres, d’eau et d’abris. </p> <p>Au Liban comme en Jordanie, <strong>Oxfam intensifie ses opérations humanitaires pour aider les réfugiés syriens</strong> à s’abriter des intempéries. Nous travaillons avec nos partenaires au Liban pour que les familles puissent reconstruire les tentes endommagées à l’aide de grandes bâches en plastique. Nous distribuons également des kits d’hygiène, comprenant du savon, des couches et des serviettes hygiéniques, pour faire face à des besoins élémentaires. En Jordanie, nos équipes répondent aux besoins les plus urgents en termes d’accès à l’eau et d’infrastructures sanitaires.</p> <p>Pour Raneem et les autres réfugiés qui connaissent leur quatrième hiver en exil, c’est une aide précieuse. Mais alors que la fin de ce conflit sanglant n’est toujours pas en vue, les pays voisins restreignent de plus en plus l’accès des réfugiés syriens vulnérables à leur territoire. Raneem n’a dès lors pas d’autre choix que de se pelotonner contre sa maman et de prier pour que la tempête s’arrête. </p> <h3>Le défi de la protection des réfugiés</h3> <p><img alt="Sandals offer little protection to the feet of children in a refugee settlement in northern Lebanon. Credit: Oriol Andres/Oxfam" title="Sandals offer little protection to the feet of children in a refugee settlement in northern Lebanon. Credit: Oriol Andres/Oxfam" height="813" width="1220" class="media-element file-default" typeof="foaf:Image" src="http://l.blogs.oxfam/sites/default/files/sandals-oxfam_oriol_006_web_1220nc.jpg" /></p> <p>S’éternisant depuis près de quatre ans, le conflit en Syrie a contraint environ 3,3 millions de Syriennes et Syriens, dont plus de la moitié ont moins de 18 ans, à passer la frontière pour chercher refuge.</p> <p>Mais il est désormais plus difficile que jamais de trouver protection dans les pays voisins qui ploient sous le poids de la crise et restreignent de plus en plus l’accès à leur territoire. Fin décembre, le Liban (où une personne sur quatre est un réfugié syrien) a annoncé l’<strong>application d’une nouvelle réglementation imposant aux ressortissants syriens de demander un visa pour entrer dans le pays</strong>. Les « cas humanitaires extrêmes » seront également examinés, encore que le flou demeure sur les critères de détermination de ces cas.</p> <p>Les nouvelles restrictions à l’entrée des Syriens sur le territoire libanais font partie d’une tendance générale inquiétante qui amenuise leurs possibilités d’échapper au conflit. <strong>Les pays voisins, notamment le Liban et la Jordanie, ont jusqu’à présent accueilli un très grand nombre de personnes</strong> fuyant le conflit en Syrie dans une crise sans précédent. Ces pays ont clairement l’obligation de veiller à ce que les réfugiés puissent continuer à trouver protection, mais ils subissent une pression énorme. Ce renforcement des restrictions doit également être considéré comme un échec collectif de la communauté internationale dans son ensemble, les pays voisins ne recevant toujours pas un soutien suffisant de la part des autres États.</p> <p><strong>La communauté internationale doit renforcer son soutien au Liban.</strong></p> <p><em>Oxfam est venue en aide à plus d'1,5 million de personnes en Syrie, au Liban et en Jordanie. Mais les besoins humanitaires restent considérables.</em></p> <p><em>Photos :</em><em>1. Les vents violents ont emporté le toit de l'abri dans lequel Yehia, un agriculteur de Syrie, et sa famille vivaient. Photo : Oriol Andres/Oxfam</em><em>2. Raneem, six ans, se blottit près du poêle dans l'abri dans lequel elle vit avec sa famille, dans le nord du Liban. Photo : Oriol Andres/Oxfam</em><em>3. Des sandales d'été n'offrent qu'une faible protection aux pieds des enfants réfugiés, dans un site de relogement de réfugiés syriens au Liban. Photo : Oriol Andres/Oxfam</em></p> <p><em>Cette mise à jour sur la situation des réfugiés syriens provient de Joëlle Bassoul <a href="http://twitter.com/jobassoul" rel="nofollow"><strong>@jobassoul</strong></a>, Conseillère média d'Oxfam sur la réponse à la crise en Syrie, et est datée du 9 janvier 2015. Pour plus d'informations sur nos activités, suivez <a href="http://twitter.com/Oxfam_fr" rel="nofollow"><strong>@Oxfam_fr</strong></a>.</em></p> <h3>Vous pouvez <a href="http://www.oxfam.org/fr/appel/urgence-syrie" rel="nofollow">soutenir notre action</a> en faisant un don</h3></div><div class="field field-name-title"><h2>Des milliers de réfugiés syriens aux prises avec les intempéries</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/15-01-13-la-batalla-diaria-de-los-refugiados-sirios-contra-el-fr%C3%ADo" title="La batalla diaria de los refugiados sirios contra el frío" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/15-01-09-winter-storm-and-increased-border-restrictions-bring-new-challenges-conflict-weary" title="Winter storm and increased border restrictions bring new challenges to conflict-weary Syrian refugees" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Wed, 14 Jan 2015 14:55:03 +0000 Camilla Jelbart Mosse 24815 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/24815#comments À l’approche de l’hiver, la conférence de Berlin sur la crise des réfugiés syriens doit apporter une réponse à la mesure des besoins http://l.blogs.oxfam/es/node/23109 <div class="field field-name-body"><p><a href="http://www.oxfam.org/fr/multimedia/video/2014-de-leau-chaude-pour-les-refugies-syriens-au-liban" rel="nofollow"><strong>Yasmine, 23 ans, s’asperge le visage d’eau chaude à un nouveau robinet installé par Oxfam.</strong></a> À l’approche de l’hiver, où les températures tomberont en dessous de zéro, un peu d’eau chaude peut apporter une aide précieuse pour passer les rigueurs hivernales. Alors que la crise dure depuis bientôt quatre ans, les réfugiés syriens qui, comme Yasmine, peinent à survivre dans des camps de fortune au Liban et voient leur espoir de rentrer en Syrie s’évanouir vont bientôt devoir faire face à un nouvel hiver glacial. Yasmine sourit : « Avant, nous prenions des douches froides l’hiver, mais maintenant la situation s’est améliorée. »</p> <p>Face à <strong>plus de trois millions de personnes qui ont fui le conflit en Syrie et se sont réfugiées dans les pays voisins</strong>, la communauté internationale se réunit à Berlin pour se pencher sur la réponse à la crise des réfugiés. La situation devient intenable pour les voisins de la Syrie et les populations vulnérables souffrent particulièrement des conséquences. Aujourd’hui, Berlin doit déboucher sur des engagements concrets et fermes, si l’on veut aider les réfugiés comme Yasmine, de même que les communautés d’accueil. </p> <p><iframe width="100%" height="415" src="//www.youtube.com/embed/KIBUrOLbcbQ" frameborder="0" allowfullscreen=""></iframe></p> <p>Après bientôt quatre ans de conflit, l’impact de la crise sur l’économie, les infrastructures et les systèmes d’éducation et de santé des pays voisins de la Syrie, est palpable et, de plus en plus, les États ferment leurs frontières aux nouvelles personnes cherchant refuge. Il est essentiel que d’autres États apportent un soutien financier aux pays d’accueil en vue de répondre aux besoins humanitaires immédiats et de favoriser les démarches de développement à l’avenir. Ils doivent également assurer la survie des réfugiés dans le besoin en offrant des solutions de réinstallation en dehors de la région limitrophe. <strong>La conférence d’aujourd’hui à Berlin doit être un premier pas sur la voie d’un accord international ferme</strong> qui aide les pays éprouvés par l’afflux massif de réfugiés et assure le respect des droits des personnes vulnérables. Quiconque cherche à fuir le conflit doit pouvoir trouver refuge. </p> <p>L’Allemagne a déjà accepté d’accueillir 26 400 réfugiés de Syrie, mais d’autres pays doivent en faire autant. <strong>Oxfam a appelé les pays riches à accueillir, à eux tous, au moins 5 % de la population totale estimée de réfugiés</strong> – une mesure tout à fait à leur portée qui, bien que cela ne représente qu’une part infime, aurait un impact considérable sur le vie de nombreux enfants, femmes et hommes. </p> <p>Pour Yasmine et les autres réfugiés syriens, un changement radical est nécessaire dans la réponse internationale à la crise. Il importe avant tout de redoubler d’efforts pour accélérer une solution politique, sinon les réfugiés devront vivre hors de Syrie pendant encore de longues années.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>L'action d'Oxfam face à la <a href="http://www.oxfam.org/en/emergencies/crisis-syria" rel="nofollow">crise en Syrie</a></strong></p> </div><div class="field field-name-title"><h2>À l’approche de l’hiver, la conférence de Berlin sur la crise des réfugiés syriens doit apporter une réponse à la mesure des besoins</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-10-28-los-gobiernos-reunidos-en-la-conferencia-de-berl%C3%ADn-deben-abordar-la-respuesta-la" title="Los Gobiernos reunidos en la conferencia de Berlín deben abordar la respuesta a la crisis de refugiados sirios" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-10-27-berlin-conference-syria-refugee-response-must-deliver-harsh-winter-approaches" title="Berlin Conference on Syria refugee response must deliver as harsh winter approaches " class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Tue, 28 Oct 2014 13:28:12 +0000 Camilla Jelbart Mosse 23109 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/23109#comments Ils représentent le meilleur espoir de paix pour le Soudan du Sud : rencontre avec de jeunes réfugiés en Ouganda http://l.blogs.oxfam/es/node/10696 <div class="field field-name-body"><p><strong>Un garçon grand et maigre, portant un short déchiré et des sandales en plastique noir avec des petits cœurs roses</strong>, sort d’une hutte au toit de chaume et se dirige vers moi. Dans un anglais parfait, Jacob m’explique comment il en est arrivé à vivre dans ce camp de réfugiés, l’un des nombreux camps qui grignotent la forêt dans plusieurs districts ougandais limitrophes du Soudan du Sud. Dix-huit mois plus tôt, il faisait encore partie des quelques privilégiés sud-soudanais à étudier dans un lycée de Kampala, la capitale de l’Ouganda. Face à la violence des affrontements entre les factions rivales du parti au pouvoir dans le pays, Jacob avait fui en Ouganda, avec neuf autres membres de sa famille.</p> <p>Mais il y a quelques mois, il a reçu un coup de fil qui allait changer sa vie : son père lui annonce que la boutique familiale, au Soudan du Sud, a été pillée et détruite. Il ne recevrait dès lors plus d’argent pour payer sa scolarité. Jacob et sa sœur aînée pouvaient rester encore quelques jours pour terminer le trimestre, mais devraient quitter la ville, l’école et leurs amis pour aller rejoindre le reste de la famille au camp de réfugiés. </p> <p><strong>Ce témoignage de Jacob m’a empli d’une profonde tristesse</strong>, teintée d’une impression de déjà-vu. Il y a près de dix ans, j’étais venu travailler en Ouganda auprès des réfugiés qui vivaient dans des camps comme celui-ci. Mon travail impliquait alors d’interroger des centaines de Sud-Soudanais sur leur situation. Ces hommes et ces femmes expliquaient que les conditions épouvantables dans les camps conduisaient nombre de parents à décider, souvent la mort dans l’âme, d’arranger le mariage de leurs filles. Avec le « prix de la mariée » versé par la famille de l’époux, ils pouvaient acheter des vivres et payer les frais médicaux ou de scolarité pour les cadets.</p> <p>Ce que m’a raconté Jacob à propos de sa sœur Juliana m’a noué l’estomac. Dans un pays où le taux d’alphabétisation des femmes est longtemps resté inférieur à 10 %, leur père l’avait encouragée à retarder le mariage jusqu’à la fin de ses études secondaires. Ce n’est plus qu’une question de temps, semble-t-il, avant que Juliana et beaucoup d’autres jeunes filles ne se retrouvent confrontées à un ancien scénario.</p> <h3>Un répit bien trop bref</h3> <p>En mettant fin à la guerre civile qui déchirait le Soudan depuis plus de vingt ans, les <strong><a href="http://www.un.org/fr/peacekeeping/missions/past/unmis/background.shtml" target="_blank" title="Historique de la Minus - Opérations de maintien de la paix des Nations unies" rel="nofollow">accords de paix de 2005</a></strong> avaient ouvert la voie à l’indépendance du Soudan du Sud et au retour de centaines de milliers de réfugiés. Jour après jour, j’avais pu entendre les cris de joie lancés par les femmes au départ des énormes camions blancs de l’ONU qui rapatriaient les réfugiés excités, et quelque peu nerveux, à l’idée d’enfin rentrer chez eux. Aujourd’hui, beaucoup de ces mêmes personnes – et des milliers d’autres – ont dû fuir les violences qui enflamment de nouveau le Soudan du Sud, après quelques précieuses années de paix.</p> <p>Avec environ 1,5 million de Sud-Soudanais déplacés à l’intérieur de leur pays et plus de quatre millions de personnes qui ont besoin d’une aide humanitaire, il est tentant de baisser les bras. Mais nous devons garder espoir.</p> <p><strong>En 2007, au Soudan du Sud, une adolescente avait plus de chance de mourir en couches que de terminer ses études secondaires.</strong> Depuis, grâce au travail de millions de personnes – équipes humanitaires, personnel enseignant, mais aussi simples citoyennes et citoyens – et au soutien d’une communauté internationale résolue, les choses avaient commencé à changer.</p> <h3>Investir dans le jeunesse sud-soudanaise</h3> <p>Aujourd’hui, au lieu de poursuivre un développement qui améliore la vie des populations, une grande partie des efforts à destination du Soudan du Sud visent, naturellement, à <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-sud-soudan" rel="nofollow">répondre aux besoins humanitaires</a></strong>. Mais il est encore temps d’empêcher le recul de ces progrès durement acquis. D’abord et avant tout, nous devons, dans la mesure du possible, favoriser le développement au Soudan du Sud. Mais face à l’augmentation du nombre de personnes déplacées dans la région (un nouveau réfugié passe la frontière avec l’Ouganda toutes les sept minutes), nous devons aussi nous investir en faveur des dizaines de milliers de jeunes gens prometteurs qui, comme Jacob et Juliana, vont devoir vivre hors de leur pays pendant les années à venir.</p> <p><strong>Parmi ces souffrances immenses, nous avons une rare occasion de faire mieux cette fois-ci.</strong> Les jeunes comme Jacob, qui parle d’unité nationale et refuse la division de son pays selon des clivages tribaux, représentent le meilleur espoir d’un avenir de paix pour le Soudan du Sud. Si nous faisons dès maintenant en sorte de leur offrir, à lui et aux autres jeunes, la possibilité de suivre des études, de se former à un métier ou de gagner un peu d’argent pour leur famille, nous pourrons éviter qu’une nouvelle génération ne se retrouve aux prises avec le mariage précoce, l’alcoolisme et une vie de violence. Si nous nous <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-sud-soudan" rel="nofollow">investissons dès à présent</a></strong> dans les programmes de réconciliation et de consolidation de la paix, nous pourrons réunir les communautés une bonne fois pour toutes. Sinon, toute paix ne sera jamais qu’une trêve passagère, et les jeunes comme Jacob ne pourront pas exprimer leur plein potentiel pour faire du Soudan du Sud un pays plus agréable pour l’ensemble de ses citoyennes et citoyens.</p> <p><em>Pour protéger l’identité des personnes citées dans cet article, les prénoms ont été changés.</em></p> <h3><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-sud-soudan" rel="nofollow"></a><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-sud-soudan" rel="nofollow">Vous pouvez soutenir l'action d'Oxfam au Soudan du Sud</a></strong></h3></div><div class="field field-name-title"><h2>Ils représentent le meilleur espoir de paix pour le Soudan du Sud : rencontre avec de jeunes réfugiés en Ouganda</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-06-20-south-sudan-young-refugees-uganda-hope-for-peace" title="South Sudan&#039;s young refugees in Uganda: a hope for peace" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-06-20-jovenes-refugiados-en-uganda-la-esperanza-de-sudan-del-sur" title="Jóvenes refugiados en Uganda: la esperanza de Sudán del Sur" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Thu, 19 Jun 2014 23:10:00 +0000 Noah Gottschalk 10696 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/10696#comments Syrie : réflexion sur trois années de conflit http://l.blogs.oxfam/es/node/10624 <div class="field field-name-body"><p><em>Directeur-adjoint humanitaire, Nigel Timmins mène l'intervention d'Oxfam à la crise en Syrie. Dans ce blog, il réfléchit sur ses expériences en travaillant avec les Syriens.</em></p> <p><strong>L’histoire de Sabeen, qui a fui la Syrie 24 heures à peine après avoir donné naissance à sa petite fille, restera gravée en moi.</strong></p> <p>Le regard perdu au loin, assise sur le plancher de sa caravane, dans le camp de Za’atari en Jordanie, elle m’a raconté calmement comment, à l’approche de son terme, elle a dû partir de chez elle. La maison de son voisin venait d’être rasée par un bombardement massif ; elle et son mari craignirent que leur maison ne fût la prochaine.</p> <h3>Le choix de vivre</h3> <p>Ils sont donc soudain partis avec leurs enfants, n’emportant que quelques effets personnels. Arrivés dans le village voisin, ils ont demandé à passer la nuit dans la salle communale. C’est là que les contractions ont commencé et qu’elle a accouché avec la seule aide de son mari. Puis les bombardements se sont rapprochés. Sabeen et son mari craignirent de nouveau pour leur famille et, moins de 24 heures après avoir accouché, Sabeen a dû reprendre la route.</p> <p>Après avoir erré de village en village pendant des semaines, ils ont pris la dure décision d’emmener leur bébé en Jordanie. Sans savoir quand ils reviendraient.</p> <p>Vu comment se sentait mon épouse un jour après avoir donné naissance à notre fils, je me demande comment cette femme calme, forte et digne en face de moi a pu endurer un tel voyage. La réponse réside probablement dans le fait qu’elle n’avait tout simplement pas le choix.</p> <h3>La Syrie, un pays dévasté</h3> <p>Au fil des ans, mon travail m’a amené en Asie et en Afrique pour faire face à quelques-unes des grandes crises humanitaires de notre temps, dans des pays comme <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/afghanistan" rel="nofollow">l’Afghanistan</a></strong>, le <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/soudan" rel="nofollow">Soudan</a></strong> et la <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/rdc" rel="nofollow">République démocratique du Congo</a></strong> (RDC). Je n’avais encore jamais travaillé en Syrie. Pas besoin. C’était un pays à revenu intermédiaire, doté d’un système de santé et d’éducation décent et d’infrastructures d’assainissement.</p> <p><a href="/sites/blogs.oxfam.org/files/Syrie-hier-auj.png" target="_blank" rel="nofollow"></a></p> <p>Mais tout cela a changé, et l’ONU a lancé un appel de fonds humanitaire sans précédent, d’un montant de 6,5 milliards de dollars. C’est une somme incroyable mais qui, malheureusement, en dit long sur l’ampleur de ce conflit dévastateur et ne suffira même pas à venir en aide aux millions de personnes en détresse, en Syrie et dans les pays voisins.</p> <h3>Des foules de manifestants aux flots de refugiés</h3> <p>Je me rappelle les images, à la télévision, des foules rassemblées sur les places pour manifester, aux premiers jours du conflit, en 2011. Beaucoup de celles et ceux qui ont quitté la Syrie au cours de la première année étaient relativement aisés ; ils logeaient chez de la famille ou avaient les moyens de louer. Loin de se considérer comme des réfugiés, ils comptaient bien rentrer en Syrie dès la situation stabilisée.</p> <p>Mais fin 2012, les choses avaient considérablement changé. Clairement, il ne s’agissait plus de quelques personnes aisées, mais d’un flot permanent de réfugiés en détresse.</p> <h3>L'action d’Oxfam</h3> <p>Pendant de longs mois, nous avons dû ronger notre frein dans l’attente des autorisations nécessaires pour commencer à travailler sur le territoire syrien. Mais nous pouvons à présent <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-en-syrie-notre-action" rel="nofollow">fournir de l’eau potable</a></strong> à plus d’un demi-million de personnes à Damas et dans sa banlieue.</p> <p>Nous avons commencé à porter assistance aux réfugiés arrivés au Liban et en Jordanie, construisant des installations de distribution d’eau et d’assainissement dans les camps ou leur fournissant une aide monétaire pour leur permettre de payer un loyer et d’acheter des biens de première nécessité.</p> <p>Chaque jour, ce conflit implacable détruit tant de vies. Plus de 9 millions de personnes ont désormais besoin d’une aide humanitaire en Syrie et plus de 2,5 millions de réfugiés ont dû fuir le pays. Je crains que les perspectives ne soient pas réjouissantes.</p> <h3>Parvenir à un tournant</h3> <p>Il faut absolument débloquer la situation, parvenir à un tournant qui apporte une paix durable et permette aux Syriennes et Syriens de se remettre du <strong><a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/13-09-16-infographie-cout-conflit-syrie">traumatisme de ces dernières années</a></strong> et de commencer à reconstruire leur vie.</p> <p><strong>Les pourparlers de paix doivent reprendre au plus tôt.</strong> Ces femmes et ces hommes, dont la vie a été anéantie, ne peuvent plus se permettre d’attendre longtemps. J’ai par exemple rencontré le propriétaire d’un restaurant, un policier et un receveur des postes. Aucun d’eux n’avait jamais imaginé qu’il se retrouverait un jour à vivre sous une tente, avec le statut de réfugié. Ils ne veulent qu’une chose : que cette vie incertaine cesse.</p> <h3>Il faudra des générations pour reconstruire</h3> <p>Lorsque les combats s’arrêteront enfin, le travail de reconstruction des villes détruites pourra vraiment commencer. Avec de la volonté, des fonds et du temps, ce sera possible. Mais la reconstruction des communautés déchirées prendra plus de temps, beaucoup plus. Il faudra des générations pour que la population dépasse les clivages qui se sont creusés là où régnait la confiance.</p> <p>Il m’arrive de me demander comment je ferais si je me retrouvais dans la même situation que les réfugiés que je rencontre dans le cadre de mon travail. Imaginons qu’un conflit éclate au Royaume-Uni et que je doive me réfugier en France avec ma famille. J’aime à penser qu’il y aurait des gens pour m’aider là-bas aussi, comme nous et les généreux voisins de la Syrie essayons d’aider les autres aujourd’hui.</p> <p>* Prénom modifié pour préserver l’anonymat</p> <p><em>Publié originalement par Syria Deeply en anglais sous le titre <a href="http://beta.syriadeeply.org/op-eds/oxfam-reflects-years-conflict/" target="_blank" rel="nofollow"><strong>Oxfam Reflects on Three Years of Conflict</strong></a>.</em></p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/campaigns/conflict/avec-les-syriens" rel="nofollow">Aujourd'hui, 13 mars 2014, manifestons notre solidarité #AvecLesSyriens</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-en-syrie-notre-action" rel="nofollow">Crise en Syrie : l'action d'Oxfam</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Syrie : réflexion sur trois années de conflit</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-03-12-three-years-syria-conflict-we-need-turning-point-toward-peace" title="Three years of Syria conflict: We need a turning point toward peace" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-03-14-3-anos-de-conflicto-en-siria-necesitamos-ver-el-camino-hacia-la-paz" title="3 años de conflicto en Siria. Necesitamos ver el camino hacia la paz " class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Thu, 13 Mar 2014 15:17:24 +0000 Nigel Timmins 10624 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/10624#comments Réfugiés en Ouganda : les oubliés du Soudan du Sud http://l.blogs.oxfam/es/node/10616 <div class="field field-name-body"><p>Geno Teofilo, chargé de relations médias chez Oxfam, décrit les besoins humanitaires pressants, notamment le besoin d’un abri à l’approche de la saison des pluies, qu’ils a constatés lors de sa visite de plusieurs centres de réfugiés sud-soudanais, dans le nord de l’Ouganda.</p> <p>J’ai passé l’essentiel du week-end dernier dans des camps où les familles sud-soudanaises ayant fui le conflit dans leur jeune pays ont trouvé refuge, dans le nord de l’Ouganda. Des réfugiés continuent de passer la frontière, même si ce n’est plus un exode massif. Selon les différentes sources onusiennes et non gouvernementales, 50 à 150 réfugiés arrivent encore chaque jour dans le nord de l’Ouganda. Certains évitent les postes-frontières et préfèrent passer par d’autres points d’entrée. Depuis le début des combats au Soudan du Sud, le nombre de réfugiés a atteint un total de plus de 69 000 personnes en Ouganda.</p> <h3><strong>Avec les pluies, la maladie</strong></h3> <p>À l’approche de la saison des pluies, le mois prochain, les mauvaises conditions sanitaires et une épidémie de rougeole, à laquelle s’ajoute la nouvelle épidémie de méningite que le ministère ougandais de la Santé vient de confirmer, font craindre que la situation sanitaire ne se détériore et que les foyers de maladie se multiplient. « L’arrivée de la pluie favorisera la prolifération des moustiques, avertit George Okumu, d’ACORD, un partenaire d’Oxfam dans la ville d’Adjumani. Nous devons prendre le paludisme très au sérieux. »</p> <p>Des vaccinations sont en cours. Nous agissons tous, le gouvernement ougandais, les organismes des Nations unies et les ONG, mais comme souvent dans ces situations, les besoins dépassent les ressources disponibles. L’essentiel de l’aide internationale octroyée dans le cadre de cette crise va au Soudan du Sud. Cette aide est bien évidemment nécessaire. Mais les réfugiés qui ont fui le pays ont aussi besoin d’aide, et c’est à peine si la communauté internationale leur prête attention.</p> <p>Près d’Adjumani, j’ai vu un bulldozer procéder à un défrichage en vue de nouvelles arrivées. Ces camps de réfugiés vont donc continuer à s’étendre. Les grands donateurs du monde entier doivent avoir conscience que les besoins urgents de ces réfugiés ne sont pas couverts. Le gouvernement ougandais et les communautés d’accueil ont accordé des parcelles aux familles de réfugiés, mais faute d’une aide à long terme suffisante, des possibilités de permettre à ces familles de se rétablir se perdent.</p> <h3><strong>Le travail d’Oxfam</strong></h3> <p>Oxfam a lancé un vaste programme d’approvisionnement en eau potable et distribue des fourneaux aux familles les plus vulnérables. Un programme « travail contre argent » de construction routière commencera prochainement, ce qui assurera une source de revenus essentielle pour de nombreuses familles. Des distributions de semences et de kits agricoles sont également prévues. Nous avons en outre mis en place un petit laboratoire d’informatique dans un camp, pour dispenser des cours d’initiation à l’informatique et à Internet.</p> <p>Oxfam et ses organisations partenaires souhaiteraient en faire plus pour aider ces réfugiés sud-soudanais dans le nord de l’Ouganda. Mais la réponse à cette crise de réfugiés souffre malheureusement d’un grave manque de financement. Nous cherchons à renforcer nos programmes, mais ne pourrons le faire que si nous recevons davantage de soutien financier.</p> <h3><strong>Ils ont la force de survivre</strong></h3> <p>Ces gens qui ont fui le Soudan du Sud ne sont pas des incapables. Ce sont des femmes et des hommes qui peuvent s’en sortir et surmonter les épreuves. Ils ont survécu non seulement au conflit actuel, mais aussi à la longue guerre qui avait précédemment déchiré le Soudan. Des circonstances indépendantes de leur volonté et l’indifférence de la communauté internationale étouffent cependant les espoirs qu’ils nourrissent pour leur nouveau pays.</p> <p>Face au nombre de conflits armés et de catastrophes naturelles à travers le monde, il se peut qu’un sentiment de lassitude gagne les pays donateurs les plus riches. Mais ces Sud-Soudanais réfugiés en Ouganda méritent tout autant de recevoir une aide. Ils méritent de recevoir un soutien adéquat pour pouvoir vivre en bonne santé et dans la dignité.</p> <p><em>Découvrez en images comment Oxfam apporte quotidiennement de l'eau potable aux réfugiés sud-soudanais en Ouganda, grâce à des camions citernes :</em></p> <p></p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Photos de<a href="http://www.flickr.com/photos/oxfam/sets/72157639823772126/" rel="nofollow"> la réponse humanitaire d'Oxfam à la crise au Soudan du Sud</a></strong></p> <p><strong>Merci de soutenir notre action humanitaire face à la<a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-sud-soudan" rel="nofollow"> crise au Soudan du Sud</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Réfugiés en Ouganda : les oubliés du Soudan du Sud</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-02-25-south-sudanese-refugees-uganda-fleeing-and-forgotten" title="Fleeing and forgotten – South Sudanese refugees in Uganda" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-02-28-huidos-y-olvidados-refugiados-sursudaneses-en-uganda" title="Huidos y olvidados: refugiados sursudaneses en Uganda" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Thu, 27 Feb 2014 08:05:57 +0000 Geno Teofilo 10616 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/10616#comments Qui assurera la protection des refugiés au Soudan du Sud ? http://l.blogs.oxfam/es/node/10610 <div class="field field-name-body"><p>Mardi matin, nous avons reçu des mauvaises nouvelles de Malakal. L’équipe d’Oxfam présente sur place a rapporté que la capitale de l’État du Haut-Nil subissait de violents assauts militaires. Nos collègues, qui s’employaient à promouvoir la santé parmi les personnes réfugiées dans l’enceinte de l’ONU, ont dû se mettre à l’abri dans les bunkers de la base. À cette heure, ils attendent encore que les combats se calment, avant d’être vraisemblablement évacués.</p> <p>Plus tard ce jour-là, les rebelles affirmaient avoir repris la ville, jusque là sous le contrôle du gouvernement. La veille, un conflit avait éclaté à l’intérieur du camp : Nuers et Dinkas ont échangé des coups de feu. Quelles que soient les racines politiques de ce conflit, la boîte de Pandore est ouverte et il ne sera pas facile de la refermer.</p> <p>La population de Malakal ne sait pas encore à quoi s’en tenir : selon le camp qui prendra le contrôle, se trouvera-t-elle en relative sécurité ou en grave danger ? Tout dépendra de l’origine ethnique de chacune et chacun – Dinka ou Nuer – et de qui l’emportera – du gouvernement ou de l’opposition.</p> <h3>Quel sort attend les jeunes hommes Nuers déplacés dans l'enceinte de l'ONU?</h3> Farah Karimi visite l'enceinte des Nations unies à Juba, Sud Soudan. Photo : Petterik Wiggers/Oxfam <p>À travers le pays, des centaines de milliers de personnes ont dû fuir, abandonnant leur maison, leurs terres, leur bétail, tout ce qu’elles possédaient, dans les jours et les semaines qui ont suivi l’éruption de violence, le 15 décembre.</p> <p>Une question me taraude tandis que je poursuis ma route vers le nord de l’Ouganda : quel sort attend les jeunes hommes Nuers que j’ai vus dans le camp de déplacés, à la Maison des Nations Unies de Juba. Même dans la capitale du pays, où le gouvernement contrôle la situation, ils ne se sentent qu’en relative sécurité dans l’enceinte de l’ONU. Dans leur esprit, ce pourrait bien être la fin s’ils franchissaient les portes de l’enceinte.</p> <h3>Protéger la population doit être la première responsabilité du gouvernement</h3> <p>Plus alarmant encore, qu’adviendra-t-il des milliers de personnes – Dinkas et Nuers – qui se cachent à travers le pays ? Cette question, c’est aux dirigeants du Soudan du Sud qu’il faudrait la poser. La première responsabilité du gouvernement d’un État est de protéger la population. Les leaders des forces de l’opposition aussi doivent veiller à la protection des personnes habitant les zones qu’ils contrôlent. Or voici un pays où la responsabilité de protection se trouve en fait « sous-traitée » à l’ONU, mais uniquement dans le cadre de son enceinte.</p> <p>En parlant aux réfugiés dans le camp, l’autre jour, j’ai senti la tristesse m’envahir. J’ai aussi été prise de colère face à l’apparente irresponsabilité de ce gouvernement et de l’opposition. La communauté internationale va devoir se décider, je pense. Si ni le gouvernement, ni l’opposition ne peut apporter la protection nécessaire à la population, la communauté internationale va devoir agir et s’interposer entre les parties pour assurer cette protection, non seulement dans le périmètre de l’ONU, mais dans l’ensemble du pays où des milliers de personnes sont abandonnées au désespoir.</p> <p><em>Farah Karimi est directrice générale d'<a href="http://www.oxfamnovib.nl/" target="_blank" rel="nofollow"><strong>Oxfam Novib</strong></a>. Elle est actuellement en déplacement au Sud Soudan et dans le nord de l'Ouganda, afin d'évaluer les conséquences de la crise au Sud Soudan et les besoins de la population.</em></p> <h3>En savoir plus</h3> <p><a href="http://www.oxfam.org/en/emergencies/southsudan" rel="nofollow"><strong>Soutenez l'action humanitaire d'Oxfam face à la crise au Sud Soudan</strong></a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Qui assurera la protection des refugiés au Soudan du Sud ?</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-02-20-who-will-protect-people-south-sudan" title="Who will protect the people of South Sudan?" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-02-21-%C2%BFquien-protegera-la-gente-de-sudan-del-sur" title="¿Quién protegerá a la gente de Sudán del Sur?" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Fri, 21 Feb 2014 13:49:51 +0000 Farah Karimi 10610 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/10610#comments