Oxfam International Blogs - Burkina Faso http://l.blogs.oxfam/es/tags/burkina-faso es Burkina Faso : De la soumission à la révolte pour un avenir meilleur pour le peuple http://l.blogs.oxfam/es/node/23689 <div class="field field-name-body"><p>Des morts, des blessés, des édifices publics et des maisons parties en fumée, des dégâts matériels évalués à coup de milliards de FCFA, tel est le constat qui s’impose après le soulèvement populaire que le Burkina Faso a vécu en cette fin octobre 2014. Le décor est certes triste en ce début novembre, mais la révolte populaire a mis fin à  l’un des pouvoirs les plus anciens et tenaces du continent africain. Cela suscite du coup un espoir immense pour tout un peuple ;  et même  chez certains anciens élus de l’ex-majorité au pouvoir, peinés d’avoir tout perdu, mais paradoxalement fiers de cette « révolution » porteuse d’espoir.</p> <h3>Un pays réputé soumis et stable au bord du précipice</h3> <p>Le Burkina Faso, situé au cœur de l’Afrique occidentale, est balayé depuis le 30 octobre par un vent de changement porté par son peuple. En effet, <strong>le pays a connu les 30 et 31 octobre 2014 le deuxième soulèvement populaire de son histoire</strong> qui s’est soldé par le renversement du Président Blaise Compaoré au pouvoir depuis 27 ans. A l’origine de l’une des plus graves crises que le pays ait connu depuis son ascension à l’indépendance se trouverait un ras-le-bol généralisé, né de la volonté de la majorité au pouvoir de faire voter par l’Assemblée nationale un projet de loi portant modification de l’article 37 de la Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels, pour permettre au Président Blaise Compaoré de briguer à nouveau la magistrature suprême pour la cinquième fois consécutive. A l’appel des partis politiques de l’opposition et de la société civile, des centaines de milliers de personnes ont envahi la rue le 30 octobre 2014 pour empêcher le vote de ce projet de loi. Dans la foulée, les manifestants ont saccagé et brulé l’Assemblée nationale, le siège du CDP, parti au pouvoir, et les domiciles des personnes proches du régime au pouvoir, pour ensuite marcher jusqu’aux abords du palais présidentiel pour exiger la démission du Président du Faso. Ce soulèvement populaire, qui aurait engendré une trentaine de morts et plusieurs blessés chez les manifestants selon la presse nationale, aura  finalement raison du Président Blaise Compaoré qui rendra sa démission le lendemain 31 octobre 2014 sous la pression de la rue de plus en plus forte. </p> <h3>Une insurrection populaire et nationale</h3> <p>Outre la capitale politique, Ouagadougou, et la capitale économique, Bobo-Dioulasso, de nombreuses villes de l’intérieur du pays (Ouahigouya, Koudougou, Banfora, Gaoua, Fada N’gourma, Tenkodogo, etc) n’ont pas été épargnées par les vagues de manifestations, avec à la clé, des incendies d’édifices publics (mairie et Palais de justice de Bobo…) et des domiciles des partisans de la révision de la Constitution. La prise du pouvoir par l’armée, avec à sa tête le lieutenant-colonel Isaac Zida du Régiment de Sécurité Présidentielle de l’ex-Président Blaise Compaoré, ne réussira pas à faire baisser la tension, car les manifestants seront dans la rue dès le 2 novembre 2014 pour <strong>exiger la restitution du pouvoir à un civil</strong> pour conduire la transition. En cette première semaine de novembre, des concertations sont en cours sous l’égide de l’Union africaine (UA), la Cédéao et l’ONU pour désigner un président de transition qui conduira le pays jusqu’aux prochaines élections,  mais aussi pour définir la  charte et les organes de cette transition.</p> <h3>Le courage et la détermination d’une jeunesse aspirant à un changement</h3> <p>Cet événement historique, fruit de l’aspiration du peuple au changement, a été possible grâce à une mobilisation des partis politiques de l’opposition organisés au sein du CFOP (Chef de File de l’Opposition Politique), mais aussi grâce à <strong>la société civile qui a largement joué sa partition pour un éveil des consciences en faveur d’une meilleure participation citoyenne</strong>. Ces deux entités se sont appuyées sur la frange jeune de la population qui démontre de plus en plus d’intérêt pour la gouvernance politique du pays et qui est prompte à s’investir pour influencer l’évolution du processus démocratique. Par ailleurs, tout comme le « printemps arabe », « l’harmattan noir » a été possible grâce aux médias, en l’occurrence la presse classique, et surtout les réseaux sociaux qui ont été des outils efficaces de conscientisation et de mobilisation. Facebook et Twitter, très prisés par les jeunes ont, en effet, été très sollicités pour relayer les informations et sensibiliser le public sur la nécessité d’une mobilisation forte pour mettre fin aux velléités de « monarchisation » du pouvoir d’État. </p> <h3>Plus rien ne sera comme avant</h3> <p>L’insurrection populaire qu’a connu le Burkina Faso constitue une avancée notable pour le pays et d’aucuns disent déjà que « plus rien ne sera comme avant ».  Symbolisera-elle  une maturité politique et un attachement  du peuple aux valeurs démocratiques ? En tout état de cause, elle vient démontrer que <strong>le peuple burkinabè, plutôt que de subir l’histoire, tient à en être un acteur principal</strong>. Désormais, le peuple pourra se positionner comme un déterminant de la gouvernance du pays en influençant fortement la définition et la mise en œuvre des politiques publiques. Même les partisans de l’ancien régime sont conscients de ce tournant historique à l’image de ce député de la majorité présidentielle qui se dit peiné d’avoir vu sa maison et ses voitures mises à feu par les manifestants, mais fier de ce qui s’est passé car, souligne t-il, « c’est une opportunité pour le pays de se doter d’une des meilleures constitutions et d’une société civile forte sur laquelle on pourra compter pour faire de la bonne gouvernance une réalité au Burkina ».</p> <p>Mais au-delà de la réalité du Burkina, il y a un immense espoir pour tout le continent africain, hanté par les tentatives de monarchisation du pouvoir d’État. Un signal fort est ainsi donné, que la solution à la mal gouvernance et à tous les autres maux qui minent le continent peuvent venir de l’intérieur. L’Afrique, loin d’être un continent de désespoir et d’irresponsabilités, regorge de potentialités humaines capables et surtout prêtes à porter leur marche vers le développement économique et social. L’exemple venu du Burkina fera sans doute tache d’huile sur le continent, car le risque que d’autres emboitent le pas à ce pays précurseur est grand en Afrique subsaharienne. Cet avertissement adressé à tous ceux qui osent ramer à contre courant des aspirations de leur peuple à plus de démocratie et de bien-être, est aussi le signe qu’une nouvelle Afrique gagnante pointe à l’horizon. Une Afrique qui démentira tous les stéréotypes négatifs entretenus sur le continent : maladies, guerres, famine, émigration, faisant place une à Afrique qui désormais se crée de l’espoir et se donne les moyens pour le réaliser. Vivement donc que l’exemple du Burkina puisse prouver cela dans les semaines et mois à venir, et pour toujours, par la noble mission que chaque digne fille et fils de ce pays assumera sa citoyenneté en veillant à une gouvernance irréprochable chère au peuple. Tout acteur de développement, ami du peuple burkinabè,  a le devoir d’y contribuer en accompagnant le pays dans ses aspirations contre la pauvreté et l’injustice. </p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/pays/burkina-faso" rel="nofollow">Le travail d'Oxfam au Burkina Faso</a></strong>  </p></div><div class="field field-name-title"><h2>Burkina Faso : De la soumission à la révolte pour un avenir meilleur pour le peuple</h2></div> Wed, 12 Nov 2014 15:03:00 +0000 Omer Kabore 23689 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/23689#comments Génération sans faim : l'image d'une « Afrique rayonnante » http://l.blogs.oxfam/es/node/10240 <div class="field field-name-body"><p><em>Il y a une dizaine de jours, nous vous présentions la liste des lauréats du concours vidéo « Génération sans faim », dont le premier prix a été remis à Anna Lawan Gana, pour sa vidéo intitulée « Les solutions sont dans les mains des dirigeants » lors d'une cérémonie organisée en marge du Fespaco, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Cette jeune lauréate franco-nigérienne nous a envoyé un message pour raconter sa participation à cet événement et expliquer sa démarche. </em></p> <p><strong>« Tout  a commencé par un email :</strong> "Bonjour Anna, j’ai le plaisir de vous annoncer que vous avez gagné le premier prix du <strong><a href="/fr/blogs/12-12-14-concours-participez-generation-sans-faim" rel="nofollow">concours vidéo 'Génération sans faim'</a></strong> et vous gagnez un séjour au Burkina Faso pendant le <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_panafricain_du_cin%C3%A9ma_et_de_la_t%C3%A9l%C3%A9vision_de_Ouagadougou" target="_blank" rel="nofollow">Fespaco</a></strong>. Etes-vous disponible pour voyager" ?</p> <p>Il fait moins deux degrés celsius à Tournai, une petite ville de la Belgique, quand je reçois ce petit rayon de soleil dans ma boîte email... Je réponds bien évidemment "OUI" après avoir esquissé devant mes collègues médusés quelques pas de <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Vxb0rGzef9o" target="_blank" title="Harlem Shake Ouagadougou (YouTube)" rel="nofollow">Harlem shake</a></strong> (la nouvelle dance en vogue). </p> <h3>Flashback</h3> Anna a passé son enfance au Niger. <p>Il y a à peine deux mois, je participais au concours vidéo "Génération sans faim" en réalisant une vidéo intitulée "<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xxx5se#.UTTbEqJY3Ck" target="_blank" title=" &quot;Les solutions sont dans les mains des dirigeants&quot;" rel="nofollow">Les solutions sont entre les mains des dirigeants</a></strong>". Un moyen pour moi d’interpeller les dirigeants africains mais aussi occidentaux, en tant que jeune née de parents nigérien et français.</p> <p><strong>J’ai vécu toute mon enfance au Niger.</strong> Un pays classé au <strong><a href="http://hdr.undp.org/fr/rapports/mondial/rdh2011/telecharger/" target="_blank" title="Selon l'Indice de développement humain (IDH) 2011 - Voir les &quot;Tableaux statistiques du développement humain&quot; en annexe du rapport 2011 du PNUD (PDF, 643 KB)" rel="nofollow">deuxième rang des pays les plus pauvres dans le monde</a></strong>. Ma famille paternelle comme 80% de la population nigérienne est composée d’agriculteurs et d’éleveurs dont malheureusement beaucoup ont abandonné les terres et le bétail à cause des <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-alimentaire-sahel/niger-contre-les-s%C3%A9cheresses-%C3%A0-venir-un-programme-argent-contre-travail" target="_blank" title=" contre les sécheresses à venir, un programme &quot;argent-contre-travail&quot;" rel="nofollow">sécheresses à répétition</a></strong>.</p> <p>J’ai grandi dans cette ambiance et j’ai passé ces dernières années en Europe et à chacun de mes retours au Niger, je suis choquée par tant de disparités entre les pays du Nord et du Sud.</p> <h3>La faim n'est pas une fatalité</h3> <p><strong>En participant à ce concours, j’avais deux messages.</strong> Le premier est de montrer que les crises alimentaires ne sont pas une fatalité ;  les paysans, éleveurs sahéliens et la dynamique jeunesse de la région du Sahel peuvent aider à relever le défi de la sécurité alimentaire.</p> <p>Mon deuxième message est surtout adressé aux dirigeants africains et occidentaux qui doivent <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/enjeux/agriculture-petite-echelle" target="_blank" rel="nofollow">soutenir les paysans</a></strong>, les éleveurs et surtout les femmes rurales, pas seulement durant les crises alimentaires, mais à long terme.  </p> <h3>Une Afrique rayonnante</h3> <p>Me voilà... En plein Fespaco : le rêve ! Une semaine après avoir reçu l’email, je découvre le <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/burkina-faso" target="_blank" title="Oxfam - Burkina Faso" rel="nofollow">Burkina Faso</a></strong>. </p> <p>40 degrés à l’ombre, je cours de salle de cinéma en salle de projection en plein air. De débats publics en interviews, je rencontre de grands noms du cinéma africain, des activistes - <strong><a href="http://www.rfimusique.com/artiste/rap/didier-awadi/biographie" target="_blank" title="Didier Awadi - biographie sur RFI" rel="nofollow">Awadi</a></strong>, <strong><a href="http://smockey.fr/smockey2/" target="_blank" title="Site officiel de Smockey, artiste et militant burkinabé" rel="nofollow">Smockey</a></strong> - je découvre une Afrique rayonnante !</p> <p>De retour dans mes degrés inférieurs à zéro, dans mes valises, je ne rentre pas avec le très prisé prix du cinéma africain <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89talon_de_Yennenga" target="_blank" title="Wikipédia - Étalon de Yennenga" rel="nofollow">Etalon de Yennenga</a></strong>, mais avec la conviction que nous pouvons être la dernière génération à vivre les crises alimentaires !</p> <p><strong>La solution est dans nos mains... et celles de nos dirigeants.</strong></p> <p><em>Par Anna Lawan Gana</em></p> <p></p> <p><strong>Et vous ? Quel message souhaitez-vous adresser aux dirigeants pour qu'enfin la nouvelle génération soit une « Génération sans faim » ? Postez vos commentaires ci-dessous !</strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Génération sans faim : l&#039;image d&#039;une « Afrique rayonnante »</h2></div> Thu, 14 Mar 2013 16:33:09 +0000 Fatime Kiné Diop 10240 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/10240#comments El conflicto de los refugiados de Malí: es hora de intensificar la ayuda humanitaria http://l.blogs.oxfam/es/blogs/13-02-18-conflicto-refugiados-mali-intensificar-ayuda-humanitaria <div class="field field-name-body"><p>Caroline Baudot, asesora de políticas humanitarias, describe sus experiencias trabajando con Oxfam en campos de Mauritania, Burkina Faso y Níger que acogen a refugiados que huyen del conflicto de Malí.</p> <p><strong>Para muchos europeos, el conflicto de Malí y la crisis de los rehenes de Argelia parecen haber surgido de la nada. He trabajado en los países colindantes con Malí durante meses. Los sucesos ocurridos en las últimas semanas me sorprendieron, pero sé que tienen unas raíces muy profundas en la historia de Malí y se remontan a hace décadas</strong>. Desde el conflicto, la gente de Malí y los refugiados sufren terriblemente y, sobre todo, padecen grandes penurias debido a una grave crisis alimentaria que afectó a esta parte de África Occidental en 2012.</p> <p><a href="http://blogs.oxfam.org/sites/blogs.oxfam.org/files/malimap.png"></a></p> <p>Ya el año pasado, 375.000 personas se vieron obligadas a huir del conflicto. De ellos, 147.000 (mujeres y niños en su mayoría), escaparon a zonas remotas de los países vecinos, Burkina Faso, Mauritania y Níger. </p> <p><strong>Tras la <a href="http://www.oxfam.org/es/pressroom/pressrelease/2013-01-16/oxfam-llama-proteger-la-poblaci%C3%B3n-civil-ante-el-recrudecimiento-de" rel="nofollow">intensificación de la lucha</a> a comienzos de este año, hemos visto que al menos 11.000 personas más han abandonado sus hogares y es probable que el número aumente</strong>. En la propia Malí, hombres, mujeres y niños corren cada vez más riesgo  a medida que la lucha aumenta y  se esfuerzan para encontrar  alimento suficiente. Todo esto se olvida fácilmente detrás de  las prioridades de la estrategia militar internacional y la lucha contra el terrorismo.</p> <p>En el campo de Mentao conocí a una joven inspiradora, llamada Bintou. Antes de huir de Malí había estudiado ingles en Tombuctú y miraba al futuro con ansia. Ahora está preocupada por haber abandonado los estudios. Cuando le pregunté cómo había cambiado su vida desde que era una refugiada, se echó a reír (aunque podía apreciar que, de la misma manera, podría haberse echado a llorar). Me describió su hogar; tenía una buena casa, con paredes de cemento, varias habitaciones y un techo, en la legendaria ciudad de Tombuctú.</p> <p>Su hogar actual, en comparación, resultaba muy austero: en los campamentos, la gente vive en refugios y tiendas endebles en un entorno tan duro e implacable como es el desierto del Sahel. Hay pocos árboles que den sombra y el agua escasea. En verano el calor es abrasador. Durante la temporada de lluvias, el agua y el viento golpean estos refugios improvisados, expuestos a los elementos. Durante mi estancia en Mentao, un aguacero inundó el campo en apenas unos minutos. </p> <p><strong>«Mi vida entera ha cambiado», </strong>explicaba Bintou. «No me gusta lo que me ha ocurrido. No quiero estar aquí por mucho tiempo. Vivía en buenas condiciones, estaba estudiando, tenía planes y esperanza. Aquí no hay estudios, ni actividades, ni esperanza. No hay nada que hacer. Veo a mí alrededor a niños y jóvenes que conocía de antes, cuando trabajaba en ONG; entonces a los niños los trataban bien pero aquí caminan descalzos, no van a la escuela ni están bien alimentados. Me duele ver esto.»</p> <p><strong>En los campos situados junto a la frontera de Burkina Faso con Malí mis supervisores nunca me permitieron pasar la noche, ni siquiera en las bases de Oxfam cercanas</strong>. Pensaban que sería demasiado peligroso, que yo, una mujer occidental (francesa) y blanca, podría estar en el punto de mira. Ahora esas zonas cercanas a Malí son aún más inseguras. Los grupos armados de Malí están en la frontera y, por lo que escuchamos, buscan a los niños refugiados para unirlos a sus filas.</p> <p><strong>La falta de seguridad ha llevado ya a los cooperantes a abandonar algunas zonas</strong>, haciendo aún más difícil conseguir ayuda para los necesitados, aunque la ayuda básica sigue llegando. Para un país como Burkina Faso, que ha sido tradicionalmente pacifico, supone toda una conmoción descubrir que los cooperantes extranjeros no pueden viajar seguros.</p> <p>¿Resolverá esto la actual intervención militar en Malí? Ciertamente, no por sí sola. Lo que me marcó al hablar con los refugiados de Malí es que muchos de ellos están hartos y cansados de huir del país una y otra vez desde hace 20 años. Esta vez no están preparados para volver a casa hasta que la profunda crisis de su país se haya solucionado de verdad. </p> <p>Bintou me dijo: «Quiero volver a Malí, pero con la seguridad de que haya una paz duradera. En 1993 estábamos aquí, en 1994 estábamos aquí. Hoy seguimos estando aquí. Somos refugiados todo el tiempo. Queremos que el problema de Malí se solucione de una vez por todas». </p> <p>Esto significaría un «gobierno justo» en Malí. De esta manera, cada rincón del país vería que el gobierno representa sus intereses. Malí es más pobre que el ochenta por ciento de los países del mundo. No hay una solución rápida, pero necesita al menos un acuerdo político para que cada comunidad mantenga la fe en que el estado busca el desarrollo para todos. </p> <p>Como el mundo ha aprendido en muchos otros lugares, Afganistán en particular, esto significa mucho más que luchar contra los insurgentes, y llevará mucho más tiempo. Y esto, me temo, significará que la mayoría de los refugiados de Malí, probablemente, no podrán volver pronto. De hecho, este año la violencia podría enviar a muchos más al otro lado de la frontera. En los países vecinos tendremos, pues, que estar preparados para ayudarles durante un tiempo considerable y apoyar a las decenas de miles de personas necesitadas dentro del propio Malí.</p> <p>Esta es la bofetada de realidad sobre la que advierto en el<strong><a href="http://www.oxfam.org/en/policy/malis-conflict-refugees" rel="nofollow"> Informe de Oxfam</a></strong> publicado esta semana. La ayuda humanitaria ha servido de mucho, pero no lo suficiente. En los campos de Níger, uno de cada cinco niños está desnutrido. <strong>Nosotros, las agencias de cooperación, al igual que los gobiernos, tenemos que ofrecer un mecanismo para prepararnos para lo que, con probabilidad, será una crisis de refugiados que podría ser mayor y más larga de lo previsto.</strong></p> <p><em>Publicado originalmente por <a href="http://policy-practice.oxfam.org.uk/professionals-home/blog/2013/01/malis-conflict-refugees" target="_blank" rel="nofollow"><strong>Oxfam GB Policy &amp; Practice</strong></a>.</em></p> <h3>Más información</h3> <p><a href="http://www.oxfam.org/es/emergencies/crisis-en-mal%C3%AD" rel="nofollow"></a><strong><a href="http://www.oxfam.org/es/emergencies/crisis-en-mal%C3%AD" rel="nofollow">Crisi en Malí</a></strong></p> <p><strong>Mira el vídeo</strong>: <strong><a href="http://www.oxfam.org/es/video/2013/que-pasa-en-mali" rel="nofollow">¿Qué pasa en Malí?</a></strong></p> <p><strong>En imágenes<a href="http://www.oxfam.org/es/content/la-crisis-de-refugiados-de-mali-azota-region-del-sahel" rel="nofollow">: refugiados malienses huyen a la castigada región del Sahel</a></strong></p> <p><strong>Lee el informe</strong> <em>(solo disponible en inglés y francés)</em>:<strong> <a href="http://www.oxfam.org/en/policy/malis-conflict-refugees" rel="nofollow">Mali's Conflict Refugees: Responding to a Growing Crisis</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/es/content/haz-un-donativo" rel="nofollow">Haz un Donativo para la emergencia de Malí</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>El conflicto de los refugiados de Malí: es hora de intensificar la ayuda humanitaria</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/13-01-29-malis-conflict-refugees-aid-effort" title="Mali’s conflict refugees – time to step up our aid effort" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Mon, 18 Feb 2013 16:19:27 +0000 Caroline Baudot 10222 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/blogs/13-02-18-conflicto-refugiados-mali-intensificar-ayuda-humanitaria#comments Semaine #CULTIVONS - 4e jour : le choc des images http://l.blogs.oxfam/es/node/10002 <div class="field field-name-body"><p><strong>Pour faire le récit détaillé des multiples événements qui ont lieu à travers le monde, à l’occasion de la semaine CULTIVONS, nous nous heurtons rapidement à un obstacle : la langue.</strong> Heureusement, les images sont là pour nous faire vivre ces moments. Ces derniers jours, nous avons réuni un grand nombre de photos qui illustrent à quel point le travail d’Oxfam peut être extraordinaire. En voici quelques-unes, parmi celles qui m’ont marqué (pour voir les diaporamas au grand format, cliquez sur les liens et vignettes ci-dessous) :</p> <a href="http://growweek.posterous.com/photos-of-grow-week-day-3-highlights-in-the-p" target="_blank" rel="nofollow"></a> <p>Au <strong>Burkina Faso</strong>, nos militants ont trouvé un moyen de sensibiliser les étudiants à la campagne CULTIVONS en organisant une <strong><a href="http://growweek.posterous.com/link-photo-exhibition" target="_blank" rel="nofollow">exposition photo</a></strong>. Ces images sont vraiment superbes – celle qui figure ci-dessus en fait d’ailleurs partie.</p> <p>Nous avons déjà évoqué en début de semaine les formidables actions qui sont menées aux <strong>Philippines</strong>. Mais je tenais aussi à partager cette photo d’<strong><a href="http://growweek.posterous.com/photos-of-grow-week-day-3-highlights-in-the-p" target="_blank" rel="nofollow">agricultrices philippines</a></strong>, à l’enthousiasme communicatif. </p> <a href="http://growweek.posterous.com/seeds-for-food-not-for-profit%20" target="_blank" rel="nofollow"></a> <p>En <strong>Belgique</strong>, les militants d’Oxfam sont descendus <strong><a href="http://growweek.posterous.com/seeds-for-food-not-for-profit%20" target="_blank" rel="nofollow">dans la rue</a></strong> et ont manifesté devant le bâtiment dans lequel se tenait une réunion de l’Association européenne des semences (European Seed Association, ESA). Cette organisation qui représente l'industrie des semences en Europe fait pression pour que les achats et ventes de semences soient plus contrôlés, ce qui s’avèrerait désastreux pour les petits exploitants agricoles avec lesquels nous travaillons. </p> <a href="http://growweek.posterous.com/grow-week-photo-story-from-azerbaijan" target="_blank" rel="nofollow"></a> <p>Et enfin, voici une photo prise dans un champ en <strong>Azerbaïdjan</strong>, dans le cadre d’un projet de <strong><a href="http://growweek.posterous.com/grow-week-photo-story-from-azerbaijan" target="_blank" rel="nofollow">culture de fraises</a></strong> qui permet de changer la vie de femmes vivant en milieu rural.</p> <p></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Semaine #CULTIVONS - 4e jour : le choc des images</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/12-10-18-day-4-grow-week-photo-wrap-up" title="#GROW Week Day 4: a photo wrap up" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-10-18-semanacrece-lo-mejor-del-cuarto-dia-en-imagenes" title="#SemanaCRECE: Lo mejor del cuarto día en imágenes" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Thu, 18 Oct 2012 16:16:52 +0000 Ian Sullivan 10002 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/10002#comments Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (3) : « quel avenir pour nos études ? » http://l.blogs.oxfam/es/node/9958 <div class="field field-name-body"><p><strong><em>Le conflit au nord du Mali a poussé plusieurs milliers de réfugiés vers les pays voisins. Du 21 au 23 août, Yaye Fatou Marone, chargée d'information et communication pour Oxfam en Afrique de l'Ouest, s'est rendue dans plusieurs camps de réfugiés maliens au Burkina Faso, afin de mieux connaître leur situation et de défendre au mieux leurs intérêts. Elle relate ses rencontres avec des femmes, des enfants et des hommes contraints du jour au lendemain de tout quitter - maison, travail, école - en quête d'un minimum de sécurité. Troisième et dernier volet d'une série de trois articles.</em></strong></p> <p><strong>La population du camp de réfugiés de Damba, au Burkina Faso, compte de nombreux élèves et étudiants.</strong> <strong>Il y a une école primaire avec trois salles classes</strong>, sous des tentes qui ont déjà été érigées dans le camp. L’année scolaire va débuter en octobre, mais les enseignants organisent des cours de rattrapage pour les élèves du niveau élémentaire.</p> <p><strong>Une partie des jeunes n’est cependant pas encore prise en compte. Il s’agit des collégiens et étudiants à l’université.</strong> Aussi bien dans les camps de Damba que Mentao, une grande partie des jeunes ont arrêté leurs études pour fuir le conflit au nord du Mali. Aicha Sylla et Elmahtedi Ag Assana font partie de ce lot.</p> <p> Afficher la carte sur la <a href="https://maps.google.com/maps/ms?msa=0&amp;msid=204988432443274227762.0004bfab95227511fabbf&amp;ie=UTF8&amp;t=h&amp;ll=13.94473,-1.669922&amp;z=6&amp;source=embed" rel="nofollow">Crise au Sahel</a> au grand format </p><p>Elmahtedi était étudiant à Bamako. Il est arrivé au camp de Damba il y a deux semaines pour rejoindre quelques parents. « Je ne peux plus espérer étudier au Mali, me confie-t-il. Je suis étudiant en anglais. J’ai reçu des menaces verbales et c’est la raison pour laquelle j’ai fui. Je ne sais pas ce que je dois faire pour mes études maintenant. Beaucoup de jeunes dans le camp sont dans la même situation que moi. »</p> <p>Aicha Sylla, elle, a 16 ans. Elle est collégienne à Douentza dans <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel#mali" rel="nofollow">la région de Mopti au Nord du Mali</a></strong>. « Je devais passer mon brevet d’études cette année en mars-avril mais je n’ai pas pu le faire. Cela m’a fait très mal. J’ai été informée que toutes mes amies ont réussi à leur examen, raconte-t-elle. Si j’en ai la possibilité, je souhaite continuer mes études ; je voudrai être journaliste plus tard. Je suis venue ici au camp de Mentao avec ma mère et mes sœurs. »</p> <p><strong>Heureusement que des possibilités sont en train d’être considérées pour permettre à certains d’entre eux d’aller poursuivre leurs études soit à Ouagadougou, au Bukina Faso, soit dans d’autres pays de la région.</strong> Ce sera une aubaine pour tous ces jeunes qui sont dans les camps et qui aspirent à avoir un avenir meilleur.</p> <h3><strong>L'espoir d'une vie à reconstruire</strong></h3> <p><strong>Avoir un meilleur avenir est en définitive le rêve de Bintou</strong> Walet Mohamed Ali, une étudiante de 21 ans, en première année dans une université de Bamako. Bintou vit au camp de Mentao avec sa mère, ses sœurs, frères, tantes, oncles, neveux et nièces. « Nous sommes arrivés à Mentao le 3 février 2012 », m’explique-t-elle. J’ai rencontré Bintou le premier jour de notre visite dans le camp de Mentao car elle est l’interprète de l’équipe, traduisant du tamasheq (la langue des Touaregs) au français et vice-versa. Son engagement pour sa communauté m’a tout de suite frappée dès l’entame de ma discussion avec elle, et j’ai identifié en elle une graine de future femme leader ! Mon intuition ne m’a pas trahi car le même jour j’ai découvert que Bintou est aussi une mobilisatrice communautaire dans le site de Mentao.</p> <p><strong>« Je vivais dans de bonnes conditions, j’étudiais, j’avais des espoirs, des projets...</strong> Maintenant je suis venue ici où il n’y a pas d’études, pas d’espoir, pas d’activités", détaille Bintou, quand je lui demande de me raconter son histoire. « Je vois autour de moi des enfants et des jeunes qui trainent, je vois aussi des gens que je connaissaient avant, qui travaillaient dans de grandes organisations et qui ont perdu leur travail, des femmes qui avaient des activités économiques florissantes. Je vois des enfants qui étaient bien traités et qui, aujourd’hui, marchent pied nus, n’ont pas d’école, ne sont pas bien nourris. Le fait de regarder cette scène me fait mal. »</p> <h3>« Notre premier objectif : l'éducation » </h3> Bintou Walet, étudiante de 21 ans. <p><strong>Dans le camp, Bintou travaille aussi avec les jeunes.</strong> Elle est d’ailleurs la présidente de l’association des jeunes du camp de Mentao Nord. « Nous avons créé cette association dès notre arrivée. Nous ne nous connaissions pas. Notre premier objectif était l’éducation. Nous avons utilisé les moyens à notre disposition et sommes parvenus à acheter du bois pour construire un hangar qui fera office de classe, un tableau, des cahiers, des ardoises, de la craie et d’autres fournitures scolaires. Nous avons recensé les élèves de la première à la sixième année du niveau élémentaire et avons organisé des tests d’évaluation pour connaître le niveau des élèves pour pouvoir les organiser. » C’est après que les jeunes ont commencé eux-mêmes à dispenser les cours aux élèves. Faute de moyen, ils n’ont pas pu continuer les cours. Heureusement que les organisations présentes dans le camp ont pris la relève.</p> <p>Bintou fait du travail en <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel#burkina" rel="nofollow">approche communautaire pour Oxfam </a></strong>dans le cadre de la sensibilisation sur l’hygiène et l’assainissement dans le camp. « Je fais du porte à porte, des visites à domicile, des ‘‘focus groupes’’ ou de la sensibilisation en masse », dit-elle.</p> <h3>Dans l'attente d'une paix définitive</h3> <p><strong>Elle nourrit l’espoir de continuer ses études et nourrit le même espoir pour tous les autres jeunes refugiés qui ont dû abandonner leurs études à cause du conflit au nord du Mali.</strong> Le pari de Bintou est de faire des études en management. Elle a perdu son père très jeune et veut travailler, gagner sa vie et aider sa mère.</p> <p>Bintou, comme tous ceux que j’ai rencontrés dans les camps, veut aussi retourner chez elle à condition qu’il n’y ait plus de conflit et que la paix définitive s’installe au nord du Mali.</p> <p>J’espère que ses démarches pour continuer ses études ont abouti. Bintou était très confiante quand nous nous sommes quittées, nous avons échangé nos contacts au cas où elle viendrait continuer à ses études à Dakar. Nous nous sommes promis de continuer la discussion.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel" rel="nofollow">Crise alimentaire au Sahel</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/burkina-faso" rel="nofollow">Le travail de Oxfam au Burkina Faso</a></strong></p> <p><strong>Blog: </strong><a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/12-09-05-camp-refugies-burkina-faso-seule-chose-importe-securite">Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (1) : « la seule chose qui importe, c’est être en sécurité » </a></p> <p>Blog: <a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/12-09-05-camp-refugies-mali-burkina-faso-oblige-partir">Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (2) : « je ne voulais pas partir, mais cette fois, j’ai été obligé »</a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (3) : « quel avenir pour nos études ? »</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-3-que-sera-de-nuestros-estudios" title="Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (3): &quot;¿Qué será de nuestros estudios?&quot;" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Sun, 23 Sep 2012 23:00:00 +0000 Yaye Fatou Marone 9958 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/9958#comments Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (3): "¿Qué será de nuestros estudios?" http://l.blogs.oxfam/es/blogs/dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-3-que-sera-de-nuestros-estudios <div class="field field-name-body"><p>El conflicto en el norte de Malí ha empujado a miles de personas a refugiarse en los países vecinos. Desde 21 al 23 de agosto Yaye Fatou Marone, responsable de la información y la comunicación para Oxfam en África Occidental, visitó varios campamentos de refugiados de Malí en Burkina Faso, para entender mejor su situación y para representar mejor sus intereses. Ella relata sus encuentros con mujeres, niños, niñas y hombres obligados a dejarlo todo  - casa, trabajo, escuela - en busca de un mínimo de seguridad. Tercera y última parte de una serie de tres artículos.</p> <p>La población del campo de refugiados de Damba, en Burkina Faso, cuenta con nuestros estudiantes. Hay una escuela primaria con tres salas de clases, en unas tiendas levantadas dentro del campo. El año escolar comenzó en octubre, pero los maestros y maestras organizan cursos de recuperación para los alumnos y alumnas de nivel elemental. </p> <p><strong>Pero hay un porcentaje de jóvenes en una situación bastante complicada. Se trata de las y los estudiantes universitarios.</strong> Tanto en el campo de Damba como en el de Mentao, una importante parte de los jóvenes tuvieron que abandonar sus estudios para huir del conflicto en el norte de Mali. Aicha Sylla y Elmahtedi Ag Assana forman parte de este grupo.</p> <p>Elmahtedi era estudiante en Bamako. Él llegó al campo de Damba hace dos semanas para reunirse con sus padres.”Yo ya no puedo estudiar en Mali”, me confía. “Soy estudiante de inglés. He recibido amenazas verbales y esa es la razón por la que me fui. No sé qué debo hacer por mis estudios ahora. Muchos jóvenes en el campo están en la misma situación que yo”.</p> Aicha Sylla tiene 16 años. Ella es estudiante de Douentza, en la región de Mopti al norte de de Mali. “Debía aprobar mi certificado de estudios este año en marzo o abril, pero no he podido hacerlo. Eso me hace sentir mal. Me han contado que todas mi amigas han aprobado su examen”, me cuenta. “Si tengo posibilidad, me gustaría retomar mi estudios; me gustaría ser periodista. He venido al campo de Mentao con mi mamá y mis hermanas”. <p>Afortunadamente existen algunas posibilidades de que algunos jóvenes puedan continuar sus estudios en Ouagadougou, en Bukina Faso, o en otros países de la región. Sería una gran oportunidad para estos jóvenes que están en los campos y que aspiran a tener un futuro mejor.  </p> <h3><strong>La esperanza de reconstruir una vida</strong></h3> <p><strong>Tener un futuro mejor es en definitiva el sueño de Bintou Walet Mohamed Ali, una estudiante de 21 años</strong>, que cursaba su primer año en una universidad de Bamako. Bintou viven en el campo de Mentao con su madre, sus hermanas y hermanos, tíos, tías, sobrinos y sobrinas. “Llegamos a Mentao el 3 de febrero de 2012”, me explica. Conocí a Bintou el primer día de nuestra visita en el campo de Mentao porque ella hacía de intérprete traduciendo del tamasheq (la lengua de los touaregs) al francés y viceversa. Su compromiso por su comunidad me llamó la atención desde el principio de nuestra conversación, identifiqué en ella un perfil de futura mujer líder. Y mi intuición no me falló, ese mismo día descubrí que Bintou era una activista comunitaria en Mentao.</p> <p>“Yo tenía buenas condiciones de vida, estudiaba, tenía esperanzas, proyectos…. Ahora estoy aquí donde no hay opción de estudiar, no hay esperanza, no hay actividades”, detalla Bintou cuando le pido que me expliqué su historia. “Veo alrededor mío a los niños, niñas y jóvenes con ganas de hacer algo, veo a gente que conocía de antes, que trabajaban en grandes organizaciones y que han perdido sus trabajos, a mujeres que antes tenían actividades económicas florecientes. Veo niños que antes estaban bien cuidados y que ahora andan con los pies descalzos, no tienen escuela ni para comer. Ver todo esto me hace mal”.</p> <h3>"Nuestro primer objetivo: la educación" </h3> Bintou Walet, estudiante de 21 años. <p>Dentro del campo, Bintou trabaja con los jóvenes. Ella es la presidenta de la asociación de jóvenes de Mentao Norte. “Hemos creado esta asociación a nuestra llegada. No nos conocíamos.  Nuestro primer objetivo fue la educación. Hemos utilizado los medios que tenemos a nuestra disposición y hemos logrados comprar madera para construir un hanga que será sala de clases, tendrá pizarra, cuadernos, tiza y otros materiales escolares. Hemos localizado a todos los posibles estudiantes que deberían cursar entre primer y sexto año de primaria y hemos realizado tests de evaluación para conocer sus niveles y poder organizarlos”. Luego han sido los propios jóvenes quienes han comenzado a dictar los cursos a los alumnos y alumnas. Faltos de medios, no han podido continuar las clases. Pero han sido las organizaciones presentes dentro del campo quienes han tomado el relevo.</p> <p>Bintou hace un trabajo de acercamiento comunitario para Oxfam dentro del programa de sensibilización sobre higiene y saneamiento dentro del campo. “Hago puerta a puerta, visitas a domicilio, entrevistas grupales donde sensibilizó a grupos”, explica. </p> <h3>A la espera de una paz definitiva</h3> <p><strong>Ella alimenta la esperanza de continuar sus estudios, junto a los otros jóvenes refugiados que han tenido que abandonarlos a causa del conflicto en el norte de Mali.</strong> La apuesta de Bintou es llegar a hacer estudios en gestión. Perdió a su padre siendo muy joven y quiere trabajar, ganarse la vida y ayudar a su madre. </p> <p>Bintou, como todos los jóvenes que he conocido en los campos de refugiados, quiere volver a su hogar siempre y cuando el conflicto se termine y la paz definitiva vuelva al norte de Mali. </p> <p>Espero que sus esfuerzos para continuar estudiando se hagan realidad. Estaba muy confiada en que así sería cuando nos separamos. Intercambiamos datos de contacto en caso de que ella viniera a continuar sus estudios en Dakar. Nos prometimos que continuaríamos nuestra conversación.</p> <p>   </p> <h3>Más información</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/es/emergencies/crisis-alimentaria-en-el-sahel" rel="nofollow">Crisis alimentaria en el Sahel</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/es/burkina-faso" rel="nofollow">El trabajo de Oxfam en Burkina Faso</a></strong></p> <p><strong>Blog: <a href="http://blogs.oxfam.org/es/blogs/12-09-14-dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-1">Dentro</a></strong><a href="http://blogs.oxfam.org/es/blogs/12-09-14-dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-1"> un campo de refugiados en Burkina Faso (1): “La única cosa que importa es estar un lugar seguro”</a></p> <p>Blog: <a href="http://blogs.oxfam.org/es/blogs/dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-no-queria-partir">Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (2) : “No quería partir, pero esta vez no hubo más opción”</a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (3): &quot;¿Qué será de nuestros estudios?&quot;</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_fr first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/12-09-24-dans-un-camp-de-refugies-au-burkina-faso-3-quel-avenir-pour-nos-etudes" title="Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (3) : « quel avenir pour nos études ? »" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Thu, 20 Sep 2012 14:48:22 +0000 Yaye Fatou Marone 9965 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/blogs/dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-3-que-sera-de-nuestros-estudios#comments Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (2) : “No quería partir, pero esta vez no hubo más opción” http://l.blogs.oxfam/es/blogs/dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-no-queria-partir <div class="field field-name-body"><p>El conflicto en el norte de Malí ha empujado a miles de personas a refugiarse en los países vecinos. Desde 21 al 23 de agosto Yaye Fatou Marone, responsable de la información y la comunicación para Oxfam en África Occidental, visitó varios campamentos de refugiados de Malí en Burkina Faso, para entender mejor su situación y para representar mejor sus intereses. Ella relata sus encuentros con mujeres, niños, niñas y hombres obligados a dejarlo todo  - casa, trabajo, escuela - en busca de un mínimo de seguridad. Segunda parte de una serie de tres artículos. </p> Aicha Walet Ibrahim, 10 años, delante de una letrina instalada por Oxfam en el campo de Damba. <p>Estamos en el segundo día de nuestra visita en Burkina Faso, en dirección al campo de refugiados de Damba, a una hora en coche de Djibo, al norte del país. El acceso es un poco complicado. Se trata de un camino sin asfaltar y ha llovido el día anterior. Hay muchos charcos y en algunas partes, la carretera está cortada por el agua, pero debemos pasar. Afortunadamente estamos con Tamboura, un responsable de AGED, el socio que trabaja con Oxfam en el campo de Damba. Él conoce el camino de memoria a fuerza de hacer el camino a diario y orienta al chofer durante todo el viaje.</p> <p>Llegamos à Damba tras una hora de viaje. Además de Oxfam y la Acnur, destaca la presencia de otras agencias humanitarias como Unicef, Plan, Hope e IEDA Relief, entre otras. Este campo atiende a más de 4.400 personas (<a href="http://data.unhcr.org/MaliSituation/settlement.php?id=134&amp;country=26&amp;region=45" rel="nofollow">cifras de la Acnur a julio de 2012</a>).</p> <p>Tamboura y Madeleine, responsable de promoción de higiene y saneamiento de Oxfam, conocen muy bien los lugares y las comunidades que aquí viven gracias al trabajo que desarrollan sin descanso. Me provocan una gran admiración. Oxfam está a cargo de la distribución de agua potable y la instalación de letrinas y aseos tanto en este campo como en Mentao.</p> <h3>Obligados a abandonar su ganado</h3> <p>Hoy nos reunimos con hombres y jóvenes. Izoma, un hombre mayor que está dentro del grupo, me impacta. Aquí su historia: "Me fui de mi pueblo con mi familia el 16 de febrero y llegamos al campamento el 12 de marzo 2012. Abandoné mi casa, mis animales y mis bienes. Nunca había sido un refugiado en mi vida. En 1994 me negué a dejar a mi pueblo, pero esta vez, me vi obligado a salir ", cuenta. Izoma era el jefe de una zona de su aldea. Era un líder de su comunidad. En Damba, es el presidente de la Asociación de Refugiados y uno de sus interlocutores ante varias organizaciones a quienes los problemas que enfrentan las personas en el campamento.</p> <p>Los touaregs, en su mayoría pastores nómadas, han dejado sus rebaños, que constituyen su mayor riqueza, en Mali. La vida en el campo de refugiados es muy diferente de la que dejaron atrás, puedo sentir su nostalgia  cuando recuerdan su vida en Mali. Aunque les faltan muchas cosas, por lo menos en el campo se sienten seguros.  </p> <h3>La esperanza del retorno</h3> <p>La esperanza de volver a su país es un tema recurrente. Todo lo que desea esta comunidad de refugiados es que se logre la paz definitiva en el norte de Mali, una paz que les permita recuperar su libertad de circulación dentro de su territorio, sin el miedo permanente. Una paz que les permita reconstruir sus vidas. </p> <p><strong>A la espera de que la paz vuelva a su país</strong>, las agencias humanitarias se esfuerzan para que las personas refugiadas en el campo vivan en buenas condiciones.</p> <h3>Más información</h3> <p><strong>Blog : <a href="http://blogs.oxfam.org/es/blogs/12-09-14-dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-1">Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (1): "La única cosa que importa es estar en un lugar seguro"</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/es/emergencies/crisis-alimentaria-en-el-sahel" rel="nofollow">Crisis alimentaria en el Sahel: el trabajo de Oxfam</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/es/burkina-faso" rel="nofollow">Oxfam en Burkina Faso</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (2) : “No quería partir, pero esta vez no hubo más opción”</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_fr first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/12-09-19-camp-refugies-mali-burkina-faso-oblige-partir" title="Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (2) : « Je ne voulais pas partir, mais cette fois, j’étais obligé »" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Wed, 19 Sep 2012 14:27:56 +0000 Yaye Fatou Marone 9955 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/blogs/dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-no-queria-partir#comments Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (2) : « Je ne voulais pas partir, mais cette fois, j’étais obligé » http://l.blogs.oxfam/es/node/9957 <div class="field field-name-body"><p><em>Le conflit au nord du Mali a poussé plusieurs milliers de réfugiés vers les pays voisins. Du 21 au 23 août, Yaye Fatou Marone, chargée d'information et communication pour Oxfam en Afrique de l'Ouest, s'est rendue dans plusieurs camps de réfugiés maliens au Burkina Faso, afin de mieux connaître leur situation et de défendre au mieux leurs intérêts. Elle relate ses rencontres avec des femmes, des enfants et des hommes contraints du jour au lendemain de tout quitter - maison, travail, école - en quête d'un minimum de sécurité. Second volet d'une série de trois articles.</em></p> Aicha Walet Ibrahim, 10 ans, devant une latrine installée par Oxfam dans le camp de Damba. <p><strong>Nous sommes au deuxième jour de notre visite au Burkina Faso, direction le camp de réfugiés de Damba, à une heure de route de Djibo, au nord du pays. L’accès est un peu difficile.</strong> C’est une piste et il a plu la veille. Beaucoup de flaques d’eau se sont formées, et par endroit la route est coupée par l’eau, mais il nous devons tout de même passer. Heureusement que nous sommes avec Tamboura, un agent d’AGED, le partenaire qui travaille avec Oxfam dans le camp de Damba. Il connaît la route par cœur à force de l’emprunter tous les jours et oriente le chauffeur pendant tout le trajet.</p> <p>Nous sommes  arrivés à Damba après une heure de route. En plus d’Oxfam et du HCR, j’ai remarqué la présence d’autres acteurs humanitaires tels que l’Unicef, Plan, Hope, IEDA Relief etc. Ce camp abrite plus de 4 400 personnes (<strong><a href="http://data.unhcr.org/MaliSituation/settlement.php?id=134&amp;country=26&amp;region=45" target="_blank" title="UNHCR - Opération Mali - Burkina Faso - Camp de Damba" rel="nofollow">chiffres du HCR, juillet 2012</a></strong>).</p> <p>Tamboura et Madeleine, qui est promotrice de santé publique (PHP) pour Oxfam, connaissent bien les lieux et les communautés qui y vivent grâce au travail qu’ils mènent  inlassablement pour les appuyer. Je leur accorde une grande admiration. Oxfam fournit de l’eau potable et a mis en place des latrines et des toilettes dans ce camp comme dans celui de Mentao, au bonheur des refugiés qui l’apprécient  bien d’ailleurs. </p> <h3>Des éleveurs contraints d'abandonner leur cheptel</h3> <p><strong>Aujourd’hui nous allons rencontrer des hommes et des jeunes.</strong> Le vieux Izoma, qui fait partie du « focus groupe » des hommes m’a beaucoup marqué. Voici son histoire. Il vient du village de Gossi au Nord du Mali. « J’ai quitté mon village avec ma famille le 16 février et nous sommes  arrivés au camp le 12 mars 2012. J’ai abandonné ma maison, mes animaux et beaucoup de biens. Je n’ai jamais été refugié dans ma vie. En 1994, j’avais refusé de quitter mon village, mais cette fois-ci,  j’ai été obligé de partir », dit-il. Izoma était chef de fraction dans son village. Cela veut dire qu’il est un leader dans sa communauté. A Damba, Izoma est le président de l’association des  réfugiés et l’un des interlocuteurs qui expose aux différentes organisations  les  problèmes auxquels les gens sont  confrontés dans le camp.</p> <p><strong>Ces touaregs qui sont en majorité des éleveurs</strong> ont laissé au Mali leurs cheptels qui constituait leur plus grande richesse. La vie dans le camp est très différente de celle qu’ils menaient chez eux, je peux sentir la nostalgie qui teinte leurs voix quand ils évoquent leur  mode de vie au Mali. Bien qu’ils manquent de beaucoup de choses, ils se sentent au moins en sécurité dans le camp.  </p> <h3>L'espoir du retour</h3> <p>L’espoir du retour au pays est un message fort. Tout ce que veut cette communauté de réfugiés, c’est avoir une paix définitive au nord du Mali, une paix qui leur permette de recouvrer la liberté de se mouvoir dans leur territoire sans se soucier de la peur. Une paix  pour reconstruire leur vie.</p> <p><strong>En attendant  le retour de la paix au pays natal</strong>, les acteurs humanitaires s’investissent dans le camp pour faire en sort que ces réfugiés vivent dans de bonnes conditions.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Blog : <a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/12-09-05-camp-refugies-burkina-faso-seule-chose-importe-securite">Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (1) : « la seule chose qui importe, c’est être en sécurité »</a></strong></p> <p><strong><strong>Blog : <a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/12-09-24-dans-un-camp-de-refugies-au-burkina-faso-3-quel-avenir-pour-nos-etudes">Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (3) : « quel avenir pour nos études ? »</a></strong></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel" rel="nofollow">Crise alimentaire au Sahel : l'action d'Oxfam</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/development/mali" rel="nofollow">Oxfam au Mali</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (2) : « Je ne voulais pas partir, mais cette fois, j’étais obligé »</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-no-queria-partir" title="Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (2) : “No quería partir, pero esta vez no hubo más opción”" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Tue, 18 Sep 2012 23:00:00 +0000 Yaye Fatou Marone 9957 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/9957#comments Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (1): “La única cosa que importa es estar un lugar seguro” http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-09-14-dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-1 <div class="field field-name-body"><p>El conflicto en el norte de Malí ha empujado a miles de personas a refugiarse en los países vecinos. Desde 21 al 23 de agosto Yaye Fatou Marone, responsable de la información y la comunicación para Oxfam en África Occidental, visitó varios campamentos de refugiados de Malí en Burkina Faso, para entender mejor su situación y para representar mejor sus intereses. Ella relata sus encuentros con mujeres, niños, niñas y hombres obligados a dejarlo todo  - casa, trabajo, escuela - en busca de un mínimo de seguridad. Primera parte de una serie de tres artículos. </p> <p>El conflicto armado en el norte de Mali ha provocado desplazamientos masivos de la población civil, estimados en más de 400 mil personas. Las personas se han ubicado en Mali o en países vecinos como Burkina Faso, donde el número de refugiados se estima en más de 77 mil personas.</p> <p>En Burkina Faso, <strong><a href="http://www.oxfam.org/es/emergencies/crisis-alimentaria-en-el-sahel" rel="nofollow">Oxfam apoya aproximadamente a 50.000 personas refugiadas</a></strong> en Mentao, Damba, Fererio y Goudebou con el apoyo financiero de ECHO, Canadá y Suecia. La asistencia se centra en la entrega de agua y el saneamiento, y la prevención de la higiene. Las personas llegan a Burkina en el contexto de la crisis alimentaria que afecta a Malí, Mauritania, Níger, Senegal y Chad.</p> <p>He llegado a Ougadougou, capital de Burkina Faso, ayer por la tarde, después de haber celebrado la fiesta de Ramadán con mi familia ese mismo día. Esta mañana, con mis compañeros de <strong><a href="http://www.oxfam.org/es/burkina-faso" rel="nofollow">Oxfam en Burkina Faso</a></strong>, debemos visitar los campos que acogen a personas refugiadas de Malí en Damba, al norte del país, para realizar una encuesta que nos permitirá  recolectar información que nos ayudará a mejorar nuestros mensajes de difusión de la situación. Estos refugiados y refugiadas que han huido del conflicto del norte de Mali están ubicados en cinco campos en Burkina.</p> <p>Hoy nuestro plan es viajar a <strong><a href="http://data.unhcr.org/MaliSituation/settlement.php?id=134&amp;country=26&amp;region=45" rel="nofollow">Damba</a></strong>, lo que nos tomará toda la jornada, pero nuestro compañero Noel nos informa que vamos a pasar al campo de <strong><a href="http://data.unhcr.org/MaliSituation/settlement.php?id=90&amp;country=26&amp;region=45" rel="nofollow">Mentao</a></strong> para conversar con las personas que se han refugiado ahí.  </p> <h3>Numerosas preguntas</h3> <p>He participado en varias misiones de visita a los  programas de Oxfam, pero esta es la primera vez que visito un campo de refugiados. A lo largo del camino, no he dejado de hacermd preguntas: ¿Cómo se logra atender sus necesidades? ¿Cómo viven? ¿Qué es lo que han tenido que dejar atrás? ¿Cómo se sienten?</p> <p><strong>Estamos en el mes de agosto, el pico de la estación de lluvias.</strong> En esta región, así como en la mayor parte de los países del Sahel, llueve de tres a cuatro meses al año. Está lleno de vegetación por todo el camino, los campesinos y campesinas están trabajando sus campos y las plantaciones de maíz y mijo han llegado a una buena altura. Una visión esperanzadora que contrasta con la de la crisis alimentaria que afecta parte del Sahel y a 18 millones de personas. Este periodo coincide igualmente con la llamada "temporada de escasez", muy difícil para las comunidades porque hasta que no puedan cosechar los actuales cultivos, no tienen lo suficiente para comer.</p> <p>Tras tres horas de ruta, <strong>llegamos al campo de refugiados de Mentao Norte donde somos recibidos por sus responsables. Aquí viven más de 660 familias</strong> me dice Sam, responsable de agua, higiene y saneamiento de Oxfam. Oxfam está presente en Mentao junto a otras cinco organizaciones que prestan ayuda a las personas refugiadas. En este campo, Oxfam es responsable del agua y saneamiento a través de la construcción de letrinas, puntos de agua y de actividades de sensibilización en materia de higiene.</p> <h3> Familias separadas</h3> Matata Walet Ali, presidenta de las mujeres del campo de Mentao Norte <p><strong>Nos encontramos con un grupo de mujeres del lugar.</strong> Nos reciben en una tienda  bajo una lluvia torrencial. Ellas son todas Tuaregs. Y tienen una historia bastante similar. Tuvieron que abandonar todo aquello que poseían, sus bienes, casas y animales por la inseguridad que se ha generado por el conflicto en Mali. Muchas de ellas han tenido que separarse de parte de sus familias o simplemente no supieron más de varios de sus familiares... huir y estar en un lugar seguro y tranquilo ahora es lo único que importa.</p> <p><strong>Matata Walet Ali,  32 años, es la presidenta de las mujeres del campo de Mentao Norte</strong>. Ella llegó en febrero del 2012, pero se ha encontrado con mujeres que han llegado antes. Vive en el campo con su marido y sus hijos. </p> <p><strong>La vida en el campo de refugiados es muy diferente de la que llevaban antes</strong>, cuando tenían todos los medios para satisfacer sus necesidades básicas. Las mujeres hablan acerca de esto últimamente con mucho anhelo y pesar. Por el momento, el mejor consuelo que tienen es que pueden dormir y despertar en paz en este lugar, donde han celebrado en la víspera la festividad de Eid… la celebración ha sido muy diferente de cómo solían celebrarla...</p> <p>Lejos de la tienda donde están sus madres, los niños y niñas olvidan por unos momentos las condiciones de vida que tienen ahora y continúan la celebración de la fiesta, bailando al ritmo de la música. </p> <h3>Un deseo común: recuperar la paz</h3> <p>“Todas nosotras queremos volver a nuestros hogares con la condición de que la paz se reestablezca”, dice Matata bajo la mirada aprobadora de las otras mujeres.</p> <p>¿Cuándo podrán retornar?, esa es la pregunta que me hago tras reunirme con las mujeres de Mentao. Ya tengo algunas respuestas a las preguntas que me había hecho antes de llegar. Voy a intentar saber más luego de conversar con los grupos de hombres con los que me encontraré mañana en Damba. </p> <h3>Más información</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/es/emergencies/crisis-alimentaria-en-el-sahel" rel="nofollow">Crisis alimentaria en el Sahel: el trabajo de Oxfam</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/es/burkina-faso" rel="nofollow">El trabajo de Oxfam en Burkina Faso</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (1): “La única cosa que importa es estar un lugar seguro”</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_fr first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/12-09-05-camp-refugies-burkina-faso-seule-chose-importe-securite" title="Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (1) : « la seule chose qui importe, c’est être en sécurité »" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Fri, 14 Sep 2012 14:23:54 +0000 Yaye Fatou Marone 9953 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-09-14-dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-1#comments Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (1) : « la seule chose qui importe, c’est être en sécurité » http://l.blogs.oxfam/es/node/9956 <div class="field field-name-body"><p><em>Le conflit au nord du Mali a poussé plusieurs milliers de réfugiés vers les pays voisins. Du 21 au 23 août, Yaye Fatou Marone, chargée d'information et communication pour Oxfam en Afrique de l'Ouest, s'est rendue dans plusieurs camps de réfugiés maliens au Burkina Faso, afin de mieux connaître leur situation et de défendre au mieux leurs intérêts. Elle relate ses rencontres avec des femmes, des enfants et des hommes contraints </em><em>du jour au lendemain </em><em>de tout quitter - maison, travail, école - en quête d'un minimum de sécurité. Premier volet d'une série de trois articles.</em></p> <p> Afficher la carte sur la <a href="https://maps.google.com/maps/ms?msa=0&amp;msid=204988432443274227762.0004bfab95227511fabbf&amp;ie=UTF8&amp;t=h&amp;ll=13.94473,-1.669922&amp;z=6&amp;source=embed" rel="nofollow">Crise au Sahel</a> au grand format </p><p><strong>Le conflit armé au nord du Mali a provoqué des déplacements massifs de populations civiles estimés à plus de 400 000 personnes. Ces refugiés sont localisés soit à l’intérieur du Mali soit dans les pays limitrophes tel que le Burkina Faso où leur nombre est estimé à plus de 77 000  personnes.</strong></p> <p>Au <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel#burkina" target="_blank" rel="nofollow">Burkina Faso, Oxfam appuie environ 50 000 réfugiés</a></strong> dans les sites de Mentao, Damba, Fererio et Goudebou avec le soutien financier de ECHO, du Canada et de la Suède. L'assistance fournie est axée sur l'eau, l'assainissement et l'hygiène. Les refugiés sont arrivés au Burkina dans un contexte de crise alimentaire qui touche aussi le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad.</p> <p>Je suis arrivée à <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ouagadougou" target="_blank" title="Wikipedia - Ouagadougou" rel="nofollow">Ouagadougou</a></strong>, capitale du Burkina Faso, hier soir [20 août], dans la nuit, après avoir célébré la fête du Ramadan en famille le même jour. Ce matin du 21 août, avec mes collègues d’<strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/burkina-faso" title="Le travail d'Oxfam au Burkina Faso" rel="nofollow">Oxfam au Burkina Faso</a></strong>, nous devons aller visiter les camps de refugiés maliens à Damba, au nord du pays, pour faire une enquête qui nous permettra de collecter des informations pour appuyer ensuite nos messages de plaidoyer sur leur situation. Ces refugiés ont fui le conflit au nord du Mali et sont présents dans cinq camps au Burkina.</p> <p>Aujourd’hui notre plan est de faire une journée de  voyage pour aller à <strong><a href="http://data.unhcr.org/MaliSituation/settlement.php?id=134&amp;country=26&amp;region=45" target="_blank" title="UNHCR - Opération Mali - Burkina Faso - Camp de réfugiés de Damba" rel="nofollow">Damba</a></strong>, mais mon collègue Noel vient de m’informer que nous allons d’abord passer  au camp  de <strong><a href="http://data.unhcr.org/MaliSituation/settlement.php?id=90&amp;country=26&amp;region=45" target="_blank" title="UNHCR - Opération Mali - Burkina Faso - Camp de réfugiés de Mentao" rel="nofollow">Mentao</a></strong> pour discuter avec les refugiés là bas. </p> <h3>De nombreuses questions</h3> <p>J’ai fait beaucoup de missions pour visiter les programmes d’Oxfam, mais c’est la première fois que je me rends dans un camp de refugiés. En cours de route, je n’ai pas cessé de me poser des questions : comment leurs besoins sont pris en charge ? Comment vivent-ils ? Qu’est ce qu’ils ont laissé derrière eux ? Comment se sentent-ils ?...</p> <p><strong>Nous sommes au mois d’août et c’est le pic de la  saison des pluies.</strong> Il pleut trois à quatre mois dans l’année dans cette région comme dans la plupart des pays du Sahel.  Il y  a de la verdure partout sur la route, les paysans s’activent dans leurs champs et les épis de mais et de mil ont pris une bonne hauteur. Une vision d’espoir qui contraste bien avec celle de la crise alimentaire dans le Sahel, qui affecte plus de 18 millions de personnes. Cette période coïncide également avec ce qu’on appelle communément la « période de soudure » qui est aussi difficile pour les populations hôtes qui, en attendant les nouvelles récoltes, n’ont pas assez pour se nourrir.</p> <p><strong>Apres trois heures de route, nous voilà arrivés au camp des refugiés de Mentao Nord</strong> où nous attendaient les personnes que nous devons rencontrer. Ici vivent plus de 660 familles me dit Sam, le responsable en eau, hygiène et assainissement d’Oxfam. Oxfam est présent à Mentao aux cotés de cinq autres organisations pour venir en aide aux refugiés. Dans ces camps, Oxfam est responsable du volet eau et assainissement à travers la mise en place de latrines, de points d’eau et des activités de sensibilisation sur l’hygiène.</p> <h3>Des familles disloquées</h3> Matata Walet Ali, présidente des femmes du camp de Mentao nord <p><strong>Nous allons rencontrer le groupe des femmes d’abord.</strong> Elles nous attendent sous une tente et nous accueillent sous une pluie battante. Elles sont toutes des Touaregs. Elles ont une histoire assez similaire. Elles ont abandonné tout ce qu’elles possédaient, biens mobiliers, immobiliers, animaux et autres pour fuir l’insécurité qu’a générée le conflit au nord du Mali. Beaucoup d’entre elles ont vu leurs familles disloquées et perdu de vue certains membres de leurs familles… Fuir et être en paix et en sécurité est désormais la seule chose qui importe. </p> <p><strong>Matata Walet Ali,  32 ans</strong>, est la présidente des femmes du camp de Mentao nord. Elle est arrivée au camp depuis février 2012, mais a trouvé d’autres femmes qui sont arrivées bien avant elle. Elle vit au camp avec son mari et son fils. </p> <p><strong>La vie dans le camp est différente de celle qu’elles menaient avant</strong>, quand elles disposaient toutes de moyens pour subvenir à leurs besoins essentiels. Les femmes parlent de cette époque récente avec tant de nostalgie et de regret. Pour l’instant, la consolation la mieux partagée est la possibilité qu’elles ont de dormir et de se réveiller en paix dans le camp où elles viennent de célébrer d’ailleurs la fête de l’Aid, la veille… Une célébration qui est différente de la manière dont elles avaient l’habitude de la célébrer…  </p> <p>Loin de la tente de leurs mamans, les enfants ont oublié pour un temps les conditions de vie dans le camp et continuent de célébrer la fête, dansant au son de la musique. </p> <h3>Un souhait commun : retrouver la paix</h3> <p><strong>« Nous voulons toutes retourner chez nous à condition que la paix revienne »</strong>, dit Matata sous le regard approbateur des autres femmes.</p> <p><strong>Quand retourneront-elles ?</strong> C’est la question que je me suis posée après cette rencontre avec les femmes du camp de Mentao. J’ai eu quelques réponses aux questions que je me suis posées avant d’arriver. Je vais essayer d’en savoir plus avec le groupe des hommes que nous allons rencontrer demain à Damba.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Blog : <a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/12-09-19-camp-refugies-mali-burkina-faso-oblige-partir">Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (2) : « Je ne voulais pas partir, mais cette fois, j’étais obligé »</a></strong></p> <p><strong>Blog : <a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/12-09-24-dans-un-camp-de-refugies-au-burkina-faso-3-quel-avenir-pour-nos-etudes">Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (3) : « quel avenir pour nos études ? »</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel" rel="nofollow">Crise alimentaire au Sahel : l'action d'Oxfam</a></strong></p> <p><a href="http://www.oxfam.org/fr/burkina-faso" rel="nofollow"></a><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/burkina-faso" rel="nofollow">Le travail d'Oxfam au Burkina Faso</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (1) : « la seule chose qui importe, c’est être en sécurité »</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-09-14-dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-1" title="Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (1): “La única cosa que importa es estar un lugar seguro”" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Wed, 05 Sep 2012 11:03:42 +0000 Yaye Fatou Marone 9956 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/9956#comments