Oxfam International Blogs - camp http://l.blogs.oxfam/es/tags/camp es Rwanda : de l’eau potable pour des milliers de réfugiés congolais http://l.blogs.oxfam/es/node/10035 <div class="field field-name-body"><p><strong>Le Rwanda est célèbre pour ses mille collines, mais en arrivant à Kigeme je n’imaginais pas vraiment ce que cela pouvait représenter pour un camp de réfugiés accueillant plus de 14 000 personnes. Le moins que l’on puisse dire est que ce camp est impressionnant : des milliers d’abris s’étalent en rangs bien ordonnés sur les flancs de deux collines, dont l’une est si escarpée que seuls les trois quarts peuvent être occupés.</strong></p> Le camp de Kigeme, au Rwanda : des milliers de tentes alignées en bon ordre, à flanc de colline. Photo : Laura Eldon/Oxfam <p>Sur ce site, qui accueille des réfugiés congolais ayant fui les récents <strong><a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/12-08-28-afrique-crise-aggrave-region-grands-lacs" title=" la crise s’aggrave dans la région des Grands Lacs">conflits dans la région tourmentée du Nord Kivu, en République démocratique du Congo</a></strong> (RDC), Oxfam prend en charge la gestion de l’eau et des équipements sanitaires, ce qui comprend également l’organisation de sessions de sensibilisation à l’hygiène afin de prévenir la propagation de maladies. Sur un terrain aussi difficile, cela représente une véritable prouesse logistique.</p> <h3>Dynamisme et esprit d'entreprise</h3> <p>Il se dégage cependant de ce camp une impression positive. La vie continue, malgré le terrible conflit que ces réfugiés ont dû fuir. Le long du chemin, de nombreux enfants jouent avec des ballons de football confectionnés avec des sacs en plastique, tandis que d’autres tirent des petites voitures faites de capsules de bouteilles ou s’adonnent à un jeu minutieux qui consiste à viser diverses cibles avec des cailloux. L’esprit d’entreprise y est bien vivant : des étals de fortune poussent un peu partout, proposant charbon et autres produits de première nécessité. Enfin, dans un endroit qui est sans doute celui que je préfère, il y a même une « maison d’hôtes » qui vend du thé. </p> <p><strong>Dans une zone aussi densément peuplée</strong>, les risques de maladies peuvent être élevés. Aucune épidémie ne s’est pourtant déclarée depuis l’ouverture du camp. </p> <p>« Le camp de Kigeme est très propre depuis le début », explique Florence Uwineza, responsable de l’équipe d’Oxfam en charge de la promotion de la santé publique, lorsqu’on lui demande comment les équipements sont gérés. « Notre équipe était sur place quand les premières personnes ont commencé à être transférées du camp de transit situé près de la frontière. Nous avons accueillis les réfugiés à leur arrivée et avons diffusé auprès d’eux des messages sur les règles de base en matière d’hygiène afin qu’ils sachent dès le départ combien il est important de garder des toilettes propres et de se laver les mains. » </p> <h3>Comment garder le camp propre</h3> Un « club d'hygiène » : à travers des jeux, les enfants apprennent comment bien se laver les mains. Photo : Laura Eldon/Oxfam <p>Quelque quarante responsables communautaires, formés pour sensibiliser la population de différentes zones du camp aux règles de santé publique, sont depuis venus compléter cette équipe. Ils ont également contribué à constituer des « clubs d’hygiène » composés d’hommes, de femmes, d’adolescents et d’enfants qui organisent des jeux et montent des sketches   pour diffuser des messages importants.</p> <p><strong>Notre équipe a également mis en place plusieurs points d’eau</strong> approvisionnés par des grandes citernes postées au sommet de chaque colline. L’eau est acheminée via des canalisations reliées au réseau de la ville de <strong><a href="http://www.nyamagabe.gov.rw/" target="_blank" title="Nyamagabe District Website" rel="nofollow">Nyamagabe</a></strong>, à cinq kilomètres, par gravitation, vers une citerne implantée sur le campement d’Oxfam. De là, des pompes à moteur diesel remplissent les réservoirs situés en haut des collines, lesquels alimentent ensuite les nombreuses bornes réparties en contre-bas de telle sorte que les usagers n’ont pas besoin de porter l’eau sur de longues distances, sur des chemins escarpés. À chaque point d’eau, des panneaux indiquent les horaires d’ouverture et donnent des instructions pour garder les récipients propres. </p> <h3>Un retour prochain peu probable</h3> Jeanette, assistante sur l'un des points d'eau mis en place par Oxfam. Photo : Laura Eldon/Oxfam <p><strong>Nous avons rencontré Jeanette</strong> à un point d’eau situé sur l’un des flancs les plus abrupts des collines de Kigeme. Après avoir suivi une formation sur les questions d’hygiène, Jeanette est aujourd’hui « assistante de borne-fontaine » et est chargée de tenir le point d’eau, à heures fixes, lorsqu’il est ouvert. </p> <p>« L’aspect le plus important de mon travail est de faire en sorte que les gens ne jouent pas autour du point d’eau et de maintenir la zone propre. Avant, les gens venaient ici avec des jerrycans sales, mais désormais je veille à ce qu’ils les nettoient avant de venir chercher l’eau - je pense que c’est la plus grande contribution de mon travail. » </p> <p><strong>Notre intervention à Kigeme est modeste</strong> comparée aux urgences de plus grande envergure auxquelles Oxfam répond, mais elle est aussi unique, dans un pays qui n’a pas l’habitude de s’occuper de programmes humanitaires. </p> <p>Alors que les combats et l’instabilité perdurent en RDC, il est peu probable que ces réfugiés retournent prochainement chez eux. Tandis que notre équipe s’apprête à passer le relais à un partenaire local pour assurer la maintenance du système qu’elle a mis en place, elle peut être fière du travail accompli.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/congo/republique-democratique-congo-photo-camp-deplaces-kibati" rel="nofollow">Photos : dans un camp de déplacés internes de Kibati, en RDC</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/conflit-rdc" rel="nofollow">Conflit en République démocratique du Congo</a></strong></p> <p><a href="http://www.oxfam.org/fr/rwanda" rel="nofollow"><strong><strong></strong></strong></a><strong><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/rdc" rel="nofollow">Le travail d'Oxfam</a> au</strong> Rwanda</strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/rdc" rel="nofollow">Le travail d'Oxfam en République démocratique du Congo</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Rwanda : de l’eau potable pour des milliers de réfugiés congolais</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/12-10-17-rwanda-safe-water-thousands-congolese-refugees" title="Rwanda: Safe water for thousands of Congolese refugees" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-10-31-ruanda-agua-potable-para-cientos-de-refugiados-y-refugiadas-de-la-rdc" title="Ruanda: agua potable para cientos de refugiados y refugiadas de la RDC" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Wed, 07 Nov 2012 16:40:47 +0000 Laura Eldon 10035 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/10035#comments Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (2) : « Je ne voulais pas partir, mais cette fois, j’étais obligé » http://l.blogs.oxfam/es/node/9957 <div class="field field-name-body"><p><em>Le conflit au nord du Mali a poussé plusieurs milliers de réfugiés vers les pays voisins. Du 21 au 23 août, Yaye Fatou Marone, chargée d'information et communication pour Oxfam en Afrique de l'Ouest, s'est rendue dans plusieurs camps de réfugiés maliens au Burkina Faso, afin de mieux connaître leur situation et de défendre au mieux leurs intérêts. Elle relate ses rencontres avec des femmes, des enfants et des hommes contraints du jour au lendemain de tout quitter - maison, travail, école - en quête d'un minimum de sécurité. Second volet d'une série de trois articles.</em></p> Aicha Walet Ibrahim, 10 ans, devant une latrine installée par Oxfam dans le camp de Damba. <p><strong>Nous sommes au deuxième jour de notre visite au Burkina Faso, direction le camp de réfugiés de Damba, à une heure de route de Djibo, au nord du pays. L’accès est un peu difficile.</strong> C’est une piste et il a plu la veille. Beaucoup de flaques d’eau se sont formées, et par endroit la route est coupée par l’eau, mais il nous devons tout de même passer. Heureusement que nous sommes avec Tamboura, un agent d’AGED, le partenaire qui travaille avec Oxfam dans le camp de Damba. Il connaît la route par cœur à force de l’emprunter tous les jours et oriente le chauffeur pendant tout le trajet.</p> <p>Nous sommes  arrivés à Damba après une heure de route. En plus d’Oxfam et du HCR, j’ai remarqué la présence d’autres acteurs humanitaires tels que l’Unicef, Plan, Hope, IEDA Relief etc. Ce camp abrite plus de 4 400 personnes (<strong><a href="http://data.unhcr.org/MaliSituation/settlement.php?id=134&amp;country=26&amp;region=45" target="_blank" title="UNHCR - Opération Mali - Burkina Faso - Camp de Damba" rel="nofollow">chiffres du HCR, juillet 2012</a></strong>).</p> <p>Tamboura et Madeleine, qui est promotrice de santé publique (PHP) pour Oxfam, connaissent bien les lieux et les communautés qui y vivent grâce au travail qu’ils mènent  inlassablement pour les appuyer. Je leur accorde une grande admiration. Oxfam fournit de l’eau potable et a mis en place des latrines et des toilettes dans ce camp comme dans celui de Mentao, au bonheur des refugiés qui l’apprécient  bien d’ailleurs. </p> <h3>Des éleveurs contraints d'abandonner leur cheptel</h3> <p><strong>Aujourd’hui nous allons rencontrer des hommes et des jeunes.</strong> Le vieux Izoma, qui fait partie du « focus groupe » des hommes m’a beaucoup marqué. Voici son histoire. Il vient du village de Gossi au Nord du Mali. « J’ai quitté mon village avec ma famille le 16 février et nous sommes  arrivés au camp le 12 mars 2012. J’ai abandonné ma maison, mes animaux et beaucoup de biens. Je n’ai jamais été refugié dans ma vie. En 1994, j’avais refusé de quitter mon village, mais cette fois-ci,  j’ai été obligé de partir », dit-il. Izoma était chef de fraction dans son village. Cela veut dire qu’il est un leader dans sa communauté. A Damba, Izoma est le président de l’association des  réfugiés et l’un des interlocuteurs qui expose aux différentes organisations  les  problèmes auxquels les gens sont  confrontés dans le camp.</p> <p><strong>Ces touaregs qui sont en majorité des éleveurs</strong> ont laissé au Mali leurs cheptels qui constituait leur plus grande richesse. La vie dans le camp est très différente de celle qu’ils menaient chez eux, je peux sentir la nostalgie qui teinte leurs voix quand ils évoquent leur  mode de vie au Mali. Bien qu’ils manquent de beaucoup de choses, ils se sentent au moins en sécurité dans le camp.  </p> <h3>L'espoir du retour</h3> <p>L’espoir du retour au pays est un message fort. Tout ce que veut cette communauté de réfugiés, c’est avoir une paix définitive au nord du Mali, une paix qui leur permette de recouvrer la liberté de se mouvoir dans leur territoire sans se soucier de la peur. Une paix  pour reconstruire leur vie.</p> <p><strong>En attendant  le retour de la paix au pays natal</strong>, les acteurs humanitaires s’investissent dans le camp pour faire en sort que ces réfugiés vivent dans de bonnes conditions.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Blog : <a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/12-09-05-camp-refugies-burkina-faso-seule-chose-importe-securite">Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (1) : « la seule chose qui importe, c’est être en sécurité »</a></strong></p> <p><strong><strong>Blog : <a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/12-09-24-dans-un-camp-de-refugies-au-burkina-faso-3-quel-avenir-pour-nos-etudes">Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (3) : « quel avenir pour nos études ? »</a></strong></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel" rel="nofollow">Crise alimentaire au Sahel : l'action d'Oxfam</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/development/mali" rel="nofollow">Oxfam au Mali</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (2) : « Je ne voulais pas partir, mais cette fois, j’étais obligé »</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-no-queria-partir" title="Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (2) : “No quería partir, pero esta vez no hubo más opción”" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Tue, 18 Sep 2012 23:00:00 +0000 Yaye Fatou Marone 9957 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/9957#comments Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (1): “La única cosa que importa es estar un lugar seguro” http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-09-14-dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-1 <div class="field field-name-body"><p>El conflicto en el norte de Malí ha empujado a miles de personas a refugiarse en los países vecinos. Desde 21 al 23 de agosto Yaye Fatou Marone, responsable de la información y la comunicación para Oxfam en África Occidental, visitó varios campamentos de refugiados de Malí en Burkina Faso, para entender mejor su situación y para representar mejor sus intereses. Ella relata sus encuentros con mujeres, niños, niñas y hombres obligados a dejarlo todo  - casa, trabajo, escuela - en busca de un mínimo de seguridad. Primera parte de una serie de tres artículos. </p> <p>El conflicto armado en el norte de Mali ha provocado desplazamientos masivos de la población civil, estimados en más de 400 mil personas. Las personas se han ubicado en Mali o en países vecinos como Burkina Faso, donde el número de refugiados se estima en más de 77 mil personas.</p> <p>En Burkina Faso, <strong><a href="http://www.oxfam.org/es/emergencies/crisis-alimentaria-en-el-sahel" rel="nofollow">Oxfam apoya aproximadamente a 50.000 personas refugiadas</a></strong> en Mentao, Damba, Fererio y Goudebou con el apoyo financiero de ECHO, Canadá y Suecia. La asistencia se centra en la entrega de agua y el saneamiento, y la prevención de la higiene. Las personas llegan a Burkina en el contexto de la crisis alimentaria que afecta a Malí, Mauritania, Níger, Senegal y Chad.</p> <p>He llegado a Ougadougou, capital de Burkina Faso, ayer por la tarde, después de haber celebrado la fiesta de Ramadán con mi familia ese mismo día. Esta mañana, con mis compañeros de <strong><a href="http://www.oxfam.org/es/burkina-faso" rel="nofollow">Oxfam en Burkina Faso</a></strong>, debemos visitar los campos que acogen a personas refugiadas de Malí en Damba, al norte del país, para realizar una encuesta que nos permitirá  recolectar información que nos ayudará a mejorar nuestros mensajes de difusión de la situación. Estos refugiados y refugiadas que han huido del conflicto del norte de Mali están ubicados en cinco campos en Burkina.</p> <p>Hoy nuestro plan es viajar a <strong><a href="http://data.unhcr.org/MaliSituation/settlement.php?id=134&amp;country=26&amp;region=45" rel="nofollow">Damba</a></strong>, lo que nos tomará toda la jornada, pero nuestro compañero Noel nos informa que vamos a pasar al campo de <strong><a href="http://data.unhcr.org/MaliSituation/settlement.php?id=90&amp;country=26&amp;region=45" rel="nofollow">Mentao</a></strong> para conversar con las personas que se han refugiado ahí.  </p> <h3>Numerosas preguntas</h3> <p>He participado en varias misiones de visita a los  programas de Oxfam, pero esta es la primera vez que visito un campo de refugiados. A lo largo del camino, no he dejado de hacermd preguntas: ¿Cómo se logra atender sus necesidades? ¿Cómo viven? ¿Qué es lo que han tenido que dejar atrás? ¿Cómo se sienten?</p> <p><strong>Estamos en el mes de agosto, el pico de la estación de lluvias.</strong> En esta región, así como en la mayor parte de los países del Sahel, llueve de tres a cuatro meses al año. Está lleno de vegetación por todo el camino, los campesinos y campesinas están trabajando sus campos y las plantaciones de maíz y mijo han llegado a una buena altura. Una visión esperanzadora que contrasta con la de la crisis alimentaria que afecta parte del Sahel y a 18 millones de personas. Este periodo coincide igualmente con la llamada "temporada de escasez", muy difícil para las comunidades porque hasta que no puedan cosechar los actuales cultivos, no tienen lo suficiente para comer.</p> <p>Tras tres horas de ruta, <strong>llegamos al campo de refugiados de Mentao Norte donde somos recibidos por sus responsables. Aquí viven más de 660 familias</strong> me dice Sam, responsable de agua, higiene y saneamiento de Oxfam. Oxfam está presente en Mentao junto a otras cinco organizaciones que prestan ayuda a las personas refugiadas. En este campo, Oxfam es responsable del agua y saneamiento a través de la construcción de letrinas, puntos de agua y de actividades de sensibilización en materia de higiene.</p> <h3> Familias separadas</h3> Matata Walet Ali, presidenta de las mujeres del campo de Mentao Norte <p><strong>Nos encontramos con un grupo de mujeres del lugar.</strong> Nos reciben en una tienda  bajo una lluvia torrencial. Ellas son todas Tuaregs. Y tienen una historia bastante similar. Tuvieron que abandonar todo aquello que poseían, sus bienes, casas y animales por la inseguridad que se ha generado por el conflicto en Mali. Muchas de ellas han tenido que separarse de parte de sus familias o simplemente no supieron más de varios de sus familiares... huir y estar en un lugar seguro y tranquilo ahora es lo único que importa.</p> <p><strong>Matata Walet Ali,  32 años, es la presidenta de las mujeres del campo de Mentao Norte</strong>. Ella llegó en febrero del 2012, pero se ha encontrado con mujeres que han llegado antes. Vive en el campo con su marido y sus hijos. </p> <p><strong>La vida en el campo de refugiados es muy diferente de la que llevaban antes</strong>, cuando tenían todos los medios para satisfacer sus necesidades básicas. Las mujeres hablan acerca de esto últimamente con mucho anhelo y pesar. Por el momento, el mejor consuelo que tienen es que pueden dormir y despertar en paz en este lugar, donde han celebrado en la víspera la festividad de Eid… la celebración ha sido muy diferente de cómo solían celebrarla...</p> <p>Lejos de la tienda donde están sus madres, los niños y niñas olvidan por unos momentos las condiciones de vida que tienen ahora y continúan la celebración de la fiesta, bailando al ritmo de la música. </p> <h3>Un deseo común: recuperar la paz</h3> <p>“Todas nosotras queremos volver a nuestros hogares con la condición de que la paz se reestablezca”, dice Matata bajo la mirada aprobadora de las otras mujeres.</p> <p>¿Cuándo podrán retornar?, esa es la pregunta que me hago tras reunirme con las mujeres de Mentao. Ya tengo algunas respuestas a las preguntas que me había hecho antes de llegar. Voy a intentar saber más luego de conversar con los grupos de hombres con los que me encontraré mañana en Damba. </p> <h3>Más información</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/es/emergencies/crisis-alimentaria-en-el-sahel" rel="nofollow">Crisis alimentaria en el Sahel: el trabajo de Oxfam</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/es/burkina-faso" rel="nofollow">El trabajo de Oxfam en Burkina Faso</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (1): “La única cosa que importa es estar un lugar seguro”</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_fr first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/12-09-05-camp-refugies-burkina-faso-seule-chose-importe-securite" title="Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (1) : « la seule chose qui importe, c’est être en sécurité »" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Fri, 14 Sep 2012 14:23:54 +0000 Yaye Fatou Marone 9953 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-09-14-dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-1#comments Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (1) : « la seule chose qui importe, c’est être en sécurité » http://l.blogs.oxfam/es/node/9956 <div class="field field-name-body"><p><em>Le conflit au nord du Mali a poussé plusieurs milliers de réfugiés vers les pays voisins. Du 21 au 23 août, Yaye Fatou Marone, chargée d'information et communication pour Oxfam en Afrique de l'Ouest, s'est rendue dans plusieurs camps de réfugiés maliens au Burkina Faso, afin de mieux connaître leur situation et de défendre au mieux leurs intérêts. Elle relate ses rencontres avec des femmes, des enfants et des hommes contraints </em><em>du jour au lendemain </em><em>de tout quitter - maison, travail, école - en quête d'un minimum de sécurité. Premier volet d'une série de trois articles.</em></p> <p> Afficher la carte sur la <a href="https://maps.google.com/maps/ms?msa=0&amp;msid=204988432443274227762.0004bfab95227511fabbf&amp;ie=UTF8&amp;t=h&amp;ll=13.94473,-1.669922&amp;z=6&amp;source=embed" rel="nofollow">Crise au Sahel</a> au grand format </p><p><strong>Le conflit armé au nord du Mali a provoqué des déplacements massifs de populations civiles estimés à plus de 400 000 personnes. Ces refugiés sont localisés soit à l’intérieur du Mali soit dans les pays limitrophes tel que le Burkina Faso où leur nombre est estimé à plus de 77 000  personnes.</strong></p> <p>Au <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel#burkina" target="_blank" rel="nofollow">Burkina Faso, Oxfam appuie environ 50 000 réfugiés</a></strong> dans les sites de Mentao, Damba, Fererio et Goudebou avec le soutien financier de ECHO, du Canada et de la Suède. L'assistance fournie est axée sur l'eau, l'assainissement et l'hygiène. Les refugiés sont arrivés au Burkina dans un contexte de crise alimentaire qui touche aussi le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad.</p> <p>Je suis arrivée à <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ouagadougou" target="_blank" title="Wikipedia - Ouagadougou" rel="nofollow">Ouagadougou</a></strong>, capitale du Burkina Faso, hier soir [20 août], dans la nuit, après avoir célébré la fête du Ramadan en famille le même jour. Ce matin du 21 août, avec mes collègues d’<strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/burkina-faso" title="Le travail d'Oxfam au Burkina Faso" rel="nofollow">Oxfam au Burkina Faso</a></strong>, nous devons aller visiter les camps de refugiés maliens à Damba, au nord du pays, pour faire une enquête qui nous permettra de collecter des informations pour appuyer ensuite nos messages de plaidoyer sur leur situation. Ces refugiés ont fui le conflit au nord du Mali et sont présents dans cinq camps au Burkina.</p> <p>Aujourd’hui notre plan est de faire une journée de  voyage pour aller à <strong><a href="http://data.unhcr.org/MaliSituation/settlement.php?id=134&amp;country=26&amp;region=45" target="_blank" title="UNHCR - Opération Mali - Burkina Faso - Camp de réfugiés de Damba" rel="nofollow">Damba</a></strong>, mais mon collègue Noel vient de m’informer que nous allons d’abord passer  au camp  de <strong><a href="http://data.unhcr.org/MaliSituation/settlement.php?id=90&amp;country=26&amp;region=45" target="_blank" title="UNHCR - Opération Mali - Burkina Faso - Camp de réfugiés de Mentao" rel="nofollow">Mentao</a></strong> pour discuter avec les refugiés là bas. </p> <h3>De nombreuses questions</h3> <p>J’ai fait beaucoup de missions pour visiter les programmes d’Oxfam, mais c’est la première fois que je me rends dans un camp de refugiés. En cours de route, je n’ai pas cessé de me poser des questions : comment leurs besoins sont pris en charge ? Comment vivent-ils ? Qu’est ce qu’ils ont laissé derrière eux ? Comment se sentent-ils ?...</p> <p><strong>Nous sommes au mois d’août et c’est le pic de la  saison des pluies.</strong> Il pleut trois à quatre mois dans l’année dans cette région comme dans la plupart des pays du Sahel.  Il y  a de la verdure partout sur la route, les paysans s’activent dans leurs champs et les épis de mais et de mil ont pris une bonne hauteur. Une vision d’espoir qui contraste bien avec celle de la crise alimentaire dans le Sahel, qui affecte plus de 18 millions de personnes. Cette période coïncide également avec ce qu’on appelle communément la « période de soudure » qui est aussi difficile pour les populations hôtes qui, en attendant les nouvelles récoltes, n’ont pas assez pour se nourrir.</p> <p><strong>Apres trois heures de route, nous voilà arrivés au camp des refugiés de Mentao Nord</strong> où nous attendaient les personnes que nous devons rencontrer. Ici vivent plus de 660 familles me dit Sam, le responsable en eau, hygiène et assainissement d’Oxfam. Oxfam est présent à Mentao aux cotés de cinq autres organisations pour venir en aide aux refugiés. Dans ces camps, Oxfam est responsable du volet eau et assainissement à travers la mise en place de latrines, de points d’eau et des activités de sensibilisation sur l’hygiène.</p> <h3>Des familles disloquées</h3> Matata Walet Ali, présidente des femmes du camp de Mentao nord <p><strong>Nous allons rencontrer le groupe des femmes d’abord.</strong> Elles nous attendent sous une tente et nous accueillent sous une pluie battante. Elles sont toutes des Touaregs. Elles ont une histoire assez similaire. Elles ont abandonné tout ce qu’elles possédaient, biens mobiliers, immobiliers, animaux et autres pour fuir l’insécurité qu’a générée le conflit au nord du Mali. Beaucoup d’entre elles ont vu leurs familles disloquées et perdu de vue certains membres de leurs familles… Fuir et être en paix et en sécurité est désormais la seule chose qui importe. </p> <p><strong>Matata Walet Ali,  32 ans</strong>, est la présidente des femmes du camp de Mentao nord. Elle est arrivée au camp depuis février 2012, mais a trouvé d’autres femmes qui sont arrivées bien avant elle. Elle vit au camp avec son mari et son fils. </p> <p><strong>La vie dans le camp est différente de celle qu’elles menaient avant</strong>, quand elles disposaient toutes de moyens pour subvenir à leurs besoins essentiels. Les femmes parlent de cette époque récente avec tant de nostalgie et de regret. Pour l’instant, la consolation la mieux partagée est la possibilité qu’elles ont de dormir et de se réveiller en paix dans le camp où elles viennent de célébrer d’ailleurs la fête de l’Aid, la veille… Une célébration qui est différente de la manière dont elles avaient l’habitude de la célébrer…  </p> <p>Loin de la tente de leurs mamans, les enfants ont oublié pour un temps les conditions de vie dans le camp et continuent de célébrer la fête, dansant au son de la musique. </p> <h3>Un souhait commun : retrouver la paix</h3> <p><strong>« Nous voulons toutes retourner chez nous à condition que la paix revienne »</strong>, dit Matata sous le regard approbateur des autres femmes.</p> <p><strong>Quand retourneront-elles ?</strong> C’est la question que je me suis posée après cette rencontre avec les femmes du camp de Mentao. J’ai eu quelques réponses aux questions que je me suis posées avant d’arriver. Je vais essayer d’en savoir plus avec le groupe des hommes que nous allons rencontrer demain à Damba.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Blog : <a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/12-09-19-camp-refugies-mali-burkina-faso-oblige-partir">Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (2) : « Je ne voulais pas partir, mais cette fois, j’étais obligé »</a></strong></p> <p><strong>Blog : <a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/12-09-24-dans-un-camp-de-refugies-au-burkina-faso-3-quel-avenir-pour-nos-etudes">Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (3) : « quel avenir pour nos études ? »</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel" rel="nofollow">Crise alimentaire au Sahel : l'action d'Oxfam</a></strong></p> <p><a href="http://www.oxfam.org/fr/burkina-faso" rel="nofollow"></a><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/burkina-faso" rel="nofollow">Le travail d'Oxfam au Burkina Faso</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Dans un camp de réfugiés au Burkina Faso (1) : « la seule chose qui importe, c’est être en sécurité »</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-09-14-dentro-de-un-campo-de-refugiados-en-burkina-faso-1" title="Dentro de un campo de refugiados en Burkina Faso (1): “La única cosa que importa es estar un lugar seguro”" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Wed, 05 Sep 2012 11:03:42 +0000 Yaye Fatou Marone 9956 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/9956#comments République démocratique du Congo : l’histoire de Fatou, à la recherche de sécurité http://l.blogs.oxfam/es/node/9941 <div class="field field-name-body"><p><strong>Une <a href="http://www.oxfam.org/fr/pressroom/pressrelease/2012-08-07/situation-catastrophique-dans-lest-de-la-rdc-alors-que-les-milices" target="_blank" title="Situation catastrophique dans l'est de la RDC alors que les milices prennent le contrôle" rel="nofollow">vague de violence dans l’est de la République démocratique du Congo</a> a contraint des dizaines de milliers de personnes à fuir. Beaucoup, comme Fatou, se sont réfugiées au camp de Kibati, près de Goma.</strong></p> <p>À la fin juin, Fatou, son mari et leurs trois enfants ont fui la ville terrorisée de Kalengera où ils habitaient pour se cacher dans la brousse, n’emportant que les vêtements qu’ils portaient.</p> <p>« <strong>Les gens étaient torturés et tués, les femmes violées et les enfants enlevés.</strong> Nous avions peur des bandits, d’être exécutés ou brûlés vifs dans notre maison, raconte-t-elle. Nous avons pensé que nous serions plus en sécurité dans la forêt, qu’au moins nous éviterions le kidnapping de nos enfants. Le soir, nous allions vite ramasser quelques légumes dans nos champs, puis nous rentrions à la maison pour les cuire, mais seulement pour une heure ou deux. Nous ne pouvions pas prendre le risque de rester plus longtemps. Nous retournions ensuite en forêt pour essayer de dormir. »</p> Fatou, au camp de Kibati, près de Goma, en RDC <p>Après deux semaines, décidée à fuir la montée de violence, Fatou s’est jointe aux vagues de civils qui se dirigeaient vers Goma, la capitale du Nord-Kivu.</p> <p><strong>« Nous avons eu de la chance</strong> : mes trois enfants, mon mari et moi avons pu monter dans un camion qui quittait notre ville. Mes frères y ont aussi trouvé une petite place. »</p> <p>Mais le camion fut arrêté par un groupe de rebelles qui les dépouillèrent brutalement des rares effets personnels qu’ils avaient pu emporter.</p> <p>« Les rebelles ont ensuite fait descendre tous les jeunes hommes du camion, sous la menace de fusils. Mes trois jeunes frères ont été emmenés. Nous n’avons plus eu de nouvelles d’eux depuis. D’après nos voisins, les rares à être restés à Kalengera ont été enlevés et enrôlés de force, même les enfants. »</p> <p><strong>Des milliers d’autres pourraient raconter des histoires similaires au camp de Kibati</strong>, qui abrite désormais jusqu’à 50 000 personnes arrivées ces dernières semaines, fuyant la violence et les nombreux groupes armés qui contrôlent toute la partie orientale de la RDC.</p> <p><strong>Les conditions de vie dans le camp sont extrêmement difficiles.</strong> « Quand nous sommes arrivés, ma cadette a attrapé le paludisme. Nous n’avons pas trouvé l’aide qu’il lui fallait. Elle est morte ici », dit-elle d’un air incrédule.</p> Fatou et sa famille dans un abri de fortune <p>Dans un petit abri au milieu du camp, constitué d’une bâche étayée de bouts de bois, Fatou nous explique qu’elle a peur de rentrer chez elle, des représailles et des attaques.</p> <p><strong>« Nous avons envisagé de rentrer parce que nous craignons de mourir de faim ici.</strong> Mon mari essaie de trouver du travail et il nous arrive de manger un peu le soir. Mais parfois nous n’avons rien. Pourtant, nous sommes terrifiés à l’idée de rentrer. J’ai peur d’être violée et mon mari d’être séparé de nous et forcé à se battre du côté des rebelles. Même ici, dans le camp, des gens se font attaquer. Nous ne sommes en sécurité nulle part. Nous redoutons d’être les prochaines victimes de la guerre. Et si les rebelles arrivaient jusqu’à Kibati ? Nous vivons tous les jours dans la terreur. Quand je vais couper du bois à l’extérieur du camp, le spectre du viol me fait trembler. Mais je n’ai pas d’autre choix. Comment pourrions-nous cuisiner autrement ? »</p> <p>Je demande à Fatou qui devrait la protéger. « Seul Dieu peut nous protéger dorénavant. À mon avis, personne d’autre ne le peut ; en tout cas, personne ne l’a fait jusqu’ici », répond-elle.</p> <p><em>Les équipes d’Oxfam approvisionnent Kibati en eau potable par camion-citerne et construisent des latrines pour améliorer l’hygiène dans le camp.</em></p> <p></p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Blog : </strong><a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blog/12-04-16-rdc-congo-instaurer-securite-regne-peur" title=" instaurer la sécurité là où règne la peur">R.D. Congo : instaurer la sécurité là où règne la peur</a></p> <p><strong>Photos : <a href="http://www.oxfam.org/fr/development/republique-democratique-congo/travail-oxfam-est-rdc-congo" target="_blank" title="Diaporama - Le travail d'Oxfam dans l'est de la République démocratique du Congo" rel="nofollow">Le travail d'Oxfam dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC)</a><a href="http://www.oxfam.org/en/development/drcongo/oxfams-work-eastern-democratic-republic-congo" rel="nofollow"></a></strong></p> <p><strong>Note d'information : <a href="http://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/oxfam-doc-info-rdc-congo-juillet-2012-resumefr.pdf" target="_blank" title=" Pourquoi les tentatives de stabilisation de la République démocratique du Congo sont infructueuses " rel="nofollow">« Pour moi, mais sans moi, c'est contre moi » : Pourquoi les tentatives de stabilisation de la République démocratique du Congo sont infructueuses</a> </strong>(PDF<strong>, </strong>juillet 2012)</p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/conflit-rdc" target="_blank" title="Conflit en R.D. Congo" rel="nofollow">Conflit en République démocratique du Congo</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>République démocratique du Congo : l’histoire de Fatou, à la recherche de sécurité</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/12-08-22-fatous-story-searching-safety-drc" title="Fatou’s story: Searching for safety in the DRC" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-08-23-la-historia-de-fatou-buscando-un-lugar-seguro-en-la-republica-democratica-de-congo" title="La historia de Fatou: buscando un lugar seguro en la República Democrática de Congo" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Thu, 23 Aug 2012 10:00:57 +0000 Marie Cacace 9941 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/9941#comments