Oxfam International Blogs - commerce équitable http://l.blogs.oxfam/es/tags/commerce-%C3%A9quitable es Un salaire décent pour les cueilleurs de thé, boisson la plus consommée au monde http://l.blogs.oxfam/es/node/10305 <div class="field field-name-body"><p><strong>L’effondrement tragique d’une usine de confection textile au <a href="http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0202743896847-les-enseignes-textiles-sous-pression-apres-le-drame-de-dacca-563939.php" target="_blank" title="Les enseignes textiles sous pression après le drame de Dacca - Les Echos" rel="nofollow">Bangladesh</a> a douloureusement attiré l’attention sur les mauvaises conditions salariales et de travail endurées par les millions de personnes qui fabriquent nos vêtements ou produisent notre nourriture.</strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/policy/comprendre-questions-salariales-industrie-the" target="_blank" title="Comprendre les questions salariales dans l’industrie du thé" rel="nofollow">Un nouveau rapport</a></strong> publié par Oxfam et l’<strong><a href="http://www.ethicalteapartnership.org/" target="_blank" title="Ethical Tea Partnership (ETP)" rel="nofollow">Ethical Tea Partnership</a></strong>, un groupement de 28 fabricants de thé, confirme que la main-d’œuvre à la base de la boisson la plus prisée au monde ne fait pas exception. Mais il apporte aussi une lueur d’espoir : les choses bougent.</p> <p>Incapables d’établir si la main-d’œuvre des plantations de thé reçoit ou non un salaire décent, les entreprises et les ONG ont tenu un dialogue de sourds pendant des années. Pour tenter de clarifier la situation, un groupe d’organisations, dont Oxfam, l’<strong><a href="http://www.ethicalteapartnership.org/" target="_blank" title="Ethical Tea Partnership (ETP)" rel="nofollow">Ethical Tea Partnership</a></strong>, la <strong><a href="http://www.idhsustainabletrade.com/" target="_blank" title="IDH - Sustainable Trade Initiative" rel="nofollow">Sustainable Trade Initiative</a></strong> (IDH), <strong><a href="http://www.unilever.com/" target="_blank" title="Unilever" rel="nofollow">Unilever</a></strong> et les organismes de certification <strong><a href="http://www.rainforest-alliance.org/fr" target="_blank" title="Rainforest Alliance - Français" rel="nofollow">Rainforest Alliance</a></strong>, <strong><a href="http://www.fairtrade.net/" target="_blank" title="Fairtrade International" rel="nofollow">Fairtrade International</a></strong> et <strong><a href="https://www.utzcertified.org/" target="_blank" title="UTZ Certified" rel="nofollow">UTZ Certified</a></strong>, a fait exécuter une évaluation indépendante de la rémunération et des avantages perçus par la main-d’œuvre dans les plantations du Malawi, de l’Indonésie et de l’État indien de l’Assam. </p> <p><strong>Tous les acteurs du secteur se seront sentis mal à l’aise à la lecture des conclusions du rapport.</strong> Au Malawi, bien que conforme aux exigences légales minimales, le montant cumulé du salaire et des avantages des cueilleurs de thé – hommes et femmes – correspond approximativement à la moyenne pour le pays, mais seulement à la moitié environ du seuil de pauvreté de 2 dollars par personne et par jour, établi par la <strong><a href="http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/SI.POV.RUHC" target="_blank" title="Ratio de la population pauvre en fonction du seuil de pauvreté national (% de la population rurale) - Banque mondiale" rel="nofollow">Banque mondiale</a></strong>. Dans l’Assam, en Inde, les cueilleurs de thé gagnent à peine plus que le seuil de pauvreté de la Banque mondiale et moins que le salaire indien moyen. Au Java occidental, en Indonésie, les revenus des cueilleurs se situent bien au-dessus du seuil de pauvreté, mais ne représentent que le quart de ce que la population indonésienne gagne en moyenne. </p> <h3>Un traitement injuste</h3> <p><strong>Il ressort de l’étude qu’une série de facteurs profonds et complexes maintiennent les salaires à un niveau bas.</strong> Un des principaux problèmes réside dans le fait que la rémunération est fixée pour l’ensemble du secteur – il n’y a pas de différence de rémunération d’une plantation à l’autre – et qu’elle est fixée au niveau du salaire minimum légal. Or celui-ci est souvent loin de suffire aux besoins de base d’une famille. Sont également en cause l’extrême variabilité de l’offre et de la qualité des avantages en nature, tels que la garde des enfants ou le logement, et le fait que les travailleurs, notamment les femmes qui constituent la majorité de la main-d’œuvre, n’ont guère voix au chapitre dans les négociations salariales. </p> <p>Clairement, les cueilleurs de thé ne sont pas gâtés. Il est aussi évident qu’aucune organisation ne peut, à elle seule, résoudre ces problèmes. Des mesures s’imposent à l’échelle du secteur. </p> <h3>Une action concertée</h3> <p><strong>Heureusement, les résultats de l’étude ont convaincu de l’urgence du problème</strong> tous les membres de la coalition, y compris les fabricants de thé, et ceux-ci s’engagent à y remédier. </p> <p>Pour l’heure, la coalition s’efforce de sensibiliser le secteur et d’associer un plus grand nombre de parties prenantes à cette initiative, y compris les gouvernements, les syndicats, les distributeurs et d’autres fabricants de thé. Elle met en outre sur pied plusieurs projets nationaux, au Malawi d’abord, visant à lutter contre les bas salaires et, plus généralement, la pauvreté dans les communautés productrices de thé et à inspirer le changement dans le reste du monde. </p> <h3>Des cueilleurs de thé aux consommateurs</h3> <p><strong>Il convient également de rassurer les personnes qui achètent des produits certifiés</strong> : les organismes de certification se sont engagés à améliorer leurs critères relatifs à la main-d’œuvre salariée et à exiger que les plantations augmentent progressivement les rémunérations jusqu’à atteindre le niveau d’un salaire décent. </p> <p><strong>C’est un bon début, mais il faut aller plus loin.</strong> Pour que les travailleuses et travailleurs puissent recevoir un salaire décent, d’autres facteurs ne relevant pas du champ de l’étude doivent également être revus, notamment le prix auquel les fabricants de thé, les distributeurs et, en fin de compte, les consommateurs achètent le thé, ainsi que la répartition de ce prix dans l’ensemble de la chaîne de valorisation.</p> <p><strong>Nous ne pouvons pas résoudre ce problème du jour au lendemain.</strong> Mais nous travaillons sur la question depuis quinze ans et il s’agit là de notre meilleure chance de réellement améliorer les conditions de vie de centaines de milliers de cueilleurs de thé. J’espère que, dans deux ou trois ans, les femmes employées dans les plantations de thé, à travers le monde, commenceront à voir une réelle différence. </p> <p><em>Photos : Abbie Trayler-Smith</em></p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Téléchargez le rapport </strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/policy/comprendre-questions-salariales-industrie-the" target="_blank" title="Comprendre les questions salariales dans l’industrie du thé - Projet multipartite mené par Oxfam et Ethical Tea Partnership dans le cadre du programme d’amélioration de la situation du thé de l’IDH" rel="nofollow">Comprendre les questions salariales dans l’industrie du thé</a></p> <p><strong>Découvrez <a href="http://www.behindthebrands.org/fr" target="_blank" title="La face cachée des marques" rel="nofollow">la face cachée des marques</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Un salaire décent pour les cueilleurs de thé, boisson la plus consommée au monde</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/13-05-02-behind-world-favorite-brew-living-wage-tea-pickers" title="Behind the world’s favorite brew: a living wage for tea pickers" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/13-05-02-detras-infusion-favorita-del-mundo-un-salario-digno-para-los-recolectores-de-te" title="Té con sabor amargo. La lucha por un salario digno para los recolectores y recolectoras." class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Fri, 03 May 2013 08:44:28 +0000 Rachel Wilshaw 10305 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/10305#comments Jour 2: Le potentiel des fournisseuses http://l.blogs.oxfam/es/node/10058 <div class="field field-name-body"><p><em><strong>La transformation du système alimentaire nécessitera l’engagement des fournisseuses tout au long des chaînes de valeur agricoles. Les femmes doivent passer du statut de main d’œuvre à celui de propriétaire d’entreprise, et les fournisseuses doivent s’organiser pour avoir directement accès aux acheteurs.</strong></em></p> <p>Par <a href="http://blogs.oxfam.org/fr/user/profile/elizabeth-vazquez"><strong>Elizabeth Vazquez</strong></a>, directrice générale de WEConnect International <strong></strong></p> <p><strong>La transformation du système alimentaire nécessitera l’engagement des fournisseuses tout au long des chaînes de valeur agricoles.</strong> Les femmes représentent la moitié des agriculteurs dans les pays en développement, mais elles sont rarement propriétaires de terres ou d’autres moyens de production nécessaires à la création de véritables richesses et de prospérité pour leurs familles et leurs communautés. Comment faire en sorte que plus de fournisseuses, à toutes les échelles, puissent contribuer et tirer profit du système alimentaire au niveau local et mondial?</p> <h3>Les femmes créent de la valeur partagée</h3> <p>Si les femmes propriétaires d’entreprise disposaient d’un meilleur accès à des ressources essentielles, non seulement pourraient-elles produire plus de nourriture, mais leur façon de travailler aurait également des effets positifs sur le systèmes alimentaire. Les femmes sont particulièrement conscientes de l’importance de disposer de sources sûres et fiables de nourriture, d’eau et de combustible car cela a souvent un effet direct sur la façon dont les femmes occupent leurs journées.</p> <h3><em>"Les femmes sont particulièrement aptes à créer de la valeur partagée."</em></h3> <p>Lorsque les femmes propriétaires d’entreprise réussissent et disposent de plus de ressources, elles sont plus à même de développer et de mettre en œuvre des solutions innovantes pour faire face aux défis de la production alimentaire locale étant donné qu’elles ont déjà fait face à ces défis elles-mêmes.</p> <p>Depuis des générations, les femmes prennent soin de leurs familles et tissent des liens au niveau de leurs communautés ;  elles sont particulièrement aptes à créer de la valeur partagée. Dans le monde de l’entreprenariat, la création de valeur partagée se traduit par une dépendance mutuelle entre la compétitivité d’une entreprise et la santé des communautés alentour.</p> <p>On peut prendre pour exemple la nouvelle <a href="http://womenincoffee.org/" rel="nofollow"><strong>Alliance internationale des femmes pour le café</strong></a>. L’Alliance a pour objectif de favoriser et faire reconnaître la participation des femmes dans tous les secteurs de l’industrie du café et de leur permettre  de gagner leur vie de manière durable en tant que fournisseuses. L’Alliance donne l’opportunité aux femmes de travailler ensembles afin de se rapprocher des marchés mondiaux – que ce soit à travers des missions commerciales, des salons, ou des distributeurs et acheteurs de produits issus du commerce équitable. Les femmes qui dirigent cette initiative se sont engagées à assurer la place des femmes dans l’industrie du café, et savent qu’individuellement les femmes ne sont pas aussi compétitives qu’elles peuvent l’être lorsqu’elles travaillent ensemble sous une même bannière.</p> <p>Des entrepreneuses telles que Zhena Muzyka, fondatrice de Gypsy Tea, font aussi une différence dans la vie des exploitantes agricoles et de leurs familles. <a href="http://www.gypsytea.com/" rel="nofollow"><strong>Gypsy Tea</strong></a> ne commercialise pas uniquement des produits, elle commercialise de la valeur : des thés associés la responsabilité sociale, la durabilité et le bien-être des autres. Gypsy Tea est une entreprise de commerce équitable dynamique de plusieurs millions de dollars de chiffre d’affaire et à l’état d’esprit communautaire. Elle travaille directement avec de petits petites productrices, souvent  isolées, afin d’amorcer un véritable changement – en leur fournissant un salaire juste, des services de santé, un congé de maternité garanti, la garde d’enfants, l’alphabétisation et de meilleures conditions de travail.</p> <p>Ces exemples de modèles commerciaux plus inclusifs au sein de l’industrie de la boisson prouvent que les femmes peuvent travailler ensemble pour créer une valeur partagée et développer leurs entreprises. Les femmes qui souhaitent développer leur entreprise et collaborer avec d’autres, notamment dans le secteur du commerce équitable, ont un potentiel énorme pour créer de nouveaux modèles commerciaux plus durables qui prennent en compte à la fois les besoins sociaux et environnementaux des familles et des communautés.</p> <h3>Comment impliquer les femmes dans la chaîne d’approvisionnement</h3> <p>Trop peu de femmes aspirent à devenir chef d’entreprise, particulièrement si elles ne connaissent pas ou n’ont jamais entendu parler de grands modèles de femmes d’affaires. Partager les expériences des femmes propriétaires d’entreprise, au sein du foyer, dans les écoles et auprès du grand public est l’un des meilleurs moyens de convaincre les filles et les femmes de fonder leur propre entreprise, ce qui leur donnera ainsi plus de contrôle sur leur vie future. Au niveau du système agricole et alimentaire, il est particulièrement important de se concentrer sur la façon dont les femmes peuvent passer du statut de main d’œuvre à celui de propriétaire d’entreprise, de terre ou de tout autre moyen de production.</p> <p>Un bon point de départ serait de partager des expériences sur la façon dont les technologies de l’information rendent plus facile, pour les productrices alimentaires, le lancement et le développement de leur entreprise. Les femmes ayant accès à l’internet peuvent étudier les tendances météorologiques, les infestations, les exigences industrielles, les innovations commerciales, les mouvements de marché, les sources de financement, etc. Les femmes ont tendance à partager ces informations avec d’autres femmes qui ne bénéficient peut-être pas du même accès à l’internet, mais qui peuvent profitent de ces informations. Les médias sociaux ne feront qu’accélérer le partage des connaissances.</p> <p>La disponibilité grandissante des technologies mobiles qui ne requièrent pas de haut niveau d’alphabétisation transforme la vie des productrices et distributrices. L’accès en temps réel aux informations de marché permet aux femmes de négocier les mêmes taux et modalités que leurs concurrents plus importants, mais l’accès aux réseaux appropriés continue d’être un obstacle majeur à la croissance dans tous les secteurs.</p> <h3>Pourquoi les acheteurs devraient-ils impliquer les femmes</h3> <p>Les détaillants savent bien que les femmes prennent la plupart des décisions d’achat au sein de leurs familles, et en particulier lorsqu’il s’agit de nourriture. Les entreprises alimentaires bénéficient donc d’avantages économiques considérables si elles engagent des fournisseuses dans leurs chaines d’approvisionnement. Ces dernières peuvent les aider à anticiper et répondre aux besoins de la clientèle féminine. Toutefois, il y a un manque d’informations au moment d’anticiper et satisfaire les intérêts de ces clients. Une<strong> <a href="http://www.ism.ws/files/SR/ISMSupplierDiversitySurvey2011.pdf" rel="nofollow">étude</a></strong> récente sur la diversité des fournisseurs d’entreprises de l’Institut for Supply Management souligne que 71,8 % des entreprises interrogées conviennent que leur plus grand défi a été de trouver différents fournisseurs de qualité, y compris des fournisseuses, afin de répondre à leurs besoins en approvisionnement.</p> <h3><em>"Les entreprises bénéficient d’avantages économiques considérables si elles engagent des fournisseuses qui peuvent les aider à anticiper et répondre aux besoins de la clientèle féminine."</em></h3> <p>Pour la toute première fois, de grandes entreprises ont commencé à évaluer le nombre de fournisseuses dans leurs chaines d’approvisionnement aux niveaux local et mondial, et des entreprises telles que <a href="http://corporate.walmart.com/global-responsibility/womens-economic-empowerment" rel="nofollow"><strong>Walmart</strong></a> et <a href="http://www.coca-colacompany.com/our-company/suppliers/supplier-diversity" rel="nofollow"><strong>Coca-Cola</strong></a> sont en train de développer des programmes mondiaux de diversité et d’inclusion pour leurs fournisseurs. Ces programmes ont pour objectifs d’identifier des sociétés gérées par des femmes qui peuvent fournir des produits et services appropriés, à tous les niveaux du système alimentaire.</p> <p>Il est essentiel pour les fournisseuses dans les chaînes d‘approvisionnement agricoles –  y compris les femmes travaillant dans la production alimentaire, la transformation, l’emballage, la distribution et la vente au détail – d’être organisées et de devenir membre des réseaux qui leur donnent accès aux acheteurs mêmes. J’ai cofondé <a href="http://www.weconnectinternational.org/" rel="nofollow"><strong>WEConnect International</strong></a>, une organisation mondiale à but non lucratif, afin de permettre aux grandes entreprises de s’approvisionner plus facilement auprès de sociétés gérées par des femmes. Les membres de WEConnect International contrôlent annuellement plus de 700 milliards de dollars en pouvoir d’achat et s’engagent à aider les femmes propriétaires d’entreprises à rivaliser avec les marchés locaux et mondiaux.</p> <p>WEConnect International travaille avec des partenaires du monde entier pour trouver des entreprises en plein essor gérées par des femmes et les aider à s’auto-enregistrer ou obtenir la certification de fournisseuses. Nous les entrons par la suite dans une base de données mondiale unique, utilisée par des acheteurs à la recherche de fournisseurs et fournisseuses qualifiés. C’est un modèle unique de travail de développement économique qui cible les femmes, car il se concentre de manière égale sur les besoins en offre et demande des négociants, et s’avère essentiel pour la création de réelles opportunités commerciales pour les femmes.</p> <h3>Appel à l’action</h3> <p>Les entreprises peuvent faire plus pour travailler avec les gouvernements, des organisations multilatérales et des ONG afin de développer la capacité des femmes chef d’entreprise désireuses de transformer leurs idées en solutions qui créeront un système alimentaire plus juste et plus durable pour nous tous.</p> <h3><em>"Les consommateurs et consommatrices peuvent également jouer un rôle essentiel dans cette optique en achetant directement aux femmes."</em></h3> <p>Les grandes entreprises au sein du système alimentaire peuvent financer un certain nombre d’initiatives pour aider les femmes à développer leurs entreprises dans des marchés cibles. Par exemple, elles peuvent lancer des programmes d’accompagnement spécialisés pour des fournisseuses émergentes qui sont à la recherche de connaissances sur le secteur et qui cherchent à établir un premier contact avec des acheteurs et les principaux fournisseurs.</p> <p>Les consommateurs et consommatrices peuvent également jouer un rôle essentiel dans cette optique en achetant directement aux femmes, en demandant aux détaillants de vendre des biens fabriqués par des femmes, ou en faisant affaire avec des sociétés qui s’approvisionne chez les femmes. La façon dont nous dépensons notre argent est importante, surtout lorsqu’il s’agit de notre alimentation.</p> <p>Téléchargez l'article : <a href="http://blogs.oxfam.org/sites/blogs.oxfam.org/files/Elizabeth-Vazquez-Discussion-en-ligne-Oxfam.pdf"><strong>Le potentiel des fournisseuses</strong></a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Jour 2: Le potentiel des fournisseuses</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/potential-of-women-suppliers" title="Day 2: The Potential of Women Suppliers " class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/el-potencial-de-las-mujeres-como-proveedoras" title="Día 2: El potencial de las mujeres como proveedoras" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Tue, 20 Nov 2012 00:00:01 +0000 Elizabeth Vazquez 10058 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/10058#comments Semaine #CULTIVONS - 5e jour : Ça pousse en Belgique ! http://l.blogs.oxfam/es/node/10006 <div class="field field-name-body"><p><strong>Pour cette semaine CULTIVONS, la <a href="http://www.cultivons.be/fr/actu/participez-a-la-semaine-cultivons" target="_blank" title="Participez à la semaine CULTIVONS en Belgique" rel="nofollow">Belgique</a> n’est pas en reste. Nous avons beau être tout petit pays, nous savons comment faire du bruit !</strong></p> <p>Durant toute la semaine, les magasins Oxfam organisent une après-midi « <strong><a href="http://www.oxfammagasinsdumonde.be/2012/09/semaine-du-commerce-equitable-2012/" target="_blank" rel="nofollow">café-équitable</a></strong> » pour leurs clients ou distribuent des petites douceurs au chocolat. Se retrouver autour d’un bon café, cultivé par des petits producteurs, c’est le moyen idéal d’engager la conversation autour de la <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/methode" target="_blank" rel="nofollow">méthode CULTIVONS</a></strong>, n'est-ce pas ? </p> <p>Chaque 16 octobre a lieu la <strong><a href="http://www.fao.org/getinvolved/worldfoodday/fr/" target="_blank" title="Journée mondiale de l'alimentation, 16 octobre 2012" rel="nofollow">journée mondiale de l’alimentation</a></strong>. Cette année, nous avons rencontré les parlementaires belges à l’occasion d’un déjeuner-débat sur la cohérence des politiques belges de lutte contre l’insécurité alimentaire, organisé par la <strong><a href="http://www.ong-adg.be/spip/Propositions-de-la-Coalition.html?lang=fr" target="_blank" title="Propositions de la Coalition Contre la Faim face à la crise alimentaire" rel="nofollow">Coalition contre la faim</a></strong>. Le même jour, nous avons organisé un <strong><a href="http://www.oxfamsol.be/fr/IMG/pdf/grow-schools-fr.pdf" target="_blank" title="Oxfam donne rendez-vous aux professeurs !" rel="nofollow">workshop pour les enseignants</a></strong> autour de notre campagne CULTIVONS. Mais ce n’est pas tout... </p> <p></p> <p>En effet, nous avons également participé à une <strong><a href="http://growweek.posterous.com/seeds-for-food-not-for-profit" target="_blank" rel="nofollow">manifestation</a></strong> pour un autre modèle agricole, débarrassé du poids du lobby de l’agro-industrie, où les producteurs sont reconnus comme les garants de la biodiversité et d’une alimentation de qualité. Ainsi nous avons distribué des <strong><a href="http://www.cultivons.be/fr/actu/cultivons-un-autre-monde-avec-les-semences-bio-doxfam" target="_blank" title="CULTIVONS un autre monde avec les semences bio d’Oxfam" rel="nofollow">semences bio CULTIVONS</a></strong> aux passants pour les sensibiliser à notre message. La plupart étaient plus que ravis à l’idée de semer directement du basilic ou du persil pour contribuer à promouvoir un autre système alimentaire ! Cela a eu lieu devant l’hôtel Sheraton où se tenait l’Assemblée générale du lobby des semenciers européens, l’Association européenne des semences (<strong><a href="http://www.euroseeds.org/" target="_blank" title="ESA - European Seed Association" rel="nofollow">ESA</a></strong>, European Seed Association). </p> <p>Le lendemain, nous avons rallié la fin de parcours d’une cyclo-marche des « sans-terres » du monde entier ! Ils ont fait la route de Lille jusqu’à Bruxelles, en solidarité avec <strong><a href="http://growweek.posterous.com/fw-ekta-parishad-update-on-march-success" target="_blank" rel="nofollow">100 000 paysans indiens</a></strong> qui marchent jusqu’à New Delhi pour défendre leurs droits. Quoi de plus actuel en pleine semaine CULTIVONS, alors que notre campagne contre les accaparements de terres bat son plein, qu’une marche de solidarité internationale avec les paysans ? </p> <p>Cette semaine a été incroyable, nos supporters ont participé à notre campagne et l’ont largement partagée ! Juste au cas où vous n’en avez pas encore entendu parler, <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/terres/accaparements-terres-agissez-maintenant" target="_blank" title="Agissez maintenant pour mettre fin aux accaparements de terres" rel="nofollow">Oxfam demande à la Banque Mondiale</a></strong> de geler temporairement ses investissements dans les terres agricoles. En effet, cette institution occupe une position unique : elle joue à la fois le rôle d’investisseur foncier et de conseiller des pays en voie de développement. </p> <p>Elle peut donc aider, à travers ce double rôle, à redéfinir les règles des transactions foncières et renverser la situation actuelle qui privent des communautés entières de leurs terres. </p> <p>Si ce n'est pas encore fait, n'oubliez pas de participer à notre campagne en signant notre <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/terres/accaparements-terres-agissez-maintenant" target="_blank" title="Agissez maintenant pour mettre fin aux accaparements de terres" rel="nofollow">pétition adressée au président de la Banque mondiale</a></strong> Jim Kim ! </p> <p>La semaine CULTIVONS est aussi le moment idéal pour échanger sur ce que nous faisons pour construire un système alimentaire où chacun mange à sa faim. Alors n’hésitez plus, rejoignez notre mouvement et faites fleurir notre <strong><a href="http://www.cultivons.be/fr/actu/fr/registration" target="_blank" title="Cultivons.be" rel="nofollow">« arbre des alternatives »</a></strong> en nous faisant part de vos actions ! </p> <h3><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/terres/accaparements-terres-agissez-maintenant" rel="nofollow">Rejoignez notre appel à la Banque mondiale contre les accaparements de terres !</a></h3> <p></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Semaine #CULTIVONS - 5e jour : Ça pousse en Belgique !</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/12-10-19-growweek-day-5-seed-campaign-belgium" title="#GROWWeek Day 5: The seed of a campaign in Belgium" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-10-19-quinto-dia-de-la-semanacrece-%C2%A1los-belgas-se-ponen-las-pilas" title="Quinto día de la #SemanaCRECE : ¡Los belgas se ponen las pilas!" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Fri, 19 Oct 2012 11:18:21 +0000 Coralie Vos 10006 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/10006#comments La méthode CULTIVONS : comment nourrir votre famille tout en transformant le système alimentaire http://l.blogs.oxfam/es/node/9920 <div class="field field-name-body"><p><strong>Chaque décision que vous prenez au supermarché et dans la cuisine, du choix des bananes que vous achetez, jusqu’à la manière dont vous conservez vos pommes, a un véritable impact. Vos choix en termes d’alimentation peuvent sembler dérisoires et sans importance, mais ils font de vous des actrices et acteurs du « système alimentaire mondial ».</strong></p> <p>Nous parlons beaucoup du système alimentaire dans le cadre de la <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/cultivons-c-est-quoi" title="CULTIVONS, la campagne d'Oxfam pour un monde dans lequel chacun aura de quoi se nourrir" rel="nofollow">campagne CULTIVONS</a></strong>. Mais qu’est-ce que le système alimentaire exactement et en quoi en sommes nous les actrices et acteurs ?</p> <p>Le système alimentaire, ce sont les grands noms : les entreprises agroalimentaires, les gouvernements et les organisations, mais plus encore, ce sont des personnes. Des personnes qui cultivent de la nourriture, mais aussi des personnes qui l’achètent et la consomment. C’est donc... tout le monde. Lorsque l’on parle du système alimentaire, on parle de vous.</p> <p>Le système alimentaire ne fonctionne pas. Quel est le résultat ? Des statistiques plutôt effrayantes sur les taux d’obésité dans les pays développés (50 % dans certains pays) qui s’ajoutent au fait qu’une personne sur sept dans le monde entier se couche le ventre vide tous les soirs. Les problèmes du système alimentaire peuvent affecter chacune et chacun d’entre nous, avec des prix alimentaires en augmentation, qui impliquent que des millions de familles doivent faire plus attention à ce qu’elles mettent dans leur panier lorsqu’elles font leurs courses.</p> <h3>De petits efforts, de vrais changements</h3> <p></p> <p>Comment pouvons-nous réformer le système alimentaire ? Si le système, c’est nous, et que les grosses entreprises mènent la barque, cette tâche paraît assez décourageante, n’est-ce pas ? Pourtant ça ne doit pas forcément l’être. </p> <p><strong>Nous avons, en tant que consommateurs et consommatrices, une influence incroyable sur le système alimentaire</strong>. Les choix que nous continuons à faire permettent aux choses de se faire d’une certaine manière. Ensemble, nous avons le pouvoir de changer le système tel qu’il est aujourd’hui en prenant des initiatives positives dans notre vie de tous les jours, en demandant le meilleur pour créer un futur meilleur, un monde où chacun et chacune mangera toujours à sa faim, partout.</p> <p>Si nous commençons toutes et tous à changer légèrement la manière dont nous achetons et dont nous mangeons, pour protéger les ressources naturelles desquelles nous dépendons et soutenir les agriculteurs et agricultrices dans leur travail difficile, le système actuel, qui ne fonctionne pas, sera repoussé pour être remplacé par un système qui soutiendra chacune et chacun d’entre nous.</p> <p>Croyez-nous, vous avez du pouvoir. C’est vous qui avez fait de campagnes comme « Pour un commerce équitable » (« Make Trade Fair ») des noms reconnus dans le monde entier. Et vous pouvez utiliser ce pouvoir une fois encore.</p> <h3>Et si ?</h3> <p>Si vous avez déjà fait des choix en matière d’achat, de conservation et de consommation alimentaire, vous avez du pouvoir. Vous ne nous croyez pas ? Il suffit de se pencher sur l’importance de l’impact que votre action individuelle peut avoir :</p> <p><strong>Et si : nous remplacions un repas à base de bœuf par un repas à base de haricots une fois par semaine ?</strong></p> <p>Si les ménages urbains aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Espagne et au Brésil remplaçaient le bœuf par des haricots dans leur chili con carne une fois par semaine pendant un an, les émissions de gaz à effet de serre qui pourraient être évitées équivaudraient au retrait de 3,7 millions de voitures de la circulation.</p> <p><strong>Et si : nous conservions les pommes au réfrigérateur plutôt que dans une coupe à fruits ?</strong></p> <p>Conserver les pommes au réfrigérateur leur permet de rester fraîches plus longtemps et peut éviter, dans certains pays, à une pomme sur six de se retrouver à la poubelle, ce qui est une source d’émission de gaz à effet de serre. Les émissions créées par les 5,3 milliards de pommes gaspillées en une année au Brésil, en Inde, en Espagne, aux Philippines, au Royaume-Uni et aux États-Unis équivalent à la combustion de 10 millions de barils de pétrole.</p> <h3>Partagez vos anecdotes sur l’alimentation</h3> <p>Les connaissances sur l’alimentation, sur la manière dont certains aliments sont cultivés, et pourquoi nous mangeons ces aliments, se sont perdues, les modes de distribution permettant difficilement d’identifier et de réfléchir à l’origine des produits alimentaires. Nous voulons faire revivre cette histoire de l’alimentation. Au cours des prochains mois, nous aimerions que vous partagiez des histoires sur la façon dont vous cuisinez et les changements que vous avez apportés afin de faire réfléchir votre famille à ce qu’elle consomme.</p> <p>La nourriture, nous la partageons toutes et tous. C’est ce qui nous rassemble. Et c’est un excellent point de départ pour construire un futur meilleur, plus équitable et plus durable. C’est pour cela que dans les mois à venir, nous allons partager avec vous des conseils simples pour nourrir votre famille tout en remettant sur le bon chemin le système alimentaire actuellement défaillant. Ces conseils constituent ce que nous appelons <a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/methode" target="_blank" title="La méthode CULTIVONS" rel="nofollow">la</a><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/methode" target="_blank" title="La méthode CULTIVONS" rel="nofollow"> méthode CULTIVONS</a><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/policy/recette-changement" target="_blank" title="La méthode CULTIVONS" rel="nofollow"></a></strong>.</p> <p></p> <p>Il y a peut-être des chaînons cassés dans la chaîne alimentaire, mais votre pouvoir d’achat vous rend puissants et forts. Et nous savons que chacun et chacune d’entre nous exige un avenir meilleur.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Agir : <a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/methode" target="_blank" title="La méthode CULTIVONS" rel="nofollow">La méthode CULTIVONS, cinq gestes pour nourrir sa famille et changer le système alimentaire mondial</a></strong></p> <p><strong>S'informer : <a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/policy/recette-changement" rel="nofollow">La recette du changement, ou comment chaque consommateur peut participer à un système alimentaire plus juste</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>La méthode CULTIVONS : comment nourrir votre famille tout en transformant le système alimentaire</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-07-17desafio-crece-como-alimentar-tu-familia-y-arreglar-defectuoso-sistema-alimentario" title="El Desafío CRECE: Cómo alimentar a tu familia y arreglar el defectuoso sistema alimentario" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/12-07-17-grow-method-ways-feed-your-family-and-fix-broken-food-system" title="The GROW Method: Ways to feed your family and fix the broken food system" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Tue, 17 Jul 2012 23:00:00 +0000 Rosie Cowling 9920 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/es/node/9920#comments