Campagne sur le changement climatique : un artiste, un agriculteur et une caravane

Récemment, nous vous avons donné des nouvelles de la Caravane transafricaine de l'espoir qui a entamé un voyage de 6500 kilomètres pour la COP 17 du Burundi jusqu’en Afrique du Sud, traversant dix pays sur son parcours. Tandis que la caravane met le cap sur le Sud, vers Durban, nous avons rencontré deux membres de la caravane.

Alexis Phiri est un artiste zambien, écrivain et militant du changement climatique.

Ému par la destruction des splendeurs naturelles de son pays natal, animé par l’intime conviction que « l’art est le meilleur moyen de communiquer sur un sujet aussi complexe que le changement climatique », Alexis a parcouru le monde entier, exploitant son art « comme une voix pour le changement climatique ».

Ses expositions, intitulées « CO2 », ont pour but d’impliquer le grand public dans les questions environnementales. Il expose ses sculptures, tableaux et photos confectionnés entièrement à partir de matériaux recyclés, entraînant le visiteur dans une conversation sur le tiyeni tibilibire, le « virage vert ». Les visiteurs peuvent également utiliser leurs empreintes pour créer une œuvre d’art publique venant appuyer les messages qu’Alexis veut faire passer sur le changement climatique, appelant le public « à se réveiller, à faire quelque chose ».

« C’est tout notre mode de pensée qui doit changer », explique-t-il. « Ne vous focalisez pas sur les dégâts, intime-t-il aux gouvernements, intéressez-vous plutôt à la prévention des dégâts. »

Avec la caravane, « nous formerons une même voix, celle des personnes qui, dans différentes parties du continent, rencontrent les mêmes difficultés ». Il espère qu’à la COP 17 cette voix unie incitera les Africains et les dirigeants mondiaux à assumer la responsabilité de leur contribution au changement climatique et des souffrances qu’il cause. 

Paul Okongo est agriculteur depuis de nombreuses années autour du lac Victoria, dans la province de Nyanza au sud-ouest du Kenya.

Paul travaille pour Tatro (Technology Adoption Rural Organisation), une organisation communautaire qui forme les agriculteurs aux nouvelles technologies, œuvre pour l’amélioration des variétés de semences, de la gestion de l’environnement, des compétences en marketing et rassemble 20 groupes d’agriculteurs dans la région.

Quand nous nous sommes adressés à lui, bravant les grésillements de la ligne téléphonique, il nous a expliqué que ces dernières années, il avait constaté que le climat changeait et que les agriculteurs de la région devaient travailler ensemble pour lutter contre les difficultés que ces changements engendraient. Les agriculteurs souffrent, car les modèles habituels des cycles pluviaux changent. Aujourd’hui, quand ils sont prêts à semer, il ne pleut pas. Cela entraîne des répercussions sur les bassins hydrographiques des rivières, et les zones humides sont détruites pas tous ceux qui essayent d’en collecter l’eau. Pour les petits agriculteurs, ces problèmes sont une question de vie et de mort.

Paul a rejoint la caravane pour représenter les agriculteurs avec qui il travaille et rencontrer des agriculteurs de différentes régions confrontés à des problèmes similaires. Intégrer la caravane donne une opportunité d’en savoir plus sur la façon dont le changement climatique affecte les gens en Afrique.

Paul et Alexis font partie des nombreuses personnes que nous allons rencontrer tout au long de la COP 17.

Pour être tenu-e informé-e, suivez-nous sur Twitter @Oxfam_fr et Facebook, ainsi que sur notre page consacrée au sommet de Durban sur le climat.

Partagez cette page: