Rencontre avec Julius Arile, le « Millionième visage » de la campagne Contrôlez les armes

Quelques jours seulement avant le début des négociations à New York pour un traité sur le commerce d’armes qui pourrait mettre un terme au commerce incontrôlé d’armes et de munitions, j’ai rencontré un vieil ami de la campagne « Contrôlez les armes », Julius Arile, dans sa maison de West Pokot, dans la province de la Vallée du grand rift, au nord-ouest du Kenya.

Quand il était jeune, Julius participait à des actes de violence armée. Il volait du bétail, armé d’une AK47. Il décrit ainsi sa vie, à l’époque :

« [La vie] était très dure. Nous ne savions pas ce qui nous attendait, alors nous nous battions et nous utilisions des armes. 

« Un jour, les Karamojongs (un groupe ethnique d’Ouganda) sont venus à nous, pour attaquer notre village. Alors nous nous sommes battus. Mon ami a été tué à mes côtés. Quand je l’ai vu mourir, j’ai fui. C’est alors que j’ai réalisé : "ce n’est pas bien". La prochaine fois, ça aurait pu être moi. Alors, j’ai abandonné les armes. »

C’est à ce moment-là que Julius décide de dire aux autres de faire la même chose : déposer les armes et fuir la violence et les combats. Il abandonne son AK47 pour devenir un militant pacifiste et un leader dans sa communauté et s’embarque dans une nouvelle vie passionnante en tant que marathonien. En 2006, Julius se rend aux Nations unies à New York pour remettre une pétition, dont il est le millionième signataire, et demander au Secrétaire général de l’époque, Kofi Annan, et à d’autres dirigeants qu’ils commencent à travailler sur un traité sur le commerce d’armes.

Comme Julius, depuis 2006, d’autres ont abandonné leurs armes pour rejoindre la campagne Contrôlez les armes. Cependant, les efforts individuels ne réussiront à mettre fin aux violations des droits humains causées par les armes que si les gouvernements agissent pour enrayer le flot d’armes déversées  dans les communautés les plus pauvres du monde et les pires zones de conflits, en signant un traité sur le commerce des armes fort et efficace.

Dans son appel aux dirigeants de l’ONU, Julius demande aux gouvernements de porter un message unitaire : soutenir un Traité sur le commerce d’armes qui changerait les vies et les communautés comme la sienne.

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Soutenez un traité sur le commerce d’armes solide et efficace

Le traité sur le commerce des armes en questions

Rapports d'Oxfam sur les armes et le traité sur le commerce des armes

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