Les graffitis de Banksy prennent vie pour soutenir le traité sur le commerce des armes

Deux œuvres emblématiques de l’artiste grapheur Banksy, célèbre pour ses pochoirs de rue, ont pris vie, en soutien à la campagne d’Oxfam pour une règlementation internationale du commerce des armes.

Le photojournaliste Nick Stern, qui a pu constater de ses propres yeux les conséquences dévastatrices de la violence armée alors qu’il couvrait des conflits en Asie, en Afrique et en Europe, a recréé les scènes de deux des graffitis les plus célèbres de Banksy, en utilisant des sosies en chair et en os. Le photographe britannique marque ainsi son soutien à la campagne d’Oxfam en faveur d’un traité sur le commerce des armes efficace, alors que les responsables politiques sont en train de négocier les termes de ce futur traité.

« Nous avons tous vu, ces dernières années, des milliers d’images de femmes, d’enfants et de civils toujours plus nombreux dont les vies sont fauchées ou déchirées par des conflits armés, explique Nick Stern. La facilité avec laquelle des personnes ordinaires peuvent se procurer des armes contribue à cette misère. Ce traité sur le commerce des armes peut faire la différence. Ce n’est pas la politique ou l’économie qui importe, mais la vie de milliers de personnes, chaque jour. »    

Plus de contrôle sur les bananes que sur les armes

La première image reprend une scène du film de Quentin Tarantino, Pulp Fiction, avec Samuel L. Jackson et John Travolta pointant une banane au lieu d’un pistolet. Une manière de rappeler cette absurdité : le commerce des bananes est davantage contrôlé que celui des armes à feu. 

La seconde montre un enfant soldat : dans le monde, 300 000 enfants sont enrôlés comme soldats, dans des conflits alimentés par des armes qui échappent à tout contrôle. 

La communauté internationale a aujourd’hui la possibilité de changer cela. Les responsables politiques de 193 pays négocient en ce moment même, depuis le 2 juillet et jusqu’au 27 juillet, au siège de l’Organisation des Nations unies, à New York, un traité sur le contrôle du commerce des armes. 

Oxfam demande que l’accord final se fonde sur le principe suivant : aucune vente d’armes ne doit être autorisée s’il existe un risque réel qu’elles soient utilisées dans le cadre de violations des droits humains. Il est également indispensable que soient incluses dans ce traité non seulement les armes mais aussi les munitions et les pièces détachées susceptibles de servir à leur fabrication ou utilisation. 

Il est encore temps de faire pression sur les décideurs : affichez vous aussi  votre soutien à un traité sur le commerce des armes fort et efficace !

En savoir plus

Campagne Contrôlez les armes 

Rapport Le compte à rebours est lancé : une opportunité historique d’aboutir à un traité sur le commerce des armes qui sauve des vies

Pétition pour un traité sur le commerce des armes fort et efficace

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