Deux millions de réfugiés syriens - et une enfant de plus, née dans un camp

Après que le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a annoncé mardi que le nombre des réfugiés syriens enregistrés a atteint deux millions, nous vous apportons une nouvelle plus réjouissante de notre amie Liqaa’.

Si vous suivez notre campagne en faveur d’une solution politique à la crise syrienne, vous savez déjà que Liqaa’ a accepté de lui prêter son visage lorsqu’elle est arrivée au camp de réfugiés de Za’atari, à quelques mois d’accoucher. Le mois dernier, elle a donné naissance à une petite fille prénommée Limar.

Un moment « merveilleux » 

Lorsque nous lui avons rendu visite, Liqaa’ nous a raconté l’arrivée au monde de Limar : « Cela été si merveilleux pour moi et mon mari [Basel] d’accueillir cet adorable bébé. J’étais si heureuse. Bien qu’épuisée après l’accouchement, il m’a suffi de la regarder pour oublier ma fatigue. » 

Alors que c’était l’un des jours les plus heureux de sa vie, elle a sombré dans la tristesse de ne pas pouvoir partager ce moment magique avec le reste de sa famille restée en Syrie. 

« Ma famille m’a tellement manqué ce jour-là. Je pleurais et, encore aujourd’hui, elle me manque beaucoup au point que je pense à rentrer malgré le manque de sécurité. Je voulais aller accoucher en Syrie et avoir ma famille auprès de moi, mais c’était trop dangereux. »

Elever son enfant dans un camp de réfugiés

Bien que Liqaa’ se soit habituée à la vie au camp de Za’atari, elle s’est rendu compte, après la naissance, qu’elle avait sous-estimé la difficulté d’élever un enfant dans un camp de réfugiés.

« C’est si difficile de s’occuper d’un bébé ici. Les journées sont trop chaudes pour elle, alors qu’il fait si froid la nuit. Les hôpitaux ne permettent pas bien de recevoir des médicaments et des soins médicaux. Les adultes peuvent se débrouiller avec les services dont nous disposons ici, mais c’est beaucoup plus difficile pour les enfants. »

Ce qui arrive à Liqaa’ et Basel n’est pas un cas isolé. Vu la lenteur des progrès sur la voie d’une solution politique au conflit, ils ne seront pas les derniers à devenir parents dans ces circonstances. Limar n’est qu’une réfugiée parmi les deux millions qui, abandonnés par la communauté internationale, paient un lourd tribut à ce conflit.

La paix pour « renouer avec l'avenir » 

En tant que porte-parole de notre campagne en faveur d’une solution politique à la crise syrienne, Liqaa’ nous a également expliqué quelle influence a eu le fait de devenir une jeune maman sur son opinion quant à la meilleure marche à suivre pour la Syrie : 

« J’ai déjà dit qu’il faut absolument rétablir la paix en Syrie pour nos enfants. Maintenant que j’ai accouché de Limar, c’est encore plus important pour moi de pouvoir retrouver notre pays, pour qu’elle puisse grandir auprès de notre famille. Tout ce que je souhaite, c’est que la communauté internationale aide le peuple syrien à trouver une solution politique, qu’elle nous aide à retourner dans notre pays, reprendre notre vie et renouer avec l’avenir. »

Merci de signer notre pétition exigeant des pourparlers internationaux de paix pour la Syrie immédiats : #SyriaPeaceTalks

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