À l’approche de l’hiver, la conférence de Berlin sur la crise des réfugiés syriens doit apporter une réponse à la mesure des besoins

Yasmine, 23 ans, s’asperge le visage d’eau chaude à un nouveau robinet installé par Oxfam. À l’approche de l’hiver, où les températures tomberont en dessous de zéro, un peu d’eau chaude peut apporter une aide précieuse pour passer les rigueurs hivernales. Alors que la crise dure depuis bientôt quatre ans, les réfugiés syriens qui, comme Yasmine, peinent à survivre dans des camps de fortune au Liban et voient leur espoir de rentrer en Syrie s’évanouir vont bientôt devoir faire face à un nouvel hiver glacial. Yasmine sourit : « Avant, nous prenions des douches froides l’hiver, mais maintenant la situation s’est améliorée. »

Face à plus de trois millions de personnes qui ont fui le conflit en Syrie et se sont réfugiées dans les pays voisins, la communauté internationale se réunit à Berlin pour se pencher sur la réponse à la crise des réfugiés. La situation devient intenable pour les voisins de la Syrie et les populations vulnérables souffrent particulièrement des conséquences. Aujourd’hui, Berlin doit déboucher sur des engagements concrets et fermes, si l’on veut aider les réfugiés comme Yasmine, de même que les communautés d’accueil. 

Après bientôt quatre ans de conflit, l’impact de la crise sur l’économie, les infrastructures et les systèmes d’éducation et de santé des pays voisins de la Syrie, est palpable et, de plus en plus, les États ferment leurs frontières aux nouvelles personnes cherchant refuge. Il est essentiel que d’autres États apportent un soutien financier aux pays d’accueil en vue de répondre aux besoins humanitaires immédiats et de favoriser les démarches de développement à l’avenir. Ils doivent également assurer la survie des réfugiés dans le besoin en offrant des solutions de réinstallation en dehors de la région limitrophe. La conférence d’aujourd’hui à Berlin doit être un premier pas sur la voie d’un accord international ferme qui aide les pays éprouvés par l’afflux massif de réfugiés et assure le respect des droits des personnes vulnérables. Quiconque cherche à fuir le conflit doit pouvoir trouver refuge. 

L’Allemagne a déjà accepté d’accueillir 26 400 réfugiés de Syrie, mais d’autres pays doivent en faire autant. Oxfam a appelé les pays riches à accueillir, à eux tous, au moins 5 % de la population totale estimée de réfugiés – une mesure tout à fait à leur portée qui, bien que cela ne représente qu’une part infime, aurait un impact considérable sur le vie de nombreux enfants, femmes et hommes. 

Pour Yasmine et les autres réfugiés syriens, un changement radical est nécessaire dans la réponse internationale à la crise. Il importe avant tout de redoubler d’efforts pour accélérer une solution politique, sinon les réfugiés devront vivre hors de Syrie pendant encore de longues années.

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L'action d'Oxfam face à la crise en Syrie

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