La campagne CULTIVONS : quatre ans et ça continue !

Il y a quatre ans ce mois-ci, Oxfam lançait la campagne CULTIVONS dénonçant un « système alimentaire défaillant ». Dans plus de 50 pays, des hommes et des femmes comme vous et moi ont interpellé les gouvernements, les banques et les plus grandes marques du monde – et ont obtenu gain de cause. Rien n’aurait été possible sans votre soutien !

Mais le combat n’est pas terminé pour autant. La campagne CULTIVONS continuera de dénoncer l’injustice d’un système qui laisse encore près de 800 millions de personnes souffrir de la faim. Partout dans le monde, dans les pays du Sud comme du Nord, nous poursuivrons avec nos alliés la lutte contre la faim et le changement climatique. Nous devrons affronter la puissante industrie des énergies fossiles polluantes. Sur le continent africain et dans les pays en développement, nous mènerons campagne aux côtés des femmes qui produisent notre nourriture afin de réclamer l’appui nécessaire pour lutter contre les changements climatiques. Partout dans le monde, nous continuons à demander des comptes aux géants du secteur agroalimentaire sur leur responsabilité dans la débâcle climatique. 

Appelez les gouvernements africains à soutenir les agricultrices face au changement climatique !

Quelques-uns des hauts faits de CULTIVONS ces quatre dernières années :

Nous avons dénoncé des violations des droits humains : le mois dernier, nous avons contribué à l'adoption par la Banque mondiale d'une nouvelle politique de sauvegarde des droits fonciers et à réformer le fonctionnement de sa filiale de prêts au secteur privé. Au Soudan du Sud, au Guatemala et en Ouganda, nous avons également obtenu que des communautés récupèrent leurs terres et soient dûment indemnisées. En Indonésie et au Honduras, le combat continue ! 

Nous avons fait changer la loi : nous avons aidé des citoyennes et citoyens en Inde et au Pérou à exiger de leurs gouvernements qu’ils assurent aux familles une alimentation suffisante et de qualité, grâce à des campagnes pour le renforcement du droit à l’alimentation.

Nous avons mis la pression sur les plus grandes marques mondiales pour qu'elles agissent dans le bon sens : cinq multinationales, dont Coca-Cola, PepsiCo et le premier producteur de sucre africain, Ilovo, ont adopté une politique de tolérance zéro des accaparements de terre dans leurs chaînes d’approvisionnement. Trois autres entreprises agroalimentaires se sont engagées à lutter contre les inégalités entre les hommes et les femmes dans la filière cacao, et deux à fixer des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour l’ensemble de leurs chaînes d’approvisionnement – une première non seulement dans le secteur agroalimentaire, mais aussi dans tout le secteur privé.

Nous avons poussé les gouvernements africains à sortir de leur zone de confort : deux millions d’Africaines et Africains ont signé une pétition pour plus de financements en faveur de l’agriculture familiale et paysanne, et nous avons ainsi contribué à ce que de nouveaux engagements importants sur l'agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique soient pris. Les dirigeants ont décidé la mise en place d’une réserve alimentaire régionale pour l’Afrique de l’Ouest et ont fixé à l’Union africaine de nouveaux objectifs ambitieux pour en finir avec la faim et réduire la pauvreté de moitié à l’horizon 2025.

Nous avons battu en brèche le secteur financier : avec nos alliés, nous avons obtenu un encadrement strict de la spéculation sur les matières premières agricoles au sein de l’Union européenne, la fermeture immédiate par neuf banques européennes de fonds indiciels de spéculation sur les matières agricoles, ainsi que des engagements fermes en matière de droits fonciers de la part des principales banques australiennes. 

Nous avons accentué la pression sur les gouvernements pour qu’ils luttent activement contre le changement climatique. Cela a abouti à l’engagement de consacrer 50 % du Fonds vert pour le climat à aider les populations à s’adapter aux dérèglements climatiques, avec une attention particulière pour l’égalité entre les sexes. 

Nous avons fait passer des paysannes en prime time : en Tanzanie, notre concours des héroïnes de l’alimentation est devenu une émission de téléréalité suivie par des millions de personnes. Nous avons également rendu hommage aux exploits des femmes agricultrices en Arménie, en Éthiopie, au Canada, au Nigeria, en Géorgie, en Bolivie et en Russie.

Nous avons construit un mouvement : que ce soit en partant en tournée avec Coldplay, en promouvant la méthode CULTIVONS pour réduire l’impact de notre alimentation sur l’environnement ou en participant à la plus grande mobilisation pour le climat jamais organisée, nous avons contribué à l'émergence d'un mouvement mondial d’hommes, de femmes et d’associations qui luttent contre la faim dans le monde.

À vous d'agir

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