COP22 : cinq points-clés à retenir

Sarah Watson

Publié par Sarah Watson

Oxfam Great Britain, Militante Changement Climatique Campagne
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Le samedi 19 novembre, à 2 heures du matin, le coup de marteau marquant la clôture de la 22e Conférence internationale sur le climat (COP22) a retenti à Marrakech. Après la ratification de l’Accord de Paris, cette conférence était annoncée comme celle de l’action et de la mise en œuvre. À la suite de l’élection américaine et face à des pays riches qui ont continué à ignorer le besoin de nouveaux financements pour soutenir les populations les plus vulnérables au changement climatique, les pays en développement ont lancé un retentissant appel à l’action.

Voici ce que vous devez savoir.

1. Au lendemain des élections américaines, la COP22 a fait savoir que l’Accord de Paris est là pour durer.

Alors que le président élu Donald Trump a déjà remis en question le fait que le changement climatique soit causé par les activités humaines, le reste du monde affirmait sans équivoque qu’il n’y a pas de retour en arrière possible. Plus que jamais, nous continuons la lutte.

2. Les pays en développement ont montré le chemin.

La Chine et de nombreux autres États ont réaffirmé leur soutien à la lutte contre le changement climatique, et les membres du Climate Vulnerable Forum – réunissant 47 des pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique – ont annoncé s’engager à faire reposer leurs économies sur 100 % d’énergies renouvelables d’ici à 2050.

3. Mais les pays riches n’ont pas fourni les fonds nécessaires, en particulier pour l’adaptation au changement climatique.

Selon la « feuille de route » présentant leurs contributions financières à la lutte contre le changement climatique, seuls 20 % des 100 milliards de dollars qu’ils avaient promis en 2009 serviront à aider les pays plus pauvres à s’adapter à la montée du niveau des mers, aux sécheresses et aux tempêtes inévitables.

4. Une réduction plus importante des émissions de gaz à effet de serre au cours des prochaines années demeure incertaine.

Sans une réduction autrement plus rapide des émissions, le monde reste sur la trajectoire d’un réchauffement de plus de 3 °C, loin de l’ambition de l’Accord de Paris de le limiter à 1,5 °C.

5. Les Fidji, pays exposé aux effets du changement climatique, prennent le relais à la présidence de la COP.

Oxfam espère qu’en 2017, la « COP du Pacifique » attirera l’attention du monde entier sur les risques encourus par les petites îles du Pacifique et partout dans le monde, et poussera les pays riches à mobiliser les fonds dont les plus vulnérables ont besoin.

La force de votre voix

Avec la force de votre voix, Oxfam se battra bec et ongles pour préserver les avancées accomplies jusqu’à présent dans la lutte contre le changement climatique. Nous continuerons, pendant la présidence de Donald Trump aux États-Unis et malgré les nombreux autres défis dans le monde, à exiger un soutien concret aux pays les plus pauvres, qui sont aussi les moins responsables et les plus vulnérables.

Nous ne pouvons plus revenir en arrière.

Il s’agit de fournir des semences aux agricultrices africaines pour que celles-ci puissent cultiver des variétés résistantes à la sécheresse et nourrir leurs familles. Il s’agit de construire des digues pour que les populations côtières puissent survivre à la hausse du niveau des mers. Il s’agit pour nous toutes et tous de faire entendre notre voix et de réclamer des actions concrètes pour les millions de personnes qui, confrontées à des conditions météorologiques extrêmes, ne peuvent plus se permettre d’attendre.

Ce que vous pouvez faire maintenant

Faites pression sur les gouvernements pour qu'ils luttent contre la faim et le changement climatique

Photo: FADEL SENNA/AFP/Getty Images