Oxfam International Blogs - ONG http://l.blogs.oxfam/fr/tags/ong fr Horizon 2020 : pourquoi le Secrétariat d'Oxfam International se déplace vers le Sud http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-05-05-horizon-2020-secretariat-oxfam-international-deplace-sud <div class="field field-name-body"><p>Il y a un mois, très exactement le soir du dimanche 6 avril, le Nigeria est soudain devenu la première économie africaine. À la lumière de nouvelles données, le pays a revu le calcul de son PIB et, du jour au lendemain, sa richesse a augmenté de 90 % pour atteindre 509 milliards de dollars, ce qui lui a valu de passer devant l’Afrique du Sud. D’un trait de plume, le revenu moyen du Nigeria est passé de 1 500 à 2 688 dollars par an. La seule industrie du cinéma a désormais une valeur de plus de 7 milliards de dollars par an, et celle du pétrole dix fois plus. Une chose n’a toutefois pas changé : la grande majorité de ses quelque 170 millions d’habitants continuent de vivre sous le seuil de pauvreté.</p> <h3>Un nouveau paysage économique et géopolitique</h3> <p>Cela montre bien comme le paysage économique et géopolitique change. Et avec rapidité. La pauvreté change aussi, de même que nos moyens de la combattre. De nos jours, la plupart des personnes en situation de pauvreté vivent dans des pays à revenu intermédiaire. À Oxfam, nous axons davantage notre action contre l’aggravation du fossé entre une élite riche et les milliards de personnes pauvres. Il ne s’agit pas uniquement de savoir qui a le plus d’argent dans les poches. La question des <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/policy/finir-inegalites-extremes" title="En finir avec les inégalités extrêmes - Confiscation politique et inégalités économiques" rel="nofollow">inégalités</a></strong> est une question d’accès au pouvoir politique, à des emplois de qualité, à la justice, la sécurité et l’alimentation, à la terre et d’autres ressources précieuses, à la santé et l’éducation, à des perspectives d’avenir. Pour moi, elle apporte un angle d’analyse intéressant sur le détournement du pouvoir et les implications pour la sécurité et le développement dans le monde. De même, l’aide humanitaire et au développement ne se résume plus à des transferts du Nord au Sud : l’apparition de nouveaux acteurs et les nouvelles technologies modifient les règles du jeu.</p> <p>Je crois que notre monde s’organise de plus en plus autour d’un triangle de pouvoir formé par les responsables politiques, les populations (y compris la société civile organisée) et le secteur privé. Chacun doit faire office de poids et de contrepoids dans l’intérêt commun. Les États et les bailleurs de fonds se tournent désormais davantage vers le secteur privé pour financer de nouveaux marchés dans les pays pauvres. Par exemple, au cours des quatre dernières années, la Banque mondiale a prêté quasiment deux fois plus au secteur privé (36 milliards de dollars) qu’à celui de la santé (22 milliards) et trois fois plus qu’à l’éducation (12 milliards). C’est une stratégie terriblement risquée. Le secteur privé a un rôle clé à jouer dans le développement mondial et il existe de nombreux exemples d’initiatives réellement progressistes et mutuellement avantageuses. Mais faute d’une réglementation et d’un contrôle suffisants, le secteur privé peut aussi se révéler un concurrent incroyablement destructeur. Les ONG doivent constamment réévaluer leurs relations avec le secteur privé, comme nous le faisons avec les responsables politiques.</p> <h3>Changer pour rester pertinents</h3> <p>Les ONG qui ne décryptent pas ces signes de transformation et continuent de fonctionner comme elles l’ont toujours fait perdront de leur pertinence et de leur impact. À Oxfam, nos 70 années d’histoire nous sont chères. Nous apportons une grande richesse de connaissances et d’expérience, et nous continuerons à le faire. Nous changeons non pas parce que c’est à la mode, mais parce que les dynamiques de pouvoir et le paysage de la pauvreté dans le monde sont désormais très différents. Oxfam a pris la décision stratégique de mettre à profit son travail de lutte contre la pauvreté pour se concentrer sur <strong>une priorité primordiale : le renforcement de notre capacité d’influence sur les dynamiques du monde politique et des entreprises perpétuant la pauvreté.</strong> En influant sur les systèmes de pouvoir et de décision, Oxfam peut aider un plus grand nombre de personnes pauvres que si l’organisation se contentait simplement de fournir davantage de services.</p> <p>Cette prise de conscience induit une <strong><a href="http://www.civilsociety.co.uk/governance/news/content/17343/oxfam_international_to_relocate_hq_abroad#.U1g0ENq9KSM" target="_blank" title="Oxfam International to relocate HQ abroad - Civil Society News" rel="nofollow">reconfiguration d’Oxfam</a></strong>, une réorganisation de notre famille internationale. Oxfam aura plus d’affiliés basés dans les pays du Sud et ces affiliés seront en mesure de collecter leurs propres fonds, de gérer leurs propres programmes, de créer leurs propres alliances avec les mouvements sociaux et citoyens locaux et de faire pression sur le gouvernement et les entreprises de leur propre pays. Ces nouvelles organisations Oxfam auront accès à la somme des connaissances que nous avons capitalisées au fil des ans en matière de travail de développement, d’analyse politique, d’aide humanitaire et de campagne. À plus ou moins brève échéance, nous partagerons également des ressources et services comme les ressources humaines et l’informatique.</p> <h3>Pour des organisations réellement internationales</h3> <p>À mon avis, les ONG ne doivent pas se contenter de s’adapter et suivre l’évolution de la dynamique mondiale. Nous devons engager une transformation profonde pour devenir des organisations réellement internationales, qui respectent une répartition du pouvoir plus démocratique et rendent davantage de comptes aux communautés pauvres grâce à une plus grande proximité. Nous devons nous montrer plus intelligents dans notre manière d’influencer les systèmes politiques, y compris notre choix des cibles les plus puissantes et porteuses, et dans notre développement de relations innovantes de partenariat et de collaboration. Cela ne signifie en rien que nous devions faire une croix sur le passé. Au contraire, nous devons tirer les enseignements de notre histoire pour mieux comprendre comment des citoyennes et citoyens sont parvenus à faire valoir leurs droits et à améliorer leur condition, et comment les ONG peuvent aujourd’hui encore aider les populations dans cette lutte.</p> <p>Je souhaite qu’Oxfam fasse partie d’un mouvement mondial plus fort pour une société qui, fondée sur des valeurs, garantit l’égalité de traitement de toutes et tous et protège la planète. Selon notre approche particulière et dans le monde d’Oxfam, cela passe par un transfert de pouvoir au Sud.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/es/content/c%C3%B3mo-luchamos-contra-la-pobreza" rel="nofollow"><strong></strong></a><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/about/comment" rel="nofollow">Comment nous luttons contre la pauvreté</a></strong></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Horizon 2020 : pourquoi le Secrétariat d&#039;Oxfam International se déplace vers le Sud</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-04-25-2020-why-international-secretariat-must-move-south" title="Horizonte 2020: por qué el secretariado Oxfam Internacional debe trasladarse al Sur global" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-04-24-2020-secretariat-moving" title="Oxfam 2020 - Why the International Secretariat must move south" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Mon, 05 May 2014 11:21:20 +0000 Winnie Byanyima 10657 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-05-05-horizon-2020-secretariat-oxfam-international-deplace-sud#comments Donner les moyens aux populations de lutter contre la pauvreté ? Les ONG internationales doivent lâcher prise http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/13-11-19-donner-moyens-populations-lutter-contre-pauvrete-ong-internationales <div class="field field-name-body"><p><strong>Les organisations non gouvernementales (ONG) internationales de développement sont à juste titre très fières de leur histoire : elles ont sauvé des vies, aidé les gens à traverser des moments extrêmement difficiles, et montré aux personnes qui se sentent seules que d’autres se soucient d’elles. Mais si les ONG veulent contribuer à un avenir meilleur, elles vont devoir changer.</strong></p> <p>Le travail traditionnel par projets a souvent été utile pour répondre aux besoins pratiques et immédiats des communautés les plus pauvres. Mais souvent, il ne repose pas sur une stratégie claire visant plus largement les problèmes sous-jacents, dépassant le cadre d’un village, voire d’un sous-district précis. Il ne pourra jamais, à lui seul, éradiquer la pauvreté et les inégalités. De même, comme je l’ai vu si clairement lors d’une récente visite en Zambie, les activités d’influence ciblant Londres et Washington ne suffiront jamais à transformer la vie des gens en Zambie, sauf dans le cadre d’un effort coordonné ciblant Pékin, New Delhi, Pretoria, et, surtout, la Zambie elle-même.</p> <h3>Mieux ensemble</h3> <p>De plus en plus, les ONG internationales cherchent à étendre leur influence afin d’obtenir des changements beaucoup plus importants, pas seulement pour des milliers, mais pour des millions de personnes. Cet effort peut prendre différentes formes, de la création de partenariats à des campagnes de mobilisation en passant par le plaidoyer, et naît de la conviction commune qu’en influençant ce que font les gouvernements, les entreprises et les autres acteurs, les ONG peuvent accomplir beaucoup plus que ce qu’une seule, même de grande envergure, pourrait jamais accomplir.</p> <p>Les ONG ne peuvent mettre fin à la pauvreté à elles seules, mais elles peuvent aider à renforcer le pouvoir qu’ont les citoyennes et citoyens d’interpeller les personnes en situation de pouvoir. Par exemple, tout en aidant les petits agriculteurs à accroître leurs revenus, Oxfam soutient les campagnes menées par des personnes qui ont perdu leurs terres, comme les familles de la vallée du <strong><a href="http://www.oxfam.org/en/grow/campaigns/government-guatemala-will-compensate-158-polochic-families-thanks-your-support" target="_blank" title="The Government of Guatemala returns land to 140 Polochic families, thanks to your support" rel="nofollow">Polochic au Guatemala</a></strong>, dont certaines se sont maintenant vu attribuer un lopin de terre. De même que nous apportons de l’aide humanitaire et de l’aide au développement en Somalie, nous soutenons des groupes qui font campagne pour empêcher que les banques, comme la <strong><a href="/en/blogs/13-10-15-somali-campaigners-call-barclays-back-pedal" target="_blank" title="Somali campaigners call for Barclays back-pedal" rel="nofollow">Barclays</a></strong>, n’arrêtent leurs activités de transfert des <strong><a href="http://www.oxfam.org/en/policy/keeping-somalia-lifeline-open-uk-remittances" target="_blank" title=" UK remittances and markets in Somalia" rel="nofollow">fonds envoyés par les Somaliens</a></strong> à leurs familles, fonds qui représentent de véritables bouées de sauvetage pour celles-ci.</p> <h3>Le monde change</h3> <p><strong>La nécessité pour les ONG de changer est accélérée par l’évolution du monde.</strong> Les pays que l’on qualifie encore parfois de « puissances émergentes » ont maintenant dépassé le stade de l’émergence. Dans beaucoup de pays du Sud, les <strong><a href="http://www.pwc.com/en_GX/gx/world-2050/the-brics-and-beyond-prospects-challenges-and-opportunities.jhtml" target="_blank" title=" prospects, challenges and opportunities (PWC)" rel="nofollow">chiffres de la croissance continuent à augmenter</a></strong>. Mais les inégalités se creusent rapidement tant dans <strong><a href="http://www.oxfam.org/en/policy/inequality-matters" target="_blank" title=" BRICS inequalities fact sheet" rel="nofollow">le Sud</a></strong> que dans<strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/policy/piege-austerite" target="_blank" title=" l'Europe s'enlise dans les inégalités" rel="nofollow"> le Nord</a></strong>, et sont au cœur d’une crise économique et sociale exacerbant l’instabilité et sapant la démocratie. Les <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/pressroom/pressrelease/2013-01-19/revenu-annuel-100-plus-riches-eradiquerait-pauvrete-4-fois" target="_blank" title=" Le revenu annuel des 100 personnes les plus riches suffirait à éradiquer quatre fois la pauvreté" rel="nofollow">300 personnes les plus riches possèdent autant que les 3 milliards les plus pauvres</a></strong>.</p> <p>Prenez la Zambie. Elle est devenue un pays à revenu moyen, mais le nombre de personnes pauvres y a augmenté. La Russie, la Chine et l’Inde ont enregistré une forte hausse de l’écart entre les riches et les pauvres. Environ 5 % de la population indienne possèdent 50 % de la richesse du pays. Aux États-Unis,<strong><a href="http://money.cnn.com/2013/09/15/news/economy/income-inequality-obama/" target="_blank" title="Obama admits 95% of income gains gone to top 1% (CNN)" rel="nofollow"> le président Obama a reconnu</a> </strong>que « presque toutes les augmentations de revenus, au cours des dix dernières années, ont bénéficié au pour cent le plus riche. Cette inégalité croissante n’est pas seulement moralement répréhensible ; c’est une mauvaise politique économique. » En Grande-Bretagne, on s’attend à ce que les inégalités se développent plus vite que dans <strong><a href="http://www.independent.co.uk/news/uk/politics/governments-welfare-benefits-and-tax-changes-amount-to-speededup-thatcherism-8723079.html" target="_blank" title="Government's welfare benefits and tax changes amount to 'speeded-up Thatcherism' (The Independent)" rel="nofollow">les années 1980</a></strong>.</p> <p>Les questions nationales de distribution contribueront de plus en plus à déterminer si, la situation des pays s’améliorant, celle des populations s’améliore aussi. Dans un même temps, l’Occident demeure le siège de bon nombre de <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/pressroom/pressrelease/2013-05-22/la-moitie-des-milliards-prives-caches-dans-les-paradis-fiscaux" target="_blank" title=" La moitié des milliards « privés » cachés dans les paradis fiscaux pourrait permettre d’éradiquer l’extrême pauvreté" rel="nofollow">paradis fiscaux</a></strong>, des plus grands <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/campaign/health-education/taxe-robin-des-bois" target="_blank" title="La taxe Robin des bois - Oxfam" rel="nofollow">marchés financiers</a></strong> et des grandes multinationales qui contrôlent plus de richesses que n’en possèdent de nombreux pays. Quant au <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/enjeux/changement-climatique" target="_blank" title="Changement climatique - campagne CULTIVONS" rel="nofollow">changement climatique</a></strong>, qui aura un effet profond sur le niveau de vie, il ne respecte aucune frontière. Donc, pour changer la donne, les ONG devront se développer en réseaux d’influence à la fois ancrés au niveau national et fortement interconnectés sur la scène internationale.</p> <h3>La transformation nécessaire des ONG internationales</h3> <p>Les ONG internationales qui souhaitent demeurer pertinentes et utiles aux personnes vivant dans la pauvreté devront faire plus que de s’adapter. Nous devrons nous transformer en organisations du monde dans lesquelles le pouvoir est partagé de manière plus démocratique et la responsabilité envers les communautés pauvres plus affirmée. À Oxfam, pendant de nombreuses années, presque tous les « <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/contact" target="_blank" title="Coordonnées des Oxfam nationaux" rel="nofollow">affiliés</a></strong> », qui gèrent ensemble l’organisation, étaient basés dans le Nord. Nous avons commencé à changer cela avec la création d’<strong><a href="http://www.oxfamindia.org/" target="_blank" title="Oxfam India" rel="nofollow">Oxfam Inde</a></strong>. Nous avons maintenant l’intention de transférer beaucoup plus de pouvoir à d’autres pays.</p> <p>Nous devrons intégrer <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/about/why" target="_blank" title=" notre engagement - les droits humains au coeur de notre action" rel="nofollow">les valeurs qui nous sont chères</a></strong> – la solidarité, l’égalité, l’inclusion et la diversité – dans la gouvernance et les structures de nos organisations. Nous devrons continuer à évoluer pour de plus en plus favoriser l’action « par » et « avec » plutôt que « pour ». Les ONG internationales n’ont pas pour vocation de « développer » les gens : nous sommes là pour les accompagner dans leurs luttes pour un monde plus juste. Cela ne signifie pas la fin des ONG internationales, mais plutôt leur renaissance.</p> <p>Les ONG internationales de développement peuvent jouer un rôle important dans le cadre d’un vaste mouvement pour une société fondée sur des valeurs, qui traite tous les hommes et les femmes sur un pied d’égalité et ne détruit pas la planète. Mais cela implique de renoncer à une partie du pouvoir sur les autres que procurent l’argent et la bureaucratie. C’est la seule façon de renforcer la plus importante forme de pouvoir : le pouvoir, avec les autres, de changer le monde.</p> <p><strong>D'accord, pas d'accord ? Poursuivez la discussion en postant votre avis et vos commentaires ci-dessous !</strong></p> <p><em>La version originale de cet article, en anglais, a été publiée sur le blog <strong><a href="http://newint.org/blog/internationalists/2013/10/25/ngos-give-up-power-internationalism/" target="_blank" title="NGOs must give up power - New Internationalist Blog" rel="nofollow">New Internationalist</a></strong> le 25 octobre 2013. Cet article a été traduit en français avec l'aide bénévole de Véronique Haour via <strong><a href="http://translatorswithoutborders.org/" target="_blank" rel="nofollow">Translators Without Borders</a></strong>.</em></p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Vidéo : <a href="http://www.oxfam.org/fr/about/comment" target="_blank" title="Comment nous luttons contre la pauvreté" rel="nofollow">Comment Oxfam lutte contre la pauvreté - une stratégie à six facettes</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Donner les moyens aux populations de lutter contre la pauvreté ? Les ONG internationales doivent lâcher prise</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/13-11-01-empowering-people-fight-poverty-ngos-must-let-go" title="Empowering people to fight poverty? International NGOs must let go" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Tue, 19 Nov 2013 08:31:12 +0000 Ben Phillips 10515 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/13-11-19-donner-moyens-populations-lutter-contre-pauvrete-ong-internationales#comments Crisis en un nuevo orden mundial: Un desafío para la acción humanitaria http://l.blogs.oxfam/fr/node/9755 <div class="field field-name-body"><p><strong>En situaciones de emergencia, Oxfam se especializa en materia <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/WASH" rel="nofollow">WASH</a> (acrónimo inglés para “Agua, Saneamiento y Promoción de la Higiene”). En 2011 cientos de trabajadores de Oxfam proporcionaron ayuda, agua y saneamiento a millones de personas afectadas por sequías, inundaciones y terremotos.</strong></p> <p>Pero en muchas partes del mundo, la ayuda humanitaria se distribuye cada vez más, y de forma exponencial, a través de las organizaciones locales. Así, el porcentaje de gasto en ayuda humanitaria destinado a proyectos con organizaciones socias en África Occidental de Oxfam Gran Bretaña se incrementó de un 1% a un 30% entre los periodos 2003-2004 y 2010-2011. Otros afiliados Oxfam cuentan con una larga experiencia de colaboración con organizaciones humanitarias locales. La <strong><a href="http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/africaandindianocean/sudan/4940315/Sudan-expels-Oxfam-and-Mdecins-Sans-Frontires-from-Darfur-over-war-crimes-threat-to-Omar-al-Bashir.html" rel="nofollow">expulsión de Oxfam Gran Bretaña y otras ONG de Darfur en 2009</a></strong> es de sobra conocida pero, sin embargo, no es tan conocido<strong> <a href="http://www.oxfamamerica.org/multimedia/video/oxfam-america-in-darfur" rel="nofollow">el apoyo que Oxfam América aún brinda a las organizaciones locales</a></strong> que se enfrentan a unos escasos fondos, presiones políticas y al conflicto en Darfur.</p> <p>Muchos han hablado recientemente de un “nuevo modelo de negocio” en la acción humanitaria que valora la capacidad del Sur mucho más que antes. A finales de 2011, el presidente de <strong><a href="http://www.mercy.org.my/" rel="nofollow">MERCY Malaysia</a></strong>, una importante ONG internacional con sede en Kuala Lumpur, <strong><a href="http://www.mercy.org.my/ihc2011/messageFromPresident.php" rel="nofollow">señaló</a></strong> que “otorgar un papel mayor a las ONG del Sur, nacionales y locales” es la única forma de responder ante los cada vez mayores y más numerosos desastres, teniendo en cuenta, además, que la adaptación y preparación y reducción de riesgos son tareas tan “humanitarias” como la ayuda inmediata. Podría, asimismo, haber añadido que es poco probable que los donantes occidentales tradicionales, atrapados por la crisis económica, sigan incrementando la financiación para hacer frente a la creciente necesidad de ayuda humanitaria.</p> <p> </p><p><em>En este video, Ed Cairns, autor del informe, ofrece un breve resumen y explica por qué Oxfam ha lanzado este informe.</em></p> <h3>El centro de la ayuda humanitaria</h3> <p>Así, estamos viendo como el “centro” de la ayuda humanitaria se está desplazando hacia el Sur. Ese cambio ya está muy avanzado en algunos países. En Bangladesh, el gobierno fue responsable del 52% de la respuesta de emergencia ante el <strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cyclone_Aila" rel="nofollow">ciclón Aila</a></strong>, mientras que la ONU fue responsable del 9% y otras ONG internacionales del 37%. Oxfam, a medida que se va convirtiendo en un broker humanitario que apoya la labor de otros actores humanitarios cada vez más en lugar de llevarla a cabo el mismo, acoge con satisfacción dicho cambio pero señala la existencia de grandes retos, éticos y prácticos. En su último informe, <strong><a href="http://www.oxfam.org/es/policy/crisis-nuevo-orden-mundial" rel="nofollow">Crisis en un nuevo orden mundial: Un desafío para la acción humanitaria</a></strong>, muestra las dos caras de la moneda.</p> <p><strong>Incrementar la capacidad de las organizaciones nacionales y locales</strong> es un reto a largo plazo que, mientras tanto, no exonera a las organizaciones humanitarias del imperativo de actuar con rapidez cuando un desastre golpea. En diciembre, la <strong><a href="http://www.philstar.com/Article.aspx?articleId=759267" rel="nofollow">tormenta tropical Sendong</a></strong> causó la muerte de más de mil personas en Filipinas. Tras el desastre provocado por el <strong><a href="http://es.wikipedia.org/wiki/Tif%C3%B3n_Ketsana" rel="nofollow">tifón Ketsana</a></strong> dos años antes, el gobierno de Filipinas había trabajado mucho por aumentar su capacidad. Y Oxfam, a su vez, había impulsado su papel como colaborador con organizaciones locales más que como proveedor directo. Pero, también en diciembre, una tormenta golpeó Mindanao, una zona donde el gobierno local no está preparado y, así, Oxfam tuvo que llevar a cabo más labor de la planificada.</p> <h3>La sociedad civil también puede ayudar</h3> <p>Igualmente, la tendencia del sector humanitario internacional a suponer que la respuesta local será lenta e ineficaz es normalmente errónea. En 2009, solamente las organizaciones nacionales de la Cruz Roja y la Media Luna Roja llegaron a 45 millones de personas. Y, sin embargo, las evaluaciones realizadas hasta el <strong><a href="http://www.oxfam.org/es/emergencies/haiti-terremoto" rel="nofollow">terremoto de Haití de 2010</a></strong> apuntaban con regularidad que los donantes y las organizaciones internacionales han prestado escasa atención a los conocimientos y acciones locales. Como uno de mis compañeros de Oxfam América solía preguntarse: ¿Por qué la comunidad humanitaria es capaz de mejorar en varias áreas pero no ésta?</p> <p><strong>Incluso en las circunstancias más difíciles la sociedad civil puede dar resultados</strong>. En Ga’an Libah, Somalilandia, una organización local ha prestado apoyo a pastores cuyos medios de vida están siendo destruidos a consecuencia de la terrible degradación medioambiental. Con el apoyo de Oxfam, la organización<strong> <a href="http://blogs.oxfam.org/es/blog/11-09-14-sequ%C3%ADa-somalia-no-tiene-acabar-en-desastre">ayudó los pastores a construir terrazas</a></strong> con piedras para reducir la escorrentía e impulsar, así, la <strong><a href="http://blogs.oxfam.org/es/blog/11-11-10-somalilandia-un-oasis-en-la-sequia">gestión de pastos y la reforestación</a></strong>. El ganado aumentó en número y en calidad y los pastores pudieron usar los nuevos ingresos para enviar a sus hijos e hijas a la escuela.</p> <h3>El reto de trabajar en estados frágiles</h3> <p>Pero una cosa es trabajar en países que cuentan con una capacidad y voluntad significativa y otra trabajar en países frágiles o en aquellos donde los gobiernos son considerados ilegítimos o corruptos y donde la labor está llena de dificultades. Todo depende de cada caso.</p> <p><strong>Nada de esto es fácil.</strong> Y como el nuevo informe indica, para Oxfam tampoco lo es. Pero no hay vuelta atrás. El mundo de la ayuda humanitaria no volverá a estar tan occidentalizado como una vez lo estuvo. Las ONG internacionales seguirán siendo tan importantes como siempre pero su mayor responsabilidad será ayudar a incrementar la capacidad del Sur. Y el mayor reto será lograrlo mientras continúan llevando a cabo respuestas a nuevas crisis que no pueden esperar.</p> <h3>Más información</h3> <p><strong>Bájate el informe: <a href="http://www.oxfam.org/es/policy/crisis-nuevo-orden-mundial" rel="nofollow">Crisis en un nuevo orden mundial: Un desafío para la acción humanitaria</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Crisis en un nuevo orden mundial: Un desafío para la acción humanitaria</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blog/12-02-07-crises-new-world-order-challenging-humanitarian-project" title="Crises in a new world order: challenging the humanitarian project" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_fr last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blog/12-03-01-crises-dans-un-nouvel-ordre-mondial-le-projet-humanitaire-en-danger" title="Crises dans un nouvel ordre mondial : le projet humanitaire en danger" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Tue, 07 Feb 2012 10:30:18 +0000 Ed Cairns 9755 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/node/9755#comments Haití, dos años después del terremoto: "Un futuro mejor para todos y todas" http://l.blogs.oxfam/fr/node/9727 <div class="field field-name-body"><p><strong>Estamos ya conmemorando el segundo aniversario del mortífero terremoto de enero del 2010, pero recuerdo los hechos como si fuese ayer.</strong></p> <p>Había estado solamente unos 45 minutos en la clase del curso del Máster en Historia, Memoria y Patrimonio, cuando el desastre irrumpió en un país en el que ya faltaba de todo. No me había dado cuenta de cómo este evento se incrustaría en la historia y en la memoria de Haití.</p> <p>El derrumbe del edificio en la cual el profesor daba sus clases causó la muerte de mi amigo. Teníamos el mismo apellido, la misma edad y vivíamos a unos cincuenta metros de distancia. Los más supersticiosos dirán que los nubarrones y los tonos del cielo anunciaban una catástrofe.  </p> <h3>El duro golpe del 12 de enero</h3> <p>Hasta el 12 de enero yo había trabajado para una agencia de prensa y para una emisora de radio, pero las lágrimas y los suspiros más profundos me despertaron el interés por convertirme en médico o ingeniero.</p> <p>Cuando Oxfam me ofreció un puesto de trabajo en su programa humanitario, con mis conocimientos y experiencia, me sentí útil nuevamente en la vida de la comunidad. El poder guiar a la gente sobre cómo llevar a cabo la asistencia humanitaria de Oxfam, lo que se debe hacer y lo que no, son aspectos que ayudan a dar esperanza a la gente.</p> <h3>Cuando el mañana no existe</h3> <p>Que el concepto de vivir el día a día sea más positivo es mi nueva manera de pensar. Uno no puede saber si el mañana existirá. Uno hace lo que debe hacer hoy. Imagino a mi amigo Jimmy Charles lleno de sueños, licenciado en derecho, con 25 años, estudiando un máster y pasando de la vida a la muerte sin previo aviso. Evidentemente él es uno más entre otras 250.000 personas.</p> <h3>La movilización internacional</h3> <p>Hoy, desde el 12 de enero, la situación ya no es la misma que la de antes. Se han recogido una parte importante de los escombros, gracias también a que Oxfam invirtió en un esfuerzo con el apoyo técnico de la empresa Disaster Waste Recovery (recuperación de residuos de desastres) en la comunidad de Carrefour Feuilles. Los escombros se recogen, procesan y reutilizan como pavimento ya que la calidad del material no permite usarlos de nuevo para la construcción..</p> <p>Mi puesto de Oficial de Medios de Oxfam me permite ver cómo la ha asistencia humanitaria ha cambiado la vida aquí. El personal de Oxfam se distingue ya sea por sus comedores comunitarios, los programas de donación de dinero para que las personas más vulnerables vuelvan a poner en marcha sus pequeños negocios, los programas de albergues y de construcción de infraestructuras para agua y saneamiento y, en especial, por sus programas de promoción del uso de buenos hábitos de higiene en cerca de 123 campamentos para evitar la propagación de enfermedades transmitidas por el agua y las malas condiciones de higiene. Siempre es un placer poder compartir todo esto con mis amigos y amigas periodistas.</p> <h3>La esperanza renace en el país</h3> <p>Con todo, las necesidades aún son visibles en el día a día. La reconstrucción física es lenta,  pero la reconstrucción de la identidad haitiana aún no ha empezado. A pesar de todo, la energía positiva que surge en el discurso de cada una de las personas de Haití, a pesar de las difíciles condiciones a las que enfrentan todos los días, se deja entrever un poco de sol y un futuro mejor para todos y todas. </p> <h3>Para saber más</h3> <p><a href="http://www.oxfam.org/fr/development/haiti/renforcer-securite-economique-femmes" target="_blank" rel="nofollow"><strong></strong></a><strong><a href="http://www.oxfam.org/es/content/un-salvavidas-economico-para-las-mujeres-en-las-zonas-rurales-de-haiti" rel="nofollow">Un salvavidas económico para las mujeres en las zonas rurales de Haití</a></strong></p> <p><a href="http://www.oxfam.org/es/emergencies/haiti-terremoto" rel="nofollow"><strong>El trabajo de Oxfam en Haití</strong></a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Haití, dos años después del terremoto: &quot;Un futuro mejor para todos y todas&quot;</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_fr first"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blog/12-01-12-haiti-deux-ans-apres-seisme-avenir-meilleur-pour-peuple" title="Haïti, deux ans après le séisme : &quot;Un avenir meilleur pour tout un peuple&quot;" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blog/12-01-12-haiti-two-years-after-earthquake-better-future-everyone" title="Haiti, two years after the earthquake: “A better future for everyone”" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Thu, 12 Jan 2012 14:06:23 +0000 Peleg Charles 9727 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/node/9727#comments Haïti, deux ans après le séisme : "Un avenir meilleur pour tout un peuple" http://l.blogs.oxfam/fr/blog/12-01-12-haiti-deux-ans-apres-seisme-avenir-meilleur-pour-peuple <div class="field field-name-body"><p><strong>Nous voilà déjà en train de commémorer le deuxième anniversaire du séisme meurtrier de janvier 2010. Pourtant je revis les événements comme si c’était hier.</strong></p> <p>Je me trouvais seulement depuis 45 minutes dans la salle de cours dans le cadre de mon programme de Master en Histoire, Mémoire et Patrimoine quand le malheur fit irruption dans un pays déjà en manque de tout. Je n’ai pas réalisé sur le coup comment cet événement allait pourtant s’imbriquer dans l’histoire et la mémoire de notre pays. </p> <p>L’effondrement du bâtiment dans lequel le professeur dispensait le cours a causé la mort de mon ami, on avait en plus le même nom de famille, le même âge et on habitait à environ cinq cent mètres. Les plus superstitieux diront que le ciel sombre et nuageux du jour annonçait une catastrophe.  </p> <h3>Le choc du 12 janvier</h3> <p>Jusqu’au 12 janvier, je travaillais pour une agence de presse et pour une station de radio. Mais les larmes et les soupirs plus profonds que les pleurs m’ont donné une envie soudaine de devenir médecin ou ingénieur, bref je voulais aider.</p> <p>Quand Oxfam m’a offert un poste pour travailler dans son programme humanitaire et avec mes compétences, je me suis senti utile à nouveau à la communauté. Le fait de dire aux gens comment accéder à l’assistance humanitaire d’Oxfam, ce qui se fait et ce qu’on ne fait pas sont autant de discours susceptibles de créer de l’espoir chez des gens ayant tout perdu. </p> <h3>Quand demain n’existe plus</h3> <p>Positiver le concept de vivre au jour le jour, voilà ma nouvelle façon de penser. On ne peut savoir si demain va exister. On fait ce qu’on a à faire aujourd’hui. J’imagine mon ami Jimmy Charles avec autant d’avenir que de rêves, licencié en droit, 25 ans, étudiant en master et pourtant passé de vie à trépas sans aucun avertissement. Evidement lui et plus de 250 000 autres. </p> <h3>La mobilisation internationale</h3> <p>Aujourd’hui, il est certain que la situation qui prévalait après le 12 janvier n’est plus la même. Une partie importante des débris a été enlevée. Oxfam s’est aussi investie dans cette démarche avec l’apport technique de la firme Disaster Waste Recovery dans la communauté de Carrefour Feuilles. Les décombres sont enlevés puis concassés avant d’être réutilisés pour le pavage, la qualité des matériaux ne permettant une réutilisation dans la construction. </p> <p>Mon poste de Chargé média à Oxfam me permet de voir comment l’assistance humanitaire a changé des vies. Qu’il s’agisse du programme de cantine communautaire, des programmes de don en argent aux plus vulnérables et aux personnes voulant relancer leurs petits business, les programmes de relogement, de construction des infrastructures d’eau et assainissement et surtout la promotion des bons comportements hygiéniques dans environ 123 camps pour éviter la propagation des maladies liées à l’eau et aux mauvaises conditions d’hygiène, le personnel de Oxfam s’est distingué et c’est toujours avec plaisir que j’en parle à mes amis journalistes.</p> <h3>L’espoir renaît dans le pays</h3> <p>Tout compte fait, les besoins restent encore visibles dans la vie de tous les jours. La reconstruction physique est lente, la construction de l’identité haïtienne n’a pas démarré non plus. Mais l’énergie positive qui se dégage dans le discours de chaque haïtien malgré les conditions difficiles auxquelles ils font face tous les jours, laisse entrevoir un brin de soleil, un avenir meilleur pour tout un peuple. </p> <h3>En savoir plus</h3> <p><a href="http://www.oxfam.org/fr/development/haiti/renforcer-securite-economique-femmes" target="_blank" rel="nofollow"><strong>Renforcer la sécurité économique des femmes rurales en Haïti</strong></a></p> <p><a href="http://www.oxfam.org/fr/haiti-seisme" target="_blank" rel="nofollow"><strong>L'action humanitaire d'Oxfam en Haïti</strong></a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Haïti, deux ans après le séisme : &quot;Un avenir meilleur pour tout un peuple&quot;</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blog/12-01-12-haiti-two-years-after-earthquake-better-future-everyone" title="Haiti, two years after the earthquake: “A better future for everyone”" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blog/12-01-12-haiti-dos-anos-terremoto-futuro-mejor" title="Haití, dos años después del terremoto: &quot;Un futuro mejor para todos y todas&quot;" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Thu, 12 Jan 2012 00:00:00 +0000 Peleg Charles 9721 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blog/12-01-12-haiti-deux-ans-apres-seisme-avenir-meilleur-pour-peuple#comments El acuerdo climático decepciona a las personas más pobres http://l.blogs.oxfam/fr/node/9704 <div class="field field-name-body"><p><strong>A pesar de que las negociaciones de Naciones Unidas sobre el cambio climático en Durban se prolongaron durante más horas de las esperadas, los participantes solo lograron evitar el fracaso total gracias a un acuerdo mínimo.</strong></p> <p>Durante dos largas semanas de negociaciones se debatieron, redactaron, discutieron y analizaron minuciosamente dos cuestiones clave. Primero, cómo aumentar los recortes de las emisiones y garantizar un marco legal (los cimientos de un segundo período del <strong><a href="http://unfccc.int/portal_espanol/items/3093.php" rel="nofollow">Protocolo de Kioto</a></strong>) que incluya un acuerdo justo, ambicioso y jurídicamente vinculante para los principales emisores. Segundo, cómo recaudar los fondos necesarios para el Fondo Verde para el Clima, el instrumento diseñado para prestar apoyo económico a los países en vía de desarrollo para desarrollar sus economías con bajas emisiones de carbono y ayudarles a mitigar los efectos del cambio climático. </p> <p>Las negociaciones se prolongaron durante una segunda noche hasta que, finalmente, se logró aprobar un plan que pone en marcha el <strong><a href="http://www.iol.co.za/mercury/we-can-raise-finance-for-green-climate-fund-1.1195514" rel="nofollow">Fondo Verde para el Clima</a></strong> pero sin ninguna fuente de financiación; mantiene un estrecho margen para evitar que el calentamiento global alcance los 4ºC; y establece un segundo período del Protocolo de Kioto pero sin algunos de los miembros clave. </p> <p>Para ser honestos, el acuerdo al que se llegó en Durban no es bueno ni para el futuro del planeta, ni para las personas más pobres y vulnerables. El mensaje que los participantes en las negociaciones enviaron a la gente hambrienta es: “Que coman carbón.”</p> <p><strong>La “Plataforma de Durban” solo se puede describir como una gran decepción</strong> y la culpa recae sobre EEUU y países como Canadá, Japón y Australia que, desde el principio, se mantuvieron al margen evitando así alcanzar nuevos compromisos para recortar las emisiones y mantener el calentamiento global por debajo de los 2ºC. </p> <p>Si no se toman medidas ambiciosas pronto, en algunas partes de África los agricultores podrían enfrentarse, en esta o en la próxima generación, a una caída en la producción de sus cultivos de más del 50%. Los precios de los alimentos se podrían más que duplicar en las próximas dos décadas, más de la mitad como consecuencia directa del cambio climático. Esto hace aún más importante la necesidad de acciones concretas y reales que garanticen que la gente más vulnerable pueda protegerse ante el cambio climático</p> <p></p> <p></p> <p>No podemos permitir que el Fondo Verde para el Clima muera poco a poco. Los gobiernos deben encontrar ya fuentes de financiación significativas y previsibles para el Fondo, tales como una pequeña tasas sobre las transacciones financieras y un impuesto sobre las emisiones de transporte marítimo internacional. </p> <p>Los gobiernos deben guardar los céntimos ahorrados aquí en Durban y centrarse inmediatamente en los objetivos de reducción de las emisiones y en la provisión de fondos para el Fondo Verde para el Clima. Si los países no ponen en marcha medidas para reducir sus emisiones rápidamente, serán los más pobres y vulnerables los que tendrán que pagar con sus vidas las consecuencias de este descuido.</p> <p>Las personas a las que les preocupa el futuro de los más pobres del mundo y su propio futuro económico deberían sentirse furiosas al saber que los gobiernos han fracasado aquí, en Durban, a la hora de emprender las acciones necesarias. Pero sentirse furioso no solucionará el problema del cambio climático. Todavía nos queda una oportunidad para hacer presión en Río y lograr mayores recortes en las emisiones y el acuerdo que necesitamos. Quienes sean incapaces de alcanzar este tipo de acuerdo, simplemente deberían quedarse en casa.</p> <p><em>Síguenos en Twitter<strong> <a href="http://twitter.com/#%21/Oxfam_es" rel="nofollow">@Oxfam_es</a> </strong>o en <strong><a href="http://www.facebook.com/GROWgarden" rel="nofollow">Facebook</a></strong>.</em></p> <p><em>Más sobre el trabajo de <strong><a href="http://www.oxfam.org/es/crece/content/cumbre-de-la-onu-sobre-el-cambio-climatico-2011-durban-sudafrica" rel="nofollow">Oxfam en la COP17 en Durban</a></strong></em></p></div><div class="field field-name-title"><h2>El acuerdo climático decepciona a las personas más pobres</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blog/11-12-11-climate-deal-fails-poor-people" title="Climate deal fails poor people" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_fr last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blog/11-12-11-accord-climat-laisse-populations-pauvres-carreau" title="L&#039;accord sur le climat laisse les populations pauvres sur le carreau" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Fri, 16 Dec 2011 11:21:41 +0000 Ian Sullivan 9704 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/node/9704#comments Miles de personas exigen justicia climática mientras los políticos se tapan los ojos http://l.blogs.oxfam/fr/node/9689 <div class="field field-name-body"><p><strong>El sábado 3 de diciembre no fue un día normal para la población de Durban, en Sudáfrica. Una manifestación el futuro del clima tomó las calles del centro de la ciudad y entre 10.000 y 15.000 personas pidieron -de hecho exigieron- que se actúe contra el cambio climático. Toda esta gente trajo a la ciudad color, energía y pacifismo.</strong></p> <p></p> <p>Caminando con o incluso a veces portando unos muñecos gigantes - Mama Mhlaba (Zulu por la Madre Tierra) y Baba Manzi (Padre Agua) vi gente tan diversa como la Asamblea de Mujeres Rurales o los miembros del sindicato de los trabajadores del aeropuesto. Todos, con el mismo objetivo: conseguir justicia a través de la acción urgente, justa y eficaz contra el cambio climático.</p> <p>Tristemente, sin embargo, parece que nuestros gobiernos no están escuchando. Al entrar en la segunda semana de las negociaciones aquí en Durban, existe el temor real de que los países se estén poniendo una venda en los ojos y no estén viendo la realidad del cambio climático. Parece que algunos países poderosos - empezando  por Estados Unidos - se están preparando para dejar una década 'en blanco' respecto a la acción contra el cambio climático. No quieren nuevos objetivos para bajar las emisiones, ni quieren un acuerdo que les obligue a cumplirlo antes del año 2020. Y no es suficiente. </p> <p>Sabemos que para evitar el desastre, tenemos que reducir nuestras emisiones y cuanto antes. ¿Entonces por qué los políticos miran para otro lado? Hay muchos países y grupos sociales que están pidiendo a sus líderes que abran los ojos ante el cambio climático, que demuestren coraje y actuen con eficacia. Nuestro gran temor es que estas personas queden en el olvido. Los próximos 4 días son críticos.</p> <p><strong>Los países deben responder al cambio climático hoy mismo.</strong> Deben no sólo reducir las emisiones sino también para poner dinero en el <a href="http://www.oxfam.org/en/grow/policy/gender-and-green-climate-fund" target="_blank" rel="nofollow"><strong>Fondo Climático Verde</strong></a>, creado en la <a href="http://www.oxfam.org/es/campaigns/climatechange/cumbre-del-clima-en-cancun" target="_blank" rel="nofollow"><strong>conferencia del año pasado en Cancún</strong></a>. Las fuentes para obtener el dinero existen: un impuesto sobre las emisiones de transporte marítimo (impuesto sobre el combustible) o una tasa sobre las transacciones financieras (o <a href="http://www.oxfam.org/es/es/campaigns/health-education/tasa-robin-hood" target="_blank" rel="nofollow"><strong>tasa Robin Hood</strong></a>).  </p> <p>Es importante recordar que las personas están tomando medidas también en su vida cotidiana. Las mujeres increíbles que he conocido a través de la Asamblea de Mujeres Rurales, los agricultores, artistas y activistas que viajaron en la Caravana de la Esperanza, junto con millones de otros, no se quedan sentados esperando a que nuestro íderes se decidan. La marcha del sábado fue un recordatorio de que la gente no va a quedarse de brazos cruzados mientras nuestros líderes cerran los ojos a las realidades de un clima imprevisible.</p> <p>Sigue la conferencia de Durban en <strong><a href="http://twitter.com/oxfam_es" target="_blank" rel="nofollow">Twitter</a></strong> y<strong> <a href="http://www.facebook.com/GROWgarden" target="_blank" rel="nofollow">Facebook</a></strong>!</p></div><div class="field field-name-title"><h2>Miles de personas exigen justicia climática mientras los políticos se tapan los ojos</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blog/11-12-05-thousands-call-climate-justice-while-countries-prepare-their-blindfolds" title="Thousands call for climate justice while countries prepare their blindfolds" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_fr last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blog/11-12-06-justice-climatique-milliers-manifestants-appellent-etats-lever--oeilleres" title="Justice climatique : des milliers de manifestants appellent les États à lever leurs oeillères" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Tue, 06 Dec 2011 18:29:25 +0000 Conor Costello 9689 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/node/9689#comments Apertura de la oficina de enlace de Oxfam con la Unión Africana http://l.blogs.oxfam/fr/node/9015 <div class="field field-name-body"><p>El mes pasado me uní al equipo y a los socios panafricanos de Oxfam durante la primera mitad de la Cumbre de la Unión Africana en Adís Abeba y aproveché para inaugurar la Oficina de Enlace de Oxfam con la Unión Africana (UA).La Oficina de Enlace con la UA es la única de su tipo hasta ahora (dentro de una organización no gubernamental y de la UA), y uno de nuestros desafíos es abrirle el camino a otras ONG, particularmente a organizaciones africanas. Es por ello que fue genial trabajar en un equipo constituido mayoritariamente por socios y organizaciones de la sociedad civil encargados de ejercer presión, mientras que el personal de Oxfam brindaba apoyo estratégico.Teníamos a un contingente particularmente fuerte de la <strong><a href="http://www.soawr.org/en/" rel="nofollow">Coalición Solidaria por los Derechos de las Mujeres Africanas</a></strong> (SOAWR, por sus siglas en inglés de Solidarity for African Women's Rights Coalition), una red de derechos de las mujeres que aboga por conseguir que más estados firmen el Protocolo de Mujeres Africanas, en la víspera de la <strong><a href="http://www.lesotho.gov.ls/articles/2008/AU_MINISTERS_GENDER.php" rel="nofollow">Década por las Mujeres Africanas</a></strong>. Otros incluían al movimiento Fair Play (Juego Limpio), que trabaja con los estados de la UA para que cumplan sus compromisos de servicios esenciales y a las ONG que trabajan por la paz y la seguridad, incluso en áreas de Sudán.Ejercimos presión sobre embajadores y ministros en la semana previa a la reunión de Jefes de Estados Africanos. La oficina de enlace seguirá las reuniones muy de cerca. A pesar de que no suele haber acceso directo a los Jefes de Estado para la sociedad civil, nosotros conseguimos una reunión con el <strong><a href="http://es.wikipedia.org/wiki/Meles_Zenawi" rel="nofollow">Primer Ministro de Etiopía, Meles Zenawi</a></strong>. Le informamos sobre una variedad de temas: <strong><a href="http://www.oxfam.org/es/climatechange" rel="nofollow">el cambio climático</a></strong>, del cual se encarga él en el Grupo de África; y los varios temas de paz y seguridad en los que la UA trabaja sobre un número de países. También le comentamos nuestra preocupación sobre las leyes restrictivas con las ONG que se están implementando en Etiopía, y nos complace ver que el Primer Ministro Zenawi tiene intención de continuar dialogando sobre este asunto.La apertura de la oficina de enlace de la UA es una oportunidad fundamental para que la sociedad civil ayude a la Unión Africana a que sus estados miembros sean responsables por sus promesas, no como ha demostrado la burocracia de la UA con su bonito diálogo diplomático. Los partícipes no estatales pueden opinar de una forma que los embajadores no pueden. Muchas embajadas reciben gustosamente información de Oxfam y sus socios, porque les ayuda a presionar a sus conciudadanos a cumplir sus promesas, ya sean sobre paz y seguridad, como en <strong><a href="http://www.oxfam.org/es/emergencies/darfur-chad" rel="nofollow">Darfur</a></strong>, o sobre financiación de programas específicos. También significa que reciben una perspectiva diferente e información que sus burócratas no pueden proporcionar.Al conocer al Presidente de la Comisión, Jean Ping, y a un número de Comisionados y Embajadores, nos quedó muy claro el importante papel de enlace de Oxfam, particularmente debido a la forma en que contribuimos al acceso y a la participación de las ONG africanas en la UA. Este enfoque centrado en los socios es un objetivo emocionante para las campañas y la presión que ejerce Oxfam.</p> <p><strong>Más información</strong></p> <p><a href="http://www.oxfam.org/es/campaigns" rel="nofollow"><strong>Campañas en las que trabaja actualmente Oxfam</strong></a></p> <p><a href="http://www.oxfam.org/es/about/offices" rel="nofollow"><strong>Oficinas de Oxfam Internacional</strong></a></p> <p> </p> <p> </p> <p> </p></div><div class="field field-name-title"><h2>Apertura de la oficina de enlace de Oxfam con la Unión Africana</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blog/10-02-09-opening-oxfam-african-union-liaison-office" title="Opening Oxfam’s African Union liaison office" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_fr last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blog/10-02-10-union-africaine-bureau-de-liaison-oxfam" title="Inauguration du bureau de liaison avec l’Union africaine" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Thu, 11 Feb 2010 10:20:59 +0000 Jeremy Hobbs 9015 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/node/9015#comments