Oxfam International Blogs - International trade; affirmative action; foreign investment; globalization; women farmers; Green Revolution; discrimination; donors http://l.blogs.oxfam/fr/tags/international-trade-affirmative-action-foreign-investment-globalization-women-farmers-green fr Jour 8: Les vertus de la discrimination http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/les-vertus-de-la-discrimination <div class="field field-name-body"><p><em><strong>À conditions égales, tous les pays bénéficient d’un commerce plus ouvert. Mais il y a un hic : les conditions ne sont pas égales. Pour les femmes, le contexte en est presque toujours un d’inégalité. Pour faire avancer les droits des femmes, les négociateurs commerciaux doivent commencer à faire de la discrimination positive.</strong></em></p> <p>Par <a href="http://blogs.oxfam.org/fr/user/profile/sophia-murphy"><strong>Sophia Murphy</strong></a>, Conseillère principale pour l'agriculture et les politiques de commerce<strong></strong></p> <p><strong>La non-discrimination est l’un des principes fondamentaux du système commercial multilatéral depuis 1947</strong>. Cela signifie que si deux pays sont membres de <a href="http://www.wto.org/indexfr.htm" rel="nofollow"><strong>l’Organisation mondiale du commerce</strong></a> (OMC) et qu’ils conviennent de commercer l’un avec l’autre selon un ensemble de conditions, ils doivent offrir ces mêmes conditions à tous les autres membres de l’OMC.</p> <p>Jusque-là, le principe est bon. À conditions égales, tous les pays bénéficient d’un commerce plus ouvert, et plus un pays ouvre ses frontières, plus son économie génère de la richesse.</p> <h3><em>"Les conditions ne sont pas égales – et qui mieux que les femmes pour en attester ?"</em></h3> <p>Toutefois, il y a un hic : les conditions ne sont pas égales – et qui mieux que les femmes pour en attester ? Le monde n’est pas une page blanche, renouvelée à chaque fois qu’un accord commercial est signé. Le contexte dans lequel un accord commercial entre en vigueur n’est pas seulement important ; c’est plus ou moins tout ce qui compte. Pour la plupart des femmes un peu partout dans le monde, le contexte est celui d’une inégalité culturelle, politique et économique.</p> <p>Le commerce international et les investissements en matière d’agriculture ont donné naissance à de nouveaux secteurs dans lesquels les femmes constituent l’essentiel de la main d’œuvre. <a href="http://www.intracen.org/uploadedFiles/intracenorg/Content/About_ITC/Where_are_we_working/Multi-country_programmes/Women_and_trade/women%20in%20trade%20-%20can%20they%20lead%20the%20way%20out%20of%20the%20global%20financial%20crisis.pdf" rel="nofollow"><strong>Par exemple</strong></a>, 80 % des travailleurs dans l’industrie des fleurs coupées en Ouganda sont des femmes, de même que les 80 % de travailleurs dans la production et l’emballage de fruits pour le marché de l’exportation en Thaïlande. D’importantes questions subsistent quant à la qualité de ces emplois, mais il ne fait aucun doute que le commerce international et les investissements étrangers ont créé de nouvelles opportunités pour les femmes. La plupart d’entre elles sont prises au piège de la dépendance économique au sein de leurs cultures traditionnelles et se réjouissent d’avoir l’opportunité de gagner leur vie de manière indépendante.</p> <p>Les agricultrices que j’ai rencontrées au Burkina Faso en 2006 en plaisantaient : « Si vous venez voir nos champs, il va falloir que nous inventions une excuse. Si les hommes s’aperçoivent de l’intérêt porté à nos champs par une Européenne, ils risqueraient de découvrir combien d’argent nos fleurs coupées nous rapportent et ils prendraient le contrôle. »</p> <p>Pourtant, les femmes se trouvent désavantagées par rapport aux hommes dans ce contexte de mondialisation.</p> <p>La libéralisation du commerce mondial et la dérèglementation des investissements internationaux ont tendance à favoriser les personnes les plus riches (généralement les hommes), qui ont plus d’éducation (généralement les hommes), et qui contrôlent les biens de production (les hommes, encore une fois).</p> <p>Et cette libéralisation a eu tendance à défavoriser les individus ayant plus de personnes à charge (généralement les femmes), bénéficiant de peu ou pas de biens de production (le plus souvent les femmes), et ceux dépourvus de protection juridique ou politique (encore une fois, les femmes).</p> <p>Les nouvelles opportunités que les femmes ont trouvées à travers la mondialisation ont tendance à être dans des secteurs où les barrières d’entrée, et donc les retours, sont faibles.</p> <h3><em>"L’hypothèse selon laquelle toutes les choses sont égales exacerbe les inégalités existantes"</em></h3> <p>On pourrait dire que le modèle dominant de commerce et d’investissements mondiaux produit des résultats discriminatoires de par son incapacité à discriminer positivement. L’hypothèse selon laquelle toutes les choses sont égales exacerbe les inégalités existantes.</p> <p>La Révolution verte qui a déferlé sur l’agriculture asiatique et latino-américaine dans les années 1960 et 1970 illustre bien le problème. Les technologies introduites par la Révolution verte ont mieux convenu aux agriculteurs qui bénéficiaient de propriétés foncières plus importantes, de plus grandes réserves de capitaux et d’une meilleure éducation (le cas de bien plus d’hommes que de femmes). Dans l’ensemble, les scientifiques et les vulgarisateurs impliqués dans la Révolution verte (pour la plupart, des hommes, encore une fois) ne se préoccupaient pas de la contribution des femmes à l’agriculture, reflétant ainsi le sexisme inhérent à leur éducation et leur culture.</p> <p>Ainsi, la Révolution verte a eu tendance à marginaliser les femmes dans le secteur de l’agriculture. Elle a ignoré les connaissances traditionnelles des femmes concernant les semences, la culture et le marketing ; elle a exposé des millions d’ouvrières agricoles à des pesticides et herbicides qui ont eu un effet néfaste sur leur santé et celle de leurs enfants ; et elle a joué contre leurs intérêts économiques en augmentant l’importance de l’argent dans les ménages agricoles au détriment des transactions non monétaires.</p> <p>Dans la plupart des cultures, ce sont principalement les hommes qui gèrent les comptes, non les femmes. Le besoin d’argent suscite un besoin de crédit, et donc de garanties. Détenir des biens de production, tels que la terre, devient donc important. Les hommes sont, une fois de plus, plus susceptibles de détenir ces biens.</p> <p>La communauté de bailleurs de fonds a récemment souligné les inégalités que subissent les femmes dans le secteur agricole. La crise des prix alimentaires de 2007-2008 semble avoir attiré l’attention des bailleurs de fonds, qui promettent maintenant de rattraper leur négligence. Une meilleure aide auprès des agricultrices pourrait améliorer significativement la capacité des femmes à s’engager et à tirer des bénéfices du commerce et des investissements internationaux.</p> <h3><em>"Il est rare que les bailleurs de fonds parlent des droits des femmes, ou de l’importance d’investir dans les femmes pour leurs intérêts propres.</em></h3> <p>Pourtant, cette motivation est en grande partie matérielle, justifié par le fait qu’investir dans les femmes accélérera les niveaux de croissance et augmentera la production agricole totale. Il est rare que les bailleurs de fonds parlent des droits des femmes, ou de l’importance d’investir dans les femmes pour leurs intérêts propres. Si les bailleurs de fonds cherchent uniquement à augmenter la productivité agricole, ils échoueront dans leur quête d’équité entre les sexes. Ils l’amplifieront peut-être même, comme ce fut le cas lors de la Révolution verte.</p> <p>Les bailleurs de fonds doivent s’engager dans une stratégie agricole globale qui s’attaque de manière réfléchie aux besoins et aux intérêts des femmes à de nombreux niveaux. Pour que les femmes puissent réussir en tant que productrices et commerçantes, les gouvernements doivent libérer les femmes du temps qu’elles consacrent aux soins génésiques en investissant dans des services de garde d’enfants et de soins aux personnes âgées ainsi que dans une énergie abordable, accessible et propre. Les femmes ont besoin de contrôler leur fécondité. Les gouvernements doivent investir dans la construction de routes sûres et de réseaux de communication décents, non seulement pour permettre aux biens de se rendre sur le marché, mais pour que les femmes puissent se déplacer en toute sécurité. Les filles doivent recevoir une éducation ; le ménage entier a besoin d’un accès à des soins de santé abordables et de qualité.</p> <p>Les femmes ont besoin également d’une protection juridique afin de pouvoir bénéficier de nouvelles opportunités économiques. Les femmes ont besoin du droit à un salaire égal pour un travail égal. Elles doivent pouvoir protéger et revendiquer leurs biens de production, notamment avec le soutien de lois équitables au niveau de l’héritage et du mariage.</p> <p>Et pour s’engager sur le plan économique, les femmes ont besoin de poids politique – dans leurs communautés et au sein des gouvernements municipaux, régionaux ou nationaux.</p> <p>Les gouvernements (et les bailleurs de fonds) doivent faire preuve de discrimination positive. Les règles publiques en la matière devraient forcer les entreprises recevant des fonds publics à adopter des politiques explicites de promotion des droits des femmes. Cela pourrait inclure un engagement manifeste à travailler avec les productrices et coopératives gérées par des femmes, en s’approvisionnant d’un nombre minimum de biens produits par des femmes, ou en travaillant avec un nombre minimum de transformatrices ou de commerçantes. Les investisseurs étrangers devraient également démontrer comment leurs investissements apporteraient de réelles opportunités pour les femmes.</p> <p>Pour que les femmes tirent profit du commerce et des investissements, les gouvernements doivent en premier lieu redéfinir ce qui constitue un bénéfice. Une hausse du PIB ou une augmentation des flux commerciaux est-elle suffisante ? Non. Les gouvernements doivent établir une discrimination positive, en recherchant des avantages tels que de meilleurs salaires dans les domaines qui payent le moins bien, ou de meilleures possibilités d’emploi pour les femmes.</p> <p>Afin d’établir une discrimination positive, les gouvernements ont besoin de plus d’informations. Les données ventilées par sexe sont trop rares. De nouveaux index, tels que l’index d’équité de genre de <a href="http://www.socialwatch.org/taxonomy/term/527" rel="nofollow"><strong>Social Watch</strong></a>, en disent long sur la réalité que vivent les femmes : la valeur économique du travail reproductif des femmes au sein des ménages ; les différences de genre dans l’accès à l’emploi, les conditions de travail, les niveaux d’éducation, l’accès aux et à la finance, l’accès à des moyens de contraception et de planning familiale ; et bien plus encore.</p> <p>Il existe de nombreuses bonnes raisons de rechercher la simplicité dans les accords sur le commerce et les investissements internationaux. La non-discrimination a la vertu d’être simple. Mais cette simplicité ne permet pas de créer des règles commerciales qui réduisent les inégalités et protègent les droits humains, y compris les droits des femmes.</p> <p>Il est temps que les négociateurs commerciaux commencent à faire de la discrimination positive.</p> <p>Téléchargez l'article : <a href="//blogs.oxfam.org/sites/blogs.oxfam.org/files/Sophia-Murphy_Discussion-en-ligne-Oxfam.pdf" rel="nofollow"><strong>Les vertus de la discrimination</strong></a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Jour 8: Les vertus de la discrimination</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/virtues-of-discrimination" title="Day 8: On the Virtues of Discrimination" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/las-virtudes-de-la-discriminaci%C3%B3n" title="Día 8: Las virtudes de la discriminación" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Wed, 28 Nov 2012 00:00:01 +0000 Sophia Murphy 10078 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/les-vertus-de-la-discrimination#comments Día 8: Las virtudes de la discriminación http://l.blogs.oxfam/fr/node/10077 <div class="field field-name-body"><p><em><strong>Cuando hay igualdad, todos los países se benefician de un comercio más abierto. Pero aquí estriba el problema: no hay igualdad. Para la mayoría de las mujeres, el contexto consiste en la desigualdad. Para proteger y promover los derechos de las mujeres, los negociadores de tratados comerciales deberían discriminar.</strong></em></p> <p>Por <a href="http://blogs.oxfam.org/es/user/profile/sophia-murphy"><strong>Sophia Murphy</strong></a>, consultora y asesora sénior para el Instituto de Política Agrícola y Comercial</p> <p>Desde 1947, <strong>la no discriminación ha sido uno de los principios fundamentales en los que se basa el sistema de comercio multilateral</strong>. Esto implica que si dos países son miembros de la <a href="http://www.wto.org/indexsp.htm" rel="nofollow"><strong>Organización Mundial del Comercio</strong></a> (OMC) y acuerdan establecer relaciones comerciales entre sí mediante una serie de condiciones, han de ofrecer esas mismas condiciones a todos los miembros de la OMC.</p> <p>Hasta cierto punto, es un buen principio. Cuando hay igualdad, todos los países se benefician de un comercio más abierto, y cuanto más abre sus fronteras un país, más se enriquece su economía.</p> <h3><em>"No hay igualdad, ¿y quién lo sabe mejor que las mujeres?"</em></h3> <p>Pero aquí estriba el problema: no hay igualdad, ¿y quién lo sabe mejor que las mujeres? El mundo no es un lienzo en blanco que se crea de nuevo cada vez que se firma un acuerdo comercial. El contexto en el que entra en vigor un acuerdo comercial no sólo constituye un elemento importante, sino que es más o menos el cuento completo. Para la mayoría de las mujeres en casi todo el mundo, el contexto consiste en la desigualdad cultural, política y económica.</p> <p>El comercio internacional y las inversiones en agricultura han creado nuevos sectores en los que la mano de obra de las mujeres predomina. <a href="http://www.intracen.org/uploadedFiles/intracenorg/Content/About_ITC/Where_are_we_working/Multi-country_programmes/Women_and_trade/women%20in%20trade%20-%20can%20they%20lead%20the%20way%20out%20of%20the%20global%20financial%20crisis.pdf" rel="nofollow"><strong>Por ejemplo</strong></a>, el 80 por ciento de los trabajadores del sector de las flores cortadas en Uganda son mujeres, así como el 80 por ciento de los trabajadores en la producción y el envasado de fruta para exportación en Tailandia. Si bien surgen importantes cuestiones sobre la calidad de estos puestos de trabajo, no hay duda de que el comercio y la inversión internacionales han creado nuevas oportunidades para las mujeres. Muchas de ellas antes se encontraban atrapadas en una situación de dependencia económica característica de sus culturas tradicionales y ahora celebran la posibilidad de ganarse la vida de manera independiente.</p> <p>Algunas mujeres agricultoras de Burkina Faso que conocí en 2006 bromearon sobre ello: "Si vienes a ver nuestros campos, tendremos que inventarnos alguna historia, ya que si los hombres ven a un europeo interesado, es posible que descubran por cuánto se venden nuestras flores, y entonces se apoderarían de nuestro negocio".</p> <p>Sin embargo, las mujeres todavía están en desventaja respecto a los hombres frente a la globalización.</p> <p>La liberalización del comercio mundial y la desregularización de las inversiones internacionales han favorecido a las personas con más poder económico (normalmente los hombres), a las que han recibido más educación (normalmente los hombres), y a aquellas que cuentan con un mayor control de los activos productivos (una vez más, los hombres).</p> <p>Del mismo modo, la liberalización y desregulación han tendido a desfavorecer a los individuos que tienen un mayor número de personas dependientes a su cargo (normalmente las mujeres), a los con pocos o ningún activo productivo (más frecuentemente las mujeres), y a aquellos sin protección legal o política (una vez más, las mujeres).</p> <p>Las nuevas oportunidades que han encontrado las mujeres gracias a la globalización suelen ser en sectores donde las barreras a la entrada son pocas, y por tanto también son pocos los beneficios.</p> <h3><em>"La presunción de que todos parten de las mismas condiciones aumenta las desigualdades existentes.  "</em></h3> <p>Podría decirse que el modelo predominante de comercio e inversión mundial produce resultados discriminatorios debido a su propia incapacidad de discriminar. La presunción de que todos parten de las mismas condiciones aumenta las desigualdades existentes. </p> <p>La Revolución Verde que alteró la agricultura de Asia y América Latina en los años sesenta y setenta ilustra el problema. Las nuevas tecnologías introducidas por la Revolución Verde producían mejores resultados para los agricultores que tenían propiedades relativamente grandes, mayores reservas de capital y una mayor base educacional (muchos más hombres que mujeres). En su mayor parte, los científicos y trabajadores de extensión implicados en la Revolución Verde (de nuevo, en su mayoría hombres) estaban ciegos frente a la contribución que las mujeres hacían a la agricultura, reflejando el inherente sexismo de su educación y culturas.</p> <p>Como resultado, la Revolución Verde marginalizó de manera general a las mujeres en el sector agrícola. Ignoró el conocimiento tradicional que tenían las mujeres en materia de semillas, cultivo y comercio, expuso a millones de mujeres que desempeñaban trabajos agrícolas a pesticidas y herbicidas que perjudicaban su salud y la de sus hijos, e iba en contra de sus intereses económicos al aumentar la importancia del dinero en efectivo en los hogares agrícolas a expensas de las transacciones no monetarias.</p> <p>En la mayoría de las culturas, el dinero en efectivo es habitualmente feudo de los hombres. La necesidad de dinero en efectivo crea una necesidad de crédito y, por tanto, de garantía, por lo que la propiedad de los activos de producción, como la tierra, cobra importancia. De nuevo, es mucho más probable que sean los hombres quienes posean estos activos.</p> <p>Los países y fundaciones donantes ha reconocido recientemente la desigualdad a la que se enfrentan las mujeres en materia de agricultura. La crisis de los precios de los alimentos de los años 2007 y 2008 parece haber centrado la atención de los donantes, que ahora prometen actuar donde antes no lo hicieron. Un aumento de la asistencia a las mujeres agricultoras podría mejorar mucho la capacidad de las mujeres para participar y beneficiarse del comercio e inversiones internacionales.</p> <h3><em>"Raramente los donantes mencionan los derechos de las mujeres o  la importancia de la inversión en las mujeres por el propio bien de las mujeres.</em>"</h3> <p>Sin embargo, gran parte de la motivación es abiertamente instrumental, y su justificación se basa en que invertir en las mujeres conducirá a unos niveles de crecimiento más rápidos y un mayor rendimiento de la producción agrícola total. Raramente los donantes mencionan los derechos de las mujeres o  la importancia de la inversión en las mujeres por el propio bien de las mujeres. Si los donantes sólo se preocupan por hacer crecer la productividad agrícola, no lograrán reducir la desigualdad de género, e incluso podrían aumentarla, tal y como ocurrió durante la Revolución Verde.</p> <p>Los donantes deben formar parte de una amplia estrategia agrícola que aborde, de manera deliberada, las necesidades y los intereses de las mujeres a varios niveles. Para que las mujeres alcancen el éxito como productoras y comerciantes, los gobiernos deben liberarlas del tiempo que emplean en cuidados reproductivos, invirtiendo en el cuidado de niños y ancianos y en fuentes de energía no contaminante que sean asequibles y accesibles. Las mujeres necesitan tener control sobre su fecundidad. Los gobiernos deben invertir en caminos seguros y redes de comunicación decentes, no sólo para facilitar que las mercancías lleguen al mercado, sino para que las mujeres puedan desplazarse con seguridad. Es necesario que las niñas reciban educación, y toda la familia necesita tener acceso a un servicio de salud asequible y de calidad.</p> <p>Asimismo, las mujeres requieren protección jurídica para que puedan beneficiarse de las nuevas oportunidades económicas. Es necesario que la ley garantice el derecho de las mujeres a la misma remuneración por el mismo trabajo. Deben ser capaces de defender sus reivindicaciones sobre los activos de producción, con el apoyo de leyes de sucesión y de matrimonio que sean igualitarias.</p> <h3><em>"Para participar en el plano económico, las mujeres necesitan tener una voz política, tanto en sus comunidadescomo en los gobiernos municipales, estatales y nacionales.</em>"</h3> <p>A su vez, para participar en el plano económico, las mujeres necesitan tener una voz política, tanto en sus comunidades como en los gobiernos municipales, estatales y nacionales.</p> <p>Los gobiernos (y los donantes) necesitan aplicar una discriminación positiva. Los reglamentos sobre contratación pública deberían insistir en que las compañías que reciban financiación pública tengan políticas explícitas para promover los derechos de las mujeres. Esto podría incluir un compromiso fehaciente de trabajar con mujeres productoras y cooperativas de mujeres, de comprar un mínimo de insumos procedentes de mujeres, o trabajar con un número mínimo de mujeres procesadoras o comerciantes. Por su parte, los inversores extranjeros también deberían ser obligados a demostrar cómo sus inversiones proporcionarían oportunidades significativas a las mujeres.</p> <p>Para que las mujeres puedan beneficiarse de las inversiones y el comercio, los gobiernos han de replantearse en primer lugar qué se entiende por beneficio. ¿Es suficiente un aumento del PIB o un incremento de los intercambios comerciales? La respuesta es no. Los gobiernos deben ir más allá y buscar beneficios tales como mejores salarios en los sectores peor remunerados, o más oportunidades de empleo para las mujeres.</p> <p>Para aplicar esta discriminación positiva, los gobiernos necesitan más información. Los datos desglosados por género continúan siendo poco comunes. Nuevos índices, tales como el <a href="http://www.socialwatch.org/es/taxonomy/term/527" rel="nofollow"><strong>Índice de Equidad de Género presentado por Social Watch</strong></a>, pueden iluminar la realidad de las mujeres: el valor económico del papel reproductivo de las mujeres en el hogar, diferencias de género en el acceso al mercado laboral y las condiciones laborales, nivel de educación, acceso al crédito y financiación y acceso a los anticonceptivos y a la planificación familiar, entre otros.</p> <p>Existen numerosas buenas razones para buscar la sencillez en los acuerdos internacionales de inversión y comercio. La no discriminación posee esta cualidad. No obstante, fracasa a la hora de responder a la gran necesidad de normas multilaterales que reduzcan las desigualdades y protejan y promueven los derechos humanos, incluyendo los derechos de las mujeres.</p> <p>Ha llegado el momento de que los negociadores de tratados comerciales comiencen a discriminar.</p> <p>Lee el ensayo: <a href="http://blogs.oxfam.org/sites/blogs.oxfam.org/files/Sophia-Murphy_Discusion-virtual-de-Oxfam.pdf"><strong>Las virtudes de la discriminación</strong></a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Día 8: Las virtudes de la discriminación</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/virtues-of-discrimination" title="Day 8: On the Virtues of Discrimination" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_fr last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/les-vertus-de-la-discrimination" title="Jour 8: Les vertus de la discrimination" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Wed, 28 Nov 2012 00:00:01 +0000 Sophia Murphy 10077 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/node/10077#comments Day 8: On the Virtues of Discrimination http://l.blogs.oxfam/fr/node/10076 <div class="field field-name-body"><p><em><strong>All things being equal, countries benefit from more open trade. But all things are not equal. For women, the context is almost always one of inequality. To protect and advance women’s rights, it’s time for trade negotiators to start discriminating.</strong></em></p> <p>By <a href="http://blogs.oxfam.org/en/user/profile/sophia-murphy"><strong>Sophia Murphy</strong></a>, senior advisor to the Institute for Agriculture and Trade Policy</p> <p>Non-discrimination has been one of the core principles of the multilateral trading system since 1947. It means that if two countries are <a href="http://www.wto.org/" rel="nofollow"><strong>World Trade Organization</strong></a> (WTO) members and agree to trade with one another on a given set of terms, they must offer those same terms to every other WTO member.</p> <p>As far as it goes, it’s a good principle. All things equal, all countries benefit from more open trade, and the more a country opens its borders, the more wealth its economy generates.</p> <h3><em>"All things are not equal—and who knows that better than women?"</em></h3> <p>But here’s the rub: all things are not equal—and who knows that better than women? The world is not a blank slate, created anew each time a trade agreement is signed. The context in which a trade agreement comes into force does not just matter; it is more or less the whole story. For most women just about everywhere, the context is one of cultural, political and economic inequality.</p> <p>International trade and investment in agriculture has created new sectors in which women dominate the workforce. <a href="http://www.intracen.org/uploadedFiles/intracenorg/Content/About_ITC/Where_are_we_working/Multi-country_programmes/Women_and_trade/women%20in%20trade%20-%20can%20they%20lead%20the%20way%20out%20of%20the%20global%20financial%20crisis.pdf" rel="nofollow"><strong>For example</strong></a>, 80 per cent of workers in Uganda’s cut-flower industry are women, as are 80 per cent of the workers in Thailand’s production and packaging of fruit for export. Important questions remain about the quality of these jobs, but there is no doubt that international trade and investment has created new opportunities for women, many of them trapped by economic dependence in their traditional cultures and glad to have the chance to earn an independent living.</p> <p>Women farmers I met from Burkina Faso in 2006 made a joke of it: “If you come to see our fields, we’ll have to invent a cover story. Should the men see a European interested, they might find out how much money our cut flowers sell for, and then they’ll take over.”</p> <p>Yet women are at a disadvantage to men in the face of globalization.</p> <p>The liberalization of global trade and the deregulation of international investments have tended to favour those with more cash (usually men), more education (usually men), and control of productive assets (men, again). And they have tended to disfavour people with greater responsibility for dependents (usually women), with few or no productive assets (more often women), and those without legal or political protections (again, women).</p> <p>The new opportunities women have found through globalization tend to be in sectors where barriers to entry, and thus returns, are low.</p> <h3><em>"The assumption that all things are equal exacerbates existing inequalities."</em></h3> <p>You could say the dominant model of global trade and investment produces discriminatory results through its failure to discriminate. The assumption that all things are equal exacerbates existing inequalities.</p> <p>The Green Revolution that swept Asian and Latin American agriculture in the 1960s and 1970s illustrates the problem. The technologies introduced by the Green Revolution worked best for farmers with relatively larger land holdings, greater capital reserves and a higher educational base (far more men than women). By and large, the scientists and extension workers involved in the Green Revolution (again, most of them men) were blind to the contribution that women made to agriculture, reflecting the inherent sexism of their education and culture.</p> <p>In consequence, the Green Revolution tended to marginalize women in agriculture. It ignored women’s traditional knowledge of seeds, cultivation and marketing; it exposed the millions of women who worked as agricultural labourers to pesticides and herbicides that damaged their health and that of their children; and it worked against their economic interests by increasing the importance of cash in the agricultural household at the expense of non-cash transactions.</p> <p>In most cultures, cash is predominantly a male not a female realm. The need for cash creates a need for credit and therefore for collateral—which means ownership of productive assets, such as land, becomes important. Again, men are much more likely to own these assets.</p> <p>The donor community has recently acknowledged the fact of women’s inequality in agriculture. The 2007–2008 food price crisis seems to have focused donors’ attention, and they are now promising to make good on their neglect. Increased aid to women farmers could do a lot to improve women’s ability to engage in and benefit from international trade and investment.</p> <h3><em>"Rarely do donors talk about women’s rights, or the importance of investment in women for women’s sake.</em>"</h3> <p>Yet much of the motivation is openly instrumental, justified on the grounds that investment in women will lead to faster growth levels and higher total agricultural output. Rarely do donors talk about women’s rights, or the importance of investment in women for women’s sake. If donors only look to raise agricultural productivity, they will fail to reduce gender-based inequity. They may even exacerbate it, as happened during the Green Revolution.</p> <p>Donors need to be part of a comprehensive agricultural strategy that is deliberate about addressing women’s needs and interests at many levels. For women to succeed as producers and as traders, governments need to free women from the time they spend on reproductive care by investing in child and elder care and in affordable, accessible and clean energy. Women need to have control of their fertility. Governments have to invest in secure roads and decent communication networks, not only to allow goods to get to market, but for women to be able to move around in safety. Girls need to be educated; the whole household needs access to affordable, good quality healthcare.</p> <p>Women need legal protection, too, to be able to benefit from new economic opportunities. Women need the legal right to equal pay for equal work. They need to be able to protect their claims to productive assets, not least with the support of equitable inheritance and marriage laws.</p> <p>And to engage economically, women need a political voice—in their communities, and in municipal, state and national government.</p> <p>Governments (and donors) need to exercise discrimination. Public procurement rules should insist the companies receiving public funding have explicit policies to promote women’s rights. This might include a demonstrated commitment to working with women producers and women’s co-operatives, sourcing a minimum amount of product from women, or working with a minimum number of women processors or traders. Foreign investors, too, should have to demonstrate how their investments would provide meaningful opportunities for women.</p> <p>If women are to benefit from trade and investment, governments have to redefine what counts as a benefit in the first place. Is a rise in GDP or an increase in trade flows enough? No. Governments need to be more discriminating, looking for benefits such as better wages in the poorest paid sectors, or greater employment opportunities for women.</p> <p>To discriminate, governments need more information. Gender-disaggregated data remains all too rare. New indices, such as <a href="http://www.socialwatch.org/taxonomy/term/527" rel="nofollow"><strong>Social Watch’s Gender Equity Index</strong></a>, can shed light on women’s reality: the economic value of women’s reproductive work in the household; gender differences in access to and conditions of employment, levels of education, access to credit and finance, access to contraception and family planning; and more.</p> <p>There are many good reasons to aim for simplicity in international trade and investment agreements. Non-discrimination has the virtue of simplicity. But it fails to satisfy the larger need for multilateral rules that reduce inequalities and protect and promote human rights, including women’s rights.</p> <p>It’s time for trade negotiators to start discriminating. </p> <p>Download: <a href="http://blogs.oxfam.org/sites/blogs.oxfam.org/files/Sophia-Murphy_Oxfam-online-discussion.pdf"><strong>On the Virtues of Discrimination</strong></a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Day 8: On the Virtues of Discrimination</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/las-virtudes-de-la-discriminaci%C3%B3n" title="Día 8: Las virtudes de la discriminación" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_fr last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/les-vertus-de-la-discrimination" title="Jour 8: Les vertus de la discrimination" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Wed, 28 Nov 2012 00:00:01 +0000 Sophia Murphy 10076 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/node/10076#comments