Oxfam International Blogs - inégalité http://l.blogs.oxfam/fr/tags/in%C3%A9galit%C3%A9 fr Face aux inégalités, les citoyennes et citoyens exigent des mesures concrètes : rejoignons-les ! http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-10-29-face-aux-in%C3%A9galit%C3%A9s-les-citoyennes-et-citoyens-exigent-des-mesures-concr%C3%A8tes <div class="field field-name-body"><p>Au cours de l’année écoulée, un consensus écrasant s’est dégagé sur les dangers des inégalités économiques extrêmes qui se creusent. <strong>Le fossé entre riches et pauvres n’a jamais été aussi grand. </strong></p> <p>En laissant les inégalités continuer de se creuser, non seulement nous risquons de condamner des milliards de personnes à la pauvreté et à l’exclusion, mais nous compromettons aussi la <a href="http://www.kateraworth.com/2014/10/16/doughnut-inequality/" rel="nofollow"><strong>stabilité</strong></a> et la cohésion de nos sociétés, voire même la viabilité de la planète toute entière. Une chose est claire : les inégalités extrêmes que nous connaissons aujourd’hui menacent de retarder la lutte contre la pauvreté de plusieurs dizaines d’années.</p> <p>En janvier de cette année, notre annonce que les <a href="http://www.oxfam.org/fr/rapports/en-finir-avec-les-inegalites-extremes" rel="nofollow"><strong>85 personnes les plus riches du monde</strong></a> possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale a frappé les esprits et a fait l’actualité à travers le monde. La richesse globale de cette petite minorité a augmenté de 668 millions de dollars par jour entre 2013 et 2014. Cela équivaut à un gain de près d’un demi-million de dollars toutes les minutes.</p> <p>Partout dans le monde, des citoyennes et citoyens exigent des mesures concrètes pour réduire les inégalités. Nous nous associons à eux et leur apportons notre soutien. Aujourd’hui Oxfam lance une nouvelle campagne : « <a href="http://www.oxfam.org/fr/rapports/egalite-il-est-temps-de-mettre-fin-aux-inegalites-extremes" rel="nofollow"><strong>À égalité ! Il est temps de mettre fin aux inégalités extrêmes</strong></a> ». Nous souhaitons que cette campagne réveille toutes les consciences : les États, les entreprises et les citoyennes et citoyens doivent agir dès à présent pour changer la donne. </p> <p>Des personnalités aussi diverses que sa Sainteté <strong>le Pape François</strong>, <strong>la directrice du FMI Christine Lagarde</strong> et <strong>le président Obama</strong> ont fait état du besoin de changement. Maintenant que l’existence du problème est reconnue, il nous faut un plan d’action commun pour apporter des solutions.</p> <p>Par notre campagne, nous cherchons à montrer que les inégalités ne sont pas une fatalité, mais le résultat de choix, et donc que des choix différents peuvent inverser la tendance.</p> <h3>Alors, comment pouvons-nous enrayer la montée des inégalités entre riches et pauvres ?</h3> <ul><li><strong>Il faut réformer la fiscalité dans les plus brefs délais.</strong> Que ce soit sur le plan national ou international, des personnes ou des entreprises, la charge fiscale doit se répartir équitablement afin que les personnes qui ont plus de moyens contribuent davantage. Il faut mettre un terme à la fragmentation des réglementations internationales et supprimer les échappatoires fiscales, qui profitent aux contribuables se soustrayant à leur obligation civique tout en laissant les plus démunis payer la note. Les politiques d’imposition progressive constituent un mécanisme de redistribution plus efficace pour réduire le fossé entre riches et pauvres.  </li> <li><strong>Nous devons égaliser les chances en investissant en faveur de services publics gratuits et universels</strong>, notamment la santé, l’éducation et la protection sociale. De telles mesures peuvent atténuer les effets les plus néfastes de l’actuelle répartition biaisée des revenus et des richesses, mais aussi donner les moyens à une majorité de citoyennes et citoyens instruits et en bonne santé d’accroître leurs chances de réussir dans la vie. </li> <li><strong>Le travail doit être rémunéré à sa juste valeur.</strong> Pour réduire les inégalités, nous devons commencer par assurer que le travail est rémunérateur, en garantissant un salaire suffisant pour vivre, des conditions de travail décentes et la protection des droits syndicaux.  </li> <li><strong>Nous devons nous opposer aux inégalités en aidant les citoyennes et citoyens à faire valoir leurs droits</strong> et à demander des comptes à leurs responsables politiques. Lorsque les plus riches utilisent le pouvoir et l’influence que leur confère leur poids financier pour infléchir les lois et les choix politiques en leur faveur, la démocratie est mise à mal. Nous devons changer les règles et les systèmes qui ont conduit à l’explosion des inégalités ; le souci premier des États doit être de répondre aux besoins de leur population, sans être indûment influencés par l’opulence. </li> </ul><p><strong>Kofi Annan</strong>, <strong>Graça Machel</strong>, <strong>Joseph Stiglitz</strong> et de nombreuses autres personnalités nous ont déjà fait l’honneur de soutenir notre appel à l’action. Je vous invite à nous rejoindre. Ensemble, mettons fin aux inégalités extrêmes. <strong>Ensemble, <a href="http://www.oxfam.org/fr/campagnes/egalite" rel="nofollow">À égalité !</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Face aux inégalités, les citoyennes et citoyens exigent des mesures concrètes : rejoignons-les !</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-10-29-people-are-demanding-action-inequality-we-are-joining-them" title="People are demanding action on inequality: We are joining them" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-10-29-la-gente-pide-que-se-act%C3%BAe-ante-la-desigualdad-nos-sumamos" title="La gente pide que se actúe ante la desigualdad: nos sumamos" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Wed, 29 Oct 2014 16:20:02 +0000 Winnie Byanyima 23186 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-10-29-face-aux-in%C3%A9galit%C3%A9s-les-citoyennes-et-citoyens-exigent-des-mesures-concr%C3%A8tes#comments Unis pour demander le changement : un Blog Action Day sur l'inégalité http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-10-27-unis-pour-demander-le-changement-un-blog-action-day-sur-linegalite <div class="field field-name-body"><p>Parler avec comme fil conducteur<br />l’inégalité, pour la justice<br />d’une seule voix, ensemble,<br />tous unis<br />pour demander le changement<br />pour notre planète<br /><br />Parler d’un message<br />pour un jour au moins, ensemble<br />en se souvenant de la planète<br />que nous habitons<br />partageant une vision, un espoir<br />pour un meilleur lendemain<br /><br />Parler de vive voix, maintenant, ensemble,<br />avant de perdre encore plus<br />agir et écrire<br />pour que personne n’oublie<br />de tous, nous avons besoin,<br />et de l’engagement de chacun,<br />pour notre planète, pour nous tous<br /><br />- Raymond Foss,<br /><br /><img alt="Raymond Foss, poète" src="http://blogs.oxfam.org/sites/default/files/raymond-foss-200.jpg" style="float: right;" title="Raymond Foss, poète" height="201" width="200" /><em>Raymond Foss, poète, est marié et père de trois filles, </em><br /><br /><em>Il s’agit d’un article d’un bloggeur invité, publié au nom d’un des trois gagnants de notre <a href="http://www.oxfam.org/fr/action/parlons-des-inegalites-participez-au-blog-action-day-2014"><strong>concours de la Journée d’action des blogs</strong></a>. Les vues exprimées sont celles de l'auteur et ne représentent pas nécessairement les opinions d'Oxfam. <a href="http://blogactionday.org/2014/07/29/oxfam-joins-blog-action-day-as-2014-key-partner/#.VE64xmdNa1h" target="_blank"><strong>Au cours de cette Journée d’action des blogs</strong></a> qui a eu lieu le 16 octobre,  plus de 1,700 bloggeurs de plus 115 pays ont participé à une discussion mondiale sur l’inégalité.</em></p> </div><div class="field field-name-title"><h2>Unis pour demander le changement : un Blog Action Day sur l&#039;inégalité</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-10-27-unidos-para-el-cambio-un-poema-sobre-la-desigualdad-gana-el-blog-action-day" title="Unidos para el cambio - un poema sobre la desigualdad gana el Blog Action Day" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-10-27-united-change-blog-action-day-poem-inequality" title="United for Change - a Blog Action Day poem on inequality" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Mon, 27 Oct 2014 21:40:40 +0000 Karina Brisby 23072 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-10-27-unis-pour-demander-le-changement-un-blog-action-day-sur-linegalite#comments En finir avec les inégalités extrêmes, menaces pour la démocratie http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-01-23-finir-inegalites-extremes-menaces-democratie <div class="field field-name-body"><p><strong>En passe de sortir de la crise financière, l’économie mondiale reprend du poil de la bête. Pourtant, la majeure partie de la population mondiale reste privée des chances de s’épanouir et de connaître la prospérité, tandis qu’au contraire, une petite élite accapare l’essentiel des bénéfices de la croissance. Nous vivons dans un monde où les 85 plus grandes fortunes possèdent autant que la moitié de la population mondiale.</strong></p> <p>Aux États-Unis, la part des revenus des 1 % les plus riches n’avait plus augmenté si rapidement depuis les années 1920 et la Grande dépression. En Inde, le nombre de milliardaires a décuplé au cours des dix dernières années. En Europe, les plus pauvres font les frais des politiques d’austérité, tandis que les sauvetages des banques profitent à des actionnaires fortunés. Malgré l’essor du secteur des ressources naturelles en Afrique, au cours des dix dernières années, la majorité de la population africaine peine encore à accéder à l’alimentation, à l’eau potable et aux soins de santé.</p> <h3>Une préoccupation majeure au niveau international</h3> <p>Le problème des inégalités est désormais passé au premier rang des préoccupations internationales. Le président Barack Obama en a fait une priorité pour l’Administration américaine en 2014. Selon le FMI, dans trop de pays, trop peu de gens profitent des bienfaits de la croissance. Le Forum économique mondial, qui se tient cette semaine à Davos, a relevé que les inégalités économiques représentent un risque majeur pour le progrès de l’humanité, qu’elles compromettent la stabilité sociale et menacent la sécurité dans le monde.</p> <p>Il est déjà largement reconnu que, non contentes d’être discutables sur le plan moral, les concentrations extrêmes de richesses freinent la croissance économique à long terme et compliquent les efforts de réduction de la pauvreté. Il faut à présent ouvrir les yeux sur le danger que représentent les inégalités extrêmes de revenus, car elles menacent aussi de saper la gouvernance démocratique.</p> <h3>Accaparement du pouvoir politique au profit des plus riches</h3> <p>Depuis 70 ans, Oxfam lutte contre la pauvreté et les injustices dans plus de 90 pays. Nous avons vu comment les plus riches peuvent accaparer le pouvoir politique au détriment du reste de la société. Une concentration massive des ressources est une grave entrave à l’inclusivité des systèmes politiques et économiques.</p> <p>Dans les pays riches comme dans les pays pauvres, les taux d’imposition les plus faibles, les meilleurs services de santé et d’éducation et la possibilité d’exercer une influence sont de plus en plus souvent accordés non seulement aux personnes fortunées mais aussi à leurs enfants. Sans une action concertée pour réduire les inégalités, les privilèges et les désavantages se transmettront de génération en génération, et l’égalité des chances ne sera plus qu’un mirage.</p> <h3>Les inégalités ne sont pas une fatalité : elles peuvent être réduites</h3> <p>Mais les inégalités extrêmes ne sont pas une fatalité et nous pouvons y remédier rapidement. Plusieurs exemples le montrent clairement. Pendant les Trente Glorieuses, les États-Unis et l’Europe ont réduit les inégalités tout en connaissant croissance et prospérité. La récente loi sur la gestion des revenus pétroliers au Ghana est un bon exemple de la façon dont une réglementation ciblée peut favoriser une prospérité partagée. L’Amérique latine a considérablement réduit les inégalités ces dix dernières années grâce à une fiscalité progressive et en promouvant les services publics, la protection sociale et le travail décent. La clé de ces progrès réside dans des politiques populaires représentant la majorité, au lieu de privilégier une infime minorité.</p> <p>Les États doivent sévèrement réprimer le secret financier qui permet de cacher des milliers de milliards de dollars dans les paradis fiscaux. Ils doivent investir davantage dans un accès universel à l’éducation et à la santé. Ils doivent unir leurs efforts pour poursuivre un objectif commun : en finir avec les inégalités extrêmes partout dans le monde. Pour leur part, les membres de l’élite économique doivent s’abstenir d’utiliser leur fortune pour obtenir des faveurs politiques allant à l’encontre de la volonté démocratique de leurs concitoyennes et concitoyens. Il convient de les obliger à déclarer toutes les participations financières qu’ils détiennent dans des entreprises et à assurer des emplois et des salaires décents dans celles-ci.</p> <p><strong>Ensemble, pour le bénéfice de toutes et tous, nous devons renverser cette tendance dangereuse qui menace d’anéantir les avancées conquises de haute lutte contre la pauvreté et les injustices.</strong></p> <p><em>Winnie Byanyima est la directrice générale d’Oxfam International. Elle assiste actuellement au Forum économique mondial à Davos.</em></p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Rapport d'Oxfam : <a href="http://www.oxfam.org/fr/policy/finir-inegalites-extremes" rel="nofollow">En finir avec les inégalités extrêmes : confiscation politique et inégalités économiques </a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>En finir avec les inégalités extrêmes, menaces pour la démocratie</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-01-23-debemos-acabar-con-la-desigualdad-extrema-la-gran-amenaza-para-el-progreso-humano" title="Gobernar para las élites: desigualdad y amenaza para la democracia" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-01-22-working-few-inequality-and-threat-democracy" title="Working for the Few: Inequality and the threat to democracy " class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Thu, 23 Jan 2014 00:00:00 +0000 Winnie Byanyima 10580 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-01-23-finir-inegalites-extremes-menaces-democratie#comments Participation des femmes en politique en Haïti : les multiples raisons d'un combat http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-01-13-participation-femmes-politique-haiti-multiples-raisons-combat <div class="field field-name-body"><p><strong>« Pourquoi...? Pourquoi mener cette bataille douloureuse si au bout du tunnel on constatera qu'il n'y aucun changement véritable que je pourrai apporter dans la vie de mes concitoyens ? »</strong></p> <p>Telle fut l’épineuse question qui m’a été adressée par une femme leader, au cours d’une séance d’analyse des relations de pouvoir dans la commune d’Ouanaminthe, Nord-est d’Haïti. Elles étaient plus d’une cinquantaine de femmes qui ont décidé de participer ou qui participaient déjà dans les espaces de pouvoir et décisionnels dans leur communauté. Dans cette zone du pays, les gens « avaient la politique dans le sang » et les femmes leaders avaient résolu de ne pas seulement faciliter l’accès au pouvoir politique à d’autres, mais de se présenter elles-mêmes en tant que candidates à des postes électifs. Au cours des dernières élections en 2010, des dizaines d’entre elles s’étaient présentées en tant que candidates à différents niveaux.</p> <h3>Une longue liste d'obstacles</h3> <p>En effet pour Michelle, il s’agissait de comprendre et d’identifier la source de son pouvoir en tant que femme dans <strong>une société patriarcale et machiste</strong> ; en tant que femme de province dans ce <strong>système politique où le pouvoir est fortement centralisé</strong> ; en tant que citoyenne honnête dans un<strong> environnement politique corrompu et opaque</strong> ; en tant que femme à revenu modeste alors que le pouvoir politique s’obtenait par l’<strong>achat des votes</strong> ; et en tant qu’Haïtienne dans un pays où les grandes orientations politiques et économiques semblent (sont) <strong>dictées de l’extérieur</strong> ; et la liste des obstacles serait longue, très longue.</p> <p>Michelle milite au sein d’une organisation de base dans la commune de Carice, toujours dans le Nord-est. Une organisation qui travaille avec les leaders politiques et communautaires pour donner leur zone de plan de développement participatif, qui valorise les ressources locales et qui prend en compte les besoins des femmes et des jeunes. Apres avoir été membre du directoire de son organisation, Michelle a été élue en 2006 membre du Conseil d’administration de sa Section communale. Position politique qu’elle occupe actuellement en plus de ses multiples responsabilités familiales et économiques.</p> <h3>Les femmes en politique, une perte de temps ?</h3> <p>Une cinquantaine de cœurs passionnés guettaient ma réponse. Pendant deux secondes, je fus prise de panique... Et si s’impliquer dans la politique était une perte de temps pour les femmes en Haïti ? En tant qu’animatrice je pouvais accompagner l’analyse de l’environnement politique, aider à prioriser le quoi faire et identifier comment s’impliquer... Mais la réponse à cette <strong>question fondamentale « pourquoi, malgré tout »</strong> honnêtement n’était pas à ma portée et ces femmes leaders le savaient. Mon hésitation fut récompensée, car les minutes qui suivirent me firent comprendre que cette réponse est et devait être la leur.</p> <p><strong>« C’est ce qu’ils veulent nous entendre dire</strong>, reprend une jeune fille, que nous avons des choses plus nobles et plus constructives à faire en tant que femmes ; que nos enfants ont besoin de notre temps ; que nos parents vieillis ont besoin de la douceur de nos soins ; que les malades ont besoin de notre présence et de nos réconforts ; mais qu’en sera-t-il si au bout du tunnel nous femmes et jeunes nous constatons que nous avons passé à côté de l’essence de notre responsabilité en tant que citoyenne...? »</p> <h3>Un combat à mener, parce que...</h3> <ul><li><strong>« Parce que nous existons et avons le droit de travailler pour un avenir meilleur</strong> pour les autres mais aussi pour nous-mêmes », renchérit une autre.</li> <li><strong>« Parce que nous sommes des citoyennes</strong> comme tout le monde et le résultat de notre absence n’est pas si satisfaisant jusqu'à présent. Ceux qui sont au pouvoir ne sont point meilleurs que nous. »</li> <li><strong>« Parce que nous devons prouver que nous existons. »</strong></li> <li><strong>« Parce que nous sommes l’alternative. »</strong></li> <li><strong>« Parce que nous avons des potentialités</strong> comme les autres, et notre communauté a besoin de nous. »</li> <li><strong>« Nous sommes déjà des femmes au pouvoir</strong> car, pour être ici, pour militer dans les organisations nous avons combattu et traversé beaucoup d’obstacles. Notre partition nous la jouons déjà, malgré tout... »</li> </ul><p>Alors que les réponses fusaient, je me rendis compte encore une fois que <strong>la thèse répandue que les femmes ne veulent participer à la politique est un leurre</strong>. Tout ce qu’elles réclament, c’est l’espace nécessaire à l’exercice de leur leadership ; c’est avoir un environnement qui les encourage à entretenir leur confiance en elle ; c’est la possibilité d’avoir la certitude qu’elles peuvent et pourront catalyser une changement profond pour elles-mêmes et leur communauté.</p> <h3>Leadership et solidarité au lendemain du séisme</h3> <p>Cet échange entre les femmes sur leur pouvoir est représentatif du désarroi des Haïtiens et des Haïtiennes face au rôle qu’ils et elles pouvaient jouer au lendemain de la catastrophe du 12 janvier 2010. Alors que la situation semblait chaotique et les issues sombres, <strong>les femmes et les hommes en Haïti ont fait montre d’une grande capacité de leadership</strong>, en organisant eux-mêmes les premiers secours, les premiers gestes de solidarité.</p> <p>Cet élan d’implication quoique épars au début se transforma en une<strong> responsabilisation politique et citoyenne</strong> plus profonde. En effet, plusieurs centaines de regroupement de citoyens et citoyennes ont été recensés à l’époque, convaincus de pouvoir contribuer à une reconstruction véritable et équitable en Haïti.</p> <h3>Des citoyens et citoyennes responsables et actif-ve-s</h3> <p>Au début de 2013, alors que l’aide externe diminuait, les impacts les plus palpables de l’accompagnement d’Oxfam demeurent </p> <ul><li>des groupements de base renforcés (<em>empowered</em>) qui continuent à réclamer le <strong>droit à des logements décents</strong> ; </li> <li>des femmes organisées pour défendre leur <strong>droit à la participation</strong>, qui participent aux efforts de <strong>préparation</strong> de leur communauté face à d’éventuels désastres naturels ; </li> <li>des jeunes hommes et femmes investies dans <strong>lutte contre la violence faite aux femmes</strong> et l’émergence d’un environnement sécuritaire pour les femmes et les filles. Ceux et celles-ci ont su préservé « leur raison » et « leur foi » en leur capacité de provoquer ce changement durable que tous veulent voir en Haïti.</li> </ul><p><strong>Encourager une citoyenneté responsable et active en Haïti</strong>, revient à investir pour un système de gouvernance inclusive et transparente, fondé sur le respect du droit fondamental des hommes et des femmes de façonner leur futur, individuel et collectif.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/haiti-seisme" rel="nofollow">Séisme en Haïti : quatre ans après</a></strong></p> <p><strong><a href="/fr/blogs/14-01-11-agriculture-piece-motrice-reconstruction-developpement-haiti" rel="nofollow">L’agriculture, une pièce motrice pour la reconstruction et le développement d’Haïti post-séisme </a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Participation des femmes en politique en Haïti : les multiples raisons d&#039;un combat</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-01-16-womens-participation-politics-haiti-many-reasons-struggle" title="Women&#039;s participation in politics in Haiti: many reasons for the struggle" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Mon, 13 Jan 2014 10:31:01 +0000 Marie Soudnie 10573 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-01-13-participation-femmes-politique-haiti-multiples-raisons-combat#comments D'Amérique Latine, d'Afrique et d'Espagne, des femmes qui changent le monde http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/13-10-18-amerique-latine-afrique-espagne-femmes-changent-monde <div class="field field-name-body"><p><strong>Du 10 au 12 Octobre 2013, a eu lieu à Madrid, en Espagne, une rencontre de femmes activistes défenseurs des droits des femmes.</strong></p> <p>Venues d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Espagne, ces femmes ont en commun d’agir chacune dans son milieu pour transformer le monde. Oxfam Intermón (Espagne) a pris l’initiative dans le cadre de son projet « <strong><a href="http://www.oxfamintermon.org/es/que-hacemos/proyectos/avanzadoras" target="_blank" title="Avanza con ellas. Transforma el mundo." rel="nofollow">Avanzadoras</a></strong> » et de la campagne <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons" target="_blank" rel="nofollow">CULTIVONS</a></strong>, de réunir ces femmes afin de créer un cadre d’échanges d’expériences et d’apprentissage mutuels, de tisser des liens qui facilitent la mise en réseau, d’assurer par la même occasion la visibilité de la situation de ces « <em>avanceuses</em> », c'est-à-dire ces femmes rurales qui luttent pour leurs droits, notamment, les droits à l’alimentation, à la terre et aux autres ressources de production, ainsi qu'à la prise de décision.</p> <h3>Un combat commun contre les injustices</h3> <p>Dans une ambiance des plus conviviales, les participantes ont communiqué et se sont raconté leurs luttes respectives pour accéder à la terre et aux autres droits économiques et sociaux, dans des contextes différents mais ayant tous en commun l’exclusion des femmes, des inégalités et injustices. Les débats ont permis d’analyser toutes ces réalités faites d’inégalité et d’injustices qui affectent les communautés mais plus particulièrement les femmes.</p> <p>Ainsi, <strong>en Amérique Latine</strong>, c’est l’industrie extractive qui s’accapare des terres et ressources naturelles dans de nombreux pays, provoquant des déplacements de populations entières. Le contexte de conflits armés vient parfois exacerber les difficultés.</p> <p><strong>En Afrique</strong>, les coutumes et les religions privent traditionnellement les femmes de l’accès à la terre, mais le continent commence à être affecté également par le phénomène d’accaparement des terres dont sont essentiellement responsables l’agrobusiness et l’industrie extractive dans certaines parties du continent.</p> <p>Des questions aussi cruciales que les relations entre femmes rurales et urbaines, les alliances entre femmes, l’incidence des politiques de développement rural sur les femmes et l’autonomisation des femmes ont fait l’objet de débats approfondis en petits groupes.</p> <h3>Des stratégies adaptées au contexte</h3> <p>Face à ces réalités, les femmes adoptent des stratégies de lutte variées et adaptées à leur contexte. Les exemples ne manquent pas :</p> <ul><li><strong>L’organisation des travailleurs et travailleuses agricoles</strong> afin de défendre leurs droits permet de réelles avancées comme au Brésil avec le Contag (Confederacion Nacional de trabajadores y trabajadoras de la agricultura) qui représente 20 millions d’affiliés et est présidé par une femme, ou au Burkina où l’association des femmes étuveuses du village de Bagré comprend déjà 460 membres.</li> <li><strong>L’organisation en coopérative des femmes productrices</strong> de cacao en République Dominicaine a contribué à renforcer leur pouvoir économique et conséquemment leur capacité à améliorer leur cadre de vie, y compris l’infrastructure routière et les équipements collectifs de leur village.</li> <li><strong>La formation des femmes agricultrices sur leurs droits civils, politiques, économiques et sociaux</strong> par le Wildaf (Women in Law and Development in Africa) leur permet de mobiliser les autres femmes, les autorités traditionnelles et religieuses et les communautés villageoises du Burkina Faso, du Togo, du Ghana, du Bénin et du Libéria pour changer les coutumes inégalitaires en matière d’héritage et d’accès à la terre, assurer l’accès à des parcelles de terre dans des conditions pérennes par les femmes, influencer les lois et politiques agricoles et foncières en faveur des femmes, et participer davantage à la prise de décision au niveau des villages et au sein des organisations paysannes . Au Niger, grâce à l’utilisation du coran pour sensibiliser les femmes et les populations rurales, le Réseau des femmes pour la paix a démontré que c’est par une certaine interprétation du livre Saint que les femmes sont exclues de l’accès à la terre.</li> <li><strong>Le suivi budgétaire par les femmes rurales</strong>, sanctionné par un feu rouge, vert ou jaune, organisé au Mexique par Movimiento de Mujeres por la Igualdad, permet de s’assurer de l’intégration du genre au budget par les différents ministères. Au Burkina, les étuveuses de riz, informées du projet d’agrobusiness sur des centaines de milliers d’hectares de terre ont rapidement perçu le danger en matière de dépossession des villageois de leurs terres et ont mené un plaidoyer qui leur a permis d’obtenir quelques centaines d’hectares pour les femmes de l’association.</li> </ul><h3>Les obstacles restent nombreux</h3> <p>Les témoignages de résistance , de lutte et le courage des femmes qui obtiennent déjà des résultats en arrivant à transformer les situations d’injustices et d’inégalités, ne doivent hélas pas faire oublier les difficultés et les dangers qu’elles doivent affronter, ni le chemin qui reste à parcourir en vue d’un monde plus juste.</p> <ul><li>En Amérique Latine, elles sont parfois <strong>emprisonnées comme terroristes</strong>. </li> <li>Que ce soit là-bas ou en Afrique, elles doivent concilier leurs responsabilités d’activistes avec les obligations qui leur incombent en tant que mères et épouses et sont amenées à choisir dans des cas extrêmes, <strong>entre la poursuite de leur lutte et leur vie conjugale</strong>. </li> <li>En Amérique Latine comme en Afrique, le <strong>capitalisme</strong> représenté par les multinationales, les agrobusiness et les industries extractives a la peau dure et est souvent conforté par la <strong>dictature</strong> ou des régimes militaires. </li> <li>Le <strong>système patriarcal et les extrémismes religieux</strong> qui se renforcent mutuellement ne sont pas plus aisés à combattre et transformer, leurs racines et tentacules étant plus profondes et ramifiées qu’on ne le croie.</li> </ul><p>Face à l’âpreté de la lutte ces femmes qui œuvrent à transformer le monde en arrivent à oublier de prendre soin de leurs corps eux-aussi durement éprouvés.</p> <p><strong>Mais l’espoir réside véritablement dans la détermination</strong> de ces « <em>avanceuses</em> ». Ragaillardies par les moments d’intenses échanges, elles ont résolu de rester unies, de maintenir les échanges, de se renforcer continuellement et de poursuivre leur organisation, de développer davantage les liens entre femmes rurales et femmes urbaines, femmes du Sud et femmes du Nord, femmes de toutes conditions sociales. Elles se sont séparées en ayant chacune avec des mots très touchants et lourds de sens, pris l’engagement de poursuivre la lutte, quel qu’en soit le prix.</p> <p><strong>&gt;&gt; Retrouvez les principaux événements organisés dans le cadre de <a href="/fr/blogs/13-10-14-semaine-cultivons" rel="nofollow">la semaine CULTIVONS</a> à travers le monde &lt;&lt;</strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>D&#039;Amérique Latine, d&#039;Afrique et d&#039;Espagne, des femmes qui changent le monde</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/13-10-18-avanzadoras-de-todo-el-mundo-se-reunen-en-espana-para-dar-visibilidad-sus-problematicas-derechos" title="Mujeres activistas y defensoras de sus derechos de España, América Latina y África dan a conocer su lucha" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Fri, 18 Oct 2013 23:59:34 +0000 Kafui Adjamagbo-JOHNSON 10482 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/13-10-18-amerique-latine-afrique-espagne-femmes-changent-monde#comments Le parcours exceptionnel d'une agricultrice burkinabée rappelle les chefs d'Etats à leurs engagements de Maputo http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/13-09-10-parcours-exceptionnel-agricultrice-burkinabee-rappelle-chefs-etats-maputo <div class="field field-name-body"><p><strong>« La femme des arènes » est un film documentaire de Adama Sorgho qui dresse le portrait de sa mère Habibou Bagagnan, agricultrice, activiste et conseillère municipale.</strong></p> <p>Le film a été projeté dans le cadre du <strong><a href="http://festivalcinedroitlibre.blogspot.ch/" target="_blank" rel="nofollow">Festival Ciné Droit Libre</a></strong> au Burkina Faso en partenariat avec la campagne <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons" rel="nofollow">CULTIVONS</a></strong>. Habibou Bagagna, la « femme des arènes » a participé à un panel sur le <strong><a href="/fr/alimentation-et-genre" rel="nofollow">rôle des femmes rurales</a></strong> dans l’agriculture organisé par la campagne CULTIVONS.</p> <p></p> <p>En 2003, les Chefs d’Etat africains se sont engagés, via la <strong><a href="http://www.africa-union.org/Official_documents/Decisions_Declarations/Assembly%20final/Assembly%20-%20D%E9clarations%20Finales%20fr%20du%2029%2007%2003.pdf" target="_blank" rel="nofollow">Déclaration de Maputo</a></strong>, à accroître leurs investissements dans les domaines agricole et alimentaire à hauteur d’au moins 10% de leur budget national. L’objectif était de combler le déficit d’investissement dans un secteur essentiel pour la sécurité alimentaire des populations africaines. Les engagements pris par les chefs d’Etat en 2003 visaient à investir plus et mieux dans l’agriculture pour sortir du cycle de la faim, en ciblant notamment les femmes. </p> <h3>Dix ans après Maputo, quels investissements pour les agricultrices ?</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/video/2013/10-ans-apres-maputo-agriculture-afrique-10-pour-cent" target="_blank" rel="nofollow">Dix ans après les engagements de Maputo</a></strong>, il est difficile de voir dans quelles mesures les dépenses réalisées sont des investissements qui permettent de soutenir les femmes de façon spécifique. Rares sont les Etats en mesure de souligner comment les budgets nationaux dédiés à l’agriculture intègrent des ressources spécifiques pour répondre aux besoins des femmes. </p> <p>En Afrique de l’Ouest, les agricultrices contribuent pourtant à la production de 80% des denrées alimentaires de base. Bien qu’elles ne représentent que 8 % des propriétaires fonciers, les femmes ouest-africaines tirent entre 60 à 95 % de leurs revenus de l’agriculture.</p> <h3>Avec un minimum de soutiens, elles réalisent de véritables exploits </h3> Réduire les inégalités permettrait d'améliorer la sécurité alimentaire. Illustration : Stew <p>Dans le monde agricole,  <strong><a href="http://maputo10.ipar.sn/index.php?option=com_content&amp;view=category&amp;layout=blog&amp;id=7&amp;Itemid=13" target="_blank" title="10 réalités sur les inégalités entre les hommes et les femmes dans le monde agricole en Afrique de l'Ouest (document disponible en anglais et en français)" rel="nofollow">ces inégalités sont vécues au quotidien et freinent le potentiel économique</a></strong> des femmes en plus de limiter la productivité des exploitations familiales et le bien-être des communautés.</p> <p>Pourtant, partout où les femmes ont bénéficié d’un minimum de mesures de soutien – comme avoir un accès sécurisé aux terres qu’elles exploitent, accéder au crédit, accéder aux formations techniques, prendre la parole dans les instances de décisions relatives à la politique pour partager leur vision  - elles ont  réalisé de véritables exploits.</p> <h3>Une femme de tous les combats</h3> <p>Au Burkina Faso, Habibou Bagagna, 55 ans est un exemple type du rôle des femmes dans le monde rural. </p> <p>Mère de famille, activiste et fondatrice d’une dizaine d’associations féminines, conseillère municipale, Habibou est de tous les combats à Lagdwenda son village depuis 30 ans. Habibou n’a pas eu la chance d’aller à l’école, malgré ce handicap, elle représente son village au sein du conseil municipal et brave au quotidien les considérations sexistes et la concurrence des hommes au sein de l’arène politique.</p> <p>L’accès des femmes à la terre, l’engagement citoyen des femmes, la santé, l’entretien des infrastructures du village, le climat social entre agriculteurs et éleveurs sont entre autres combats que mène Habibou et qui sont résumés dans cet extrait du film. </p> <h3>L'heure du bilan... et de l'action !</h3> <p>A l’heure où <strong><a href="http://burkina24.com/news/2013/09/10-ans-apres-la-declaration-de-maputo-paysans-et-eleveurs-dafrique-de-lespoir-a-la-desillusion/" target="_blank" title=" Paysans et éleveurs d’Afrique, de l’espoir à la désillusion" rel="nofollow">des organisations paysannes font le bilan des engagements</a></strong> pris à Maputo d’investir plus dans l’agriculture, le parcours exceptionnel de Habibou, rappelle que les Etats africains doivent dédier dans leur budget des ressources financières suffisantes et spécifiques pour répondre aux besoins des femmes dans l’agriculture.</p> <p>Plus que nous inspirer, l’histoire de Habibou doit permettre d’intensifier la lutte pour que les Etats africains prennent en compte suffisamment les besoins des femmes en terre, crédit et formation dans les budgets nationaux pour qu’ensemble hommes et femmes agriculteurs contribuent au développement des l’agriculture familiale et à la sécurité alimentaire.</p> <h3>Sur le même sujet</h3> <p><strong>Blog : <a href="/fr/blogs/13-07-15-faites-du-bruit-pour-les-paysans-et-eleveurs-africains" rel="nofollow">Faites du bruit pour les paysans et éleveurs africains</a></strong></p> <p><strong>Rapport : <a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/policy/investissement-agriculture" rel="nofollow">L'investissement dans l'agriculture - Pourquoi est-il essentiel et quels sont les besoins ?</a></strong></p> <p><strong>Document d'information : <a href="http://maputo10.ipar.sn/index.php?option=com_content&amp;view=category&amp;layout=blog&amp;id=7&amp;Itemid=13" target="_blank" rel="nofollow">Dix réalités sur les inégalités entre les hommes et les femmes dans le monde agricole en Afrique de l'Ouest </a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Le parcours exceptionnel d&#039;une agricultrice burkinabée rappelle les chefs d&#039;Etats à leurs engagements de Maputo</h2></div> Tue, 10 Sep 2013 15:04:09 +0000 Fatime Kiné Diop 10426 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/13-09-10-parcours-exceptionnel-agricultrice-burkinabee-rappelle-chefs-etats-maputo#comments L’ingénierie du changement chez Oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/13-08-06-l%E2%80%99ingenierie-du-changement-chez-oxfam <div class="field field-name-body"><p><em>La première ingénieure aéronautique de l’Ouganda, <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/about/winnie-byanyima" rel="nofollow">Winnie Byanyima</a></strong>, est devenue directrice générale d’Oxfam International au mois d’avril.</em></p> <p><em>Auparavant directrice de l’Équipe de la problématique hommes-femmes au sein du Programme des Nations unies pour le développement, elle a aussi piloté la Direction Femmes, genre et développement de l’Union africaine.</em></p> <p><em>En tant qu’ingénieure, Mme Byanyima a l’habitude de « penser en termes d’optimisation » et elle est catégorique : une nouvelle feuille de route permettra à l’organisation de gagner en efficacité et en efficience. Elle a en effet la conviction que, sous son administration, la mise en œuvre d’une série de réformes aidera l’ONG internationale dans ses efforts pour promouvoir l’action citoyenne, lutter contre la pauvreté et réduire les inégalités.</em></p> <p><em>Trois mois après son entrée en fonction, <strong><a href="https://www.devex.com/en/" rel="nofollow">Devex</a></strong> s’est entretenu avec Mme Byanyima, en visite à Bruxelles, du premier plan stratégique conjoint de la confédération Oxfam, de la mise en place de sa structure de gestion unique et de ses objectifs ambitieux de changement pour contrer la pauvreté et les inégalités dans le monde.</em></p> <p><strong>Voici quelques extraits de notre entretien avec la nouvelle directrice d’Oxfam International :</strong></p> <p><strong>Oxfam a commencé à mettre en œuvre des changements pour améliorer la coordination entre ses affiliés et rationaliser les relations avec ses partenaires sur le terrain. Quelles conséquences cela a-t-il eu sur le plan de l’efficacité de son fonctionnement ?</strong></p> <p>Comme vous le savez, nous avons récemment publié notre <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/node/31686" rel="nofollow">nouveau plan stratégique</a></strong>. C’est un plan mobilisateur... qui nous rassemble autour des mêmes objectifs de développement. Alors qu’auparavant, chaque affilié avait son propre plan stratégique, pour la première fois, les 17 affiliés se sont réunis autour d’une même table, ont écouté les partenaires sur le terrain, ont réfléchi à l’évolution du monde et notamment aux défis du développement à moyen terme, afin d’élaborer un seul et unique plan. ... Nous nous fixons des objectifs de développement ambitieux et nous établissons comment Oxfam contribuera à la lutte contre l’injustice de la pauvreté.</p> <p>Se pose alors la question de déterminer la manière la plus rationnelle d’aligner nos ressources – humaines, notamment – pour avoir un maximum d’impact et réaliser ces objectifs ambitieux.</p> <p><strong>Et comment comptez-vous faire ?</strong></p> <p>Dans cette optique, nous avons poursuivi notre analyse avec l’évolution de la pauvreté proprement dite et de sa géographie. Il nous est apparu clairement qu’au cours des deux dernières décennies, la pauvreté des pays à faible revenu s’est déplacée vers ceux à revenu intermédiaire. Le nombre de personnes pauvres a augmenté dans les pays devenus riches au cours des vingt dernières années. À elle seule, l’Inde compte deux fois plus de personnes en situation de pauvreté que l’ensemble de l’Afrique subsaharienne, dont les pays sortent de la pauvreté et parviennent à un revenu intermédiaire. Ce constat influence nos modes de lutte contre la pauvreté et détermine les pays dans lesquels nous les mettrons en œuvre.</p> <p>Deuxièmement, nous avons examiné l’évolution des rapports de force et les conséquences de celles-ci sur la gouvernance économique et politique mondiale. Pouvons-nous encore espérer des décisions de l’ONU ? Regardez l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations sur le changement climatique :la planète se réchauffe alors que nous sommes loin de la conclusion d’un traité.Nous nous demandons donc où portertoute la puissance de notre voix. Devons-nous continuer à faire campagne aux portes de l’ONU, désormais paralysée par unereprésentation inégale des pouvoirs ? Ou devrions-nous trouver de nouveaux moyens d’influencer les autres centres de pouvoir ?</p> <p>Nous avons donc réfléchi à la façon dont nous opérons pour atteindre ces objectifs. Il ressort de notre analyse de l’évolution du monde que nous ne pouvons pas continuer à faire du développement à l’ancienne. Et ce constat détermine notre propre processus de changement interne – ou restructuration – qui nous permettra de produire un impact. …</p> <p>Par exemple, ce que nous appelons notre structure de gestion unique est un processus par lequel nous examinons la façon dont nous nous déployons dans les pays où nous choisissons d’intervenir. Ainsi, alors que par le passé, chaque [affilié] s’organisait indépendamment des autres pour obtenir des résultats, nous nous concertons de plus en plus ... pour planifier et mettre sur pied une équipe soudée : nous avons un programme commun, une équipe intégrée, un chef d’équipe et, ensemble, nous produisons un impact plus grand.</p> <p><strong>Donc la communication est rationalisée et la prise de décision centralisée ?</strong></p> <p>Chez Oxfam, nous ne parlons pas de centralisation, car nous sommes une confédération. Nous sommes 17 organisations autonomes qui œuvrons de concert et en coopération avec nos partenaires à la lutte contre la pauvreté dans le monde. Nous bénéficions donc d’une plus grande cohésion d’approche et d’une équipe plus souple et agile sur le terrain, ce qui nous permet de produire un impact maximal. Il ne s’agit donc pas de centralisation ... Disons plutôt que nous resserrons les liens et améliorons la coordination de nos efforts.</p> <p><strong>Vous réduisez les doubles emplois ?</strong></p> <p>Ayant défini ce que nous appelons nos « objectifs de changement » – que ce soit en matière de soutien à l’action citoyenne ou de partage équitable des ressources naturelles, nous nous concertons pour décider qui fera quoi dans le cadre de chacun de ces objectifs. ... Nous éliminons les doubles emplois, mais nous tâchons également de remédier auxcarences. Nous nous demandons où se situent les lacunes, si les fonds nécessaires sont alloués, si quelqu’un se charge d’une mission ou de son financement, dans le souci de nous assurer d’atteindre tous les objectifs que nous nous sommes fixés dans notre plan stratégique.</p> <p><strong>Donc, vous assurez une meilleure couverture tout en rationalisant vos opérations internes ?</strong></p> <p>Oui, absolument. Notre réforme interne vise une collaboration plus étroite et plus efficace dans le souci de maximiser notre impact. Mais chacune des organisations regroupées au sein de la confédération conserve son autonomie.</p> <p><strong>Votre ancienne carrière d’ingénieure aéronautique apporte-t-elle un plus à Oxfam ? Aide-t-elle avec les rouages pratiques de la restructuration d’une ONG internationale ?</strong></p> <p>Je crois que ma formation d’ingénieure a sans nul doute développé mon esprit d’analyse. En tant qu’ingénieur, on pense toujours en termes d’optimisation, on réfléchit sans cesse au mode d’action le plus efficace ou efficient. On se demande quel enchaînement permettra d’obtenir le meilleur résultat possible. On ne pense jamais en termes absolus. La technologie ne se veut pas une science absolue, mais plutôt une science appliquée qui permet de trouver des solutions pour la société. J’aborde donc toujours les problèmes sous cet angle d’analyse afin de déterminer quelle est la meilleure marche à suivre pour obtenir le meilleur résultat possible.</p> <p><strong>Vous allez donc « donner des ailes » à Oxfam ?</strong></p> <p>Eh bien, cela reste à voir ! Je viens de commencer, mais oui, j’espère apporter ma contribution à cette grande organisation très réputée et lui permettre de mener à bien son plan stratégique. J’espère que je serai à la hauteur.</p> <p><strong>Des commentateurs observent que la société civile se renforcede plus en plus, que l’on communique davantage au moyen des réseaux sociaux et que l’information est plus accessible que jamais. Quelle est l’incidence d’un tel phénomène sur votre action, par exemple, sur vos campagnes ?</strong></p> <p>Eh bien, permettez-moi de ne pas partager cette opinion. Je ne crois pas que la société civile se renforce. Certes il fut un temps, au cours des vingt dernières années, où ce secteur s’est développé. Mais, en réalité, nous assistons actuellement à un refoulement de la société civile et constatons un rétrécissement de l’espace qui lui est accordé. ... De plus en plus de pays promulguent des lois visant à réglementer les activités de la société civile et à réduire les marges de manœuvre pour interpeller les gouvernements et les entreprises. ... Il n’en reste pas moins vrai que les réseaux sociaux nous ont ouvert de nouvelles perspectives et, chez Oxfam, nous nous attachonsà les exploiter.</p> <p>La campagne en ligne est un nouveau moyen de davantage nous faire entendre et d’étendre notre influence. Mais nous devons nous garder de considérer les outils technologiques comme une fin en soi ou comme une panacée. Les moyens traditionnels d’influence conserveront toute leur importance.</p> <p>Je dois cependant dire que, même avec ces nouveaux outils, il y a eu un sursaut des gouvernements qui se sont mis quête de moyens pour contrôler l’utilisation d’Internet. En outre, l’emploi d’outils technologiques ne doit pas générer un militantisme passif où l’on se contente d’appuyer sur un bouton et de signer une pétition, sans réelle volonté de défendre ouvertement sa position.</p> <p>Ces nouveaux outils nous offrent d’autres possibilités de communiquer, de collecter des fonds et de mener campagne, mais les formes traditionnelles de campagne demeurent.</p> <p><strong>C’est-à-dire par une présence physique sur le terrain, grâce à vos affiliés ?</strong></p> <p>Oxfam se considère comme un réseau mondial. Nous avons mis tous les outils dont nous disposons [chez] les affiliés à la disposition de nos partenaires, dans les pays en développement.</p> <p><strong>Quels problèmes pose l’émergence de ce que l’on appelle le « nouveau milliard le plus pauvre » aux ONG internationales tributaires de la générosité du public ?</strong></p> <p>Deux aspects entrent en jeu ici. Le premier est que l’ancien modèle qui consiste à mobiliser des ressources dans le Nord en vue de résoudre des problèmes dans le Sud devient caduc. Il s’agit de s’attaquer aux inégalités là où elles existent, car ce sont elles qui nuisent à la croissance, compromettent les efforts de développement durable et anéantissent les progrès réalisés dans notre lutte contre la pauvreté. S’attaquer aux inégalités implique donc d’agir en Inde avec des ressources indiennes, [car] ce n’est pas un pays pauvre.</p> <p>Il s’agit d’aider les populations pauvres à faire valoir leurs ressources, à pousser leurs gouvernements et les entreprises à agir dans l’intérêt des personnes vivant dans la pauvreté. ... De même si vous vivez au Kenya qui, pauvre il y a encore quelques années, est désormais en passe d’accéder au rangde pays à revenu intermédiaire. La question n’est donc pas de rechercher ailleurs des ressources destinées au Kenya, mais plutôt d’aider les Kenyans à faire valoir leurs propres ressources, à payer leur part d’impôt et à réclamer les services dont ils ont eux-mêmes besoin – éducation, santé, création d’emploi – pour leur permettre d’exercer leurs droits de citoyennes et citoyens.</p> <p>C’est une autre forme d’appui, une autre façon de lutter contre la pauvreté et les inégalités. Raison pour laquelle nous opérons des réformes internes, nous nous dotons de nouveaux outils et nous luttons contre les inégalités en encourageant l’action citoyenne.</p> <p><strong>Mais aussi le plaidoyer pour la bonne gouvernance ?</strong></p> <p>C’est précisément l’objet de l’action citoyenne. Elle vise à obtenir une bonne gouvernance, une gouvernance démocratique, responsable et inclusive. ... C’est pourquoi vous pouvez lire dans notre plan stratégique que la citoyenneté active et l’égalité entre hommes et femmes constituent nos deux premiers objectifs de changement. Nous sommes une organisation fondée sur les droits et nous gardons toujours cela à l’esprit, que nous travaillions sur les enjeux du développement durable et du partage équitable des ressources naturelles ou que nous fassions pression pour obtenir l’accès des personnes pauvres aux services essentiels. Mais, en définitive, tout tourne autour de la revendication de leurs droits par les citoyennes et citoyens eux-mêmes. Voilà ce sur quoi porte vraiment notre plan stratégique.</p> <p><strong>Vous heurtez-vous à une résistance au changement de la part de pays comme la Chine ou l’Inde ?</strong></p> <p>Pas vraiment. Ces pays ont une très forte tradition politique de gauche, voyez-vous. Leur discours politique s’inscrit donc en faveur des pauvres, alors que les inégalités sont abyssales dans ces pays. Aussi notre message peut-il ne pas paraître si sujet à controverse, sur le plan politique. Mais quand nous commençons à remettre en question les politiques et à demander qu’elles se traduisent en mesures concrètes en faveur des pauvres et de la réduction des inégalités, les choses se corsent. En ce qui nous concerne, notre rôle ne consiste pas à mener le combat dans un pays, mais à permettre à nos partenaires de ce pays de le faire par eux-mêmes, car les inégalités ne disparaîtront pas sur simple demande, mais de haute lutte.</p> <p>Nous donnons donc les moyens aux citoyennes et citoyens de prendre des risques, d’interpeller leurs gouvernements et les entreprises, et de les amener à rendre des comptes.</p> <p><strong>Alors, votre mission consiste à ouvrir la voie ?</strong></p> <p>Non, nous n’ouvrons pas cette voie ; nous apportons une force et un appui de l’arrière et ils mènent leur propre combat. Voilà ce que nous faisons.</p> <p><em>Originally published by <strong><a href="http://ow.ly/nsr01" target="_blank" rel="nofollow">Devex</a></strong>, 19 July 2013</em></p> <p></p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Découvrir nos <a href="http://www.oxfam.org/fr/about/accountability/comment" target="_blank" rel="nofollow">six axes stratégiques</a></strong></p> <p><strong>Consulter notre <a href="http://www.oxfam.org/fr/node/31686" target="_blank" rel="nofollow">plan stratégique 2013-2019</a></strong></p> <p><strong>Vous pouvez suivre <a href="https://twitter.com/@Winnie_Byanyima" rel="nofollow">@Winnie_Byanyima</a> sur Twitter</strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>L’ingénierie du changement chez Oxfam</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/13-07-30-engineering-change-oxfam" title="Engineering change at Oxfam" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/13-08-06-cambio-en-la-ingenieria-de-oxfam" title="Cambio en la ingeniería de Oxfam" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Tue, 06 Aug 2013 14:02:37 +0000 Elena Cornellana 10392 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/13-08-06-l%E2%80%99ingenierie-du-changement-chez-oxfam#comments ¡El G8 debería emprender acciones contra la evasión y los paraísos fiscales! http://l.blogs.oxfam/fr/node/10323 <div class="field field-name-body"><p>Unas sorprendentes estadísticas publicadas por Oxfam esta semana revelan una fuga de capital de hasta 18,5 billones de dólares estadounidenses que van a parar a paraísos fiscales en el exterior, ante la permisividad de los gobiernos. Sí, has leído bien: no se trata de 18,5 millones o de 18.500 millones, ¡sino de 18,5 billones de dólares! </p> <p>Si esto te parece indignante, comparte esta infografía con tus amigos en línea, o incluso puedes enviársela a tus representantes políticos para hacer escuchar tu voz.</p> <p>Aquellos que depositan su dinero en paraísos fiscales en el exterior, como San Marino o Mónaco, pagan muy pocos o ningunos impuestos por este capital, mientras que la gente trabajadora de los países más pobres del mundo lucha por ganarse la vida, aunque 1 de cada 8 personas se va a la cama con hambre.</p> <h3>Los más ricos deben pagar sus impuestos</h3> <p>Si estas empresas y personas pagaran lo que les corresponde, se recaudarían más de 150.000 millones de dólares, un importe que podría destinarse a escuelas, hospitales y bibliotecas. Ante la imposición de políticas de austeridad y los recortes de las partidas presupuestarias, la gente corriente de todo el mundo está perdiendo miles de millones por los impuestos impagados de los más opulentos.</p> <p>Y estas cifras no son más que la punta del iceberg, puesto que la evasión fiscal por parte de las grandes empresas provoca un vacío de cientos de miles de millones de dólares que de otra manera se recaudarían anualmente. Si la gran mayoría de personas corrientes pagan sus impuestos cada año, ¿por qué no han de hacerlo las personas y empresas más ricas del mundo, que recurren al escapismo fiscal?</p> <h3>Lo que estamos pidiendo al G8</h3> <p>Ha llegado la hora de tomar partido. Este mes de junio, el G8 se reúne en Irlanda del Norte, y David Cameron, con motivo de su presidencia del G8, se ha comprometido a “arreglar los propios asuntos y ayudar a los países en vías de desarrollo a prosperar”. Los líderes europeos se reúnen hoy en la recta hacia el G8 para poner freno a la evasión fiscal.</p> <p>Pero a menos que la UE y los países miembros del G8 plasmen en acciones sus estudiadas palabras, todo puede quedar en agua de borrajas o en un acuerdo que excluya a los países en vías de desarrollo.</p> <p><strong>Oxfam hace un llamamiento a los líderes internacionales para:</strong></p> <ol><li>Hacer que sus propios paraísos fiscales suscriban un acuerdo mundial para compartir información fiscal, de forma que todos los países, sobre todo los más pobres, puedan fiscalizar tanto a empresas como a individuos de una forma justa.</li> <li>Comprometerse a hacer pública la información de propiedad de las empresas y otros activos, de forma que nadie pueda evadir sus responsabilidades fiscales escondiendo su dinero en paraísos fiscales o creando empresas fantasmas.</li> <li>Consensuar una lista negra de paraísos fiscales de forma que se impongan medidas más severas con los mismos cuando se nieguen a cooperar.</li> </ol><ol></ol><h3>Comparte esta infografía</h3> <p>Te pedimos que compartas esta <strong><a href="http://blogs.oxfam.org/sites/blogs.oxfam.org/files/oxfam-G8-tax-dodging-infographic.jpg" target="_blank">infografía</a></strong> a través de tus redes sociales para darle difusión y conseguir que los líderes del G8 y la UE pongan su granito de arena para detener la evasión fiscal y acabar con los paraísos fiscales, tanto hoy en Bruselas, como más adelante en la cumbre anual del G8 que tendrá lugar el 17 y 18 de junio.</p> <p>Déjales claro que no vas a seguir transigiendo con las injustas prácticas de evasión fiscal de las elites mundiales.</p> <h3><a href="http://blogs.oxfam.org/sites/blogs.oxfam.org/files/SHARE-GRAPHIC-1-SP.jpg"></a><a href="http://blogs.oxfam.org/sites/blogs.oxfam.org/files/SHARE-GRAPHIC-2-sp.jpg"></a></h3> <h3>Más información</h3> <p><strong>La desigualdad mundial: </strong><a href="http://www.oxfam.org/es/pressroom/pressrelease/2013-01-19/los-ingresos-en-2012-100-personas-ricas-planeta-podrian-acabar-4-veces-pobreza-mundial" rel="nofollow">Los ingresos en 2012 de las 100 personas más ricas del planeta podrían acabar cuatro veces con la pobreza mundial</a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>¡El G8 debería emprender acciones contra la evasión y los paraísos fiscales!</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/13-05-22-g8-must-take-action-tax-dodging-and-tax-havens" title="The G8 must take action on tax dodging and tax havens!" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_fr last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/13-05-22-g8-doit-agir-contre-evasion-fiscale-et-paradis-fiscaux" title="Le G8 doit agir contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux !" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Wed, 22 May 2013 15:05:41 +0000 Keith Mc Manus 10323 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/node/10323#comments Le G8 doit agir contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux ! http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/13-05-22-g8-doit-agir-contre-evasion-fiscale-et-paradis-fiscaux <div class="field field-name-body"><p><strong>Oxfam a publié cette semaine <a href="http://oxf.am/UxZ" rel="nofollow">de nouvelles statistiques choquantes</a> indiquant que les gouvernement laissent certains de leurs ressortissants dissimuler au moins 18,5 billions de dollars (environ 14,5 billions d’euros) dans des paradis fiscaux offshore. Oui, vous avez bien lu : il ne s’agit pas de 18,5 millions, ni de 18,5 milliards mais bien de 18,5 billions de dollars !</strong></p> <p>Si vous aussi, vous pensez que ces chiffres sont scandaleux, partagez cette carte infographique avec vos amis sur internet ; vous pouvez même l’envoyer à votre élu pour faire entendre votre voix.</p> <p>En déposant leur argent dans les paradis fiscaux tels que Saint-Marin et Monaco, les détenteurs de ces richesses paient peu de taxes, voire aucune. Parallèlement, les habitants des pays les plus pauvres du monde travaillent dur pour tenter de subvenir à leurs besoins et une personne sur huit se couche la faim au ventre.</p> <h3>Les plus riches doivent payer leur juste part d'impôts</h3> <p>Si ces entreprises et ces personnes payaient leur juste part d’impôts, plus de 150 milliards de dollars supplémentaires seraient recouvrés et pourraient être consacrés à la construction d’écoles, d’hôpitaux et de bibliothèques. À l’heure des mesures d’austérité draconiennes et des compressions budgétaires, les gens ordinaires aux quatre coins du monde subissent les conséquences de la perte de ces millions de dollars de recettes fiscales.</p> <p>En outre, ces chiffres ne sont que la face visible de l’iceberg : l’évasion fiscale des grandes entreprises représente chaque année une perte de centaines de milliards de dollars. La vaste majorité des gens ordinaires paient leurs impôts chaque année, alors pourquoi est-il possible que les personnes et les entreprises les plus riches du monde évitent de payer les leurs ?</p> <h3>Ce qu’on demande du G8</h3> <p>Le moment est venu de s’élever contre cette situation. Cette année, le sommet du G8 se déroulera en Irlande du Nord au mois de juin et David Cameron, qui en assurera la présidence, a pris l’engagement de « mettre de l’ordre chez nous afin d’aider les pays en développement à prospérer ». Aujourd’hui, les dirigeants du G8 se réuniront en prévision du sommet pour aborder avec fermeté la question de l’évasion fiscale.</p> <p>Toutefois, tant que les pays européens et les membres du G8 ne transforment pas leurs belles paroles en actions, ces promesses pourraient n’être rien d’autre que beaucoup de bruit pour rien ou aboutir à un accord qui exclut les pays en développement.</p> <p><strong>Oxfam lance un appel aux dirigeants du G8 pour qu’ils prennent les engagements suivants :</strong></p> <ol><li>Obliger leurs propres paradis fiscaux à signer un accord mondial sur le partage des informations fiscales afin que tous les pays, et surtout les plus pauvres, puissent taxer équitablement les entreprises comme les personnes ; </li> <li>Rendre publique l’identité des propriétaires d’entreprises et d’autres actifs afin que personne ne puisse échapper à ses obligations fiscales en dissimulant ses revenus ou en établissant des sociétés écrans ; et </li> <li>S’accorder sur une liste noire des paradis fiscaux et sur les mesures à prendre s’ils ne se montrent pas coopératifs.</li> </ol><h3>Partagez nos affiches</h3> <p>Nous vous demandons de bien vouloir partager cette carte infographique sur les médias sociaux pour nous aider à faire passer le message. Nous devons nous assurer que les dirigeants des pays d’Europe et du G8 fassent ce qui est en leur pouvoir pour mettre fin à l’évasion fiscale et aux paradis fiscaux – aujourd’hui à Bruxelles et les 17 et 18 juin de cette année, à l’occasion du sommet du G8.</p> <a href="/sites/blogs.oxfam.org/files/SHARE-GRAPHIC-2-FR.png" rel="nofollow"></a> <a href="/sites/blogs.oxfam.org/files/SHARE-GRAPHIC-1-FR.png" rel="nofollow"></a> <a href="/sites/blogs.oxfam.org/files/oxfam-g8-tax-dodging-3-FR.png" rel="nofollow"></a> <p>Dites-leur que vous n’accepterez jamais les pratiques inéquitables de l’élite mondiale en matière d’évasion fiscale.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong><a href="http://oxf.am/UxZ" rel="nofollow">Calcul sur les 18,5 billions de dollars dans les paradis fiscaux</a></strong></p> <p><strong>L'inégalité mondiale: <a href="http://www.oxfam.org/fr/pressroom/pressrelease/2013-01-19/revenu-annuel-100-plus-riches-eradiquerait-pauvrete-4-fois" rel="nofollow">Le revenu annuel des 100 personnes les plus riches suffirait à éradiquer quatre fois la pauvreté</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Le G8 doit agir contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux !</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/13-05-22-g8-must-take-action-tax-dodging-and-tax-havens" title="The G8 must take action on tax dodging and tax havens!" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/13-05-21-el-g8-deberia-emprender-acciones-contra-la-evasion-y-los-paraisos-fiscales" title="¡El G8 debería emprender acciones contra la evasión y los paraísos fiscales!" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Wed, 22 May 2013 06:56:47 +0000 Keith Mc Manus 10337 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/13-05-22-g8-doit-agir-contre-evasion-fiscale-et-paradis-fiscaux#comments