Oxfam International Blogs - transformación http://l.blogs.oxfam/fr/tags/transformaci%C3%B3n fr Horizon 2020 : pourquoi le Secrétariat d'Oxfam International se déplace vers le Sud http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-05-05-horizon-2020-secretariat-oxfam-international-deplace-sud <div class="field field-name-body"><p>Il y a un mois, très exactement le soir du dimanche 6 avril, le Nigeria est soudain devenu la première économie africaine. À la lumière de nouvelles données, le pays a revu le calcul de son PIB et, du jour au lendemain, sa richesse a augmenté de 90 % pour atteindre 509 milliards de dollars, ce qui lui a valu de passer devant l’Afrique du Sud. D’un trait de plume, le revenu moyen du Nigeria est passé de 1 500 à 2 688 dollars par an. La seule industrie du cinéma a désormais une valeur de plus de 7 milliards de dollars par an, et celle du pétrole dix fois plus. Une chose n’a toutefois pas changé : la grande majorité de ses quelque 170 millions d’habitants continuent de vivre sous le seuil de pauvreté.</p> <h3>Un nouveau paysage économique et géopolitique</h3> <p>Cela montre bien comme le paysage économique et géopolitique change. Et avec rapidité. La pauvreté change aussi, de même que nos moyens de la combattre. De nos jours, la plupart des personnes en situation de pauvreté vivent dans des pays à revenu intermédiaire. À Oxfam, nous axons davantage notre action contre l’aggravation du fossé entre une élite riche et les milliards de personnes pauvres. Il ne s’agit pas uniquement de savoir qui a le plus d’argent dans les poches. La question des <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/policy/finir-inegalites-extremes" title="En finir avec les inégalités extrêmes - Confiscation politique et inégalités économiques" rel="nofollow">inégalités</a></strong> est une question d’accès au pouvoir politique, à des emplois de qualité, à la justice, la sécurité et l’alimentation, à la terre et d’autres ressources précieuses, à la santé et l’éducation, à des perspectives d’avenir. Pour moi, elle apporte un angle d’analyse intéressant sur le détournement du pouvoir et les implications pour la sécurité et le développement dans le monde. De même, l’aide humanitaire et au développement ne se résume plus à des transferts du Nord au Sud : l’apparition de nouveaux acteurs et les nouvelles technologies modifient les règles du jeu.</p> <p>Je crois que notre monde s’organise de plus en plus autour d’un triangle de pouvoir formé par les responsables politiques, les populations (y compris la société civile organisée) et le secteur privé. Chacun doit faire office de poids et de contrepoids dans l’intérêt commun. Les États et les bailleurs de fonds se tournent désormais davantage vers le secteur privé pour financer de nouveaux marchés dans les pays pauvres. Par exemple, au cours des quatre dernières années, la Banque mondiale a prêté quasiment deux fois plus au secteur privé (36 milliards de dollars) qu’à celui de la santé (22 milliards) et trois fois plus qu’à l’éducation (12 milliards). C’est une stratégie terriblement risquée. Le secteur privé a un rôle clé à jouer dans le développement mondial et il existe de nombreux exemples d’initiatives réellement progressistes et mutuellement avantageuses. Mais faute d’une réglementation et d’un contrôle suffisants, le secteur privé peut aussi se révéler un concurrent incroyablement destructeur. Les ONG doivent constamment réévaluer leurs relations avec le secteur privé, comme nous le faisons avec les responsables politiques.</p> <h3>Changer pour rester pertinents</h3> <p>Les ONG qui ne décryptent pas ces signes de transformation et continuent de fonctionner comme elles l’ont toujours fait perdront de leur pertinence et de leur impact. À Oxfam, nos 70 années d’histoire nous sont chères. Nous apportons une grande richesse de connaissances et d’expérience, et nous continuerons à le faire. Nous changeons non pas parce que c’est à la mode, mais parce que les dynamiques de pouvoir et le paysage de la pauvreté dans le monde sont désormais très différents. Oxfam a pris la décision stratégique de mettre à profit son travail de lutte contre la pauvreté pour se concentrer sur <strong>une priorité primordiale : le renforcement de notre capacité d’influence sur les dynamiques du monde politique et des entreprises perpétuant la pauvreté.</strong> En influant sur les systèmes de pouvoir et de décision, Oxfam peut aider un plus grand nombre de personnes pauvres que si l’organisation se contentait simplement de fournir davantage de services.</p> <p>Cette prise de conscience induit une <strong><a href="http://www.civilsociety.co.uk/governance/news/content/17343/oxfam_international_to_relocate_hq_abroad#.U1g0ENq9KSM" target="_blank" title="Oxfam International to relocate HQ abroad - Civil Society News" rel="nofollow">reconfiguration d’Oxfam</a></strong>, une réorganisation de notre famille internationale. Oxfam aura plus d’affiliés basés dans les pays du Sud et ces affiliés seront en mesure de collecter leurs propres fonds, de gérer leurs propres programmes, de créer leurs propres alliances avec les mouvements sociaux et citoyens locaux et de faire pression sur le gouvernement et les entreprises de leur propre pays. Ces nouvelles organisations Oxfam auront accès à la somme des connaissances que nous avons capitalisées au fil des ans en matière de travail de développement, d’analyse politique, d’aide humanitaire et de campagne. À plus ou moins brève échéance, nous partagerons également des ressources et services comme les ressources humaines et l’informatique.</p> <h3>Pour des organisations réellement internationales</h3> <p>À mon avis, les ONG ne doivent pas se contenter de s’adapter et suivre l’évolution de la dynamique mondiale. Nous devons engager une transformation profonde pour devenir des organisations réellement internationales, qui respectent une répartition du pouvoir plus démocratique et rendent davantage de comptes aux communautés pauvres grâce à une plus grande proximité. Nous devons nous montrer plus intelligents dans notre manière d’influencer les systèmes politiques, y compris notre choix des cibles les plus puissantes et porteuses, et dans notre développement de relations innovantes de partenariat et de collaboration. Cela ne signifie en rien que nous devions faire une croix sur le passé. Au contraire, nous devons tirer les enseignements de notre histoire pour mieux comprendre comment des citoyennes et citoyens sont parvenus à faire valoir leurs droits et à améliorer leur condition, et comment les ONG peuvent aujourd’hui encore aider les populations dans cette lutte.</p> <p>Je souhaite qu’Oxfam fasse partie d’un mouvement mondial plus fort pour une société qui, fondée sur des valeurs, garantit l’égalité de traitement de toutes et tous et protège la planète. Selon notre approche particulière et dans le monde d’Oxfam, cela passe par un transfert de pouvoir au Sud.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/es/content/c%C3%B3mo-luchamos-contra-la-pobreza" rel="nofollow"><strong></strong></a><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/about/comment" rel="nofollow">Comment nous luttons contre la pauvreté</a></strong></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Horizon 2020 : pourquoi le Secrétariat d&#039;Oxfam International se déplace vers le Sud</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-04-25-2020-why-international-secretariat-must-move-south" title="Horizonte 2020: por qué el secretariado Oxfam Internacional debe trasladarse al Sur global" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-04-24-2020-secretariat-moving" title="Oxfam 2020 - Why the International Secretariat must move south" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Mon, 05 May 2014 11:21:20 +0000 Winnie Byanyima 10657 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-05-05-horizon-2020-secretariat-oxfam-international-deplace-sud#comments Horizonte 2020: por qué el secretariado Oxfam Internacional debe trasladarse al Sur global http://l.blogs.oxfam/fr/node/10656 <div class="field field-name-body"><p>Hace un mes –la tarde del domingo 6 de abril, más exactamente –, Nigeria se convirtió, de pronto, en la mayor economía de África. Utilizando datos actualizados, el país africano recalculó su PIB y, de la noche a la mañana, su riqueza se disparó un 90% hasta alcanzar los 509.000 millones de dólares, superando así a Sudáfrica. Con tan sólo un trazo de bolígrafo, la renta media de Nigeria paso de los 1.500 dólares a los 2.688 al año. Sólo la industria cinematográfica del país tiene un valor de 7.000 millones de dólares al año y el de la industria petrolífera es diez veces mayor. Lo que no ha cambiado es el hecho de que la mayor parte de sus 170 millones de habitantes aún vive por debajo del umbral de la pobreza.</p> <h3>La desigualdad está presente en todos los ámbitos de la vida</h3> <p>Esto ejemplifica  perfectamente cómo el poder económico y geopolítico está cambiando. Y muy rápido. También la pobreza está cambiando, así como nuestra capacidad para combatirla. Hoy en día, la mayor parte de las personas en situación de pobreza vive en países de renta media. <strong>En Oxfam <a href="http://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/bp-working-for-few-political-capture-economic-inequality-200114-es.pdf" target="_blank" rel="nofollow">nos centramos cada vez más en la creciente brecha </a>entre las personas ricas y los miles de millones de personas pobres.</strong> No se trata simplemente de quién tiene más dinero en el bolsillo. La desigualdad afecta al acceso al poder político, a empleos dignos, a la justicia, a la seguridad, a los alimentos, a la tierra y a otros valiosos recursos, a la sanidad, a la educación y a mayores oportunidades. Para mí, la "desigualdad" es una interesante lente a través de la cual podemos volver a analizar  el mal uso  del poder y las implicaciones que esto tiene para la seguridad global y el desarrollo.<strong> La ayuda ya no es, tampoco, una cuestión de "Norte a Sur"</strong>. La aparición de nuevos actores y de nuevas tecnologías está reescribiendo las normas.En mi opinión, ahora más que nunca el mundo gira en torno al estrecho triángulo de poder que conforman los líderes políticos, las personas –incluidas las organizaciones de la sociedad civil– y el sector privado. Cada una de estas partes debe analizar y equilibrar a las otras en pro del bien común. Los Gobiernos y los donantes miran cada vez más al sector privado para financiar oportunidades comerciales en países pobres. Por ejemplo, en los últimos cuatro años, el Banco Mundial ha prestado al sector casi el doble de fondos (36.000 millones de dólares) de los destinados a sanidad (22.000 millones de dólares), y casi el triple de los dirigidos a educación (12.000 millones de dólares). Se trata de una estrategia terriblemente arriesgada. El sector privado tiene un papel clave que jugar en el desarrollo global y existen muchos ejemplos de iniciativas realmente progresistas y mutuamente beneficiosas. Pero a menos que la relación con el sector privado se regule y controle a través de políticas adecuadas, éste puede convertirse en un competidor increíblemente destructivo.<strong> Las ONG deben revaluar constantemente sus relaciones con el sector privado</strong>, tal y como se hace con los responsables de la toma de decisiones a nivel político.</p> <h3>Debemos fortalecer nuestra capacidad para influir en los sistemas de poder</h3> <p>Las ONG que no detecten estas señales de transformación y sigan funcionando como siempre lo han hecho serán cada vez menos relevantes y tendrán un menor impacto. En Oxfam nos enorgullecemos  de nuestros 70 años de historia. Aportamos gran cantidad de conocimientos y experiencias, y seguiremos haciéndolo. No cambiamos porque esté de moda. Lo hacemos porque las dinámicas de poder globales y la pobreza son ahora muy distintas. Desde Oxfam hemos tomado una decisión estratégica; utilizar nuestro trabajo combatiendo la pobreza para concentrarnos en nuestra principal prioridad: <strong>fortalecer nuestra capacidad para influir en las dinámicas políticas y corporativas que perpetúan la pobreza.</strong> Ejerciendo influencia en los sistemas de poder y toma de decisiones, desde Oxfam podemos ayudar a más personas en situación de pobreza de las que ayudaríamos simplemente proporcionándoles más servicios.Esto implica una <strong><a href="http://www.civilsociety.co.uk/governance/news/content/17343/oxfam_international_to_relocate_hq_abroad#.U1g0ENq9KSM" rel="nofollow">nueva imagen para Oxfam</a></strong>, además de cambiar la forma en la que nuestra internacional familia se organiza. <strong>Vamos a tener más afiliados establecidos en países del Sur global</strong> que puedan captar sus propios fondos, dirigir sus propios programas, formar sus propias alianzas con movimientos de la sociedad civil locales y ejercer influencia en Gobiernos y empresas de su propio ámbito. Estos nuevos Oxfam tendrán acceso a todo el conglomerado de conocimientos que hemos acumulado con los años sobre el trabajo de desarrollo, el análisis de políticas, la acción humanitaria y el desarrollo de campañas. Con el tiempo, también compartiremos recursos y servicios como los recursos humanos y tecnológicos.</p> <h3>Nos transformamos en una organización verdaderamente internacional</h3> <p>Creo que las ONG deben hacer más que simplemente "adaptarse" a las cambiantes dinámicas globales.Debemos transformarnos para convertirnos en organizaciones verdaderamente internacionales que compartan el poder de forma más democrática y sean más responsables y transparentes ante las comunidades pobres, a las que somos cada vez más cercanas. Debemos ser más inteligentes a la hora de influir (cómo y dónde) sobre los sistemas políticos que ostentan la mayor parte del poder, así como de forjar nuevas e innovadoras relaciones de partenariado y colaboración. Todo esto no significa abandonar todo lo que hemos hecho anteriormente. Todo lo contrario. Necesitamos comprender a través de nuestras historias cómo gente corriente ha logrado defender con éxito sus derechos y mejorar sus  condiciones de vida, y cómo las ONG pueden ayudarles a hacerlo hoy en día.Quiero que Oxfam forme parte de un movimiento global más fuerte al servicio de una sociedad guiada por sus valores y que trata a las personas de forma más equitativa y protege el planeta. A nuestro modo de ver, en el mundo de Oxfam, esto significa transferir el poder al Sur global.</p> <p> </p> <h3>Información relacionada</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/es/content/c%C3%B3mo-luchamos-contra-la-pobreza" rel="nofollow">Cómo luchamos contra la pobreza</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Horizonte 2020: por qué el secretariado Oxfam Internacional debe trasladarse al Sur global</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_fr first"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-05-05-horizon-2020-secretariat-oxfam-international-deplace-sud" title="Horizon 2020 : pourquoi le Secrétariat d&#039;Oxfam International se déplace vers le Sud" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-04-24-2020-secretariat-moving" title="Oxfam 2020 - Why the International Secretariat must move south" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Mon, 05 May 2014 00:01:49 +0000 Winnie Byanyima 10656 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/node/10656#comments