Oxfam International Blogs - FFD3 http://l.blogs.oxfam/fr/tags/ffd3 fr Financement du développement : une conférence essentielle pour le climat avant les négociations de Paris http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-07-13-financement-du-d%C3%A9veloppement-une-conf%C3%A9rence-essentielle-pour-le-climat-avant-les <div class="field field-name-body"><p>On ne dirait peut-être pas de prime abord, mais la troisième <strong><a href="http://www.un.org/esa/ffd/ffd3/" rel="nofollow">Conférence sur le financement du développement </a></strong>pourrait poser les jalons du succès dont nous avons besoin à Paris pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de deux degrés Celsius. Si la majeure partie de la conférence sera consacrée à la manière dont les pays en développement financeront leur développement et leur avenir, le problème du financement des <strong><a href="https://www.oxfam.org/en/pressroom/pressreleases/2015-06-29/rich-countries-provided-20-funds-copenhagen-finance-goal-scaling" rel="nofollow">coûts astronomiques du changement climatique</a></strong> (et plus particulièrement de l’adaptation au changement climatique) sera l’épineuse question qui planera sur la conférence. Six mois avant les négociations majeures sur le changement climatique qui seront menées à Paris, la conférence ne pouvait mieux tomber.</p> <h3>Les coûts du changement climatique</h3> <p>Les effets du changement climatique ne font qu’alourdir le budget des gouvernements. Même si, grâce à une diminution considérable du prix de l’énergie propre, les pays peuvent plus facilement opter pour un modèle de développement durable, les coûts engendrés par l’adaptation au changement climatique ne cessent de s’accroitre. Selon les estimations du Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP), les coûts d’adaptation pour les pays les plus pauvres augmenteront jusqu’ à atteindre 50 milliards de dollars par an en 2025/2030. Même aujourd’hui, alors que nous ne ressentons pas encore de plein fouet les effets du changement climatique, les pays en paient les frais de leur poche. Par exemple, chaque année, la Tanzanie investit en mesures d’adaptation trois fois ce qu’elle a reçu de la part des pays riches entre 2010 et 2012 pour lutter contre le changement climatique. Quant à l’Éthiopie, elle dépense pratiquement le double chaque année. </p> <h3>Qui en paye le prix ?</h3> <p>La situation est on ne peut plus injuste. Les pays les plus pauvres ne sont en rien responsables de la crise climatique mais doivent en payer les conséquences. Et comme si cela ne suffisait pas, l’argent que les pays les plus riches versent aux pays les plus pauvres pour faire face aux conséquences du changement climatique provient souvent d’aides déjà existantes. Ils s’assurent par exemple que les programmes agricoles prennent en compte les conséquences du changement climatique ou ils reversent l’argent provenant d’une aide déjà existante dans de nouveaux programmes de lutte contre le changement climatique. En fin de compte, très peu d’argent supplémentaire est fourni : bien que les fonds consacrés à la lutte contre le changement climatique ont augmenté lors des dernières années, le niveau de l’aide globale est resté le même. Le total des fonds bilatéraux consacrés à la lutte contre le changement climatique représentait 17 % de l’aide au développement bilatérale en 2013.</p> <h3>De nouveaux fonds pour financer les solutions à un nouveau problème</h3> <p>Mais quel est le rapport avec la conférence sur le financement du développement où le changement climatique se sera qu’à peine abordé ? Malgré la réticence des négociateurs à aborder cette question difficile, cette conférence pourrait aider à restaurer la confiance qui devra absolument prédominer lors des négociations sur le climat qui auront lieu en fin d’année à Paris.</p> <p>Ne vous méprenez pas, c’est une très bonne chose que le changement climatique soit intégré chaque jour un peu plus dans l’aide au développement et, <strong><a href="https://www.oxfam.org/fr/campagnes/financement-du-developpement" rel="nofollow">la conférence sur le financement du développement</a></strong> devrait mettre fin aux aides qui ne reconnaissent pas ou n’intègrent pas les réalités du changement climatique. Les programmes qui ne prennent pas en compte l’augmentation de 0,8 ºC à laquelle nous faisons déjà face ne seront plus pertinents dans un futur proche. L’intégration du changement climatique est bénéfique pour le développement, pour améliorer la vie des personnes pauvres, mais elle ne règle pas le problème du manque de nouveaux financements ou de financements supplémentaires. </p> <p>Il est en effet nécessaire que les économies émergentes désignées comme les nouveaux contributeurs apportent plus de fonds publics. Ces dernières assument de plus en plus leurs responsabilités mondiales en s’assurant notamment que ces nouveaux flux d’argent sont effectivement utilisés pour soutenir le développement à faible émission de carbone et la résilience au changement climatique.</p> <p>Mais commençons par le commencement. Revenons sur ceux qui ont contribué au changement climatique, ceux qui se sont enrichis grâce à leurs émissions. Ce n’est que justice que les plus gros émetteurs mènent la lutte contre changement climatique et soient à la hauteur de leurs engagements. Par cela on entend qu’ils doivent s’engager immédiatement à mettre fin aux pratiques actuelles qui consistent à détourner l’aide vers les fonds destinés au climat. Pour commencer, les pays développés pourraient veiller à ce que les fonds consacrés à la lutte contre le changement climatique augmentent véritablement et étant donné que ces fonds sont inclus dans l’aide globale, ils doivent veiller à ce que cette dernière augmente de manière proportionnelle. Ensuite, ils doivent arrêter de se défiler lorsqu’il s’agit de fournir des fonds publics et créer et mettre en œuvre de nouvelles sources de financement public innovantes qui porteront leurs fruits rapidement comme<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Financial_transaction_tax" rel="nofollow"><strong> la taxe sur les transactions financières</strong></a> (TTF), des <a href="http://www.euractiv.com/sections/energy/time-pollution-pricing-work-climate-315951" rel="nofollow"><strong>systèmes de tarification du charbon </strong></a>comme aux États-Unis ou en Californie, ou la fin des subventions aux énergies fossiles.</p> <p>La conférence sur le financement du développement à Addis-Abeba est une étape déterminante avant les négociations sur le climat qui se tiendront à Paris. Nous devons nous assurer que les pays les plus pauvres de la planète qui sont aussi les plus affectés par le changement climatique ne continuent pas de payer les conséquences d’un problème pour lequel ils ont la responsabilité la plus minime. Nous travaillons pour faire pression sur les gouvernements à Addis-Abeda.</p> <p><strong>En attendant,</strong> <strong><a href="https://act.oxfam.org/international/fr/actions/climate-change" rel="nofollow">engagez-vous aux côtés des personnes les plus durement touchées par le changement climatique</a>.</strong></p> <p><em>Lies Craeynest, Oxfam, campagne CULTIVONS, 10 juillet 2015.</em></p> <p><em>Photo : Joel Villamor, pêcheur et agriculteur à Tacloban. Joel et sa compagne May-May habitent une maison sur pilotis à Rawis, dans la baie d'Anibong, Tacloban. En novembre 2013, leur maison a été entièrement détruite par le typhon Haiyan. Joel l'a reconstruite à l'aide de bois récupéré dans les décombres de la tempête et d'une bâche fournie par Oxfam. Le changement climatique risque d'accroître la fréquence des événements météorologiques extrêmes, tels que le typhon Haiyan. Photo : Eleanor Farmer/Oxfam</em></p> <h3>Aller plus loin...</h3> <p><a href="https://blogs.oxfam.org/fr/blogs/15-07-06-les-enjeux-financement-developpement-detourner-ressources-publiques-pour-mobiliser-financements-prives"><strong>Les enjeux du financement du développement : détourner des ressources publiques pour mobiliser des financements privés ?</strong></a></p> <p><a href="https://www.oxfam.org/fr/salle-de-presse/communiques/2015-07-10/la-mainmise-des-multinationales-sur-le-financement-du" rel="nofollow"><strong>La mainmise des multinationales sur le financement du développement doit prendre fin à Addis-Abeba</strong></a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Financement du développement : une conférence essentielle pour le climat avant les négociations de Paris</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/15-07-10-third-financing-development-conference-summit-halfway-road-paris" title="The Third Financing for Development Conference: A summit halfway on the road to Paris" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/15-07-13-una-cumbre-crucial-de-camino-par%C3%ADs" title="Una cumbre crucial de camino a París " class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Mon, 13 Jul 2015 07:54:37 +0000 Lies Craeynest 27288 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-07-13-financement-du-d%C3%A9veloppement-une-conf%C3%A9rence-essentielle-pour-le-climat-avant-les#comments Una cumbre crucial de camino a París http://l.blogs.oxfam/fr/node/27287 <div class="field field-name-body"><p>Puede que, en un principio, no se te haya ocurrido, pero la III <strong><a href="http://www.un.org/esa/ffd/ffd3/" rel="nofollow">Conferencia sobre Financiación para el Desarrollo</a></strong> (#FfD3) podría ser un primer paso clave hacia la consecución en París de un acuerdo para mantener el calentamiento global por debajo de los 2 °C. Aunque la mayor parte de la conferencia estará centrada en cómo se financiarán los países en desarrollo de cara al futuro, otra cuestión que planea sobre la conferencia es cómo sufragar el enorme <strong><a href="https://www.oxfam.org/en/pressroom/pressreleases/2015-06-29/rich-countries-provided-20-funds-copenhagen-finance-goal-scaling" rel="nofollow">coste de la lucha contra el cambio climático</a></strong>, especialmente el de la adaptación de los países a sus efectos). Y es que esta conferencia no podría llegar en un momento más oportuno: justo seis meses antes de las importantes negociaciones internacionales sobre la lucha contra el cambio climático que tendrán lugar en París a finales de este año. </p> <h3>El coste del cambio climático</h3> <p>Los efectos del cambio climático suponen un importante coste adicional en los presupuestos nacionales. Y a pesar de que el precio de la energía limpia está disminuyendo (lo que abarata la transición de los países a un modelo de desarrollo libre de emisiones), el gasto que supone adaptarse a los efectos del cambio climático se incrementa rápidamente. El Programa de las Naciones Unidas para el Medio Ambiente (PNUMA) estima que el coste de la adaptación a los efectos del cambio climático en los países más pobres aumentará hasta los 50.000 millones de dólares anuales en 2025/2030. Incluso ahora, antes de que se empiecen a sentir con crudeza los efectos del cambio climático, los países están pagando de su bolsillo el coste de hacer frente a sus primeras consecuencias. Por ejemplo, cada año, Tanzania invierte en medidas de adaptación el triple de los fondos que recibió de los países ricos entre 2010 y 2012 para la lucha contra el cambio climático, y Etiopía, el doble. </p> <h3>Pero ¿quién paga las consecuencias? </h3> <p>Se trata de una cruel injusticia. A pesar de no haber contribuido a esta crisis climática, los países más pobres son quienes más sufren sus consecuencias. Y por si esto no fuera suficiente, los fondos que los países ricos otorgan a los países pobres para enfrentar los efectos del cambio climático a menudo suelen venir de los presupuestos de Ayuda Oficial al Desarrollo, por ejemplo, asegurando que los programas agrícolas tengan en cuenta los efectos del cambio climático o redirigiendo fondos destinados a la ayuda hacia nuevos programas de lucha contra este fenómeno. En conclusión: se proporcionan muy pocos fondos adicionales. A pesar de que durante los últimos años los fondos para combatir el cambio climático han incrementado, esto ha producido un estancamiento del nivel de provisión de ayuda. En 2013, los fondos destinados a la lucha contra el cambio climático mediante acuerdos bilaterales ya representaban el 17% de la Ayuda Oficial al Desarrollo bilateral. </p> <h3>Necesitamos nuevos fondos para financiar soluciones a un nuevo problema</h3> <p>¿Y qué tiene que ver esto con la #FfD3 en la que la lucha contra el cambio climático apenas se mencionará? A pesar de la reticencia de los negociadores a abordar este tema tan crucial, esta conferencia podría contribuir a restaurar la confianza en las negociaciones sobre el clima de París, que tendrán lugar a finales de año.</p> <p>No es que incorporar la lucha contra el cambio climático en la ayuda al desarrollo sea algo negativo. De hecho, <strong><a href="https://www.oxfam.org/es/campanas/financiacion-para-el-desarrollo" rel="nofollow">la conferencia</a></strong> debería poner fin a los flujos de ayuda que no integran la realidades del cambio climático, pues los programas que no tengan en cuenta el aumento de las temperaturas de 0,8 °C del que ya estamos siendo testigos serán irrelevantes en un futuro no muy lejano. Pero, aunque integrar la lucha contra el cambio climático en la financiación para el desarrollo sea positivo y contribuya a que las personas puedan mejorar sus vidas, no se puede ignorar que se necesitan nuevos fondos adicionales. </p> <p>Y, sí, también se necesita más financiación pública de los llamados "nuevos contribuidores": economías emergentes que, tal y como algunas ya lo están haciendo, deberían asumir su responsabilidad a nivel global, garantizando que estos nuevos flujos de ayuda contribuyan a fomentar un desarrollo bajo en carbono y la resiliencia ante los efectos del cambio climático. </p> <p>Pero lo primero es lo primero. Hagamos que quienes más han contribuido al cambio climático, cuyas emisiones les han situado en la senda de la prosperidad, asuman sus responsabilidades. Lo justo es que sean ellos, los "emisores históricos", quienes lideren la lucha contra el cambio climático y cumplan con los compromisos adquiridos. Esto implica garantizar que pondrán fin al desvío de fondos destinados a ayuda al desarrollo hacia la lucha contra el cambio climático. Como un primer paso, los países desarrollados podrían comprometerse a garantizar que, a medida que se incrementa la financiación de la lucha contra el cambio climático, se produce, además, un incremento paralelo del presupuesto total de ayuda. En segundo lugar, deben dejarse de rodeos y aportar nuevos fondos públicos y promover la creación y la implementación de nuevos e innovadores mecanismos de financiación pública que se puedan aprovechar de forma inmediata, como<strong> <a href="https://es.wikipedia.org/wiki/Tasa_sobre_las_transacciones_financieras" rel="nofollow">la tasa a las transacciones financieras</a></strong>, las iniciativas de aplicación de <a href="http://www.euractiv.com/sections/energy/time-pollution-pricing-work-climate-315951" rel="nofollow"><strong>un precio al carbono</strong> </a>(como en la UE o California) o la eliminación de subvenciones a los combustibles fósiles.</p> <p>La #FfD3 de Adis Abeba es un momento crucial en el camino hacia la cumbre de París. Debemos asegurarnos de que los países más pobres del mundo, que son quienes más sufren los efectos del cambio climático, no sigan pagando el precio de un problema que no han contribuido a crear. Desde Oxfam, trabajaremos para ejercer presión sobre los Gobiernos presentes en la conferencia de Adis Abeba. Mientras tanto, tú también puedes actuar y ayudarnos a <strong><a href="https://act.oxfam.org/international/es/actions/climate-change" rel="nofollow">defender los derechos de las personas más afectadas por los efectos del cambio climático</a></strong>. </p> <p><em>Entrada publicada por Lies Craeynest, Oxfam CRECE, el 6 de julio de 2015.</em></p> <h3>Temas relacionados</h3> <p><a href="https://blogs.oxfam.org/es/blogs/15-07-06-que-esta-en-juego-la-iii-conferencia-sobre-financiaci%C3%B3n-para-desarrollo-ffd3"><strong>¿Qué está en juego en la III Conferencia sobre Financiación para el Desarrollo (#FfD3)? Desviar recursos públicos para promover la inversión privada.</strong></a></p> <p><a href="https://www.oxfam.org/es/sala-de-prensa/notas-de-prensa/2015-07-10/la-lucha-contra-la-pobreza-no-puede-quedar-en-manos-de-los" rel="nofollow"><strong>La lucha contra la pobreza no puede quedar en manos de los intereses del sector empresarial</strong></a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Una cumbre crucial de camino a París </h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/15-07-10-third-financing-development-conference-summit-halfway-road-paris" title="The Third Financing for Development Conference: A summit halfway on the road to Paris" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_fr last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-07-13-financement-du-d%C3%A9veloppement-une-conf%C3%A9rence-essentielle-pour-le-climat-avant-les" title="Financement du développement : une conférence essentielle pour le climat avant les négociations de Paris" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Mon, 13 Jul 2015 07:28:22 +0000 Guest Blogger 27287 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/node/27287#comments The Third Financing for Development Conference: A summit halfway on the road to Paris http://l.blogs.oxfam/fr/node/27273 <div class="field field-name-body"><p>You might not have thought it at first glance but the <a href="http://www.un.org/esa/ffd/ffd3/" rel="nofollow">Third Financing for Development Conference</a> (FFD) could end up a key stepping stone to success we need in Paris to keep global warming below two degrees. While a big part of the conference will focus on how developing countries finance their own development and futures, the question of how the huge <a href="https://www.oxfam.org/en/pressroom/pressreleases/2015-06-29/rich-countries-provided-20-funds-copenhagen-finance-goal-scaling" rel="nofollow">costs of climate change action</a> will be financed, particularly for countries to adapt, is the big elephant in the room. And the conference couldn’t come at a more crucial time, just 6 months before major international climate change negotiations in Paris later in the year.</p> <h3>Climate change costs</h3> <p>Figure this – climate change impacts bring a huge additional burden to government budgets. Even as the price of clean energy is tumbling down, making it cheaper for countries to make the switch to a clean development pathway, the costs to adapt to climate change are rising rapidly. The UN Environment Programme (UNEP) estimates that adaptation costs for the world’s poorest countries will rise to $50bn a year by 2025-2030. Even today, before climate impacts really begin to bite, countries are paying out of their own pockets to deal with climate change. Tanzania, for example, pays three times more on adaptation per year than they received in climate funds from rich countries from 2010-12 and Ethiopia spends about double each year.</p> <h3>Who is paying the price?</h3> <p><strong>The injustice is stark.</strong> The world’s poorest countries have done nothing to cause the climate crisis and yet they paying the price for a problem they have not caused. As if that isn’t enough, the money that richer nations are giving poorer countries to deal with climate impacts often comes from existing aid commitments. For example, they make sure that agricultural programmes take climate impacts into account or they re-direct money from the existing pot of aid funding towards new climate programmes. The bottom line is that very little actual additional money is being provided: while climate finance levels have increased over the past years – this has been part of stagnating aid levels. Total climate finance given bilaterally between countries already represented 17% of bilateral Overseas Development Assistance in 2013.</p> <h3>We need new money to fund the solutions to a new problem.</h3> <p>So what does this have to do with the FFD where climate change has been barely mentioned? Despite the reluctance of negotiators to broach this difficult topic, this conference could help re-build some of the confidence we need to see ahead of the Paris climate negotiations at the end of the year.</p> <p><strong>Make no mistake</strong>, it is good that climate change is increasingly mainstreamed into development aid, and <a href="https://www.oxfam.org/en/campaigns/financing-development" rel="nofollow">the FFD conference</a> should put a stop to aid that does not acknowledge or integrate the realities of climate change. Programs that do not take into account that we are already dealing with a 0.8 degree Celsius temperature rise will be irrelevant in the not so distant future. Mainstreaming climate change is good for development, for helping to improve people’s lives, but it doesn’t deal with the fact that new and additional finance is needed.</p> <p>And yes, more public finance will need to be coming from the so-called new contributors, emerging economies that should and are increasingly taking up their global responsibilities, including through ensuring that these new flows of money help support low carbon development and climate resilience.</p> <p><strong>But first things first.</strong> Let’s get the rich countries who have contributed most to climate change, whose emissions put them on the path to prosperity, back on track. It’s only fair that big historic emitters lead the way by living up to their commitments. This means that they should provide guarantees that the current practice of siphoning off aid budgets towards climate finance will stop with immediate effect. As a first step, developed countries could commit to ensure that as climate finance rises, it will be part of a rising overall aid budget, and one that is rising at least as fast. Secondly, they need to stop beating around the bush when it comes to bringing in big new public money, and arrange for the immediate creation and implementation new and innovative public sources of finance that are ready to harvest like the <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Financial_transaction_tax" rel="nofollow">Financial Transaction Tax</a>, <a href="http://www.euractiv.com/sections/energy/time-pollution-pricing-work-climate-315951" rel="nofollow">carbon pricing schemes like in the EU</a>, and a fossil fuel subsidy shift.</p> <p><strong>The FFD conference in Addis Ababa is a crucial stop on the road to Paris</strong>. We must ensure that the world’s poorest countries, who are impacted most by climate change, do not continue to pay the price for a problem they have contributed least to. We will be working to lobby governments in Addis.</p> <p><strong>In the meantime, YOU can <a href="http://oxf.am/ZAzr" rel="nofollow">take action to stand with those hit hardest by climate change</a>.</strong></p> <p><em>This entry posted by Lies Craeynest, Oxfam Food and Climate Justice lead, on 10 July 2015.</em></p> <p><em>Photo: Joel Villamor, fisher farmer in Tacloban. Joel and his partner May-May live in a house on stilts above the water in Rawis, Anibong Bay, Tacloban. In November 2013 their home was totally destroyed by typhoon Haiyan. Joel rebuilt a house using wood salvaged from the storm wreckage and a tarpaulin provided by Oxfam. Climate change could make extreme weather events such as Typhoon Haiyan more common in the future. Credit: Eleanor Farmer/Oxfam</em></p> <h3><img alt="The poorest people are hit hardest by climate change." title="The poorest people are hit hardest by climate change." height="724" width="1024" class="media-element file-default" typeof="foaf:Image" src="http://l.blogs.oxfam/sites/default/files/who-pays-for-climate-inaction-woman.jpg" /></h3> <h3>You may also like</h3> <p><a href="https://blogs.oxfam.org/en/blogs/15-07-03-whats-stake-financing-development-public-resources-private-finance"><strong>What's at stake for Financing for Development – diverting public resources to leverage private finance?</strong></a></p> <p><a href="https://www.oxfam.org/en/pressroom/pressreleases/2015-07-10/corporate-stranglehold-development-finance-must-end-addis" rel="nofollow"><strong>Corporate stranglehold on development finance must end in Addis</strong></a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>The Third Financing for Development Conference: A summit halfway on the road to Paris</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_fr first"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-07-13-financement-du-d%C3%A9veloppement-une-conf%C3%A9rence-essentielle-pour-le-climat-avant-les" title="Financement du développement : une conférence essentielle pour le climat avant les négociations de Paris" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/15-07-13-una-cumbre-crucial-de-camino-par%C3%ADs" title="Una cumbre crucial de camino a París " class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Fri, 10 Jul 2015 11:25:38 +0000 Lies Craeynest 27273 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/node/27273#comments Les enjeux du financement du développement : détourner des ressources publiques pour mobiliser des financements privés ? http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-07-06-les-enjeux-financement-developpement-detourner-ressources-publiques-pour-mobiliser-financements-prives <div class="field field-name-body"><p>Oxfam et d’autres organisations œuvrant dans le monde entier pour lutter contre la pauvreté et les inégalités se réunissent du 13 au 16 juillet à Addis-Abeba, en Éthiopie, pour décider des moyens de financer le développement international dans les décennies à venir, à l’occasion de la troisième Conférence sur le financement du développement (#FFD3). Mais quels en sont les véritables enjeux ?</p> <p>Première d’une série de trois conférences internationales organisées cette année, la Conférence sur le financement du développement d’Addis-Abeba aura de fortes répercussions sur le Sommet spécial sur le développement durable, qui se tiendra à New York en septembre, puis sur l’accord permettant de lutter contre le dérèglement climatique qui doit être signé à Paris en décembre. Il s’agit d’un effet domino qui déterminera le mode de financement du développement et de la lutte contre le changement climatique ces 15 prochaines années.</p> <h3>De l’argent public pour des services publics</h3> <p>Le succès des Objectifs pour le développement durable en matière d’éradication de la pauvreté et des inégalités et d’amélioration de la vie des populations dépend de la capacité de la communauté internationale à mobiliser les fonds nécessaires pour le faire. Cet argent peut provenir de nombreuses différentes sources (aide au développement, recouvrement de l’impôt et mobilisation des fonds du secteur privé). Il ne suffit toutefois pas de se contenter de donner de l’argent. Les États doivent veiller à ce que ces ressources destinées au développement soient investies au service du public, et non en faveur des intérêts privés.</p> <p>Une ombre pèse néanmoins sur Addis-Abeba. La tendance actuelle, particulièrement parmi les pays riches donateurs, consiste à encourager le financement privé des futurs hôpitaux et écoles. Autrement dit, les services essentiels pour mettre fin à la pauvreté et aux inégalités sont dirigés par des institutions dont la priorité est la recherche des profits, pas les services publics.</p> <p>Cette transition du financement public vers le financement privé est inquiétante. Le financement public (et en premier lieu, la fiscalité) est important, en raison non seulement de ce qu’il permet de financer, mais également de son mode de fonctionnement. Lorsque nous payons des impôts, nous attendons de l’État qu’il nous donne quelque chose en retour. Cela renforce notre relation avec le gouvernement. Il paie également pour ce qui ne devrait pas faire l’objet d’un financement privé : les obligations de l’État envers les citoyen-ne-s en ce qui concerne la protection de leurs besoins en matière de santé, d’éducation et de sécurité sociale.</p> <h3>Qui a fait le calcul ?</h3> <p>Pire encore, il n’existe même pas de données probantes en faveur de cette transition vers le financement privé. Sans elles, rien ne garantit l’efficacité du recours au financement public pour faire en sorte que des investisseurs privés améliorent la vie des populations. Les Objectifs du Millénaire pour le développement (les objectifs de développement qui ont précédé les Objectifs pour le développement durable) ont été atteints et mis en œuvre très efficacement grâce au financement public.</p> <p>Le secteur privé et ses capitaux sont importants pour le développement et ils ont sans aucun doute un rôle à jouer, mais recourir à des sommes d’argent public — pourtant rare — de plus en plus importantes pour mobiliser des financements privés n’est généralement pas conforme aux <a href="https://www.oxfam.org/fr/rapports/efficacite-de-laide-les-cles-de-busan" rel="nofollow">accords internationaux visant à améliorer la qualité de l’aide au développement</a>. Alors que la tendance se confirme, nous sommes taraudés de plus de questions que nous obtenons de réponses. Voici quelques-unes des plus pressantes :</p> <ul><li><strong>Le financement public mène-t-il à des changements positifs dans la vie des populations ?</strong> Les données ne sont pas encourageantes. Les projets financés par des deniers privés ne donnent pas souvent de résultats positifs.<a href="https://www.oxfam.org/fr/rapports/une-dangereuse-diversion" rel="nofollow"> <strong>Une dangereuse diversion</strong></a>, le rapport d’Oxfam, montre la manière dont un hôpital privé du Lesotho mobilise plus de la moitié du budget de santé du pays. Cette transition vers les profits risque également d’engendrer des coûts, notamment le paiement par les usagers des services d’infrastructure, de santé et d’éducation, dont les personnes les plus pauvres ne sont pas en mesure de s’acquitter.</li> <li><strong>Les pays riches établissent le programme d’action.</strong> Les initiatives de financement public trouvent souvent leur origine dans les priorités des pays riches donateurs et ne répondent pas aux besoins des gouvernements, communautés locales ou entreprises locales des pays en développement.</li> <li><strong>Où est la valeur ajoutée ?</strong> D’après les données disponibles, le financement privé aurait pu mettre en œuvre le projet dans tous les cas, même sans être subventionné par le financement public. Un rapport de la Cour des comptes européenne prouve que la moitié des projets évalués n’auraient pas eu besoin de subventions. Il est donc inutile d’utiliser l’argent de l’aide au développement aux dépens des secteurs dans lesquels il est le plus nécessaire : la santé, l’éducation et la sécurité sociale.</li> <li><strong>Des pratiques douteuses. </strong>Chez Oxfam, nous savons ce qui peut dériver lorsque la mobilisation de financements privés se fait au détriment des droits humains et de l’environnement. Dans notre rapport, <strong><a href="https://www.oxfam.org/fr/rapports/la-souffrance-des-autres" rel="nofollow">La souffrance des autres</a></strong>, nous répertorions les répercussions négatives sur les communautés et l’environnement d’un manque de supervision et d’une mauvaise application des systèmes de surveillance mutuelle par le bras directeur de la Banque mondiale dans de nombreux pays en développement.</li> <li><strong>Où sont les règles ?</strong> Les règles de protection des travailleurs ou de l’environnement sont souvent mal appliquées. Nous avons besoin de principes de développement contraignants et durables que tous les gouvernements devraient appliquer à l’ensemble des projets alliant financement public et financement privé, afin de garantir la justice sociale et environnementale. Nous avons également besoin que les gouvernements respectent les règles existantes, notamment les « Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme » des Nations unies.</li> </ul><h3>Comment allons-nous y remédier lors de la Conférence sur le financement du développement ?</h3> <p>Nous ferons pression pour que les changements suivants voient le jour, afin de veiller à une plus grande réussite du développement en nous concentrant sur les points suivants :</p> <ul><li>le comblement des écarts de financement grâce à l’imposition progressive et au financement des services publics ;</li> <li>le financement privé ne doit pas se substituer aux engagements existants des pays riches en matière d’aide au développement ;</li> <li>une plus grande réglementation, redevabilité et transparence des activités du secteur privé ;</li> <li>des travaux visant à garantir des politiques plus justes sur toute la ligne, de la fiscalité à l’énergie, en passant par l’agriculture, au bénéfice des personnes les plus marginalisées des pays en développement ;</li> <li>la construction d’un secteur privé dans un cadre de développement centré sur les petit-e-s exploitant-e-s et les petites entreprises, l’autonomisation des femmes chefs d’entreprise, l’encouragement de la création d’emplois locaux et l’obtention de résultats explicitement orientés vers l’égalité, afin d’accroître les ressources à distribuer.</li> </ul><p>La mise en œuvre d’un programme d’action en faveur du développement durable pour l’après-2015 ambitieux et transformationnel ne sera pas possible sans un cadre financier complet et solide, incluant les pays riches comme les pays en développement. Ceci dépendra totalement de la volonté politique et du fait que les décisions reposent ou non sur des intérêts personnels à court terme ou sur des gains mutuels à long terme. 2015 reste une année majeure pour le développement, mais devra donner lieu à des accords progressistes concrets lors de la Conférence sur le financement du développement afin de nous assurer que nous pourrons en dire autant en 2030.</p> <p><em>Posté par Hilary Jeune (<strong><a href="https://twitter.com/hilaryjeune" rel="nofollow">@hilaryjeune</a></strong>), le 3 juillet 2015.</em></p> <p><em>Photo: Une élève écrit au tableau, à l'école primaire de la communauté de Pamaronkoh à Cabla Town, Freetown, en Sierra Leone. Crédit photo : Aubrey Wade / Oxfam</em></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Les enjeux du financement du développement : détourner des ressources publiques pour mobiliser des financements privés ?</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/15-07-03-whats-stake-financing-development-public-resources-private-finance" title="What&#039;s at stake for Financing for Development – diverting public resources to leverage private finance?" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/15-07-06-que-esta-en-juego-la-iii-conferencia-sobre-financiaci%C3%B3n-para-desarrollo-ffd3" title="¿Qué está en juego en la III Conferencia sobre Financiación para el Desarrollo (#FfD3)? Desviar recursos públicos para promover la inversión privada." class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Mon, 06 Jul 2015 15:06:34 +0000 Guest Blogger 27253 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-07-06-les-enjeux-financement-developpement-detourner-ressources-publiques-pour-mobiliser-financements-prives#comments La lutte contre la pauvreté, le changement climatique et les inégalités vous tient à cœur ? Retenez bien ces trois lettres : FFD http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-07-06-la-lutte-contre-la-pauvret%C3%A9-le-changement-climatique-et-les-in%C3%A9galit%C3%A9s-vous-tient-%C3%A0 <div class="field field-name-body"><p><strong>Nous vivons dans un monde faussé et déséquilibré. Un monde où, d’ici l’année prochaine, les 1 % des plus riches possèderont plus de la moitié des richesses de la planète.</strong> Et ce n’est pas un hasard : les hommes et les femmes politiques continuent à établir des règles qui remplissent les poches des entreprises tout en vidant celles des plus pauvres et en réduisant les services publics. <strong><a href="https://blogs.oxfam.org/en/blogs/15-02-11-breaking-cycle-how-europe-can-stop-industrial-tax-dodging">Le scandale de l’évasion fiscale des entreprises</a></strong> fait bien trop souvent les gros titres de l’actualité. Le changement climatique ruine les récoltes et accroit la misère de ceux qui vivent déjà dans la faim. Quand je vois cela, quand j’entends cela, j’ai envie de monter sur tous les toits, pour dénoncer à pleins poumons ces contradictions. Dans ce cas, pourquoi suis-je en train de plonger dans le monde des acronymes onusiens ? Comment les lettres « FFD » peuvent-elles nous aider à combattre la plus grave menace qui pèse sur notre monde ?</p> <p>Il y a un an, je n’avais jamais entendu parler de la conférence sur le FFD. Ces trois lettres signifient <strong><a href="http://www.un.org/esa/ffd/ffd3/">Financing for Development</a></strong>, le financement du développement. Il s’agit de réunions organisées tous les six ou sept ans par les Nations unies. Plus j’ai appris sur le financement du développement, plus j’ai compris son importance. C’est là que se prennent les décisions pour savoir comment les gouvernements dépensent pour lutter contre la pauvreté et les inégalités.</p> <p>Mais ces réunions n’ont pas pour seul but de verser des sommes symboliques pour des écoles ou des hôpitaux. S’y discute qui va décider comment l’argent sera récolté et à quoi il servira. Il s’agit de rééquilibrer les pouvoirs et de s’assurer que les pays en voie de développement ont leur mot à dire. Dans <strong><a href="https://www.oxfam.org/fr/rapports/en-finir-avec-les-inegalites-extremes">un monde où les règles fiscales sont faussées</a></strong> et où la finance mondiale défavorise les pays les plus pauvres, la conférence sur le financement du développement est l’occasion, une fois par décennie, de veiller à ce que les efforts dans la lutte contre le changement climatique, la pauvreté et les inégalités sont financés de manière juste.</p> <p>La troisième conférence sur le financement du développement (#FFD3) qui va avoir lieu se déroulera dans une année charnière pour le développement international. Les négociations ont démarré et ont un air de déjà vu : les pays qui ont les plus gros moyens mettent tout leur poids pour acculer les pays en voie de développement au pied du mur. Mais ces derniers ne sont pas prêts à céder et se montrent fermes sur les questions qui auront un impact sur le montant de leurs dépenses pour les écoles, les hôpitaux, les routes ou encore les systèmes d’irrigation. Ils bénéficient du soutien de la société civile et de personnes du monde entier car c’est une question essentielle de justice fiscale qui est en jeu. Si vous voulez rejoindre ces pays au pied du mur, les aider à rééquilibrer les pouvoirs, si la lutte contre la pauvreté, le changement climatique et les inégalités vous tient à cœur, il est l’heure de <strong><a href="https://act.oxfam.org/france/obligeons-les-multinationales-a-payer-leur-juste-part-d-impots">dénoncer cet état de fait et d’agir</a></strong>.</p> <p>Oxfam sera à la <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23FFD3&amp;src=typd">#FFD3</a></strong> et nous porterons plus particulièrement nos efforts sur les points suivants.</p> <h3>La fiscalité</h3> <p>L’évasion fiscale est un problème mondial. <strong><a href="https://www.oxfam.org/fr/rapports/petits-arrangements-entre-amis">Les grandes multinationales augmentent leurs profits en transférant leurs bénéfices</a></strong> des pays où ils sont générés pour les cacher dans des paradis fiscaux, privant ainsi les pays en développement de ressources fiscales estimées à <a href="http://www.taxjustice.net/2015/03/26/unctad-multinational-tax-avoidance-costs-developing-countries-100-billion/"><strong>100 milliards de dollars par an</strong></a>.</p> <p>Les problèmes mondiaux exigent des solutions mondiales. Oxfam et d’autres organisations demandent que la conférence sur le financement du développement débouche sur la création d’un organisme mondial sur la fiscalité, auquel tous les pays participent sur un pied d’égalité. Le moment est on ne peut plus crucial. À l’heure où nous écrivons, un groupe restreint de pays riches s’arroge la prérogative de décider de ce système injuste. Ce que font ces pays en réalité, c’est écrire des règles qui servent leurs intérêts, sans prendre en considération les besoins des pays pauvres.</p> <p>Les problèmes mondiaux exigent aussi des mouvements mondiaux faisant pression pour des solutions mondiales ! Heureusement, dans le monde entier, des militants en faveur de la justice fiscale se rassemblent pour exiger un changement. Récemment, Oxfam a participé avec d’autres organisations à <a href="https://storify.com/TaxJustice/global-tax-justice-a-week-of-action"><strong>une semaine d’action</strong></a> pour la <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23JusticeFiscale">#justicefiscale</a></strong> Nous ne devons pas relâcher la pression et nous assurer que les dirigeants écoutent, agissent et mettent en place un organisme mondial sur la fiscalité lors de la <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23FFD3&amp;src=typd">#FFD3</a></strong>.</p> <p>Dernières informations sur la fiscalité :</p> <p>Retrouvez le dernier né sur les questions de fiscalité <strong><a href="https://twitter.com/GlobalTaxBody">@GlobalTaxBody</a></strong> – surveillez si les propositions sont adoptées à la <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23FFD3&amp;src=typd">#FFD3</a></strong></p> <p>Hashtags <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23globaltaxbody&amp;src=typd">#globaltaxbody</a></strong> <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23JusticeFiscale">#justicefiscale</a></strong> <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23MakeTaxFair&amp;src=typd">#MakeTaxFair</a></strong></p> <p>Comptes Twitter : <strong><a href="https://twitter.com/alieholder">@alieholder</a></strong> <a href="https://twitter.com/frankcarnibella"><strong>@frankcarnibella</strong></a> <strong><a href="https://twitter.com/NoeHa7">@noemiehailu</a></strong></p> <blockquote class="twitter-tweet" lang="en" xml:lang="en"><p lang="en" dir="ltr" xml:lang="en">Love this! <a href="https://twitter.com/GlobalTaxBody">@GlobalTaxBody</a> welcomes Financing for Development <a href="https://twitter.com/hashtag/FFD3?src=hash">#FFD3</a> negotiators <a href="https://t.co/7iHprqLZvw">https://t.co/7iHprqLZvw</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/TaxJustice?src=hash">#TaxJustice</a> will benefit everybody!</p> <p>— Oxfam International (@Oxfam) <a href="https://twitter.com/Oxfam/status/613315388957437952">June 23, 2015</a></p></blockquote> <script async="" src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script><h3>Le climat</h3> <p>Pour plus d’un milliard de personnes qui vivent dans la pauvreté, le changement climatique signifie davantage de phénomènes <strong><a href="http://www.economist.com/news/science-and-technology/21656133-climate-change">météorologiques extrêmes</a></strong>, davantage de catastrophes et encore plus de faim dans le monde. Cela signifie également que les pays les plus pauvres paient le prix fort pour un problème dont ils sont le moins responsables.</p> <p>Les pays riches qui, pour acquérir ces richesses, ont pollué l’environnement, essaient de s’en tirer sans avoir à aider financièrement (en plus d’une aide au développement) les pays les plus pauvres à s’adapter au changement climatique. Aujourd’hui, les pays riches ne comblent que 2 % des besoins des pays pauvres pour s’adapter au changement climatique. C’est pourquoi durant la #FFD3, <a href="http://www.theguardian.com/environment/2015/jun/29/rich-countries-100bn-promise-fight-climate-change-not-delivered"><strong>nous demanderons le versement de contributions financières relatives au climat</strong></a>, en plus de l’aide au développement.</p> <p><em>Dernières informations sur le climat :</em></p> <p><a href="https://twitter.com/search?q=%23climatefinance&amp;src=typd"><strong>#climatefinance</strong></a> <a href="https://twitter.com/search?q=%23climat&amp;src=typd"><strong>#climat</strong></a></p> <p><a href="https://twitter.com/LiesCraeynest"><strong>@LiesCraeynest</strong></a></p> <h3>L’aide au développement</h3> <p>Les pays riches doivent tenir leurs promesses, qui ne l’ont pas été jusqu’à présent, en s’engageant à consacrer<a href="http://www.unmillenniumproject.org/press/07.htm"><strong> 0,7 % de leur budget national à l’aide</strong></a> au développement. Ils ne peuvent pas continuer à faire des promesses sans les tenir et sans fixer d’échéance pour leur réalisation. C’est pourquoi durant la #FFD3, nous demanderons à ces pays de s’engager à nouveau sur le seuil des 0,7 % avec un calendrier. Nous demanderons également que 50 % de ces montants soient consacrés aux pays les moins développés et non à ceux dans lesquels les pays riches ont des intérêts politiques et commerciaux.</p> <h3>Un financement public et non privé</h3> <p>Dans tous les pays, qu’ils soient développés ou en voie de développement, la population doit pouvoir accéder à des services appropriés en matière d’éducation, de soins de santé, d’emploi, garantir la sécurité des moyens de subsistance même dans les climats plus chauds et les ressources nécessaires pour subvenir aux besoins de chaque individu et de sa famille. Nous assistons à un glissement concerté consistant à financer les services publics au moyen de fonds privés. Lorsque les services essentiels sont concernés, par exemple une école pour les enfants ou des soins de santé pour les grands-parents, chacun/e veut être sûr qu’il/elle bénéficiera de services publics gratuits et de qualité, disponibles pour tous, riches comme pauvres. Le profit ne peut pas passer avant l’intérêt public. Lors de la #FFD3, nous demanderons à ce que des engagements soient pris en ce sens.</p> <p><em>Pour les dernières informations sur les financements :</em></p> <p><a href="https://twitter.com/search?q=%23ODA&amp;src=typd"><strong>#ODA</strong></a> <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23Aide&amp;src=typd">#Aide</a></strong> <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23ODD&amp;src=typd">#ODD</a></strong></p> <p><a href="https://twitter.com/hilaryjeune"><strong>@hilaryjeune</strong></a></p> </div><div class="field field-name-title"><h2>La lutte contre la pauvreté, le changement climatique et les inégalités vous tient à cœur ? Retenez bien ces trois lettres : FFD</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/15-06-29-do-you-care-about-fighting-poverty-climate-change-and-inequality-ffd" title="Do you care about fighting poverty, climate change and inequality? Then you’ll probably care about these three letters: FfD" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/15-07-03-te-preocupa-la-lucha-contra-pobreza-cambio-climatico-desigualdad-ffd3" title="¿Te preocupa la lucha contra la pobreza, el cambio climático o la desigualdad? Entonces te interesarán estas tres letras: FfD" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Mon, 06 Jul 2015 06:07:25 +0000 Francesca Carnibella 27246 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-07-06-la-lutte-contre-la-pauvret%C3%A9-le-changement-climatique-et-les-in%C3%A9galit%C3%A9s-vous-tient-%C3%A0#comments What's at stake for Financing for Development – diverting public resources to leverage private finance? http://l.blogs.oxfam/fr/node/27235 <div class="field field-name-body"><p>In a few weeks’ time, Oxfam and others who work across the world to tackle poverty and inequality will be upping sticks to Addis Ababa in Ethiopia to discuss how the next decades of international development are paid for at the <a href="http://www.un.org/esa/ffd/ffd3/" rel="nofollow">Third Financing for Development conference </a>(aka #FfD3). But what’s really at stake?</p> <p>This first of three international conferences this year the FfD conference in Addis Ababa will have a marked effect on the <a href="https://sustainabledevelopment.un.org/sdgsproposal" rel="nofollow">Sustainable Development Goals</a> (SDGs) Summit in New York in September, and ultimately on December’s climate change deal that must be agreed in Paris. It’s a domino effect that will determine how development and climate action is funded for the next fifteen years.</p> <h3>Public money for public services</h3> <p>The SDGs success in tackling poverty and inequality and improving people’s lives will require the global community finding the funds to do so. This money can come from lots of different sources – from aid, collecting taxes and from attracting money from the private sector. It’s not good enough to just cough up the money, governments must ensure that these resources for development are invested to serve the public, not private, interest.</p> <p>But there’s a danger in Addis. The current trend, particularly among rich countries who are aid donors, is to encourage the schools and the hospitals of the future to be funded by private finance. This means that the very services which are vital to overcoming poverty and inequality are run by institutions whose first priority is profit, not public service.</p> <p><strong>This shift from public to private finance is worrying.</strong> Public finance – and principally taxation – is important not just because of what it can pay for but because of how it works.  When we pay taxes we expect something back from our governments; it strengthens the relationships between us and our governments. It also pays for what private finance shouldn’t: government obligations to citizens in safeguarding their healthcare, education and social security needs</p> <h3>Who’s done the math?</h3> <p>Worse still, there isn’t even the evidence to back this shift to private finance. Without this evidence, there’s no guarantee that using public finance to get private investors to improve people’s lives actually works. The Millennium Development Goals – the development goals which precede the Sustainable Development Goals – were met and delivered most effectively through public finance.</p> <p>The private sector and its finances are important for development and there is definitely a role for it to play, but using an increasing amount of scarce public money to leverage private finance generally fails to align itself with <a href="https://www.oxfam.org/en/research/busan-nutshell" rel="nofollow">international agreements to improve the quality of aid</a>. As this trend continues we are left with more questions than answers swirling around. Here are some of the most pressing ones:</p> <ul><li><strong>Does private finance lead to positive changes in people’s lives?</strong> The evidence isn’t encouraging. Privately financed projects don’t often lead to positive results. Oxfam’s report <a href="https://www.oxfam.org/en/research/dangerous-diversion" rel="nofollow">A Dangerous Diversion</a> shows how a private hospital in Lesotho is eating up more than half the country’s healthcare budget. The shift towards profits also risks generating costs – such as user fees for infrastructure, health and education services – that the poorest people are unable to pay.</li> <li><strong>Rich countries set the agenda.</strong> Often, private finance initiatives are driven by the priorities of the rich country donors and don’t align with the needs of governments, local communities or local businesses in developing countries.</li> <li><strong>Where’s the added value? </strong>Evidence suggests that the private finance could have delivered the project anyway, without being subsidized by public finance. One report from the European Court of Auditors shows that half of the projects assessed had needed a grant. This is therefore unnecessarily taking aid money away from where it is most needed: health, education and social security.</li> <li><strong>Dodgy practices.</strong> Oxfam knows what can go wrong when leveraging private finance fails to respect human rights and the environment. Our report <a href="https://www.oxfam.org/en/research/suffering-others" rel="nofollow">The Suffering of Others</a> documents the negative impacts on communities and the environment in many developing countries resulting from lack of oversight and poorly applied due diligence by the World Bank’s lending arm.</li> <li><strong>Where are the rules?</strong> Often rules to protect workers or the natural environment are poorly applied. We need legally binding sustainable development principles that all governments should apply to all projects where public and private finance is combined <a href="http://policy-practice.oxfam.org.uk/publications/delivering-sustainable-development-a-principled-approach-to-publicprivate-finan-365739" rel="nofollow">to ensure social and environmental justice</a>. We also need governments to stick to existing standards such as the UN Guiding Principles on Business and Human Rights.</li> </ul><h3>How are we going to put this straight at FfD3?</h3> <p>We will be pushing for the following changes, to ensure more success for development when private finance is used:</p> <ul><li><strong>Filling gaps in funds</strong> through progressive taxation and financing public services</li> <li><strong>Private finance</strong> should not replace rich countries’ existing commitments on overseas aid</li> <li><strong>More regulation, accountability and transparency </strong>of private sector activities</li> <li><strong>Work to ensure fairer policies</strong> across the board, from tax to energy and agriculture, affecting the most marginalised people in developing countries</li> <li><strong>Building a private sector in development framework</strong> that focuses on smallholders and small businesses, empowering women entrepreneurs, encouraging local job creation and sparking equality-oriented outcomes so that there are more resources to redistribute.</li> </ul><p>The realization of an ambitious and transformative post-2015 sustainable development agenda will require a strong comprehensive financial framework that includes both rich and developing countries. This will all depend on political will and whether decisions are made based on short term self-interest or long term mutual gains.</p> <p>2015 is still keeping its label as a massive year for development, but will have to produce concrete progressive agreements on FfD to make sure we can say the same for 2030.</p> <p><em>This entry posted by Hilary Jeune (<a href="http://twitter.com/hilaryjeune" rel="nofollow">@hilaryjeune</a>), Oxfam EU Policy Advisor, on 3 July 2015.</em></p> <p><em>Photo: A pupil writing on the blackboard at the Pamaronkoh Community Primary School, Calaba Town, Freetown, Sierra Leone. Credit: Aubrey Wade/Oxfam</em></p> <h3>You may also like</h3> <p><a href="https://blogs.oxfam.org/en/blogs/15-06-29-do-you-care-about-fighting-poverty-climate-change-and-inequality-ffd"><strong>Do you care about fighting poverty, climate change and inequality? Then you’ll probably care about these three letters: FfD</strong></a></p> <p> </p> <p> </p></div><div class="field field-name-title"><h2>What&#039;s at stake for Financing for Development – diverting public resources to leverage private finance?</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_fr first"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-07-06-les-enjeux-financement-developpement-detourner-ressources-publiques-pour-mobiliser-financements-prives" title="Les enjeux du financement du développement : détourner des ressources publiques pour mobiliser des financements privés ?" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/15-07-06-que-esta-en-juego-la-iii-conferencia-sobre-financiaci%C3%B3n-para-desarrollo-ffd3" title="¿Qué está en juego en la III Conferencia sobre Financiación para el Desarrollo (#FfD3)? Desviar recursos públicos para promover la inversión privada." class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Fri, 03 Jul 2015 15:34:52 +0000 Guest Blogger 27235 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/node/27235#comments ¿Te preocupa la lucha contra la pobreza, el cambio climático o la desigualdad? Entonces te interesarán estas tres letras: FfD http://l.blogs.oxfam/fr/node/27249 <div class="field field-name-body"><p><strong>Vivimos en un mundo con grandes desigualdades y dominado por los intereses creados de una minoría. Un mundo en el que, el próximo año, el 1% más rico de la población poseerá más de la mitad de la riqueza mundial.</strong> Esto no es así por casualidad: los políticos elaboran leyes que benefician a las grandes empresas mientras reducen los servicios públicos y el poder adquisitivo de los más pobres. Los escándalos de evasión y elusión fiscal por parte de las grandes empresas acaparan los titulares de la prensa a diario. Y, mientras, el cambio climático está acabando con los cultivos y las fuentes de alimento de las personas que ya viven sumidas en el hambre. Cuando veo y escucho todo esto, siento ganas de ponerme a gritar desde lo alto de los tejados para denunciar todas estas contradicciones. Pero, entonces, ¿por qué me pongo a hablar sobre siglas propias de Naciones Unidas? ¿Cómo pueden unas simples letras, "FfD", ayudarnos a abordar los principales desafíos que amenazan nuestro mundo?</p> <p>Hace apenas un año, nunca antes había oído hablar de las conferencias que las Naciones Unidas organizan cada seis o siete años para debatir sobre <a href="http://t.co/JsPQyxKaT5" target="_blank"><strong>Financiación para el Desarrollo</strong></a> o FfD, por sus siglas en inglés. Ahora, cuanto más sé sobre FfD, más consciente soy de su gran importancia. Es en estas conferencias donde se toman decisiones acerca de dónde obtener los fondos que los Gobiernos destinan a la lucha contra la pobreza y la desigualdad.</p> <p>Sin embargo, estas conferencias no solo tratan de cómo gastar cheques para pagar escuelas y hospitales, sino que en ellas se decide quién y cómo recaudar fondos, así como en qué emplearlos. Se trata, por tanto, de cómo reequilibrar el poder y garantizar que los países en desarrollo puedan manifestar sus opiniones. En un mundo en el que las reglas que rigen el sistema financiero favorecen a una minoría, y en el que los países en desarrollo están en desventaja a la hora de acceder a los flujos globales de financiación, estas conferencias sobre financiación para el desarrollo constituyen una oportunidad única cada diez años, para garantizar que los esfuerzos para luchar contra el cambio climático, la pobreza y la desigualdad se financien de forma justa.</p> <blockquote class="twitter-tweet" lang="en" xml:lang="en"><p lang="en" dir="ltr" xml:lang="en">International Conference on Financing for Development <a href="https://twitter.com/hashtag/FFD3?src=hash">#FFD3</a> 13–16 July Addis Ababa Ethiopia <a href="http://t.co/JsPQyxKaT5">http://t.co/JsPQyxKaT5</a> <a href="http://t.co/pKA8EkZxx1">pic.twitter.com/pKA8EkZxx1</a></p> <p>— Equity &amp; Health (@equitylist) <a href="https://twitter.com/equitylist/status/611878210951888897">June 19, 2015</a></p></blockquote> <script async="" src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script><p>Esta será la III Conferencia sobre Financiación para el Desarrollo, y se celebra en un año histórico para el desarrollo internacional. Las negociaciones ya han comenzado y ya hemos visto una fotografía que nos resulta familiar: la de los países con “talonarios” más grandes haciendo valer su peso y arrinconando a los países en desarrollo, para que no puedan participar en pie de igualdad. Pero los países en desarrollo han decidido no ceder y mantenerse firmes en aquellas cuestiones que influyen en cuánto podrían destinar a escuelas, hospitales, carreteras o sistemas de abastecimiento de agua. En este momento crítico en el que la justicia financiera está en juego, multitud de personas y organizaciones de la sociedad civil de todo el mundo ya les han brindado su apoyo. Si tú también quieres mostrarles tu apoyo y contribuir a reequilibrar el poder, si te preocupa la lucha contra la pobreza, el cambio climático y la desigualdad, ahora es el momento de alzar tu voz y<a href="https://act.oxfam.org/international/en/actions/world-tax-summit"><strong> actuar</strong></a>.</p> <p>Oxfam estará presente en la III Conferencia sobre Financiación para el Desarrollo (#FfD3), centrando sus esfuerzos en:</p> <h3>Fiscalidad</h3> <p>La evasión y elusión fiscal es un problema global. Las empresas multinacionales transfieren sus beneficios a paraísos fiscales para eludir el pago de impuestos en los países donde realizan sus actividades, incrementando así sus ganancias y provocando pérdidas anuales estimadas en 100.000 millones de dólares a los países más pobres.</p> <p>Los problemas globales requieren de soluciones globales. Oxfam, junto con otras organizaciones, pide la creación de un organismo fiscal global durante la III Conferencia sobre Financiación para el Desarrollo; un organismo en el que se garantice la participación de todos los países en igualdad de condiciones. El momento no podría ser más oportuno. Ahora, un grupo de países ricos dice estar arreglando el injusto sistema fiscal internacional. Pero, en realidad, estos países ricos están reescribiendo las normas en su beneficio, sin tener en cuenta las necesidades de los países más pobres.</p> <p>Para acabar con problemas globales, también son necesarios movimientos globales que exijan soluciones globales. Afortunadamente, activistas a favor de la justicia fiscal de todo el mundo ya se están uniendo para impulsar un cambio. Recientemente, Oxfam participó junto con otras organizaciones en la Semana de Acción Global por la <strong><a href="https://storify.com/TaxJustice/global-tax-justice-a-week-of-action">#JusticiaFiscal.</a></strong> Ahora debemos seguir manteniendo la presión para asegurar que los líderes mundiales nos escuchan, actúan y acuerdan la creación de un organismo fiscal global durante la #FfD3.</p> <p><em>Para recibir las últimas noticias sobre justicia fiscal:</em></p> <ul><li>Conoce al recién nacido en el mundo fiscal:<a href="https://twitter.com/globaltaxbody"><strong> @GlobalTaxBody</strong></a> – Síguenos para ver si lo adoptan en el <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23FFD3&amp;src=typd">#FfD3</a></strong></li> <li>Etiquetas: <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23globaltaxbody&amp;src=typd">#globaltaxbody</a></strong> <a href="https://twitter.com/search?q=%23JusticiaFiscal&amp;src=typd"><strong>#JusticiaFiscal</strong></a> <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23MakeTaxFair&amp;src=typd">#MakeTaxFair</a></strong></li> <li>Responsables de la cuenta deTwitter: <a href="https://twitter.com/alieholder"><strong>@alieholder</strong></a> <a href="https://twitter.com/frankcarnibella"><strong>@frankcarnibella</strong></a> <a href="https://twitter.com/NoeHa7"><strong>@noemiehailu</strong></a></li> </ul><blockquote class="twitter-tweet"><p dir="ltr" lang="en" xml:lang="en">Love this!<strong> <a href="https://twitter.com/GlobalTaxBody">@GlobalTaxBody</a></strong> welcomes Financing for Development<strong> <a href="https://twitter.com/hashtag/FFD3?src=hash">#FFD3</a> </strong>negotiators <strong><a href="https://t.co/7iHprqLZvw">https://t.co/7iHprqLZvw</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/TaxJustice?src=hash">#TaxJustice</a> </strong>will benefit everybody!</p> <p>— Oxfam International (@Oxfam) <strong><a href="https://twitter.com/Oxfam/status/613315388957437952">June 23, 2015</a></strong></p></blockquote> <h3>Cambio climático</h3> <p>Para más de mil millones de personas que viven en la pobreza, el cambio climático solo significa más fenómenos meteorológicos extremos, más desastres y más hambre. Pero también significa que los países más pobres han de pagar las consecuencias de un problema al que apenas han contribuido.</p> <p>Y, sin embargo, los países ricos, que han contaminado el planeta en su camino hacia la riqueza, tratan de evitar proporcionar fondos adicionales a los países más pobres, más allá de la Ayuda Oficial al Desarrollo (AOD), para adaptarse a los efectos del cambio climático. Actualmente, los países ricos tan solo proporcionan el 2% de los fondos que los países pobres necesitan para su adaptación. Por este motivo, en la #FfD3 pediremos a los países ricos que proporcionen financiación adicional a la AOD para la lucha y la adaptación al cambio climático.</p> <p><em>Para recibir las últimas noticias sobre cambio climático:</em></p> <p><a href="https://twitter.com/search?q=%23climatefinance&amp;src=typd"><strong>#climatefinance</strong></a> <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23cambioclimatico&amp;src=tyah">#cambioclimatico</a></strong></p> <p><a href="https://twitter.com/LiesCraeynest"><strong>@LiesCraeynest</strong></a></p> <h3>Ayuda Oficial al Desarrollo</h3> <p>Los países ricos deben cumplir sus promesas incumplidas y comprometerse a destinar el 0,7% de sus presupuestos nacionales a Ayuda Oficial al Desarrollo. No pueden seguir haciendo promesas sin ejecutarlas y sin establecer un calendario concreto. Por este motivo, durante la #FfD3 pediremos que los países ricos se vuelvan a comprometer a destinar el 0,7% a Ayuda Oficial al Desarrollo (incluyendo plazos precisos) y que el 50% de estos fondos se destinen a los Países Menos Adelantados, en lugar de aquellos en los que los países ricos tienen intereses políticos y comerciales.</p> <h3>Financiación pública, no privada</h3> <p>Todas las personas del mundo, tanto las que viven en países desarrollados como en países en desarrollo, necesitan tener acceso a una educación, sanidad, empleo y medios de vida, así como a los recursos que necesitan para satisfacer sus necesidades y la de sus familias. Existe un cambio de tendencia hacia la financiación de servicios públicos mediante fondos privados. Ahora bien, cuando se trata de servicios sociales básicos (ya sea escuelas para nuestros hijos e hijas u hospitales para nuestros mayores), estos han de ser de calidad, gratuitos y universales para todas las personas, tanto ricas como pobres. -La obtención del “máximo beneficio” no debe anteponerse al interés público. En la #FfD3 exigiremos compromisos que así lo garanticen.</p> <p><em>Para recibir las últimas noticias sobre financiación:</em></p> <p><a href="https://twitter.com/search?q=%23AOD&amp;src=typd"><strong>#AOD</strong></a> <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23Aid&amp;src=typd">#Aid</a></strong> <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23ODM&amp;src=typd">#ODM</a></strong></p> <p><a href="https://twitter.com/hilaryjeune">@hilaryjeune</a></p> </div><div class="field field-name-title"><h2>¿Te preocupa la lucha contra la pobreza, el cambio climático o la desigualdad? Entonces te interesarán estas tres letras: FfD</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/15-06-29-do-you-care-about-fighting-poverty-climate-change-and-inequality-ffd" title="Do you care about fighting poverty, climate change and inequality? Then you’ll probably care about these three letters: FfD" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_fr last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-07-06-la-lutte-contre-la-pauvret%C3%A9-le-changement-climatique-et-les-in%C3%A9galit%C3%A9s-vous-tient-%C3%A0" title="La lutte contre la pauvreté, le changement climatique et les inégalités vous tient à cœur ? Retenez bien ces trois lettres : FFD" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Fri, 03 Jul 2015 13:31:36 +0000 Francesca Carnibella 27249 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/node/27249#comments ¿Qué está en juego en la III Conferencia sobre Financiación para el Desarrollo (#FfD3)? Desviar recursos públicos para promover la inversión privada. http://l.blogs.oxfam/fr/node/27259 <div class="field field-name-body"><p>En pocas semanas, Oxfam y otras organizaciones que trabajan para acabar con la pobreza y abordar la desigualdad en el mundo, participarán en los debates que tendrán lugar en la III Conferencia sobre <a href="http://www.un.org/esa/ffd/ffd3/" rel="nofollow">Financiación para el Desarrollo</a> (#FfD3) de Addis Abeba sobre cómo se financiará el desarrollo internacional durante las próximas décadas. Pero, ¿qué es lo que realmente está en juego?</p> <p>La III Conferencia sobre Financiación para el Desarrollo en Addis Abeba es la primera de las tres importantes cumbres internacionales que se celebrarán este año. Tendrá un impacto significativo en la cumbre sobre<a href="https://sustainabledevelopment.un.org/sdgsproposal" rel="nofollow"> los Objetivos de Desarrollo Sostenible</a> que se celebrará en Nueva York en septiembre y en el acuerdo para la lucha contra el cambio climático que se alcanzará en la cumbre de París de diciembre. Se trata de un efecto dominó que determinará cómo se financiará el desarrollo y la lucha contra cambio climático durante los próximos 15 años.</p> <h3>Dinero público para servicios públicos</h3> <p>El éxito de los Objetivos de Desarrollo Sostenible a la hora de luchar contra la pobreza y la desigualdad y mejorar la vida de las personas dependerá de la capacidad de la comunidad internacional para encontrar los fondos necesarios para lograrlo. Estos fondos pueden venir de diversas fuentes: de la Ayuda Oficial al Desarrollo, de los impuestos y del sector privado. Pero más allá de reunir el dinero necesario, los Gobiernos deben asegurarse de que estos fondos para el desarrollo se invierten en el bien público y no para beneficiar intereses privados.</p> <p>Sin embargo, un peligro acecha en Addis Abeba. Actualmente existe un cambio de tendencia, tanto en los países ricos (donantes de Ayuda Oficial al Desarrollo) como en los países en vías de desarrollo, hacia la gestión privada de servicios públicos, como escuelas y hospitales. Esto significa que los servicios que son vitales para poner fin a la pobreza y la desigualdad están gestionados por instituciones cuya prioridad es el máximo beneficio y no el servicio público.</p> <p>Este cambio de tendencia es preocupante. La financiación pública (que se obtiene principalmente a través de los impuestos) es importante no solo por aquello que puede financiar, sino por su funcionamiento en sí. Cuando pagamos impuestos esperamos algo a cambio de nuestros Gobiernos. Esta reciprocidad refuerza la relación entre los Gobiernos y la ciudadanía. Así, el Estado financia los servicios a salvaguardar: la sanidad, la educación y la seguridad social de su ciudadanía; servicios que el sector privado no debería sufragar.</p> <h3>¿Quién ha hecho los cálculos?</h3> <p>Peor aún, no existen evidencias que respalden este cambio de tendencia. Y, sin evidencias, no hay garantía de que usar financiación pública para conseguir inversores privados que mejoren la vida de los ciudadanos y ciudadanas funcione en la realidad. Los Objetivos de Desarrollo del Milenio (que precedieron a los Objetivos de Desarrollo Sostenible) se alcanzaron de la forma más eficaz gracias a la financiación pública.</p> <p>El sector privado y sus inversiones son importantes para el desarrollo, y ciertamente tienen un papel que desempeñar. Sin embargo, los objetivos y procedimientos mediante los cuales se utilizan los cada vez más escasos fondos públicos para promover la financiación privada no siempre están en línea <a href="https://www.oxfam.org/en/research/busan-nutshell" rel="nofollow">con los acuerdos internacionales de mejora de la calidad de la ayuda</a>. A medida que la mencionada tendencia se fortalece, surgen cada vez más preguntas de dudosa respuesta. Aquí encontrarás algunas de las más inquietantes:</p> <ul><li><strong>¿Genera la financiación/inversión privada cambios positivos en las vidas de las personas?</strong> Las evidencias no son muy alentadoras. Los proyectos de ayuda gestionados por organizaciones privadas no siempre dan lugar a resultados positivos. El informe de Oxfam "<a href="https://www.oxfam.org/en/research/dangerous-diversion" rel="nofollow">Un desvío peligroso</a>" muestra como un solo hospital privado en Lesoto está acaparando más de la mitad del presupuesto nacional para sanidad. Además, este cambio de tendencia también generaría otros costes, como cobrar tasas a los usuarios de las infraestructuras o los servicios de sanidad y educación, que las personas más pobres no podrían pagar.</li> <li><strong>Los países ricos deciden las prioridades de la agenda</strong>. A menudo, las iniciativas de inversión privada están basadas en las prioridades de los donantes o países ricos y no se adecúan a las necesidades de los Gobiernos, comunidades o empresas locales de los países en desarrollo.</li> <li><strong>¿Dónde está el valor añadido? </strong>Las evidencias sugieren que muchos proyectos privados se podrían haber ejecutado incluso sin subvención pública. Un informe del Tribunal de Cuentas Europeo muestra que la mitad de los proyectos evaluados no necesitaba financiación pública. Por tanto, esto evidencia que se han desviado fondos de donde más se necesita al sector privado, para financiar servicios sanitarios, educativos e iniciativas de seguridad social.</li> <li><strong>Malas prácticas</strong>. Oxfam sabe qué puede pasar cuando la inversión privada no respeta los derechos humanos o el medio ambiente. En nuestro informe "<a href="https://www.oxfam.org/es/informes/el-sufrimiento-ajeno" rel="nofollow">El sufrimiento ajeno</a>" documentamos los efectos negativos en comunidades y medio ambiente de muchos países en desarrollo, de la falta de supervisión y de la mala aplicación de las diligencias debidas por parte del brazo crediticio del Banco Mundial.</li> <li><strong>¿Y las normas?</strong> A menudo, las normas para proteger a los trabajadores y el medio ambiente se aplican de forma insuficiente. Necesitamos principios de desarrollo sostenible legalmente vinculantes que todos los Gobiernos pudieran aplicar a todos los proyectos en los que se combine financiación pública y privada <a href="http://policy-practice.oxfam.org.uk/publications/delivering-sustainable-development-a-principled-approach-to-publicprivate-finan-365739" rel="nofollow">para garantizar la justicia social y medioambiental</a>. También es necesario que los Gobiernos respeten los estándares ya existentes como los Principios Rectores de las Naciones Unidas sobre las Empresas y los Derechos Humanos.</li> </ul><h3>¿Qué proponemos para la #FfD3?</h3> <p>Para garantizar avances en el ámbito del desarrollo, nos centraremos en las siguientes medidas:</p> <ul><li><strong>Reducir la desigualdad</strong> a través de la tributación progresiva y la financiación de servicios públicos.</li> <li><strong>La financiación del sector privado</strong> no debe reemplazar los compromisos existentes de los países ricos en Ayuda Oficial al Desarrollo.</li> <li><strong>Más regulación</strong>, rendición de cuentas y transparencia en las actividades del sector privado.</li> <li><strong>Trabajar para asegurar políticas más justas</strong>, tanto en el ámbito fiscal, como energético y agrícola, dirigidas a mejorar el bienestar de las personas más excluidas los países en desarrollo.</li> <li><strong>Impulsar un sector privado en el ámbito del desarrollo centrado</strong> en las pequeñas empresas y los pequeños productores, el empoderamiento a las mujeres emprendedoras, incentivar la creación local de empleos y fomentar la reducción de la desigualdad.</li> </ul><p>Para llevar a la práctica una agenda para el desarrollo sostenible post-2015 ambiciosa y transformadora, se requiere de un marco financiero inclusivo y sólido que incluya tanto a los países ricos como a los países en desarrollo. Esto dependerá de la voluntad política y de si las decisiones se toman en base a intereses egoístas a corto plazo o al mutuo beneficio a largo plazo.</p> <p>2015 es un año crucial para el desarrollo, pero tendrá que dar lugar a acuerdos concretos que permitan avanzar en materia de financiación para el desarrollo para que podamos decir lo mismo de 2030.</p> <p><em>Entrada publicada por Hilary Jeune (<a href="https://twitter.com/hilaryjeune" rel="nofollow">@hilaryjeune</a>), asesora política de Oxfam sobre la Unión Europea, el 6 de julio de 2015.</em></p> <p><em>Imágen: Una alumna escribe sobre una pizarra en la escuela primaria de la comunidad de Pamaronkoh en Calaba Town (Freetown, Sierra Leona). Fotografía: Aubrey Wade/Oxfam</em></p></div><div class="field field-name-title"><h2>¿Qué está en juego en la III Conferencia sobre Financiación para el Desarrollo (#FfD3)? Desviar recursos públicos para promover la inversión privada.</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/15-07-03-whats-stake-financing-development-public-resources-private-finance" title="What&#039;s at stake for Financing for Development – diverting public resources to leverage private finance?" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_fr last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-07-06-les-enjeux-financement-developpement-detourner-ressources-publiques-pour-mobiliser-financements-prives" title="Les enjeux du financement du développement : détourner des ressources publiques pour mobiliser des financements privés ?" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Tue, 30 Jun 2015 11:54:51 +0000 Guest Blogger 27259 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/node/27259#comments Do you care about fighting poverty, climate change and inequality? Then you’ll probably care about these three letters: FfD http://l.blogs.oxfam/fr/node/27215 <div class="field field-name-body"><h3>We live in a rigged and unbalanced world. A world where the richest 1% will own more than half the world’s wealth by next year.</h3> <p>This is not by accident - politicians are continuing to make rules that line the pockets of companies whilst cutting public services and emptying the pockets of the poorest.  <a href="https://blogs.oxfam.org/en/blogs/15-02-11-breaking-cycle-how-europe-can-stop-industrial-tax-dodging">Corporate tax dodging scandals</a> are filling headlines on an all too regular basis. Climate change is ruining crops, stealing meals from those already living with hunger. When I hear and see this I want to shout from the roof-tops to call-out these contradictions.</p> <p>So why then, am I diving into the world of UN acronyms? How can the letters ‘FfD’ bring us one step closer to tackling the world’s greatest threats?</p> <p>A year ago I had never heard of FfD conference - it stands for <a href="http://www.un.org/esa/ffd/ffd3/">Financing for Development</a>. These are meetings organised every 6-7 years by the UN. The more I have learnt about FfD, the more I have realised what a big deal it is. This is the place where decisions are made about how money is spent by governments to tackle poverty and inequality.</p> <blockquote class="twitter-tweet" lang="en" xml:lang="en"><p lang="en" dir="ltr" xml:lang="en">International Conference on Financing for Development <a href="https://twitter.com/hashtag/FFD3?src=hash">#FFD3</a> 13–16 July Addis Ababa Ethiopia <a href="http://t.co/JsPQyxKaT5">http://t.co/JsPQyxKaT5</a> <a href="http://t.co/pKA8EkZxx1">pic.twitter.com/pKA8EkZxx1</a></p> <p>— Equity &amp; Health (@equitylist) <a href="https://twitter.com/equitylist/status/611878210951888897">June 19, 2015</a></p></blockquote> <script async="" src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script><p>But the meetings aren’t just about coughing up some token cheques to pay for schools and hospitals. They’re about who decides how the money is raised and what it get’s spent on. It’s about rebalancing power and making sure developing countries get to have a voice. In a world where<a href="https://www.oxfam.org/en/research/working-few"> financial rules are rigged</a>, and global financing disadvantages the poorest countries, the Financing for Development conference is a once in a decade opportunity to ensure that efforts to fight climate change, poverty and inequality are funded fairly.</p> <p>This is the third FfD conference and it is part of a landmark year for international development. Negotiations have started and we are seeing a familiar picture – countries with the biggest cheque books throwing their weight around and trying to push developing countries into corners they can’t come out of. But developing countries aren’t budging and are standing firm on issues that that influence how much they might have to spend on schools and hospitals, or roads and irrigation. Civil society and people from across the world are backing them when a critical point of finance justice is at stake. If you want to stand in that corner and help to rebalance that power, if you care about tackling poverty, climate change and inequality, now is the time to <a href="http://oxf.am/Zddr">speak-out and take action</a>.</p> <p><strong>Oxfam will be at <a href="https://twitter.com/search?q=%23FFD3&amp;src=typd">#FFD3</a> and here’s where we’ll be focusing our efforts:</strong></p> <h3>Tax</h3> <p>Tax dodging is a global problem. <a href="https://www.oxfam.org/en/research/business-among-friends">Multinational corporations shift their profits</a> out of countries where they make their money and hide it in tax havens, increasing their profits and leaving the poorest countries with an estimated loss of <a href="http://www.taxjustice.net/2015/03/26/unctad-multinational-tax-avoidance-costs-developing-countries-100-billion/">$100 billion a year</a>.</p> <p>Global problems need global solutions. Oxfam and others are calling for the creation of a global tax body at the FfD – a body where each country has an equal say. The timing couldn’t be more crucial. Right now, a club of rich countries is claiming to be fixing this unfair system. But in reality that means rich countries writing to rules which benefit them, without considering what the poorest countries need.</p> <p>Global problems also need global movements calling for the global solutions! Luckily, tax justice campaigners across the world are coming together to push for change. Oxfam and others recently took part in a <a href="https://storify.com/TaxJustice/global-tax-justice-a-week-of-action">week of action</a> for <a href="https://twitter.com/search?q=%23TaxJustice&amp;src=typd">#TaxJustice</a>. Now we need to keep up the pressure to make sure leaders listen, act and deliver a global body on tax at #FfD3.</p> <p><em>For tax updates:</em></p> <ul><li>Meet the newest kid on the tax block <a href="http://twitter.com/GlobalTaxBody">@GlobalTaxBody</a> – follow to see if it get adopted at #FFD3.</li> <li>Hashtags <a href="https://twitter.com/search?q=%23taxjustice&amp;src=typd">#taxjustice</a> <a href="https://twitter.com/search?q=%23MakeTaxFair&amp;src=typd">#MakeTaxFair</a> <a href="https://twitter.com/search?q=%23globaltaxbody&amp;src=typd">#globaltaxbody</a></li> <li>Follow: <a href="https://twitter.com/alieholder">@alieholder</a> <a href="https://twitter.com/frankcarnibella">@frankcarnibella</a> <a href="https://twitter.com/NoeHa7">@NoeHa7</a></li> </ul><blockquote class="twitter-tweet" lang="en" xml:lang="en"><p lang="en" dir="ltr" xml:lang="en">Love this! <a href="https://twitter.com/GlobalTaxBody">@GlobalTaxBody</a> welcomes Financing for Development <a href="https://twitter.com/hashtag/FFD3?src=hash">#FFD3</a> negotiators <a href="https://t.co/7iHprqLZvw">https://t.co/7iHprqLZvw</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/TaxJustice?src=hash">#TaxJustice</a> will benefit everybody!</p> <p>— Oxfam International (@Oxfam) <a href="https://twitter.com/Oxfam/status/613315388957437952">June 23, 2015</a></p></blockquote> <script async="" src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script><h3>Climate</h3> <p>For more than a billion people who live in poverty, a changing climate means <a href="http://www.economist.com/news/science-and-technology/21656133-climate-change">more extreme weather</a>, more disasters and more hunger. It also means that the poorest countries are paying the price for a problem which they contribute least to causing.</p> <p>Rich countries who polluted the climate on the path to wealth are trying to get away without providing finance – in addition to development assistance –  for poorer countries to adapt to a changing a climate.  Currently rich countries provide just 2% of what poor countries need to adapt to a changing climate. So at #FfD3 <a href="http://www.theguardian.com/environment/2015/jun/29/rich-countries-100bn-promise-fight-climate-change-not-delivered">we’ll be calling for climate finance</a> to be given in addition to development assistance.</p> <p><em>For climate updates:</em></p> <ul><li><a href="https://twitter.com/search?q=%23climatefinance&amp;src=typd">#climatefinance</a> <a href="https://twitter.com/search?q=%23climate&amp;src=typd">#climate</a></li> <li>Follow: <a href="https://twitter.com/LiesCraeynest">@LiesCraeynest</a></li> </ul><h3>Overseas development assistance</h3> <p>Rich nations need to deliver on un-kept promises and commit to spending <a href="http://www.unmillenniumproject.org/press/07.htm">0.7% of national budgets for overseas aid</a>. They can’t keep promising without delivering and without setting a deadline for delivery. So at #FfD3 we’ll be calling for a re-commitment for 0.7% with a timetable and for 50% of this to be heading towards the least developed countries, rather than towards countries where rich countries have political and commercial interests.</p> <h3>Public not private finance</h3> <p>People in every country - developed and developing alike - need access to decent education, healthcare, jobs, livelihood security including in a warmer climate, and the resources needed to provide for themselves and their families. There is a concerted shift to fund public services through private finance. When it comes to essential services, whether schools for your children, or  healthcare for  grandparents, you want the reassurance they’ll get good quality, free public services universally available whether you’re rich or poor – profit-making cannot come before public interest.  At #FfD3 we’ll be calling for commitments that ensure this.</p> <p><em>For finance updates:</em></p> <ul><li><a href="https://twitter.com/search?q=%23ODA&amp;src=typd">#ODA</a> <a href="https://twitter.com/search?q=%23aid&amp;src=typd">#aid</a> <a href="https://twitter.com/search?q=%23SDGs&amp;src=typd">#SDGs</a></li> <li>Follow: <a href="https://twitter.com/hilaryjeune">@hilaryjeune</a></li> </ul><p><em>This entry posted by Francesca Carnibella, Oxfam Global Campaigner, Inequality (<a href="http://twitter.com/frankcarnibella">@frankcarnibella</a>) on 30 June 2015.</em></p> <p><em>Photo: Mexico slum. Credit: Bushra al-Fusail</em></p> <h3>What you can do now</h3> <p><a href="http://oxf.am/Zddr"><strong>Join the call to Stop Corporate Tax Dodging and Make Trade Fair</strong></a></p> <h3>You may also like</h3> <p><a href="https://blogs.oxfam.org/en/blogs/14-05-02-developing-countries-must-be-heart-global-tax-reform"><strong>Developing countries must be at the heart of Global Tax Reform</strong></a></p> </div><div class="field field-name-title"><h2>Do you care about fighting poverty, climate change and inequality? Then you’ll probably care about these three letters: FfD</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/15-07-03-te-preocupa-la-lucha-contra-pobreza-cambio-climatico-desigualdad-ffd3" title="¿Te preocupa la lucha contra la pobreza, el cambio climático o la desigualdad? Entonces te interesarán estas tres letras: FfD" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_fr last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-07-06-la-lutte-contre-la-pauvret%C3%A9-le-changement-climatique-et-les-in%C3%A9galit%C3%A9s-vous-tient-%C3%A0" title="La lutte contre la pauvreté, le changement climatique et les inégalités vous tient à cœur ? Retenez bien ces trois lettres : FFD" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Mon, 29 Jun 2015 17:17:45 +0000 Francesca Carnibella 27215 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/node/27215#comments