Oxfam International Blogs - changement climatique http://l.blogs.oxfam/fr/tags/changement-climatique fr COP22 : cinq points-clés à retenir http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/16-11-25-cop22-cinq-points-cl%C3%A9s-%C3%A0-retenir <div class="field field-name-body"><p>Le samedi 19 novembre, à 2 heures du matin, le coup de marteau marquant la clôture de la <a href="http://www.cop22-morocco.com/" target="_blank" rel="nofollow">22e Conférence internationale sur le climat</a> (COP22) a retenti à Marrakech. Après la <a href="https://www.oxfam.org/fr/salle-de-presse/communiques/2016-11-03/un-apres-laccord-de-paris-sur-le-climat-les-populations-les" target="_blank" rel="nofollow">ratification de l’Accord de Paris</a>, cette conférence était annoncée comme celle de l’action et de la mise en œuvre. À la suite de l’élection américaine et face à des pays riches qui ont continué à ignorer le besoin de nouveaux financements pour soutenir les populations les plus vulnérables au changement climatique, les pays en développement ont lancé un retentissant appel à l’action.</p> <p>Voici ce que vous devez savoir.</p> <p><strong>1. Au lendemain des élections américaines, la COP22 a fait savoir que l’Accord de Paris est là pour durer. </strong></p> <p>Alors que le président élu Donald Trump a déjà remis en question le fait que le changement climatique soit causé par les activités humaines, le reste du monde affirmait sans équivoque qu’il n’y a pas de retour en arrière possible. Plus que jamais, nous continuons la lutte.</p> <p><strong>2. Les pays en développement ont montré le chemin</strong>.</p> <p>La Chine et de nombreux autres États ont réaffirmé leur soutien à la lutte contre le changement climatique, et les membres du <a href="http://www.thecvf.org/" target="_blank" rel="nofollow">Climate Vulnerable Forum</a> – réunissant 47 des pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique – ont annoncé s’engager à faire reposer leurs économies sur 100 % d’énergies renouvelables d’ici à 2050.</p> <p><strong>3. Mais les pays riches n’ont pas fourni les fonds nécessaires, en particulier pour l’adaptation au changement climatique.</strong></p> <p>Selon la « <a href="http://www.germanclimatefinance.de/2016/11/01/climate-finance-roadmap-leaves-much-room-improvement-get-us-100-billion/" target="_blank" rel="nofollow">feuille de route</a> » présentant leurs contributions financières à la lutte contre le changement climatique, seuls 20 % des 100 milliards de dollars qu’ils avaient promis en 2009 serviront à aider les pays plus pauvres à s’adapter à la montée du niveau des mers, aux sécheresses et aux tempêtes inévitables.</p> <p><strong>4. Une réduction plus importante des émissions de gaz à effet de serre au cours des prochaines années demeure incertaine.</strong></p> <p>Sans une réduction autrement plus rapide des émissions, le monde reste sur la trajectoire d’un réchauffement de plus de 3 °C, loin de l’ambition de l’Accord de Paris de le limiter à 1,5 °C.</p> <p><strong>5. Les Fidji, pays exposé aux effets du changement climatique, prennent le relais à la présidence de la COP.</strong></p> <p>Oxfam espère qu’en 2017, la « <a href="http://fiji-reddplus.org/content/fiji-presidency-breakthrough-pacific-voice-climate-change" target="_blank" rel="nofollow">COP du Pacifique</a> » attirera l’attention du monde entier sur les risques encourus par les petites îles du Pacifique et partout dans le monde, et poussera les pays riches à mobiliser les fonds dont les plus vulnérables ont besoin.</p> <p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/roc3ylRMfIg?rel=0" allowfullscreen="" width="640" height="360" frameborder="0"></iframe></p> <h3>La force de votre voix</h3> <p>Avec la force de votre voix, Oxfam se battra bec et ongles pour préserver les avancées accomplies jusqu’à présent dans la lutte contre le changement climatique. Nous continuerons, pendant la présidence de Donald Trump aux États-Unis et malgré les nombreux autres défis dans le monde, à exiger un soutien concret aux pays les plus pauvres, qui sont aussi les moins responsables et les plus vulnérables.</p> <p>Nous ne pouvons plus revenir en arrière.</p> <p>Il s’agit de fournir des semences aux agricultrices africaines pour que celles-ci puissent cultiver des variétés résistantes à la sécheresse et nourrir leurs familles. Il s’agit de construire des digues pour que les populations côtières puissent survivre à la hausse du niveau des mers. Il s’agit pour nous toutes et tous <a href="https://www.oxfam.org/fr/action/el-nino-climat-faim" target="_blank" rel="nofollow">de faire entendre notre voix</a> et de réclamer des actions concrètes pour les millions de personnes qui, confrontées à des conditions météorologiques extrêmes, ne peuvent plus se permettre d’attendre.</p> <h3>Ce que vous pouvez faire maintenant</h3> <p><strong><a href="https://www.oxfam.org/fr/action/el-nino-climat-faim" rel="nofollow">Faites pression sur les gouvernements</a> pour qu'ils luttent contre la faim et le changement climatique</strong></p> <p><em>Photo: FADEL SENNA/AFP/Getty Images</em></p> </div><div class="field field-name-title"><h2>COP22 : cinq points-clés à retenir</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/16-11-24-5-key-takeaways-cop22" title="5 key takeaways from COP22" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Fri, 25 Nov 2016 16:42:43 +0000 Sarah Watson 71270 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/16-11-25-cop22-cinq-points-cl%C3%A9s-%C3%A0-retenir#comments Tout savoir sur les liens entre El Niño et le changement climatique http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/16-02-26-tout-savoir-sur-les-liens-entre-el-nino-et-le-changement-climatique <div class="field field-name-body"><p>Un épisode particulièrement puissant du phénomène climatique El Niño engendre actuellement des événements météorologiques extrêmes dans nombre de régions du globe, notamment des sécheresses et des inondations. Les populations les plus pauvres et les plus vulnérables en souffrent le plus et, cette année, des millions de personnes se retrouvent confrontées à des pénuries d’eau, à la faim et à la maladie. Voici les réponses à quelques-unes des questions les plus fréquemment posées sur El Niño, ses liens avec le changement climatique et son impact sur des millions de personnes dans le monde.</p> <h3>El Niño, qu’est-ce que c’est ?</h3> <p>El Niño est un phénomène climatique naturel qui se produit tous les deux à trois ans. Il est dû à un réchauffement des eaux de surface dans l’océan Pacifique tropical. Cette anomalie entraîne une modification des courants marins et des vents, ainsi qu’un dégagement de chaleur dans l’atmosphère. Le phénomène a une forte influence sur les conditions météorologiques dans le monde. Si l’épisode actuel d’El Niño se terminera au cours des premiers mois de 2016, ses effets continueront de se faire sentir longtemps.</p> <h3>Quel est le lien entre El Niño et le changement climatique ?</h3> <p>Tout indique que le lien de cause à effet existant entre El Niño et le changement climatique est réciproque : le changement climatique accroît la probabilité d’un « super » El Niño et, en retour, El Niño exacerbe le changement climatique en provoquant un dégagement important de chaleur de l’océan Pacifique. Le réchauffement de la mer sous l’effet du changement climatique pourrait doubler le risque qu’un épisode El Niño intense se produise.</p> <h3>Quels sont les effets d’El Niño ?</h3> <p>Nous estimons que, cette année, des pénuries d’eau, la faim et la maladie menacent des dizaines de millions de personnes à cause d’El Niño. Les effets de ce phénomène climatique ont été ressentis dans la majeure partie du continent africain et dans des régions de l’Amérique centrale et des Caraïbes, de l’Asie et du Pacifique.</p> <p>Des millions de personnes risquent également de subir des inondations. Déjà, des inondations ont dévasté le Paraguay et d’autres sont attendues en Amérique du Sud, entre février et mars.</p> <p><img alt="Staff from Oxfam and partner organizations distribute emergency kits in Womkama village, Simbu Province, Papua New Guinea. Photo: Rodney Dekker/OxfamAUS" title="Staff from Oxfam and partner organizations distribute emergency kits in Womkama village, Simbu Province, Papua New Guinea. Photo: Rodney Dekker/OxfamAUS" height="680" width="1240" class="media-element file-default" typeof="foaf:Image" src="http://l.blogs.oxfam/sites/default/files/81732lpr-papua-new-guinea-elnino-aid-1240x680_1.jpg" /></p> <h3>L’épisode El Niño est (quasiment) terminé. Quel est donc le problème ?</h3> <p>Le phénomène El Niño s’arrêtera en mars environ, mais aura des conséquences humanitaires durables.</p> <p>En Afrique australe, par exemple, des précipitations imprévisibles et des épisodes de sécheresse devraient réduire les récoltes, et ce, de 25 % rien qu’en Afrique du Sud. La faiblesse de la production agricole de 2016 aura des répercussions jusqu’en 2017.</p> <p>Les conséquences humanitaires dureront de nombreux mois, selon les dates de la saison agricole dans le pays. Et si El Niño est suivi de La Niña (les expert-e-s évaluent le risque à 40 %), l’impact pourrait se faire sentir pendant des années.</p> <h3>L’accord sur le climat conclu à Paris permettra-t-il d’améliorer la réponse des gouvernements aux phénomènes climatiques comme El Niño ?</h3> <p>Dans le cadre de l’accord sur le climat conclu sous l’égide des Nations unies en décembre 2015, à Paris, des gouvernements du monde entier ont accepté d’accroître leurs engagements financiers pour aider les populations les plus vulnérables à s’adapter au changement climatique, d’ici à 2020.</p> <p>Or c’est tout de suite qu’il faut renforcer les efforts : une action humanitaire d’urgence est nécessaire dans plusieurs pays, notamment une aide alimentaire ou financière, pour assurer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement et pour soigner les personnes souffrant de malnutrition.</p> <p>À long terme, tous les gouvernements devront renforcer leurs efforts, et il appartient aux pays riches de montrer l’exemple, en sortant des énergies fossiles pour s’attaquer à la cause profonde du changement climatique.</p> <h3>Dans quelle mesure le changement climatique alourdit-il la charge de travail d’Oxfam ?</h3> <p>Année après année, Oxfam voit des hommes et des femmes sombrer dans le dénuement, et des familles et des communautés entières contraintes de faire des choix difficiles pour se nourrir, suite à des catastrophes naturelles. C’est pourquoi le changement climatique est un axe central de nos activités de campagne visant à remédier aux failles de notre système alimentaire.</p> <p> </p></div><div class="field field-name-title"><h2>Tout savoir sur les liens entre El Niño et le changement climatique</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/16-02-02-el-nino-climate-change-all-you-need-know" title="El Niño and Climate change: All you need to know" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/16-02-25-el-nino-y-el-cambio-climatico-todo-lo-que-debes-saber" title="El Niño y el cambio climático: todo lo que debes saber" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Fri, 26 Feb 2016 13:26:47 +0000 Guest Blogger 40170 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/16-02-26-tout-savoir-sur-les-liens-entre-el-nino-et-le-changement-climatique#comments Le lait en Colombie, une production au compte-goutte: rencontre avec des agricultrices et agriculteurs http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-12-09-le-lait-en-colombie-une-production-au-compte-goutte-rencontre-avec-des-agricultrices <div class="field field-name-body"><p><strong>Oxfam va à la rencontre d’agricultrices et agriculteurs sud-américains afin de témoigner des effets bien réels du changement climatique et du phénomène El Niño dans la région.</strong></p> <p>Nous sommes arrivés à El Vergel, la petite ferme laitière de Blanca Salamanca, à la tombée du jour. Le coucher de soleil sur les prés était magnifique malgré la sécheresse. C’était la mi-juin, à la fin de la première saison des pluies. Il n’y avait pourtant aucune trace de pluie à Iza, dans le département de Boyacá. Au contraire, les productrices et producteurs laitiers puisaient déjà dans un petit réservoir destiné à couvrir leurs besoins en eau pendant la saison sèche. Comment allaient-ils donc faire un mois plus tard ?</p> <p>Lors de notre rencontre avec Blanca (75 ans) et sa famille, ils nous ont confié que l’élevage était toute leur vie. Ils ont six vaches de race mixte normande que leur fils Gustavo se charge de traire. La production laitière est leur principale source de revenus, complétée par un petit salaire dans la construction. </p> <p><img src="https://blogs.oxfam.org/sites/default/files/oxfam_novib-ferme-blanca-salamanca-santiago-escobar-jaramillo-1224x816.jpg" alt="Blanca et son mari dans leur ferme d’El Vergel (municipalité d’Iza). " title=" Santiago Escobar-Jaramillo/Oxfam" data-fid="10300" /></p> <p><em>Blanca et son mari dans leur ferme d’El Vergel (municipalité d’Iza). Photo : Santiago Escobar-Jaramillo/Oxfam</em></p> <p>Mais la famille de Blanca se trouve confrontée à la sécheresse. Ils ont arrêté de cultiver le maïs, les pommes de terre, le blé et les pois, car toute l’eau qu’ils peuvent se procurer va désormais aux six vaches, qui ne donnent plus que trois ou quatre litres de lait par jour, c’est-à-dire la moitié de ce qu’elles produisaient avant. « Nous avons eu trois années difficiles, terribles même, nous raconte Blanca. C’est très triste. Tout devient si sec. Nous ne pouvons plus semer. Le bétail meurt de faim et des bêtes ont été abattues. Que pouvons-nous faire ? »</p> <p>Le témoignage de Blanca n’est pas une exception. Chaque jour, des milliers d’autres Colombiennes et Colombiens font face à cette réalité. Les paysan-ne-s, dont beaucoup n’exploitent que deux hectares et possèdent tout au plus une dizaine de vaches, sont le pilier de l’agriculture du pays. Rien que dans le district de Boyacá, l’élevage laitier constitue l’unique source de revenus pour plus de 60 000 familles. Cela leur permet de se nourrir et d’envoyer les enfants à l’école. Cependant, ces femmes et ces hommes qui vivent de l’agriculture affirment que le changement climatique engendre des épisodes de sécheresse à répétition qui, de mauvaise récolte en mauvaise récolte, les entraînent dans la spirale de la pauvreté. C’est surtout le cas dans les Andes et sur la côte Pacifique de la Colombie, ainsi que dans toute l’Amérique centrale.</p> <h3>El Niño et le changement climatique : deux phénomènes aux conséquences dévastatrices</h3> <p>Chaque année, un réchauffement des eaux de surface se produit dans l’est du Pacifique tropical et modifie les conditions météorologiques à travers le monde. Ce phénomène appelé El Niño entraîne des sécheresses à l’intérieur de la Colombie et des inondations sur son littoral. La sécheresse de l’an dernier a mis les productrices et producteurs laitiers colombiens en très mauvaise posture, d’autant plus qu’elle a été suivie par un courant El Niño particulièrement intense, dont les effets devraient persister jusqu’en 2016. En outre, en Colombie, le phénomène augmente l’incidence du paludisme de 17 % lors d’un épisode El Niño, puis de 35 % l’année suivante.</p> <p>Il faisait nuit noire quand nous avons quitté Blanca dans sa petite maison blanche. Les jours suivants, nous avons visité six autres élevages laitiers de taille petite à moyenne dans différentes régions. Partout, le tableau est le même : les températures élevées et le manque de pluie ont réduit les rendements agricoles et aggravé l’insécurité alimentaire. Si les mieux lotis ont pu s’adapter, les plus pauvres ont dû se débrouiller seuls.</p> <p><img src="https://blogs.oxfam.org/sites/default/files/oxfam_novib-paz-colombia-ramon-cruz-1224x816.jpg" alt="Consuelo et Ramón, un couple de La Paz" title="Consuelo (34 ans) et Ramón (38 ans), un couple de La Paz" data-fid="10303" /></p> <p><em>Consuelo (34 ans) et Ramón (38 ans), un couple de La Paz, dans leur grange.</em></p> <p>Nous avons fait la connaissance de Consuelo (34 ans) et Ramón (38 ans), un couple de La Paz, dans la municipalité de Guaduas, qui a également souffert des épisodes de sécheresse toujours plus nombreux, longs et intenses, en outre exacerbés par El Niño cette année. Nous avons visité les vestiges de leur centre local de collecte du lait, qui appartenait à la coopérative Agrapaz. Face à la concurrence sur les prix, la quantité ou la qualité, le centre a dû fermer. Ils n’ont reçu aucun soutien, que ce soit public ou privé, et il ne reste plus que sept des dix-sept membres de la coopérative. Ils n’ont plus d’autre choix que de vendre leur lait à une fromagerie locale à un prix beaucoup plus faible, ce qui ne leur permet pas de rembourser leurs dettes.</p> <p>Pour Ramón, le pire a été l’été dernier : « Les étangs se sont asséchés au point que les bêtes sont restées prises dans la boue et sont mortes, explique-t-il. Nous avons ainsi perdu douze vaches que j’ai dû dégager une à une. Je me suis effondré. »</p> <p>Après un silence, Consuelo ajoute : « Cela me désole de penser que personne ne nous soutient. Nous sommes livrés à nous-mêmes et ce n’est pas normal. Nous travaillons très dur, nous sommes des gens honnêtes, et on nous abandonne tout bonnement à notre triste sort. J’ai trois enfants, mais en l’état actuel des choses, je ne les vois pas prendre la relève à la ferme. »</p> <p><img src="https://blogs.oxfam.org/sites/default/files/oxfam-novib-ferme-santiago-escobar-jaramillo-1224x816.jpg" alt=" Santiago Escobar-Jaramillo/Oxfam" title=" Santiago Escobar-Jaramillo/Oxfam" data-fid="10304" /></p> <p><em>Marché au bétail de Chinquinquir</em>á. Ce type de marché hebdomadaire tend à disparaître <em>en raison du durcissement des contrôles sanitaires.</em></p> <p>Qu’est-ce qui permettrait aux agricultrices et agriculteurs de mieux faire face aux ravages du changement climatique ? Tout d’abord, ils doivent avoir accès à de nouvelles techniques qui leur permettent d’adapter leurs cultures et leur cheptel à des températures plus élevées et des périodes de sécheresse plus longues. C’est ce que nous a expliqué Fernando, le propriétaire d’une ferme laitière de taille moyenne à Guaduas : « La situation est difficile. La région de Guaduas présente un climat très doux et, chaque été se fait encore plus chaud et sec. Dans ces conditions, les vaches produisent moins de lait. J’ai cependant pu améliorer la génétique de mon troupeau grâce à une expertise. J’ai à présent des vaches plus adaptées à un climat tropical, qui fournissent en moyenne huit litres de lait par jour, ce qui est bien. J’ai également commencé à cultiver d’autres types de fourrages, comme la luzerne, la canne à sucre, le maïs et le moringa. Non seulement ce sont d’excellentes sources de protéines pour le bétail, mais ces cultures résistent mieux aux longues périodes de sécheresse. »</p> <h3>Un soutien aux niveaux national et international est nécessaire</h3> <p>Cependant, peu de paysan-ne-s ont les ressources nécessaires ou accès à un soutien pour adapter leurs pratiques agricoles et ainsi renforcer leur résilience face à ces changements climatiques. C’est pourquoi Oxfam demande aux États de garantir ces ressources et ce soutien à un niveau national et international.</p> <p>Des efforts considérables demeurent nécessaires pour aider les populations vulnérables à s’adapter et à faire face à cette crise. Voilà le contexte dans lequel se tient la grande conférence internationale sur le changement climatique, à Paris. Les pays développés doivent impérativement établir comment ils honoreront leur engagement préexistant de mobiliser conjointement 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour financer la lutte contre le changement climatique dans les pays pauvres. Le nouvel accord sur le climat négocié à Paris pour l’après-2020 devra prévoir de considérableDes efforts considérables demeurent nécessaires pour aider les populations vulnérables à s’adapter et à faire face à cette crise. Voilà le contexte dans lequel se tient la grande conférence internationale sur le changement climatique, à Paris. Les pays développés doivent impérativement établir comment ils honoreront leur engagement préexistant de mobiliser conjointement 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour financer la lutte contre le changement climatique dans les pays pauvres.</p> <h3>Objectif : éviter le pire</h3> <p>Le nouvel accord sur le climat négocié à Paris pour l’après-2020 devra prévoir de considérablement renforcer les engagements actuels de réduction des émissions de CO2 tous les cinq ans, afin d’éviter le pire du changement climatique au cours des prochaines décennies. Il devra également fixer un nouvel objectif distinct pour le financement de l’adaptation, qui soit à la mesure des impacts probables du changement climatique.ment renforcer les engagements actuels de réduction des émissions de CO2 tous les cinq ans, afin d’éviter le pire du changement climatique au cours des prochaines décennies. Il devra également fixer un nouvel objectif distinct pour le financement de l’adaptation, qui soit à la mesure des impacts probables du changement climatique.</p> <p>La Colombie a montré sa ferme volonté de lutter contre le changement climatique. Le pays a en effet été le premier de l’Amérique du Sud à remettre son plan d’action pour l’après-2020 et a également engagé 6 millions de dollars dans le Fonds vert pour le climat, lequel vise à financer les efforts d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à ses effets dans les pays en développement. Il est temps que l’État colombien investisse dans des programmes de renforcement de la résilience du secteur agricole et veille à ce que les paysan-ne-s aient les moyens de résister et survivre aux effets du changement climatique</p> <h3><a href="https://act.oxfam.org/international/fr/actions/climate-change" rel="nofollow">Agissez</a></h3> <p>Les chefs d’État et de gouvernement réunis à Paris pour la conférence des Nations unies sur le climat ont la possibilité de soutenir les personnes qui, comme Blanca, Consuelo et Ramón, sont les moins responsables du changement climatique et, pourtant, en souffrent le plus.</p> <p>Nous leur demandons donc d’enfin donner la priorité aux premières victimes du changement climatique, ce qui suppose notamment de garantir le renforcement du soutien financier à ces populations pour faire face au changement climatique.</p> <p><em>Photos : Santiago Escobar-Jaramillo/Oxfam</em></p> <h3>Sur le même sujet                    </h3> <ul> <li><strong>Regardez la vidéo <a href="http://oxf.am/ZmbW" rel="nofollow">Women.Food.Climate</a></strong> et soutenez les femmes agricultrices d’Afrique dans leur combat face au changement climatique</li> <li><strong>Lisez notre <a href="https://www.oxfam.org/fr/rapports/navigation-en-eaux-troubles-la-securite-alimentaire-sous-la-menace-del-nino" rel="nofollow">note d’information sur El Niño</a></strong></li> <li><strong><a href="https://www.oxfam.org/fr/campagnes/cop21-paris" rel="nofollow">Suivez la COP21 sur Oxfam.org</a></strong><a href="https://www.oxfam.org/fr/campagnes/cop21-paris" rel="nofollow"><strong> </strong></a></li> <li><strong>Découvrez les<a href="http://oxfamstories.org/climate-for-change/fr" rel="nofollow"> témoignages recueillis par Oxfam sur le changement climatique</a> </strong></li> </ul> </div><div class="field field-name-title"><h2>Le lait en Colombie, une production au compte-goutte: rencontre avec des agricultrices et agriculteurs</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/15-12-09-familias-ganaderas-en-colombia-cuando-la-leche-cae-con-cuentagotas" title="Familias ganaderas en Colombia: cuando la leche cae con cuentagotas" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Wed, 09 Dec 2015 15:48:36 +0000 Elena Cornellana 31093 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-12-09-le-lait-en-colombie-une-production-au-compte-goutte-rencontre-avec-des-agricultrices#comments Les femmes rurales se font entendre sur la route de Paris http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-10-12-les-femmes-rurales-se-font-entendre-sur-la-route-de-paris <div class="field field-name-body"><p>Cette semaine, des milliers de personnes à travers le monde manifestent leur solidarité avec les femmes rurales qui subissent de plein fouet les effets du changement climatique, mais qui, face à l’inertie politique, luttent également pour nourrir leur communauté, ainsi que le monde. Nous allons à la rencontre de femmes comme <a href="http://oxfamstories.org/climate-for-change/fr/#section-86" rel="nofollow"><strong>Ipaishe, une agricultrice du Zimbabwe</strong></a> qui est passionnée par l’agriculture et parle avec abondance des causes du changement climatique et des solutions possibles. Et <a href="http://oxfamstories.org/climate-for-change/fr/#section-94" rel="nofollow"><strong>Langging, une jeune militante des Philippines</strong></a> qui pense que nous devrions arrêter de nous blâmer les uns les autres et commencer à faire ce qui est juste : « imaginez l’influence que nous pourrions avoir. »</p> <p>Sur les six continents et dans plus de vingt pays, ces femmes se font entendre : dans la rue, auprès des responsables politiques, en ligne, dans des forums, à des flashmobs, par le chant et la danse, à des festivals, des dîners et à l’écran. C’est la <a href="https://www.oxfam.org/fr/campagnes/cultivons" rel="nofollow"><strong>semaine CULTIVONS 2015</strong></a>. Bienvenue !</p> <p>Cette semaine, il est particulièrement important de faire entendre ces voix, car nous ne sommes plus qu’à quelques semaines de la <a href="http://www.cop21.gouv.fr/fr" rel="nofollow"><strong>Conférence de Paris sur le climat (COP21)</strong></a>, à laquelle les chefs d’État et de gouvernement de tous les pays, riches et pauvres, prendront des décisions importantes pour nous toutes et tous.</p> <p>Le changement climatique bouleverse le monde que nous aimons. Il met en péril nos habitations, nos terres et notre alimentation, et il menace de faire reculer la lutte contre la faim. Pour la plupart d’entre nous, il réduit la qualité et la diversité de notre alimentation tout en augmentant les prix. Pour près d’un milliard de personnes qui vivent déjà dans la pauvreté, il leur enlève le pain de la bouche.</p> <p>Le message que nous souhaitons transmettre à nos dirigeantes et dirigeants est celui-ci : ils doivent absolument faire en sorte d’engager davantage de fonds pour aider la population à faire face au changement climatique et de sortir des énergies fossiles, le principal moteur du changement climatique. Et ils doivent commencer par protéger les personnes dont la vie et les moyens de subsistance sont les plus menacés.</p> <p>Pendant cette semaine CULTIVONS, nous nous mobilisons pour montrer ce qu’il est déjà possible de faire et pour demander à nos responsables politiques de faire preuve, à Paris, de la même détermination que ces femmes.</p> <p>Changement climatique. Pauvreté. Faim. Un même combat.</p> <h3>À vous d'agir</h3> <p><a href="http://oxfamstories.org/climate-for-change/fr/" rel="nofollow"><strong>Découvrez les témoignages d’Ipaishe, de Langging et d’autres femmes qui se mobilisent face au changement climatique</strong></a></p> <p><strong><a href="https://act.oxfam.org/international/fr/actions/climate-change" rel="nofollow">Agissez face au changement climatique</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Les femmes rurales se font entendre sur la route de Paris</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/15-10-12-raising-rural-womens-voices-road-paris" title="Raising rural women’s voices on the Road to Paris" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/15-10-12-la-voz-de-las-mujeres-agricultoras-llega-hasta-paris" title="La voz de las mujeres agricultoras llega hasta París" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Mon, 12 Oct 2015 09:41:26 +0000 Sarah Watson 27884 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-10-12-les-femmes-rurales-se-font-entendre-sur-la-route-de-paris#comments Financement du développement : une conférence essentielle pour le climat avant les négociations de Paris http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-07-13-financement-du-d%C3%A9veloppement-une-conf%C3%A9rence-essentielle-pour-le-climat-avant-les <div class="field field-name-body"><p>On ne dirait peut-être pas de prime abord, mais la troisième <strong><a href="http://www.un.org/esa/ffd/ffd3/" rel="nofollow">Conférence sur le financement du développement </a></strong>pourrait poser les jalons du succès dont nous avons besoin à Paris pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de deux degrés Celsius. Si la majeure partie de la conférence sera consacrée à la manière dont les pays en développement financeront leur développement et leur avenir, le problème du financement des <strong><a href="https://www.oxfam.org/en/pressroom/pressreleases/2015-06-29/rich-countries-provided-20-funds-copenhagen-finance-goal-scaling" rel="nofollow">coûts astronomiques du changement climatique</a></strong> (et plus particulièrement de l’adaptation au changement climatique) sera l’épineuse question qui planera sur la conférence. Six mois avant les négociations majeures sur le changement climatique qui seront menées à Paris, la conférence ne pouvait mieux tomber.</p> <h3>Les coûts du changement climatique</h3> <p>Les effets du changement climatique ne font qu’alourdir le budget des gouvernements. Même si, grâce à une diminution considérable du prix de l’énergie propre, les pays peuvent plus facilement opter pour un modèle de développement durable, les coûts engendrés par l’adaptation au changement climatique ne cessent de s’accroitre. Selon les estimations du Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP), les coûts d’adaptation pour les pays les plus pauvres augmenteront jusqu’ à atteindre 50 milliards de dollars par an en 2025/2030. Même aujourd’hui, alors que nous ne ressentons pas encore de plein fouet les effets du changement climatique, les pays en paient les frais de leur poche. Par exemple, chaque année, la Tanzanie investit en mesures d’adaptation trois fois ce qu’elle a reçu de la part des pays riches entre 2010 et 2012 pour lutter contre le changement climatique. Quant à l’Éthiopie, elle dépense pratiquement le double chaque année. </p> <h3>Qui en paye le prix ?</h3> <p>La situation est on ne peut plus injuste. Les pays les plus pauvres ne sont en rien responsables de la crise climatique mais doivent en payer les conséquences. Et comme si cela ne suffisait pas, l’argent que les pays les plus riches versent aux pays les plus pauvres pour faire face aux conséquences du changement climatique provient souvent d’aides déjà existantes. Ils s’assurent par exemple que les programmes agricoles prennent en compte les conséquences du changement climatique ou ils reversent l’argent provenant d’une aide déjà existante dans de nouveaux programmes de lutte contre le changement climatique. En fin de compte, très peu d’argent supplémentaire est fourni : bien que les fonds consacrés à la lutte contre le changement climatique ont augmenté lors des dernières années, le niveau de l’aide globale est resté le même. Le total des fonds bilatéraux consacrés à la lutte contre le changement climatique représentait 17 % de l’aide au développement bilatérale en 2013.</p> <h3>De nouveaux fonds pour financer les solutions à un nouveau problème</h3> <p>Mais quel est le rapport avec la conférence sur le financement du développement où le changement climatique se sera qu’à peine abordé ? Malgré la réticence des négociateurs à aborder cette question difficile, cette conférence pourrait aider à restaurer la confiance qui devra absolument prédominer lors des négociations sur le climat qui auront lieu en fin d’année à Paris.</p> <p>Ne vous méprenez pas, c’est une très bonne chose que le changement climatique soit intégré chaque jour un peu plus dans l’aide au développement et, <strong><a href="https://www.oxfam.org/fr/campagnes/financement-du-developpement" rel="nofollow">la conférence sur le financement du développement</a></strong> devrait mettre fin aux aides qui ne reconnaissent pas ou n’intègrent pas les réalités du changement climatique. Les programmes qui ne prennent pas en compte l’augmentation de 0,8 ºC à laquelle nous faisons déjà face ne seront plus pertinents dans un futur proche. L’intégration du changement climatique est bénéfique pour le développement, pour améliorer la vie des personnes pauvres, mais elle ne règle pas le problème du manque de nouveaux financements ou de financements supplémentaires. </p> <p>Il est en effet nécessaire que les économies émergentes désignées comme les nouveaux contributeurs apportent plus de fonds publics. Ces dernières assument de plus en plus leurs responsabilités mondiales en s’assurant notamment que ces nouveaux flux d’argent sont effectivement utilisés pour soutenir le développement à faible émission de carbone et la résilience au changement climatique.</p> <p>Mais commençons par le commencement. Revenons sur ceux qui ont contribué au changement climatique, ceux qui se sont enrichis grâce à leurs émissions. Ce n’est que justice que les plus gros émetteurs mènent la lutte contre changement climatique et soient à la hauteur de leurs engagements. Par cela on entend qu’ils doivent s’engager immédiatement à mettre fin aux pratiques actuelles qui consistent à détourner l’aide vers les fonds destinés au climat. Pour commencer, les pays développés pourraient veiller à ce que les fonds consacrés à la lutte contre le changement climatique augmentent véritablement et étant donné que ces fonds sont inclus dans l’aide globale, ils doivent veiller à ce que cette dernière augmente de manière proportionnelle. Ensuite, ils doivent arrêter de se défiler lorsqu’il s’agit de fournir des fonds publics et créer et mettre en œuvre de nouvelles sources de financement public innovantes qui porteront leurs fruits rapidement comme<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Financial_transaction_tax" rel="nofollow"><strong> la taxe sur les transactions financières</strong></a> (TTF), des <a href="http://www.euractiv.com/sections/energy/time-pollution-pricing-work-climate-315951" rel="nofollow"><strong>systèmes de tarification du charbon </strong></a>comme aux États-Unis ou en Californie, ou la fin des subventions aux énergies fossiles.</p> <p>La conférence sur le financement du développement à Addis-Abeba est une étape déterminante avant les négociations sur le climat qui se tiendront à Paris. Nous devons nous assurer que les pays les plus pauvres de la planète qui sont aussi les plus affectés par le changement climatique ne continuent pas de payer les conséquences d’un problème pour lequel ils ont la responsabilité la plus minime. Nous travaillons pour faire pression sur les gouvernements à Addis-Abeda.</p> <p><strong>En attendant,</strong> <strong><a href="https://act.oxfam.org/international/fr/actions/climate-change" rel="nofollow">engagez-vous aux côtés des personnes les plus durement touchées par le changement climatique</a>.</strong></p> <p><em>Lies Craeynest, Oxfam, campagne CULTIVONS, 10 juillet 2015.</em></p> <p><em>Photo : Joel Villamor, pêcheur et agriculteur à Tacloban. Joel et sa compagne May-May habitent une maison sur pilotis à Rawis, dans la baie d'Anibong, Tacloban. En novembre 2013, leur maison a été entièrement détruite par le typhon Haiyan. Joel l'a reconstruite à l'aide de bois récupéré dans les décombres de la tempête et d'une bâche fournie par Oxfam. Le changement climatique risque d'accroître la fréquence des événements météorologiques extrêmes, tels que le typhon Haiyan. Photo : Eleanor Farmer/Oxfam</em></p> <h3>Aller plus loin...</h3> <p><a href="https://blogs.oxfam.org/fr/blogs/15-07-06-les-enjeux-financement-developpement-detourner-ressources-publiques-pour-mobiliser-financements-prives"><strong>Les enjeux du financement du développement : détourner des ressources publiques pour mobiliser des financements privés ?</strong></a></p> <p><a href="https://www.oxfam.org/fr/salle-de-presse/communiques/2015-07-10/la-mainmise-des-multinationales-sur-le-financement-du" rel="nofollow"><strong>La mainmise des multinationales sur le financement du développement doit prendre fin à Addis-Abeba</strong></a></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Financement du développement : une conférence essentielle pour le climat avant les négociations de Paris</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/15-07-10-third-financing-development-conference-summit-halfway-road-paris" title="The Third Financing for Development Conference: A summit halfway on the road to Paris" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/15-07-13-una-cumbre-crucial-de-camino-par%C3%ADs" title="Una cumbre crucial de camino a París " class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Mon, 13 Jul 2015 07:54:37 +0000 Lies Craeynest 27288 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-07-13-financement-du-d%C3%A9veloppement-une-conf%C3%A9rence-essentielle-pour-le-climat-avant-les#comments La lutte contre la pauvreté, le changement climatique et les inégalités vous tient à cœur ? Retenez bien ces trois lettres : FFD http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-07-06-la-lutte-contre-la-pauvret%C3%A9-le-changement-climatique-et-les-in%C3%A9galit%C3%A9s-vous-tient-%C3%A0 <div class="field field-name-body"><p><strong>Nous vivons dans un monde faussé et déséquilibré. Un monde où, d’ici l’année prochaine, les 1 % des plus riches possèderont plus de la moitié des richesses de la planète.</strong> Et ce n’est pas un hasard : les hommes et les femmes politiques continuent à établir des règles qui remplissent les poches des entreprises tout en vidant celles des plus pauvres et en réduisant les services publics. <strong><a href="https://blogs.oxfam.org/en/blogs/15-02-11-breaking-cycle-how-europe-can-stop-industrial-tax-dodging">Le scandale de l’évasion fiscale des entreprises</a></strong> fait bien trop souvent les gros titres de l’actualité. Le changement climatique ruine les récoltes et accroit la misère de ceux qui vivent déjà dans la faim. Quand je vois cela, quand j’entends cela, j’ai envie de monter sur tous les toits, pour dénoncer à pleins poumons ces contradictions. Dans ce cas, pourquoi suis-je en train de plonger dans le monde des acronymes onusiens ? Comment les lettres « FFD » peuvent-elles nous aider à combattre la plus grave menace qui pèse sur notre monde ?</p> <p>Il y a un an, je n’avais jamais entendu parler de la conférence sur le FFD. Ces trois lettres signifient <strong><a href="http://www.un.org/esa/ffd/ffd3/">Financing for Development</a></strong>, le financement du développement. Il s’agit de réunions organisées tous les six ou sept ans par les Nations unies. Plus j’ai appris sur le financement du développement, plus j’ai compris son importance. C’est là que se prennent les décisions pour savoir comment les gouvernements dépensent pour lutter contre la pauvreté et les inégalités.</p> <p>Mais ces réunions n’ont pas pour seul but de verser des sommes symboliques pour des écoles ou des hôpitaux. S’y discute qui va décider comment l’argent sera récolté et à quoi il servira. Il s’agit de rééquilibrer les pouvoirs et de s’assurer que les pays en voie de développement ont leur mot à dire. Dans <strong><a href="https://www.oxfam.org/fr/rapports/en-finir-avec-les-inegalites-extremes">un monde où les règles fiscales sont faussées</a></strong> et où la finance mondiale défavorise les pays les plus pauvres, la conférence sur le financement du développement est l’occasion, une fois par décennie, de veiller à ce que les efforts dans la lutte contre le changement climatique, la pauvreté et les inégalités sont financés de manière juste.</p> <p>La troisième conférence sur le financement du développement (#FFD3) qui va avoir lieu se déroulera dans une année charnière pour le développement international. Les négociations ont démarré et ont un air de déjà vu : les pays qui ont les plus gros moyens mettent tout leur poids pour acculer les pays en voie de développement au pied du mur. Mais ces derniers ne sont pas prêts à céder et se montrent fermes sur les questions qui auront un impact sur le montant de leurs dépenses pour les écoles, les hôpitaux, les routes ou encore les systèmes d’irrigation. Ils bénéficient du soutien de la société civile et de personnes du monde entier car c’est une question essentielle de justice fiscale qui est en jeu. Si vous voulez rejoindre ces pays au pied du mur, les aider à rééquilibrer les pouvoirs, si la lutte contre la pauvreté, le changement climatique et les inégalités vous tient à cœur, il est l’heure de <strong><a href="https://act.oxfam.org/france/obligeons-les-multinationales-a-payer-leur-juste-part-d-impots">dénoncer cet état de fait et d’agir</a></strong>.</p> <p>Oxfam sera à la <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23FFD3&amp;src=typd">#FFD3</a></strong> et nous porterons plus particulièrement nos efforts sur les points suivants.</p> <h3>La fiscalité</h3> <p>L’évasion fiscale est un problème mondial. <strong><a href="https://www.oxfam.org/fr/rapports/petits-arrangements-entre-amis">Les grandes multinationales augmentent leurs profits en transférant leurs bénéfices</a></strong> des pays où ils sont générés pour les cacher dans des paradis fiscaux, privant ainsi les pays en développement de ressources fiscales estimées à <a href="http://www.taxjustice.net/2015/03/26/unctad-multinational-tax-avoidance-costs-developing-countries-100-billion/"><strong>100 milliards de dollars par an</strong></a>.</p> <p>Les problèmes mondiaux exigent des solutions mondiales. Oxfam et d’autres organisations demandent que la conférence sur le financement du développement débouche sur la création d’un organisme mondial sur la fiscalité, auquel tous les pays participent sur un pied d’égalité. Le moment est on ne peut plus crucial. À l’heure où nous écrivons, un groupe restreint de pays riches s’arroge la prérogative de décider de ce système injuste. Ce que font ces pays en réalité, c’est écrire des règles qui servent leurs intérêts, sans prendre en considération les besoins des pays pauvres.</p> <p>Les problèmes mondiaux exigent aussi des mouvements mondiaux faisant pression pour des solutions mondiales ! Heureusement, dans le monde entier, des militants en faveur de la justice fiscale se rassemblent pour exiger un changement. Récemment, Oxfam a participé avec d’autres organisations à <a href="https://storify.com/TaxJustice/global-tax-justice-a-week-of-action"><strong>une semaine d’action</strong></a> pour la <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23JusticeFiscale">#justicefiscale</a></strong> Nous ne devons pas relâcher la pression et nous assurer que les dirigeants écoutent, agissent et mettent en place un organisme mondial sur la fiscalité lors de la <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23FFD3&amp;src=typd">#FFD3</a></strong>.</p> <p>Dernières informations sur la fiscalité :</p> <p>Retrouvez le dernier né sur les questions de fiscalité <strong><a href="https://twitter.com/GlobalTaxBody">@GlobalTaxBody</a></strong> – surveillez si les propositions sont adoptées à la <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23FFD3&amp;src=typd">#FFD3</a></strong></p> <p>Hashtags <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23globaltaxbody&amp;src=typd">#globaltaxbody</a></strong> <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23JusticeFiscale">#justicefiscale</a></strong> <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23MakeTaxFair&amp;src=typd">#MakeTaxFair</a></strong></p> <p>Comptes Twitter : <strong><a href="https://twitter.com/alieholder">@alieholder</a></strong> <a href="https://twitter.com/frankcarnibella"><strong>@frankcarnibella</strong></a> <strong><a href="https://twitter.com/NoeHa7">@noemiehailu</a></strong></p> <blockquote class="twitter-tweet" lang="en" xml:lang="en"><p lang="en" dir="ltr" xml:lang="en">Love this! <a href="https://twitter.com/GlobalTaxBody">@GlobalTaxBody</a> welcomes Financing for Development <a href="https://twitter.com/hashtag/FFD3?src=hash">#FFD3</a> negotiators <a href="https://t.co/7iHprqLZvw">https://t.co/7iHprqLZvw</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/TaxJustice?src=hash">#TaxJustice</a> will benefit everybody!</p> <p>— Oxfam International (@Oxfam) <a href="https://twitter.com/Oxfam/status/613315388957437952">June 23, 2015</a></p></blockquote> <script async="" src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script><h3>Le climat</h3> <p>Pour plus d’un milliard de personnes qui vivent dans la pauvreté, le changement climatique signifie davantage de phénomènes <strong><a href="http://www.economist.com/news/science-and-technology/21656133-climate-change">météorologiques extrêmes</a></strong>, davantage de catastrophes et encore plus de faim dans le monde. Cela signifie également que les pays les plus pauvres paient le prix fort pour un problème dont ils sont le moins responsables.</p> <p>Les pays riches qui, pour acquérir ces richesses, ont pollué l’environnement, essaient de s’en tirer sans avoir à aider financièrement (en plus d’une aide au développement) les pays les plus pauvres à s’adapter au changement climatique. Aujourd’hui, les pays riches ne comblent que 2 % des besoins des pays pauvres pour s’adapter au changement climatique. C’est pourquoi durant la #FFD3, <a href="http://www.theguardian.com/environment/2015/jun/29/rich-countries-100bn-promise-fight-climate-change-not-delivered"><strong>nous demanderons le versement de contributions financières relatives au climat</strong></a>, en plus de l’aide au développement.</p> <p><em>Dernières informations sur le climat :</em></p> <p><a href="https://twitter.com/search?q=%23climatefinance&amp;src=typd"><strong>#climatefinance</strong></a> <a href="https://twitter.com/search?q=%23climat&amp;src=typd"><strong>#climat</strong></a></p> <p><a href="https://twitter.com/LiesCraeynest"><strong>@LiesCraeynest</strong></a></p> <h3>L’aide au développement</h3> <p>Les pays riches doivent tenir leurs promesses, qui ne l’ont pas été jusqu’à présent, en s’engageant à consacrer<a href="http://www.unmillenniumproject.org/press/07.htm"><strong> 0,7 % de leur budget national à l’aide</strong></a> au développement. Ils ne peuvent pas continuer à faire des promesses sans les tenir et sans fixer d’échéance pour leur réalisation. C’est pourquoi durant la #FFD3, nous demanderons à ces pays de s’engager à nouveau sur le seuil des 0,7 % avec un calendrier. Nous demanderons également que 50 % de ces montants soient consacrés aux pays les moins développés et non à ceux dans lesquels les pays riches ont des intérêts politiques et commerciaux.</p> <h3>Un financement public et non privé</h3> <p>Dans tous les pays, qu’ils soient développés ou en voie de développement, la population doit pouvoir accéder à des services appropriés en matière d’éducation, de soins de santé, d’emploi, garantir la sécurité des moyens de subsistance même dans les climats plus chauds et les ressources nécessaires pour subvenir aux besoins de chaque individu et de sa famille. Nous assistons à un glissement concerté consistant à financer les services publics au moyen de fonds privés. Lorsque les services essentiels sont concernés, par exemple une école pour les enfants ou des soins de santé pour les grands-parents, chacun/e veut être sûr qu’il/elle bénéficiera de services publics gratuits et de qualité, disponibles pour tous, riches comme pauvres. Le profit ne peut pas passer avant l’intérêt public. Lors de la #FFD3, nous demanderons à ce que des engagements soient pris en ce sens.</p> <p><em>Pour les dernières informations sur les financements :</em></p> <p><a href="https://twitter.com/search?q=%23ODA&amp;src=typd"><strong>#ODA</strong></a> <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23Aide&amp;src=typd">#Aide</a></strong> <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23ODD&amp;src=typd">#ODD</a></strong></p> <p><a href="https://twitter.com/hilaryjeune"><strong>@hilaryjeune</strong></a></p> </div><div class="field field-name-title"><h2>La lutte contre la pauvreté, le changement climatique et les inégalités vous tient à cœur ? Retenez bien ces trois lettres : FFD</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/15-06-29-do-you-care-about-fighting-poverty-climate-change-and-inequality-ffd" title="Do you care about fighting poverty, climate change and inequality? Then you’ll probably care about these three letters: FfD" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/15-07-03-te-preocupa-la-lucha-contra-pobreza-cambio-climatico-desigualdad-ffd3" title="¿Te preocupa la lucha contra la pobreza, el cambio climático o la desigualdad? Entonces te interesarán estas tres letras: FfD" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Mon, 06 Jul 2015 06:07:25 +0000 Francesca Carnibella 27246 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-07-06-la-lutte-contre-la-pauvret%C3%A9-le-changement-climatique-et-les-in%C3%A9galit%C3%A9s-vous-tient-%C3%A0#comments Inégalités et changement climatique : les deux grands défis de 2015 pour les dirigeant-e-s mondiaux http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-01-19-in%C3%A9galit%C3%A9s-et-changement-climatique-les-deux-grands-d%C3%A9fis-de-2015-pour-les-dirigeant <div class="field field-name-body"><p>Cette année, les dirigeant-e-s de ce monde vont devoir faire face à des défis sans précédent. </p> <p>Des progrès considérables ont été accomplis au cours des dix dernières années. Les taux de pauvreté sont en recul à travers le monde. Les taux de mortalité infantile et maternelle diminuent, et davantage d’enfants sont scolarisés. Le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde baisse, même si beaucoup trop lentement encore. </p> <p>Pourtant, les inégalités économiques extrêmes prennent des proportions vertigineuses et continuent de s’aggraver. Du Ghana à l’Allemagne, de l’Afrique du Sud à l’Espagne, le fossé entre les riches et les pauvres se creuse rapidement. Au Forum économique mondial de l’an dernier, Oxfam a révélé un chiffre qui a défrayé la chronique : les 85 plus grandes fortunes mondiales possédaient autant que 3,5 milliards de personnes. <strong>Aujourd’hui, un an après, cet écart extrême s’est encore accentué : ce sont désormais 80 personnes qui possèdent autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité. </strong></p> <p>Dans les pays riches comme dans les pays pauvres, ces inégalités alimentent les conflits, fragilisent la démocratie et nuisent à la croissance même. Il y a peu, on accusait de jalousie quiconque s’inquiétait des inégalités. Mais au cours de l’année dernière, cette préoccupation est officiellement devenue tendance : des personnalités très diverses comme le pape, Christine Lagarde ou le président Obama ont mis en garde contre les conséquences des inégalités. De plus en plus de voix s’accordent à dire que, si rien n’est fait, les inégalités économiques feront reculer la lutte contre la pauvreté et menaceront la stabilité du monde. </p> <p>En même temps, les effets du changement climatique exacerbent cet écart grandissant. Avec l’augmentation des températures, les phénomènes météorologiques extrêmes se multiplient et s’intensifient, détruisant récoltes et moyens de subsistance, contrecarrant les efforts des personnes à faible revenu pour nourrir leur famille. Les moins responsables sont ceux qui en souffrent le plus. </p> <p><strong>Les inégalités et le changement climatique. Voilà les défis cruciaux de 2015.</strong> Cette année sera celle où nous devrons définir concrètement la voie à suivre pour bâtir un monde juste et durable. </p> <h3>Que pouvons-nous faire ? </h3> <p>Ces grands défis mondiaux exigent des mesures vigoureuses. </p> <p>Au mois d’octobre de l’an dernier, Oxfam a lancé une campagne internationale pour lutter contre les inégalités : « À égalité ! ». Dans ce cadre, nous nous sommes engagés à promouvoir la mise en œuvre, au cours des prochaines années, d’un plan d’action en sept points visant à réduire l’écart entre les riches et les pauvres. Ce plan préconise des mesures aussi diverses que le financement de la gratuité des services publics de santé et d’éducation, la promotion d’un travail et un salaire décents, et la participation politique de toutes et tous. </p> <h3>Sommet mondial sur la fiscalité en 2015</h3> <p>Cette année, <strong>nous devrons concentrer nos énergies sur la réforme du système fiscal international en premier lieu.</strong> Pour progresser dans la lutte contre les inégalités, il est nécessaire de mettre sur pied un processus plus vaste et plus ambitieux, permettant à tous les pays de participer sans exclusive et visant à corriger les failles du système fiscal international, à empêcher les multinationales d’échapper à l’impôt et à donner aux États les ressources dont ils ont besoin pour réduire la pauvreté et les inégalités. Le système fiscal international d’hier n’est pas adapté aux besoins d’aujourd’hui – et encore moins équitable. 2015 doit être l’année de la réforme de ces règles internationales fragmentées qui profitent aux individus qui se soustraient à leur obligation civique et laissent les plus démunis payer la note. </p> <p>C’est pourquoi <strong>Oxfam réclame un sommet mondial sur la fiscalité en 2015</strong>, qui permette la concertation de tous les pays, riches et pauvres, sur la création d’un organe permanent définissant, mettant en application et arbitrant des règles fiscales internationales plus équitables. </p> <h3>La lutte contre le changement climatique</h3> <p>Concernant le changement climatique, si nos gouvernements se montrent à la hauteur du défi, 2015 pourrait bien être une année décisive. L’an dernier, les toutes dernières évaluations scientifiques ont confirmé plus nettement que jamais l’ampleur du danger auquel nous expose le réchauffement de la planète. Et la réponse citoyenne ne s’est pas fait attendre. En septembre, je me suis jointe aux centaines de milliers de personnes descendues dans les rues de New York pour réclamer de vraies mesures de lutte contre le changement climatique. Des milliers d’autres citoyennes et citoyens se sont associés à ce mouvement dans d’autres villes à travers le monde. </p> <p><strong>Cette année, les États ont la possibilité de parvenir à un accord</strong>, sous l’égide de l’ONU, qui pourrait marquer un tournant dans les efforts pour réduire et, in fine, cesser les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi assurer l’aide dont ont besoin les communautés vulnérables pour s’adapter aux changements climatiques. </p> <p>Ces derniers mois, des entreprises du secteur privé ont pris des engagements encourageants en matière de financement climat et d’énergie propre. </p> <p>Mais en fin de compte, les gouvernements doivent montrer la voie et s’attaquer résolument aux problèmes qui nuisent le plus aux populations et à notre planète. Un engagement politique est indispensable pour susciter l’action internationale que réclament un nombre croissant de citoyennes et citoyens à travers le monde. </p> <p>Je me réjouis à l’avance des débats francs et constructifs qui auront lieu à Davos sur ces problèmes qui menacent les communautés vulnérables comme les grandes entreprises.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p>Téléchargez le rapport <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/rapports/insatiable-richesse-toujours-plus-pour-ceux-qui-ont-deja-tout%20" rel="nofollow">Insatiable richesse : toujours plus pour ceux qui ont déjà tout</a></strong></p> <p>La campagne d'Oxfam<strong> </strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/campagnes/egalite" rel="nofollow">À égalité !</a></p> </div><div class="field field-name-title"><h2>Inégalités et changement climatique : les deux grands défis de 2015 pour les dirigeant-e-s mondiaux</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/15-01-19-inequality-climate-change-defining-challenges-2015" title="Rising inequality and climate change: The defining challenges for global leaders in 2015" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/15-01-19-desigualdad-y-cambio-clim%C3%A1tico-principales-retos-para-los-l%C3%ADderes-mundiales-en-2015" title="Desigualdad y cambio climático: Principales retos para los líderes mundiales en 2015" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Mon, 19 Jan 2015 00:00:00 +0000 Winnie Byanyima 24834 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/15-01-19-in%C3%A9galit%C3%A9s-et-changement-climatique-les-deux-grands-d%C3%A9fis-de-2015-pour-les-dirigeant#comments Que faut-il faire pour que les gouvernements se décident à agir face au changement climatique ? http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-12-17-que-faut-il-faire-pour-que-les-gouvernements-se-d%C3%A9cident-%C3%A0-agir-face-au-changement <div class="field field-name-body"><p>Ici à Lima, à l'occasion des négociations de l'ONU sur le climat et après <a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/14-12-02-la-conference-des-nations-unies-sur-le-climat-a-lima-en-six-questions"><strong>deux semaines de discussions</strong></a> au sujet des points essentiels d'un nouveau traité sur le changement climatique, <a href="http://www.oxfam.org/fr/salle-de-presse/communiques/2014-12-14/avis-de-gros-temps-sur-les-negociations-de-paris-2015-sur-le" rel="nofollow"><strong>les gouvernements ne sont pas parvenus</strong></a>, une fois encore, à mettre la planète sur la voie lui permettant de contrôler le réchauffement climatique.</p> <p>Il est consternant de penser que ce même processus de négociation de l'ONU a démarré il y a 20 ans ! Que faut-il faire pour que les gouvernements se décident à agir ?</p> <h3>Des raisons de se montrer optimiste</h3> <p>Cependant, étrangement, alors que je m'apprête à quitter Lima, je me sens très optimiste.</p> <p>La semaine dernière a pourtant mal commencé, avec la menace d'un important typhon aux Philippines, le troisième en quatre ans. Heureusement, le <a href="http://www.oxfam.org/fr/urgences/typhon-hagupit-aux-philippines" rel="nofollow"><strong>typhon Hagupit</strong></a> s'est ralenti avant d'atteindre les côtes.</p> <p>Des années d'efforts en matière de réduction des risques de catastrophe, fournis par les communautés locales et le Gouvernement, avec le soutien d'Oxfam et de bien d'autres acteurs, commencent à porter leurs fruits. Alors que tragiquement, 650 000 familles ont été touchées et 21 personnes ont trouvé la mort, le chiffre est faible comparé aux 6 300 victimes du typhon Haiyan l'an dernier.</p> <p><strong>Il va sans dire qu'il reste encore beaucoup à faire pour aider les communautés à s'adapter</strong>, que ce soit aux Philippines ou ailleurs (<a href="http://www.unep.org/newscentre/Default.aspx?DocumentID=2812&amp;ArticleID=11082&amp;l=fr" rel="nofollow"><strong>le PNUE a d'ailleurs publié un rapport</strong></a> estimant que le déficit d'investissement pour l'adaptation au changement climatique dans les pays en développement était de 350 milliards de dollars), mais l'exemple des Philippines montre que l'adaptation n'est pas hors de portée.</p> <h3>Des engagements pour le Fonds vert</h3> <p>Un autre point marquant pour moi a été que les gouvernements se sont enfin engagés à financer le Fonds vert pour le climat — le seuil de 10 milliards de dollars a en effet été atteint à Lima. Oxfam et ses alliés ont travaillé pendant de nombreuses années pour atteindre cet objectif et lorsque nous avons commencé il y a 8 ans, nous doutions de voir ce jour arriver. Alors que nous nous trouvons encore loin des 100 milliards de dollars si nécessaires, qui ont été promis à Copenhague en 2005, nous ne pouvons pas sous-estimer les résultats obtenus, dans une période à laquelle l'aide au développement est de moins en moins populaire.</p> <p><strong>Même l'Australie, l'un des plus farouches opposants</strong> aux mesures en faveur du climat, a cédé à la pression internationale et s'est engagée ici à Lima à verser 200 millions de dollars au Fonds vert pour le climat. À présent, nous devons nous assurer que les ressources mobilisées sont utilisées de manière optimale, dans le cadre de projets qui réduisent réellement les émissions et qui protègent les populations et les économies des ravages du changement climatique.</p> <h3>La population péruvienne manifeste...</h3> <p>Depuis que je suis ici, j'ai été stimulé et ému par la force et la détermination de la population péruvienne, elle qui se trouve en première ligne du combat contre les pollueurs et le changement climatique. Cette semaine, 15 000 personnes (la plus grande manifestation jamais organisée en Amérique latine) se sont rendues à Lima et ont immobilisé la ville : des peuples autochtones (faisant face aux mêmes menaces que la communauté Saweto dont les leaders ont perdu la vie en protégeant les arbres et les rivières de la forêt tropicale contre les activités forestières et minières illégales), des femmes rurales d'Amérique centrale et du Sud défendant le droit d'exploiter leurs terres face aux grandes entreprises agricoles, des syndicats demandant des emplois meilleurs et plus écologiques, et des milliers d'autres personnes de tous les horizons, unies pour un appel à l'action en faveur du climat et en faveur des droits fondamentaux. Cette manifestation incarne l'essence même de la lutte contre le changement climatique : un combat mené par le peuple, pour le peuple.</p> <h3>... pour la conclusion d'un accord à Paris en 2015</h3> <p>Alors que nous nous dirigeons vers la dernière année des négociations de l'ONU pour un accord mondial sur le climat, des groupes de la société civile venant du monde entier se sont rassemblés ici à Lima. Des syndicats, des ONG œuvrant pour la protection de l'environnement et pour le développement, des groupes religieux, ainsi que des mouvements sociaux d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, se sont engagés à faire de 2015 une année décisive, celle pendant laquelle les gouvernements et le secteur privé cèderont aux demandes des populations et auront le courage de prendre les mesures requises pour tous nous protéger du changement climatique.</p> <h3>Nous rejoindrez-vous et ferez-vous partie de l'histoire en 2015 ?</h3> <ul><li><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/action/empechez-que-le-changement-climatique-naggrave-la-faim-dans-le-monde" rel="nofollow">Signez la pétition </a>pour demander aux gouvernements d'agir face au changement climatique et à la menace qu'il fait peser sur la sécurité alimentaire</strong></li> <li><strong><strong>Suivez-nous sur <a href="http://twitter.com/@oxfam_fr" rel="nofollow">@Oxfam_fr</a></strong></strong></li> <li><strong><strong><a href="http://twitter.com/@oxfam_fr" rel="nofollow"><strong>Partagez les images et affiches de la campagne </strong></a><strong><a href="http://www.pinterest.com/oxfaminternatl/cultivons-la-terre-la-vie-le-monde/" rel="nofollow">CULTIVONS sur Pinterest</a></strong></strong></strong></li> </ul><p> </p></div><div class="field field-name-title"><h2>Que faut-il faire pour que les gouvernements se décident à agir face au changement climatique ?</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-12-17-el-final-de-la-cmnucc-cop20-en-per%C3%BA-%C2%BFa-qu%C3%A9-est%C3%A1n-esperando-los-gobiernos-para-actuar" title="El final de la CMNUCC COP20 en Perú: ¿A qué están esperando los Gobiernos para actuar?" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-12-15-end-unfccc-cop20-peru-what-will-it-take-governments-act" title="The end of UNFCCC COP20 in Peru: What will it take for governments to act?" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Wed, 17 Dec 2014 08:42:15 +0000 Celine Charveriat 24369 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-12-17-que-faut-il-faire-pour-que-les-gouvernements-se-d%C3%A9cident-%C3%A0-agir-face-au-changement#comments À l’écoute des peuples de l’Amazonie pendant la COP20 : une histoire déjà entendue de droits fonciers http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-12-10-ecoute-peuples-amazonie-pendant-cop20-histoire-deja-entendue-droits-fonciers <div class="field field-name-body"><p>Tamshiyacu, un village situé au bord du fleuve Amazone, tout au nord du Pérou, est le théâtre d’événements, hélas, bien connus des populations du Cambodge, du Mozambique, de Papouasie-Nouvelle-Guinée et de nombreux autres pays. Cette semaine, j’ai pu entendre le récit de ces événements de première main.</p> <p>Comme dans tant de régions du monde, le changement climatique et d’autres problèmes environnementaux ont un <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/campagnes/propos-de-cultivons" rel="nofollow">impact considérable</a></strong> sur la vie des populations de l’Amazonie péruvienne. Il y a un siècle, cette région isolée du Pérou était transformée par le boom du caoutchouc ; aujourd’hui, de nouveaux « booms » – agrocarburants, bois dur, minerais – chassent des communautés de leurs terres.</p> <p><strong><a href="https://twitter.com/oxfam_fr/status/542742244999307264" rel="nofollow">Je suis ici, au Pérou</a></strong>, pour pousser les responsables politiques du monde entier à lutter activement contre le changement climatique, dans le cadre des négociations de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Mais loin des diplomates et du centre de conférences, je suis allée à la rencontre de femmes et d’hommes directement touchés par un autre problème sur lequel Oxfam travaille : celui des droits fonciers.</p> <h3>Un lien étroit avec les terres</h3> <p>Pour arriver à Tamshiyacu, <strong><a href="https://twitter.com/Winnie_Byanyima/status/542237940387434496" rel="nofollow">j’ai pris le bateau à Iquitos</a></strong>, la principale ville de la région, en direction du sud. Le long du parcours, les deux rives de l’Amazone sont largement déboisées et défrichées.</p> <p><strong>Au village, j’ai rencontré les femmes et les hommes qui dirigent la communauté</strong> afin de parler des difficultés qu’ils rencontrent face à l’exploitation de plus en plus intense de leur environnement.</p> <p><img alt="Winnie Byanyima rencontre les hommes et femmes qui dirigent la communauté de Tamshiyacu" title="Winnie Byanyima rencontre les hommes et femmes qui dirigent la communauté de Tamshiyacu, Perou, Décembre 014. Photo : Percy Ramírez/Oxfam" height="1050" width="1575" class="media-element file-default" typeof="foaf:Image" src="http://l.blogs.oxfam/sites/default/files/winnie-byanyima-meets-community-leaders-tamshiyacu-peru.jpg" /></p> <p>Un producteur d’agrocarburant malais a même commencé à acquérir des terres à proximité du village. L’entreprise a l’intention d’y créer une plantation de palmiers à huile et, point capital, cherche également à empiéter sur une partie de forêt primaire vierge, qui constitue un territoire de chasse et de pêche important pour les habitant-e-s de Tamshiyacu.</p> <p><strong>Les projets d’agrocarburant tels que celui-ci apportent globalement très peu</strong> en termes de lutte contre le changement climatique et ont surtout un impact énorme sur la vie de millions de personnes, obligeant des communautés pauvres à quitter leurs terres et aggravant l’insécurité alimentaire. Fait incroyable, en 2012, les quantités de denrées alimentaires consommées sous la forme de carburant par les pays du G8 auraient pu nourrir plus de 441 millions de personnes pendant une année.</p> <p>Face à cette menace qui pèse sur ses terres, la population de Tamshiyacu résiste aux grandes entreprises étrangères et aux élites politiques. Cela a été un privilège d’observer la clairvoyance et le courage avec lesquels les habitant-e-s s’opposent à de nouveaux déboisements et accaparements de terres. La passion et la détermination, notamment des femmes que j’ai rencontrées, est une véritable source d’inspiration pour moi.</p> <p><img alt="Peruvian women activists, 8 Dec 2014. Photo: Percy Ramírez/Oxfam" title="Peruvian women activists, 8 Dec 2014. Photo: Percy Ramírez/Oxfam" height="1050" width="1575" class="media-element file-default" typeof="foaf:Image" src="http://l.blogs.oxfam/sites/default/files/peru-women-activists-group-photo.jpg" /></p> <p>Depuis près de vingt ans, Oxfam soutient les populations locales dans leur lutte pour obtenir les titres de propriété de leurs terres. Mais les personnes que j’ai rencontrées ici, dont la vie et la culture sont si intimement liées à cette terre, ont vu leurs démarches sans cesse freinées et bloquées par la bureaucratie et la corruption.</p> <h3>Un nouveau défi</h3> <p>Les habitant-e-s de Tamshiyacu, comme des millions d’autres personnes à travers le monde, doivent désormais faire face à une nouvelle menace : le changement climatique. Au Pérou, 80 % de la production d’aliments de base est extrêmement vulnérable à la sécheresse, et 50 % de la population péruvienne risque de souffrir de la faim. Le changement climatique fragilise davantage encore l’approvisionnement alimentaire et aggrave le problème de la faim.</p> <p>Oxfam continuera de tout mettre en œuvre, avec des citoyen-ne-s du monde entier, pour empêcher les multinationales et les autorités publiques d’exploiter abusivement leurs terres. Nous allons également faire pression sur les responsables politiques afin qu’ils prennent toutes les mesures nécessaires pour lutter contre le changement climatique.</p> <h3>Le changement en marche</h3> <p>Partout dans le monde, des citoyen-ne-s se soulèvent et appellent au changement. En septembre avait eu lieu la plus grande mobilisation mondiale pour le climat jamais organisée, avec plus de 400 000 personnes descendues dans les rues rien qu’à New York. Cette semaine, <strong><a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/14-12-11-cop20-la-marche-pour-le-climat-perou">la plus grande mobilisation pour le climat</a></strong> que l’Amérique latine ait jamais connue a occupé les rues de Lima.</p> <p>Ici, comme partout ailleurs dans le monde, le choix de l’écologie ne se limite pas à des considérations morales. Le Pérou pourrait accélérer la croissance de son PIB de près de 1 %, tout en réduisant de moitié ses émissions. En fin de compte, ce qui est bon pour l’environnement est bon pour les populations.</p> <p>Les négociations de cette semaine à Lima constituent une <strong><a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/14-12-10-n%C3%A9gociations-sur-le-climat-%C3%A0-lima-la-r%C3%A9alit%C3%A9-derri%C3%A8re-les-gros-titres">étape essentielle</a></strong> avant le prochain sommet sur le climat, dans un an à Paris, où un accord international doit être conclu.</p> <p>De l’Amazonie comme des quatre coins du monde, un message clair se fait entendre : <strong>il est temps que nos dirigeant-e-s passent à l’action et montrent la voie.</strong></p> <p><em>La version anglaise a été publiée par <a href="http://www.huffingtonpost.com/winnie-byanyima/listening-to-people-of-th_b_6303166.html" rel="nofollow">Huffington Post</a>.</em></p> <p><em>Photos 1 (en haut) et 3 :Des femmes rurales de différents pays d'Amérique latine se sont réunies au Pérou pour présenter à la COP20 leurs propositions d'actions pour lutter contre le changement climatique. Winnie Byanyima a assisté à l'une de leurs réunions à Lima cette semaine.</em><em> Photo : Percy Ramírez/Oxfam</em></p> <p><em>Photo 2:Winnie Byanyima rencontre les hommes et femmes qui dirigent la communauté de Tamshiyacu, Pérou, décembre 2014. Photo : Percy Ramírez/Oxfam</em></p> <h3>À vous d'agir!</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/action/empechez-que-le-changement-climatique-naggrave-la-faim-dans-le-monde" rel="nofollow">Exigez avec nous: Empêchez que le changement climatique n'aggrave la faim dans le monde</a></strong></p> <p><a href="https://www.flickr.com/photos/129052770@N08/with/15986138905/" rel="nofollow"><strong>Plus de photos de la visite de Winnie Byanyima à Tamshiyacu, Pérou</strong></a></p> <p><strong>Partagez cet article, ou l'image ci-dessous:</strong></p> <p><img alt="Le changement climatique aggrave la faim : Le changement climatique risque de faire chuter la production alimentaire dans la région des Andes de 50%." height="640" width="640" class="media-element file-default" typeof="foaf:Image" src="http://l.blogs.oxfam/sites/default/files/killer-fact-1-fr-instagram-640x640.jpg" /></p> <p> </p></div><div class="field field-name-title"><h2>À l’écoute des peuples de l’Amazonie pendant la COP20 : une histoire déjà entendue de droits fonciers</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-12-10-listening-people-amazon-during-cop-20-story-land-rights" title="Listening to people of the Amazon during COP 20: A story of land rights" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-12-12-las-voces-del-amazonas-en-la-cop20-una-historia-demasiado-familiar" title="Las voces del Amazonas en la COP20: Una historia demasiado familiar" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Wed, 10 Dec 2014 09:57:27 +0000 Winnie Byanyima 24282 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-12-10-ecoute-peuples-amazonie-pendant-cop20-histoire-deja-entendue-droits-fonciers#comments Les changements climatiques ne concernent pas seulement le climat, ils concernent nos vies http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-12-05-les-changements-climatiques-ne-concernent-pas-seulement-le-climat-ils-concernent-nos <div class="field field-name-body"><p>Pendant que les représentants de plus de 195 gouvernements se rencontrent cette semaine à Lima, au Pérou, pour préparer un accord global sur les changements climatiques, ils devraient se rappeler les mots d’une agricultrice péruvienne, Marisa Marcavillaca : « Les changements climatiques ne concernent pas seulement le climat, ils concernent nos vies. »</p> <p><a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/14-12-02-la-conference-des-nations-unies-sur-le-climat-a-lima-en-six-questions"><strong>Les négociations de Lima sont cruciales</strong></a> car elles mettront en place les conditions de la réussite ou de l’échec de la conférence de Paris, l’an prochain, où les gouvernements devront se mettre d’accord sur un nouveau traité international sur le climat post-2020.</p> <p>Pour préparer Paris, nous devons nous mettre d’accord sur les détails à Lima, particulièrement sur la manière dont les pays développés assureront le financement pour aider les pays en développement à faire face à la crise climatique. <strong>De vagues promesses n’aideront ni les populations</strong> à s’adapter aux effets préjudiciables du changement climatique, ni les pays à poursuivre la croissance et leur développement de manière respectueuse de l’environnement.  </p> <p>La promesse des 100 milliards de dollars est un point de référence emblématique dans les négociations internationales sur le changement climatique. Les pays débattent de ce point depuis des années. Mais pour les populations en première ligne de la crise climatique, comme Marisa, ce chiffre abstrait n’a guère fait de différence dans leur vie.</p> <p>La réalité est que <strong>les changements climatiques sont déjà en train d’affecter la sécurité alimentaire des populations</strong> et risque de faire régresser les efforts de lutte contre la faim accomplis depuis plusieurs décennies. Plus de 80% de la production des aliments de base au Pérou est extrêmement vulnérable aux pénuries, notamment le maïs, la pomme de terre, le riz, l’orge, les haricots, les pois et le blé. Les prévisions actuelles suggèrent que la productivité agricole dans la région andine pourrait baisser de 12 à 50 % dans les prochaines décennies en raison des changements climatiques.</p> <p>Comme l’explique Marisa, l’une des leaders de l’Organisation nationale de femmes indigènes, « les changements climatiques extrêmes affectent nos revenus et notre capacité à nourrir nos enfants. Sans l’argent nécessaire pour acheter des aliments, nous avons faim. Sans suffisamment d’argent, nous n’avons pas les moyens d’acheter le matériel scolaire de nos enfants. »  </p> <h3>Nous devons agir dès maintenant</h3> <p>Les changements climatiques sont déjà en train d’affecter de manière significative la production globale d’aliments non seulement au Pérou, mais aussi à travers le monde et <strong>les choses vont empirer si nous n’agissons pas maintenant</strong>. </p> <p>D’ici 2050, 50 millions de personnes supplémentaires – soit l’équivalent de la population de l’Espagne – seront menacées par la faim à cause des changements climatiques. Et il pourrait y avoir 25 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition en plus, en comparaison avec un monde sans changements climatiques – soit l’équivalent du nombre total d’enfants de moins de cinq ans aux États-Unis et au Canada. </p> <p><strong>Les agricultrices et agriculteurs comme Marisa font leur possible pour se préparer et renforcer leur résilience</strong>. Ils s’organisent et ont apprennent à utiliser des plantes qui peuvent aider à combattre les maladies agricoles. Ils construisent des citernes en prévision des périodes de sécheresse et des moments où leurs cultures auront besoin d’eau. Ils travaillent avec les autorités locales afin d’obtenir un appui pour réparer,  adapter ou améliorer les systèmes d’irrigation et pouvoir produire plus avec moins d’eau. Toutefois, ils ne peuvent pas gagner seuls la bataille contre les changements climatiques. </p> <h3>Un mouvement mondial</h3> <p>L’action de la part des gouvernements dans le cadre des négociations a été beaucoup trop lente. mais il y a des signes encourageants de progrès à travers le monde. En septembre, des millions de personnes ont pris part à plus de <strong>2 000 évènements dans 162 pays pour exiger des actions concrètes face aux changements climatiques</strong>. Plus de 400 000 personnes ont marché dans les rues de New York. Ces citoyennes et citoyens comprennent que lutter contre le changement climatique veut dire créer des emplois verts et assurer la sécurité alimentaire et un avenir pour toutes et tous.</p> <p>Le déblocage du financement de la lutte contre le changement climatique permettrait aux pays pauvres de connaître <strong>un développement « propre » spectaculaire</strong>. L’Éthiopie pourrait sortir des millions de personnes de la pauvreté tout en évitant de générer l’équivalent des émissions de gaz à effet de serre produites par 65 centrales au charbon. Le Pérou pourrait accélérer la croissance de son PIB de près de 1 %, tout en réduisant de moitié ses émissions. Quant à l’Indonésie, elle aurait les moyens de remplir son engagement de réduire ses émissions de 41 % en quinze ans. </p> <p>La promesse d’un financement climat de 100 milliards de dollars ne peut cependant être qu’un début.<strong> Un plan d’action pour faire progresser la question du financement climat</strong> devrait :</p> <ul><li>établir précisément les moyens d’accéder aux financements climat et les modalités de leur utilisation ;</li> <li>identifier de nouvelles sources de financement public et privé ; </li> <li>établir un cadre de « contributions équitables » afin de mobiliser les flux financiers nécessaires et de les allouer correctement.Ces négociations ne sont pas le but, mais les jalons d’un processus qui prendra des dizaines d’années. </li> </ul><p>Le sommet de Lima peut et doit nous préparer à bien prendre le tournant de Paris pour poursuivre sur la bonne voie. <strong>Le moment est venu que nos responsables politiques passent à l’action et montrent la voie.</strong></p> <p><em>Cet article a été initialement publié sur <a href="http://www.huffingtonpost.com/winnie-byanyima/climate-change-is-not-jus_b_6263588.html" rel="nofollow">Huffington Post</a> (en anglais)</em></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Les changements climatiques ne concernent pas seulement le climat, ils concernent nos vies</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-12-03-climate-change-not-just-about-climate-it-about-our-lives" title="Climate change is not just about the climate, it is about our lives" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-12-04-el-cambio-climatico-no-tiene-que-ver-solo-con-el-clima-tiene-que-ver-con-nuestras" title="El cambio climático no tiene que ver sólo con el clima: tiene que ver con nuestras vidas" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Fri, 05 Dec 2014 14:57:40 +0000 Winnie Byanyima 24155 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-12-05-les-changements-climatiques-ne-concernent-pas-seulement-le-climat-ils-concernent-nos#comments