Oxfam International Blogs - conflit http://l.blogs.oxfam/fr/tags/conflit fr À l’approche de l’hiver, la conférence de Berlin sur la crise des réfugiés syriens doit apporter une réponse à la mesure des besoins http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-10-28-%C3%A0-l%E2%80%99approche-de-l%E2%80%99hiver-la-conf%C3%A9rence-de-berlin-sur-la-crise-des-r%C3%A9fugi%C3%A9s-syriens <div class="field field-name-body"><p><a href="http://www.oxfam.org/fr/multimedia/video/2014-de-leau-chaude-pour-les-refugies-syriens-au-liban" rel="nofollow"><strong>Yasmine, 23 ans, s’asperge le visage d’eau chaude à un nouveau robinet installé par Oxfam.</strong></a> À l’approche de l’hiver, où les températures tomberont en dessous de zéro, un peu d’eau chaude peut apporter une aide précieuse pour passer les rigueurs hivernales. Alors que la crise dure depuis bientôt quatre ans, les réfugiés syriens qui, comme Yasmine, peinent à survivre dans des camps de fortune au Liban et voient leur espoir de rentrer en Syrie s’évanouir vont bientôt devoir faire face à un nouvel hiver glacial. Yasmine sourit : « Avant, nous prenions des douches froides l’hiver, mais maintenant la situation s’est améliorée. »</p> <p>Face à <strong>plus de trois millions de personnes qui ont fui le conflit en Syrie et se sont réfugiées dans les pays voisins</strong>, la communauté internationale se réunit à Berlin pour se pencher sur la réponse à la crise des réfugiés. La situation devient intenable pour les voisins de la Syrie et les populations vulnérables souffrent particulièrement des conséquences. Aujourd’hui, Berlin doit déboucher sur des engagements concrets et fermes, si l’on veut aider les réfugiés comme Yasmine, de même que les communautés d’accueil. </p> <p><iframe width="100%" height="415" src="//www.youtube.com/embed/KIBUrOLbcbQ" frameborder="0" allowfullscreen=""></iframe></p> <p>Après bientôt quatre ans de conflit, l’impact de la crise sur l’économie, les infrastructures et les systèmes d’éducation et de santé des pays voisins de la Syrie, est palpable et, de plus en plus, les États ferment leurs frontières aux nouvelles personnes cherchant refuge. Il est essentiel que d’autres États apportent un soutien financier aux pays d’accueil en vue de répondre aux besoins humanitaires immédiats et de favoriser les démarches de développement à l’avenir. Ils doivent également assurer la survie des réfugiés dans le besoin en offrant des solutions de réinstallation en dehors de la région limitrophe. <strong>La conférence d’aujourd’hui à Berlin doit être un premier pas sur la voie d’un accord international ferme</strong> qui aide les pays éprouvés par l’afflux massif de réfugiés et assure le respect des droits des personnes vulnérables. Quiconque cherche à fuir le conflit doit pouvoir trouver refuge. </p> <p>L’Allemagne a déjà accepté d’accueillir 26 400 réfugiés de Syrie, mais d’autres pays doivent en faire autant. <strong>Oxfam a appelé les pays riches à accueillir, à eux tous, au moins 5 % de la population totale estimée de réfugiés</strong> – une mesure tout à fait à leur portée qui, bien que cela ne représente qu’une part infime, aurait un impact considérable sur le vie de nombreux enfants, femmes et hommes. </p> <p>Pour Yasmine et les autres réfugiés syriens, un changement radical est nécessaire dans la réponse internationale à la crise. Il importe avant tout de redoubler d’efforts pour accélérer une solution politique, sinon les réfugiés devront vivre hors de Syrie pendant encore de longues années.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>L'action d'Oxfam face à la <a href="http://www.oxfam.org/en/emergencies/crisis-syria" rel="nofollow">crise en Syrie</a></strong></p> </div><div class="field field-name-title"><h2>À l’approche de l’hiver, la conférence de Berlin sur la crise des réfugiés syriens doit apporter une réponse à la mesure des besoins</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-10-28-los-gobiernos-reunidos-en-la-conferencia-de-berl%C3%ADn-deben-abordar-la-respuesta-la" title="Los Gobiernos reunidos en la conferencia de Berlín deben abordar la respuesta a la crisis de refugiados sirios" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-10-27-berlin-conference-syria-refugee-response-must-deliver-harsh-winter-approaches" title="Berlin Conference on Syria refugee response must deliver as harsh winter approaches " class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Tue, 28 Oct 2014 13:28:12 +0000 Camilla Jelbart Mosse 23109 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-10-28-%C3%A0-l%E2%80%99approche-de-l%E2%80%99hiver-la-conf%C3%A9rence-de-berlin-sur-la-crise-des-r%C3%A9fugi%C3%A9s-syriens#comments Gaza aujourd'hui : peur, danger et confusion http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-07-16-gaza-aujourdhui-peur-danger-et-confusion <div class="field field-name-body"><p><strong>On me demande sans cesse de décrire la situation à Gaza, mais je ne sais pas par quoi commencer tellement les émotions se bousculent entre la peur, le danger et la confusion. </strong></p> <p>Les frappes aériennes surviennent partout, à tout moment, jour et nuit. C’est plus difficile la nuit. Les bombardements s’intensifient et j’entends les explosions se rapprocher. Je suis épuisée, mais je lutte contre le sommeil, car les explosions sont encore plus effrayantes quand elles vous réveillent. Je préfère ne pas dormir quand elles arrivent. </p> <h3>Dans la crainte d'une mauvaise nouvelle</h3> <p>C’est le Ramadan, le mois sacré, et nous devrions faire la fête. Habituellement, le repas de l’Iftar, qui rompt le jeûne au coucher du soleil, réunit la famille au grand complet. La famille de mon frère et celle de ma sœur se joignent à nous, ou je vais à la plage avec des amis. Mais <strong>cette année, nous passons l’Iftar dans la solitude, avec les explosions et les sirènes d’ambulances en fond sonore</strong>, pendus au téléphone pour vérifier que tout le monde se trouve bien en sécurité. Ma nièce de neuf ans, prénommée Arwa comme moi, m’appelle à la première heure tous les matins pour que je la rassure. Les gens continuent de dire que tout ira bien, mais on voit bien qu’ils en doutent. Tous les jours, j’appelle mes amis, craignant une mauvaise nouvelle. </p> <p>Pendant la journée, nous essayons de travailler, dans la mesure où les conditions de sécurité le permettent. Aujourd’hui, Oxfam a distribué des bons alimentaires à des familles qui avaient dû fuir de chez elles. Les besoins s’accroissent d’heure en heure : un réseau de distribution d’eau qui desservait 70 000 personnes complètement détruit, une maternité fortement endommagée... <strong>Les violences se poursuivent et ce sont les populations civiles qui paient le prix fort.</strong> Je parle régulièrement avec des partenaires d’Oxfam : des ingénieurs qui évaluent les derniers dégâts, des hôpitaux qui peinent à faire face aux afflux de blessés et aux pénuries de carburant ou encore des pêcheurs dont le bateau a été détruit. </p> <p>Souvent, il est trop dangereux de sortir et nous restons à la maison. Les rues sont vides, les magasins fermés. Le temps passe alors si lentement... Toujours à l’affut des dernières nouvelles, nous n’arrêtons pas de regarder les informations. Beaucoup d’enfants tués, de maisons détruites. Parfois, j’ai envie de regarder autre chose – un film, par exemple. Mais je me sens coupable. C’est la Coupe du monde. D’habitude, les cafés sont pleins d’hommes qui regardent le football à la télévision ; c’est à présent trop dangereux. </p> <h3>« Mes neveux sont terrifiés »</h3> <p>Les Gazaouis sont résistants. <strong>C’est la troisième crise militaire majeure que nous vivons en six ans.</strong> <strong>Je pense aux enfants, comme ma nièce, et je ne veux pas qu’ils en aient l’habitude.</strong> Les enfants de ma sœur sont tellement terrifiés. Une bombe est tombée juste à côté de leur maison et a soufflé toutes les vitres. Heureusement, ils dormaient dans le salon, car cette pièce n’a qu’une fenêtre, et personne n’a été blessé. Maintenant, ils ne veulent plus la quitter d’une semelle, même quand elle va aux toilettes. </p> <p>Même pendant les périodes plus calmes, entre les crises militaires, des frappes aériennes fréquentes et le blocus nous empêchent de vivre : nous ne pouvons pas trouver de travail, aller où bon nous semble ni mener une vie normale. Les Gazaouis aspirent à vivre dans la paix et dans la justice.<strong> Il faut une solution durable pour la bande de Gaza, afin de donner à ma nièce et aux autres enfants l’avenir meilleur qu’ils méritent.</strong></p> <p><em>Arwa Mhanna est basée à Gaza, en charge des médias et de la communication pour Oxfam. Vous pouvez suivre <strong><a href="https://twitter.com/ArwaMhanna" rel="nofollow">@ArwaMhanna</a></strong> sur son compte Twitter</em></p> <h3><strong>En savoir plus : <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/gaza" target="_blank" rel="nofollow">L'action d'Oxfam face à la crise à Gaza</a></strong></h3></div><div class="field field-name-title"><h2>Gaza aujourd&#039;hui : peur, danger et confusion</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-07-15-la-gente-dice-que-todo-va-ir-bien-pero-sabes-que-no-tienen-esa-certeza" title="Desde Gaza: &quot;Aterradora. Peligrosa. Confusa&quot;" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-07-14-gaza-right-now" title="Living through the Gaza airstrikes" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Wed, 16 Jul 2014 12:14:05 +0000 Arwa Mhanna 10726 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-07-16-gaza-aujourdhui-peur-danger-et-confusion#comments « Ayez confiance en nous, les femmes syriennes. Nous sommes capables de tout » http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-06-27-femmes-syriennes-paix <div class="field field-name-body"><p><em>Jenny Enarsson, conseillère genre pour les opérations d'Oxfam face à la crise en Syrie, explique pourquoi il est essentiel que les femmes de Syrie puissent participer aux négociations dans le cadre du processus de paix.</em></p> <p>Quelques jours après<strong><a href="https://www.gov.uk/government/topical-events/sexual-violence-in-conflict" target="_blank" rel="nofollow"> le sommet mondial sur l’éradication des violences sexuelles commises en période de conflit</a></strong>, organisé par le gouvernement britannique et Angelina Jolie à Londres, des femmes syriennes se sont réunies à Amman, en Jordanie. Aucune célébrité n’assistait à cette réunion. Il n’y avait pas non plus de caméras. En fait, la présence de caméras aurait empêché nombre de ces femmes d’y participer.</p> <p>Il s’agissait d’une réunion de<strong> <a href="http://swipad.org/" target="_blank" rel="nofollow">l’Initiative des femmes syriennes pour la paix et la démocratie</a></strong>, un réseau d’organisations de femmes. Le but était de planifier des activités d’influence en faveur d’une solution politique à la crise qui continue de faire des ravages en Syrie et d’envoyer des ondes de choc dans la région. Trois longues années après le déclenchement du conflit, les échanges étaient sans détour et ne laissaient place à aucune sentimentalité. « La communauté internationale s’est contentée de regarder et voilà où nous en sommes maintenant – entre deux feux, entre deux enfers<em> », </em>observe une participante.</p> <h3>Le rôle crucial des femmes</h3> <p>La coalition a vu le jour à l’approche de la conférence de paix très attendue de « <strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Geneva_II_Conference_on_Syria" target="_blank" rel="nofollow">Genève II</a></strong> », qui s’est ouverte en janvier de cette année et a capoté après quelques semaines de négociations entre les parties au conflit. Parmi ses 49 membres, ce réseau compte aussi bien des organisations bien établies, ayant des liens avec l’international, que de petits groupes qui s’efforcent de faire face à une situation sur le terrain tout simplement impossible à ignorer.</p> <p>Au cours des mois qui ont précédé Genève II, ces femmes leaders de la société civile se sont défini une vision commune et ont formulé des recommandations pour que les processus de relèvement et de consolidation de la paix passent par une participation active des femmes et tiennent compte des questions de genre et des priorités des mouvements de femmes. D’autres conflits à travers le monde ont montré qu’<strong>une grande participation des femmes accroît les chances d’aboutir d’un processus de paix</strong>. Pourtant, les organisations de femmes n’ont finalement pas été autorisées à s’asseoir à la table des négociations, à Genève.</p> <h3>Messagères de la paix</h3> <p>À Amman, les participantes se sont résolument attachées à tracer la voie à suivre. Un plan d’action a été mis sur pied pour définir l’orientation future de l’Initiative des femmes syriennes pour la paix et la démocratie. Celle-ci plaide principalement en faveur de la reprise des négociations de paix, mais ses membres ont la conviction que <strong>la paix doit se construire aux niveaux local et régional en même temps qu’international</strong>. Cela signifie que, parallèlement aux discussions politiques de haut niveau entre les gouvernements, l’ONU et les autres acteurs internationaux, l’ensemble de la société civile nationale, y compris les organisations communautaires et les citoyennes et citoyens, doit être associée et œuvrer à l’unisson pour une paix durable.</p> <p>La coalition affirme que, dans ce cadre, <strong>il faut renforcer le rôle de messagères de la paix et la sécurité civiles que jouent les femmes.</strong> « Parfois, les pays occidentaux ne veulent voir en nous que des mères, des épouses et des sœurs. Mais nous ne nous laisserons pas enfermer dans des stéréotypes. Nous avons le droit de prendre place à la table des négociations et de décider de l’avenir de notre pays. Voilà notre vrai rôle, et il doit être pris au sérieux. »</p> <h3>Pour une reprise des négociations de paix</h3> <p>Pour que des protagonistes si divers puissent collaborer à la paix, il faut établir une confiance qui permette aux Syriennes et Syriens de différentes allégeances de conjuguer leurs efforts. « Nous devons amorcer un processus de paix qui repose sur les préoccupations et les intérêts communs de l’ensemble de la population. Le peuple syrien est fatigué ; il n’aspire qu’à une solution pacifique.<strong> Les extrémistes représentent 5 % des partisans de chaque côté ; nous devons nous adresser aux 90 % entre les deux</strong>. »</p> <p>Mais les organisations de femmes ne sont pas les seules à devoir coordonner leurs efforts. Il en va de même pour la communauté internationale, et les membres de la coalition savent très clairement ce qu’elles veulent. « <strong>Nous avons besoin que la communauté internationale fasse pression pour la reprise des négociations de paix</strong>, explique une participante. Nous avons aussi besoin d’aide pour porter notre voix dans le processus de paix. Nous voulons que la communauté internationale nous aide à bâtir un État plus démocratique, l’État dont nous rêvons. »</p> <p>À la clôture de la réunion d’Amman, alors que tout le monde se levait pour partir, une des participantes a pris le micro : « Avant de partir, j’aimerais vous raconter une histoire. Il y a un an, un groupe de combattants armés est entré dans mon village. Ils étaient très violents. Les hommes ne pouvaient pas sortir au risque de se faire tuer ou enlever. Finalement, ce sont les femmes qui ont cerné les combattants et les ont entraînés hors du village. Je voudrais dire à la communauté internationale : <strong>ayez confiance en nous, les femmes syriennes. Nous sommes capables de tout</strong>. »</p> <h3>Sur le même sujet</h3> <p><strong>Conférence de Genève II sur la Syrie : <a href="http://www.oxfam.org/fr/video/2014/syriens-espoir-geneve-conference" rel="nofollow">paroles d'espoir de Syriens et Syriennes</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-en-syrie" rel="nofollow">Soutenez notre action face à la crise en Syrie</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>« Ayez confiance en nous, les femmes syriennes. Nous sommes capables de tout »</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-06-26-have-faith-syrian-women-we-can-do-anything" title="‘Have faith in Syrian women. We can do anything.’" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-06-27-tened-fe-en-las-mujeres-sirias-podemos-lograrlo-todo" title="&quot;Tened fe en las mujeres sirias. Podemos lograrlo todo&quot;." class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Thu, 26 Jun 2014 23:00:00 +0000 Jenny Enarsson 10711 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-06-27-femmes-syriennes-paix#comments Comment des réfugiés sud-soudanais font du foot un instrument de paix, au-delà des clivages http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-06-25-coupe-monde-refugies-sud-soudanais-foot-paix-clivages <div class="field field-name-body"><p><strong>Tandis que la Coupe du monde bat son plein au Brésil, une compétition d’un autre genre a lieu dans le nord de l’Ouganda. Dans les districts d’Arua et d’Adjumani, de jeunes réfugiés sud-soudanais ont formé des équipes de football afin de jouer pour la paix.</strong></p> <p>« Jamais je ne me serais attendu à en arriver là. Bor, l’école et mes amis me manquent », témoigne Manyangson Ngong, le capitaine de l’équipe Lucky Start du camp d’Ayilo. Le conflit qui a poussé tant de personnes à fuir pour sauver leur vie a aussi coupé court à ses études, à Bor.</p> <h3>Briser le cycle de la violence</h3> <p>Manyangson n’est pas le seul jeune à s’efforcer de faire face à la situation. Sur <strong>les plus de 110 000 réfugiés sud-soudanais arrivés en Ouganda depuis décembre 2013, 65 % ont moins de 18 ans</strong>. Sans école, les jeunes se retrouvent désœuvrés et finissent souvent par se battre. Ce tournoi de football, né à l’initiative des réfugiés, vise à briser ce cycle.</p> <p>« Quelques-uns d’entre nous ont commencé à taper dans un ballon qu’ils avaient fabriqué de bric et de broc dans les campements, puis nombre de jeunes ont manifesté leur désir de se joindre à nous et, tout d’un coup, nous sommes devenus nombreux. Nous avons alors décidé de demander un espace où créer un terrain de foot. Le foot nous occupe et nous permet de ne plus penser à notre douleur et à la mauvaise passe dans laquelle nous nous trouvons, explique Manyangson.</p> <h3>Des équipes ouvertes à tous</h3> <p>« Beaucoup d’autres équipes se sont formées. Nous sommes tous de tribus différentes, y compris la communauté d’accueil [ougandaise]. »</p> <p>La grande difficulté, selon Manyangson, est de permettre à tout le monde de jouer, car ils n’ont pas assez de ballons ni de maillots pour distinguer les membres des différentes équipes.</p> <p>« C’est gênant d’empêcher quelqu’un de se joindre à une équipe. Nous avons essayé de diviser les équipes pour assurer que <strong>tout le monde a une chance de jouer</strong>. Les ballons que nous avons récemment reçus d’Acord [partenaire d’Oxfam] nous permettent de le faire.</p> <p>« Avec plus de soutien, j’espère que nous pourrons renforcer les équipes et commencer à faire des matchs amicaux avec d’autres réfugiés dans les districts. Qui sait ? Je pourrais retrouver quelques vieux amis dans les autres équipes »</p> <h3>Des comités de réfugiés pour la paix et la réconciliation</h3> <p>Oxfam et ses deux partenaires, Community Empowerment for Rural Development (Ceford) et Agency for Cooperation and Research in Development (Acord), mènent <strong>un travail de protection et de consolidation de la paix dans les camps</strong>. Outre les activités récréatives avec la distribution de ballons de football, Oxfam aide à la formation et au renforcement de comités de paix constitués de réfugié-e-s et de membres des communautés d’accueil, afin d’entreprendre un plaidoyer à l’échelle nationale, régionale et internationale pour promouvoir la réconciliation et la paix.</p> <p>À partir du mois de juin, Oxfam et ses partenaires locaux, dont la Croix-Rouge ougandaise,<strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-sud-soudan" target="_blank" rel="nofollow"> ont apporté leur aide à plus de 38 000 réfugié-e-s sud-soudanais-e-s et aux communautés d’accueil</a></strong> dans les districts d’Arua et d’Adjumani. Nous assurons l’accès à l’eau potable à plus de 31 000 personnes, tout en améliorant les équipements d’assainissement et en promouvant une bonne hygiène pour prévenir les épidémies, telles que le choléra. Oxfam et ses partenaires Ceford et Acord distribuent des fourneaux consommant peu, des outils agricoles, des plants de légumes, et fournissent aussi des emplois de courte durée pour aider hommes et femmes à restaurer leurs moyens de subsistance. Les organisations ont également procédé à une analyse sexospécifique des besoins de protection, avant de concevoir et de mettre en œuvre des activités visant à réduire la vulnérabilité et les violences fondées sur le genre parmi les réfugiés et au sein des communautés d’accueil.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Participez à la campagne <a href="https://twitter.com/hashtag/silencetheguns" rel="nofollow">#SilenceTheGuns</a> avec <a href="http://africansact4africa.com/fr/accueil/" rel="nofollow">Africans Act 4 Africa</a></strong></p> <p><strong>Découvrez les <a href="https://www.facebook.com/media/set/?set=a.657429914346476.1073741825.138966929526113&amp;type=1" rel="nofollow">photos des matchs de football organisés au Nigeria, en Somalie et au Soudan du Sud</a> par Africans Act 4 Africa</strong></p> <p><strong>Soutenez notre <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-sud-soudan" rel="nofollow">action humanitaire au Soudan du Sud</a> et auprès des réfugiés sud-soudanais</strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Comment des réfugiés sud-soudanais font du foot un instrument de paix, au-delà des clivages</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-06-23-world-cup-south-sudan-refugees-football-peace" title="Football for peace: World Cup fever helps bridge barriers for South Sudanese refugees" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-06-26-futbol-por-la-paz-la-fiebre-del-mundial-rompe-barreras-en-uganda" title="Fútbol por la paz: la fiebre del Mundial rompe barreras en Uganda" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Wed, 25 Jun 2014 08:54:45 +0000 Dorah Ntunga 10706 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-06-25-coupe-monde-refugies-sud-soudanais-foot-paix-clivages#comments Conflits en Afrique : pas question de jouer les prolongations http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-06-23-conflits-afrique-prolongations <div class="field field-name-body"><p><strong>Des millions d’Africaines et d’Africains, parmi les 3,2 milliards de spectateurs à travers le monde, suivent la Coupe du monde qui réunit actuellement les plus grandes stars du foot. Dans toute l’Afrique, des enfants passionnés du ballon rond rêvent ainsi de gloire, scotchés à leur écran de télévision.</strong></p> <p>Pour nombre de ces jeunes fans de foot qui vivent dans des régions en conflit, un match, qu’il s’agisse de la Coupe du monde ou d’une partie dans le quartier, est une échappatoire. Une fois le match terminé, loin des caméras de télévision, ils sont des millions à retourner à la dure réalité du conflit. Des enfants victimes des crises oubliées à travers le monde.</p> <p>Pour faire face à l’afflux des 500 000 personnes venues supporter leur équipe à la Coupe du monde, le Brésil a mobilisé 170 000 membres des forces de sécurité, soit cinq fois plus que les forces de maintien de la paix déployées par l’ONU pour protéger les populations civiles des violences armées au Soudan du Sud, au Soudan et en République centrafricaine.</p> <p><strong>Au Soudan du Sud, la plus jeune nation du monde, des milliers de personnes ont perdu la vie et <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-sud-soudan" rel="nofollow">1,5 million ont dû fuir les violences</a></strong>, ce qui représente trois fois le nombre de supporters à la Coupe du monde. Dans ce même pays, plus de 7 millions de personnes ne mangent pas à leur faim, tandis que près de <strong>3 millions se trouvent en situation de crise en Somalie</strong>, <strong>2,5 millions en <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-centrafrique" rel="nofollow">République centrafricaine</a></strong> et plus de <strong>6 millions au Soudan</strong>. En tout, cela représente plus que la population des Pays-Bas, y compris la star nationale de foot, Robin van Persie.</p> <h3>Des crises différentes, une origine commune : la violence armée</h3> <p>L’une des principales raisons pour lesquelles tant d’enfants, de femmes et d’hommes ne peuvent pas manger à leur faim réside dans ces conflits armés. L’ONU estime que <strong>2,2 milliards de dollars sont nécessaires pour prévenir la sous-alimentation et la faim au Soudan du Sud, au Soudan, en Somalie en République centrafricaine</strong>. Au Brésil, entre les hotdogs et l’hôtel, les supporters de foot vont au total dépenser une somme équivalente . À la lumière de ces chiffres, il est inadmissible que la communauté internationale ne parvienne pas à <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/node/37214" title="Loaded Guns and Empty Stomachs (document Oxfam en anglais)" rel="nofollow">réunir les fonds suffisants pour aider les populations</a></strong> en proie à ces crises.</p> <p>Il faut mettre fin à ces conflits pour que les personnes déplacées puissent rentrer chez elles et reconstruire leur vie. Les conflits ne surviennent pas du jour au lendemain. Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a des dispositifs d’alerte en place. Il est donc possible de déceler et de prévenir les conflits. Mais les arcanes politiques poussent souvent le Conseil de paix et de sécurité à ne faire que de vagues déclarations au lieu d’intervenir avec fermeté. L’Union africaine doit prendre des mesures énergiques pour faire taire les armes, comme elle le promet si souvent.</p> <h3>La société civile se mobilise</h3> <p>Refusant de rester les bras croisés à observer en simples spectateurs, les citoyennes et citoyens africains s’engagent dans la partie. Malgré les affrontements qui ont éclaté il y a six mois <strong>au Soudan du Sud, beaucoup ont tout mis en œuvre pour aider autrui, peu importe l’appartenance ethnique</strong>. Quatorze leaders africains ont publiquement exigé que le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, et son ancien vice-président, Riek Machar, mettent un terme aux effusions de sang. En Somalie, les organisations de la société civile ont averti que les conditions de vie des populations sont nettement <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/policy/risque-rechute-somalie" rel="nofollow">en-dessous des standards acceptables</a></strong>. Dans le souci de rappeler l’importance de ces crises, <strong><a href="http://africansact4africa.com/fr/accueil/" rel="nofollow">Africans Act 4 Africa</a></strong> <strong>organise, aujourd’hui, des matchs de foot à travers l’Afrique en signe de solidarité avec leurs frères et sœurs</strong> du Soudan du Sud, du Soudan, de Somalie et de Centrafrique. Le football étant un langage universel, nous pouvons suivre la Coupe du monde avec plaisir et, en même temps, faire preuve de solidarité avec celles et ceux qui ont besoin d’aide.</p> <h3>Il n'est pas trop tard pour éviter une nouvelle famine</h3> <p>Il y a trois ans, la communauté internationale n’a pas su éviter la famine qui a frappé la Corne de l’Afrique. La commissaire européenne à l’aide humanitaire, Kristalina Georgieva, avait par la suite déploré le fait que « trop souvent, l’intervention arrive une fois que la crise s’est développée et fait les grands titres ». Alors, pendant que nous suivons les matchs et que les buts s’enchaînent sur nos écrans de télévision, nous devrions avoir une pensée pour celles et ceux qui restent loin des caméras.</p> <p>Il n’est pas trop tard pour éviter la famine au Soudan du Sud ou pour empêcher que les violences au Soudan, en Somalie et en République centrafricaine ne s’aggravent. <strong>Nous pouvons sauver des vies</strong> en apportant aux populations l’aide dont elles ont besoin et en faisant pression sur les responsables politiques pour qu’ils pèsent de tout leur poids dans les processus de paix.</p> <p>D’expérience, nous savons qu’il n’est pas question de jouer les prolongations. L’Union africaine et la communauté internationale doivent agir sans plus attendre.</p> <p><em><strong><a href="http://africansact4africa.com/fr/accueil/" rel="nofollow">Rejoignez l'équipe d'Africans Act 4 Africa</a></strong> et participez à leur campagne <strong><a href="https://twitter.com/search?q=%23SilencetheGuns&amp;src=typd" rel="nofollow">#SilencetheGuns</a></strong> pour que les dirigeants de l'Union africaine respectent leurs promesses de mettre fin aux conflits en Afrique.</em></p> <h3>A découvrir également</h3> <p><strong>Infographie : <a href="/fr/blogs/14-06-03-insecurite-alimentaire-urgence-famine-infographie" rel="nofollow">Les mots de la faim : comprendre la réalité derrière les termes d'insécurité alimentaire, de crise alimentaire et de famine</a></strong></p> <p><strong>Blog : <a href="/fr/blogs/14-06-20-meilleur-espoir-paix-soudan-sud-jeunes-ouganda" rel="nofollow">Ils représentent le meilleur espoir de paix pour le Soudan du Sud : rencontre avec de jeunes réfugiés en Ouganda</a></strong></p> <p><strong>Communiqué : <a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/pressroom/pressrelease/2014-06-23/2-millions-de-voix-pour-soutenir-l%E2%80%99agriculture-africaine" rel="nofollow">2 millions de voix pour soutenir l'agriculture africaine</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Conflits en Afrique : pas question de jouer les prolongations</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-06-23-world-get-off-bench-resolving-conflict-africa" title="World needs to get off the bench and get in the game on resolving conflict in Africa" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-06-23-sin-tiempo-de-descuento-para-africa" title="Sin tiempo de descuento para África" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Sun, 22 Jun 2014 23:01:00 +0000 Winnie Byanyima 10705 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-06-23-conflits-afrique-prolongations#comments Syrie : réflexion sur trois années de conflit http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-03-13-syrie-reflexion-trois-annees-conflit <div class="field field-name-body"><p><em>Directeur-adjoint humanitaire, Nigel Timmins mène l'intervention d'Oxfam à la crise en Syrie. Dans ce blog, il réfléchit sur ses expériences en travaillant avec les Syriens.</em></p> <p><strong>L’histoire de Sabeen, qui a fui la Syrie 24 heures à peine après avoir donné naissance à sa petite fille, restera gravée en moi.</strong></p> <p>Le regard perdu au loin, assise sur le plancher de sa caravane, dans le camp de Za’atari en Jordanie, elle m’a raconté calmement comment, à l’approche de son terme, elle a dû partir de chez elle. La maison de son voisin venait d’être rasée par un bombardement massif ; elle et son mari craignirent que leur maison ne fût la prochaine.</p> <h3>Le choix de vivre</h3> <p>Ils sont donc soudain partis avec leurs enfants, n’emportant que quelques effets personnels. Arrivés dans le village voisin, ils ont demandé à passer la nuit dans la salle communale. C’est là que les contractions ont commencé et qu’elle a accouché avec la seule aide de son mari. Puis les bombardements se sont rapprochés. Sabeen et son mari craignirent de nouveau pour leur famille et, moins de 24 heures après avoir accouché, Sabeen a dû reprendre la route.</p> <p>Après avoir erré de village en village pendant des semaines, ils ont pris la dure décision d’emmener leur bébé en Jordanie. Sans savoir quand ils reviendraient.</p> <p>Vu comment se sentait mon épouse un jour après avoir donné naissance à notre fils, je me demande comment cette femme calme, forte et digne en face de moi a pu endurer un tel voyage. La réponse réside probablement dans le fait qu’elle n’avait tout simplement pas le choix.</p> <h3>La Syrie, un pays dévasté</h3> <p>Au fil des ans, mon travail m’a amené en Asie et en Afrique pour faire face à quelques-unes des grandes crises humanitaires de notre temps, dans des pays comme <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/afghanistan" rel="nofollow">l’Afghanistan</a></strong>, le <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/soudan" rel="nofollow">Soudan</a></strong> et la <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/rdc" rel="nofollow">République démocratique du Congo</a></strong> (RDC). Je n’avais encore jamais travaillé en Syrie. Pas besoin. C’était un pays à revenu intermédiaire, doté d’un système de santé et d’éducation décent et d’infrastructures d’assainissement.</p> <p><a href="/sites/blogs.oxfam.org/files/Syrie-hier-auj.png" target="_blank" rel="nofollow"></a></p> <p>Mais tout cela a changé, et l’ONU a lancé un appel de fonds humanitaire sans précédent, d’un montant de 6,5 milliards de dollars. C’est une somme incroyable mais qui, malheureusement, en dit long sur l’ampleur de ce conflit dévastateur et ne suffira même pas à venir en aide aux millions de personnes en détresse, en Syrie et dans les pays voisins.</p> <h3>Des foules de manifestants aux flots de refugiés</h3> <p>Je me rappelle les images, à la télévision, des foules rassemblées sur les places pour manifester, aux premiers jours du conflit, en 2011. Beaucoup de celles et ceux qui ont quitté la Syrie au cours de la première année étaient relativement aisés ; ils logeaient chez de la famille ou avaient les moyens de louer. Loin de se considérer comme des réfugiés, ils comptaient bien rentrer en Syrie dès la situation stabilisée.</p> <p>Mais fin 2012, les choses avaient considérablement changé. Clairement, il ne s’agissait plus de quelques personnes aisées, mais d’un flot permanent de réfugiés en détresse.</p> <h3>L'action d’Oxfam</h3> <p>Pendant de longs mois, nous avons dû ronger notre frein dans l’attente des autorisations nécessaires pour commencer à travailler sur le territoire syrien. Mais nous pouvons à présent <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-en-syrie-notre-action" rel="nofollow">fournir de l’eau potable</a></strong> à plus d’un demi-million de personnes à Damas et dans sa banlieue.</p> <p>Nous avons commencé à porter assistance aux réfugiés arrivés au Liban et en Jordanie, construisant des installations de distribution d’eau et d’assainissement dans les camps ou leur fournissant une aide monétaire pour leur permettre de payer un loyer et d’acheter des biens de première nécessité.</p> <p>Chaque jour, ce conflit implacable détruit tant de vies. Plus de 9 millions de personnes ont désormais besoin d’une aide humanitaire en Syrie et plus de 2,5 millions de réfugiés ont dû fuir le pays. Je crains que les perspectives ne soient pas réjouissantes.</p> <h3>Parvenir à un tournant</h3> <p>Il faut absolument débloquer la situation, parvenir à un tournant qui apporte une paix durable et permette aux Syriennes et Syriens de se remettre du <strong><a href="http://blogs.oxfam.org/fr/blogs/13-09-16-infographie-cout-conflit-syrie">traumatisme de ces dernières années</a></strong> et de commencer à reconstruire leur vie.</p> <p><strong>Les pourparlers de paix doivent reprendre au plus tôt.</strong> Ces femmes et ces hommes, dont la vie a été anéantie, ne peuvent plus se permettre d’attendre longtemps. J’ai par exemple rencontré le propriétaire d’un restaurant, un policier et un receveur des postes. Aucun d’eux n’avait jamais imaginé qu’il se retrouverait un jour à vivre sous une tente, avec le statut de réfugié. Ils ne veulent qu’une chose : que cette vie incertaine cesse.</p> <h3>Il faudra des générations pour reconstruire</h3> <p>Lorsque les combats s’arrêteront enfin, le travail de reconstruction des villes détruites pourra vraiment commencer. Avec de la volonté, des fonds et du temps, ce sera possible. Mais la reconstruction des communautés déchirées prendra plus de temps, beaucoup plus. Il faudra des générations pour que la population dépasse les clivages qui se sont creusés là où régnait la confiance.</p> <p>Il m’arrive de me demander comment je ferais si je me retrouvais dans la même situation que les réfugiés que je rencontre dans le cadre de mon travail. Imaginons qu’un conflit éclate au Royaume-Uni et que je doive me réfugier en France avec ma famille. J’aime à penser qu’il y aurait des gens pour m’aider là-bas aussi, comme nous et les généreux voisins de la Syrie essayons d’aider les autres aujourd’hui.</p> <p>* Prénom modifié pour préserver l’anonymat</p> <p><em>Publié originalement par Syria Deeply en anglais sous le titre <a href="http://beta.syriadeeply.org/op-eds/oxfam-reflects-years-conflict/" target="_blank" rel="nofollow"><strong>Oxfam Reflects on Three Years of Conflict</strong></a>.</em></p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/campaigns/conflict/avec-les-syriens" rel="nofollow">Aujourd'hui, 13 mars 2014, manifestons notre solidarité #AvecLesSyriens</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-en-syrie-notre-action" rel="nofollow">Crise en Syrie : l'action d'Oxfam</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Syrie : réflexion sur trois années de conflit</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-03-12-three-years-syria-conflict-we-need-turning-point-toward-peace" title="Three years of Syria conflict: We need a turning point toward peace" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-03-14-3-anos-de-conflicto-en-siria-necesitamos-ver-el-camino-hacia-la-paz" title="3 años de conflicto en Siria. Necesitamos ver el camino hacia la paz " class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Thu, 13 Mar 2014 15:17:24 +0000 Nigel Timmins 10624 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-03-13-syrie-reflexion-trois-annees-conflit#comments Réfugiés en Ouganda : les oubliés du Soudan du Sud http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-02-27-refugies-ouganda-oublies-soudan-sud <div class="field field-name-body"><p>Geno Teofilo, chargé de relations médias chez Oxfam, décrit les besoins humanitaires pressants, notamment le besoin d’un abri à l’approche de la saison des pluies, qu’ils a constatés lors de sa visite de plusieurs centres de réfugiés sud-soudanais, dans le nord de l’Ouganda.</p> <p>J’ai passé l’essentiel du week-end dernier dans des camps où les familles sud-soudanaises ayant fui le conflit dans leur jeune pays ont trouvé refuge, dans le nord de l’Ouganda. Des réfugiés continuent de passer la frontière, même si ce n’est plus un exode massif. Selon les différentes sources onusiennes et non gouvernementales, 50 à 150 réfugiés arrivent encore chaque jour dans le nord de l’Ouganda. Certains évitent les postes-frontières et préfèrent passer par d’autres points d’entrée. Depuis le début des combats au Soudan du Sud, le nombre de réfugiés a atteint un total de plus de 69 000 personnes en Ouganda.</p> <h3><strong>Avec les pluies, la maladie</strong></h3> <p>À l’approche de la saison des pluies, le mois prochain, les mauvaises conditions sanitaires et une épidémie de rougeole, à laquelle s’ajoute la nouvelle épidémie de méningite que le ministère ougandais de la Santé vient de confirmer, font craindre que la situation sanitaire ne se détériore et que les foyers de maladie se multiplient. « L’arrivée de la pluie favorisera la prolifération des moustiques, avertit George Okumu, d’ACORD, un partenaire d’Oxfam dans la ville d’Adjumani. Nous devons prendre le paludisme très au sérieux. »</p> <p>Des vaccinations sont en cours. Nous agissons tous, le gouvernement ougandais, les organismes des Nations unies et les ONG, mais comme souvent dans ces situations, les besoins dépassent les ressources disponibles. L’essentiel de l’aide internationale octroyée dans le cadre de cette crise va au Soudan du Sud. Cette aide est bien évidemment nécessaire. Mais les réfugiés qui ont fui le pays ont aussi besoin d’aide, et c’est à peine si la communauté internationale leur prête attention.</p> <p>Près d’Adjumani, j’ai vu un bulldozer procéder à un défrichage en vue de nouvelles arrivées. Ces camps de réfugiés vont donc continuer à s’étendre. Les grands donateurs du monde entier doivent avoir conscience que les besoins urgents de ces réfugiés ne sont pas couverts. Le gouvernement ougandais et les communautés d’accueil ont accordé des parcelles aux familles de réfugiés, mais faute d’une aide à long terme suffisante, des possibilités de permettre à ces familles de se rétablir se perdent.</p> <h3><strong>Le travail d’Oxfam</strong></h3> <p>Oxfam a lancé un vaste programme d’approvisionnement en eau potable et distribue des fourneaux aux familles les plus vulnérables. Un programme « travail contre argent » de construction routière commencera prochainement, ce qui assurera une source de revenus essentielle pour de nombreuses familles. Des distributions de semences et de kits agricoles sont également prévues. Nous avons en outre mis en place un petit laboratoire d’informatique dans un camp, pour dispenser des cours d’initiation à l’informatique et à Internet.</p> <p>Oxfam et ses organisations partenaires souhaiteraient en faire plus pour aider ces réfugiés sud-soudanais dans le nord de l’Ouganda. Mais la réponse à cette crise de réfugiés souffre malheureusement d’un grave manque de financement. Nous cherchons à renforcer nos programmes, mais ne pourrons le faire que si nous recevons davantage de soutien financier.</p> <h3><strong>Ils ont la force de survivre</strong></h3> <p>Ces gens qui ont fui le Soudan du Sud ne sont pas des incapables. Ce sont des femmes et des hommes qui peuvent s’en sortir et surmonter les épreuves. Ils ont survécu non seulement au conflit actuel, mais aussi à la longue guerre qui avait précédemment déchiré le Soudan. Des circonstances indépendantes de leur volonté et l’indifférence de la communauté internationale étouffent cependant les espoirs qu’ils nourrissent pour leur nouveau pays.</p> <p>Face au nombre de conflits armés et de catastrophes naturelles à travers le monde, il se peut qu’un sentiment de lassitude gagne les pays donateurs les plus riches. Mais ces Sud-Soudanais réfugiés en Ouganda méritent tout autant de recevoir une aide. Ils méritent de recevoir un soutien adéquat pour pouvoir vivre en bonne santé et dans la dignité.</p> <p><em>Découvrez en images comment Oxfam apporte quotidiennement de l'eau potable aux réfugiés sud-soudanais en Ouganda, grâce à des camions citernes :</em></p> <p></p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Photos de<a href="http://www.flickr.com/photos/oxfam/sets/72157639823772126/" rel="nofollow"> la réponse humanitaire d'Oxfam à la crise au Soudan du Sud</a></strong></p> <p><strong>Merci de soutenir notre action humanitaire face à la<a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-sud-soudan" rel="nofollow"> crise au Soudan du Sud</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Réfugiés en Ouganda : les oubliés du Soudan du Sud</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-02-25-south-sudanese-refugees-uganda-fleeing-and-forgotten" title="Fleeing and forgotten – South Sudanese refugees in Uganda" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-02-28-huidos-y-olvidados-refugiados-sursudaneses-en-uganda" title="Huidos y olvidados: refugiados sursudaneses en Uganda" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Thu, 27 Feb 2014 08:05:57 +0000 Geno Teofilo 10616 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-02-27-refugies-ouganda-oublies-soudan-sud#comments Soudan du Sud : quelques lueurs d'espoir entre la violence http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-02-14-soudan-sud-quelques-lueurs-espoir-entre-violence <div class="field field-name-body"><h3>« Même si la paix venait, nous ne pourrions pas rentrer chez nous. Nous n’y serions pas en sécurité. »</h3> <p>Ces mots, prononcés par une grand-mère que j’ai rencontrée dans un camp de déplacés internes au Soudan du Sud, montrent la profondeur des divisions dans ce jeune pays. Ils témoignent aussi de l’ampleur des difficultés à surmonter pour que le pays puisse retrouver sa situation d’avant le 15 décembre dernier – voire même, avec plus d’optimisme encore, retrouver le chemin d’un développement stable.</p> <p><strong>Ces sept dernières semaines, les violences ont poussé près d’un million de personnes à quitter leur foyer et fait, selon les dernières estimations, plus de 10 000 morts.</strong> À l’approche de la saison des pluies dans un peu plus d’un mois, l’année 2014 se présente extrêmement mal pour le Soudan du Sud, si l’aide nécessaire n’est pas apportée dans les plus brefs délais. Sinon, de mauvaises récoltes et une augmentation des pertes de bétail seront à prévoir, ce qui privera les 12 millions d’habitants du pays de sources essentielles de nourriture. Selon l’ONU, 3,2 millions de personnes risquent de basculer dans l’insécurité alimentaire d’ici le mois de juin.</p> <p>Dans ce tableau sombre, quelques lueurs d’espoir apparaissent. Les violences ethniques qui contraignent des milliers de personnes à demeurer dans des camps et des abris de fortune ne sont pas universelles. Par exemple, presque toutes les personnes que j’ai rencontrées depuis mon arrivée au Soudan du Sud m’ont raconté que des Dinkas offrent asile à des amis Nuers ou que des familles Nuers hébergent chez elles des Dinkas qui avaient fui les combats.</p> Le bois devient une ressource rare à Mingkamen, Sud Soudan. Photo : Aimee Brown/Oxfam <p>Même si c’est l’exception plutôt que la règle, ces récits montrent qu’<strong>il est possible de surmonter une histoire lointaine ou récente de violences, de souffrances et de pertes, et de s’engager ensemble sur le chemin de la paix</strong> dans ce pays le plus jeune du monde.</p> <p>C’est ce message que transmet la société civile, ici et hors des frontières du Soudan du Sud. Les groupes de la société civile tiennent à être associés aux discussions qui ont lieu à Addis Abeba entre le président Kiir et les représentants de Riek Machar. Ils souhaitent utiliser leurs réseaux communautaires dans les villes et les villages du pays afin d’inciter les populations à parler de réconciliation, plutôt que de représailles.</p> <p><strong>Ce n’est qu’en changeant les mentalités que l’on pourra améliorer la situation ici.</strong></p> <p>Pour l’instant, les familles que je rencontre se débrouillent avec le peu qu’elles reçoivent de l’aide humanitaire. La grande majorité des déplacés ont dû fuir sans rien d’autre que les vêtements qu’ils portaient, et ces hommes et ces femmes n’ont aucun moyen de gagner leur vie et encore moins d’acheter des vivres ou d’autres biens de première nécessité.</p> <p>Je suis touchée par la gratitude qu’ils témoignent à Oxfam pour l’approvisionnement en eau, la construction de latrines et les autres services fournis. <strong>Tant d’entre eux ont perdu des membres de leur famille et sont traumatisés par le conflit. Pourtant, ils tiennent à nous remercier pour l’aide reçue au cours des deux derniers mois.</strong></p> <p>Je suis impressionnée par l’engagement du personnel d’Oxfam et des personnes recrutées occasionnellement. J’ai fait la connaissance d’une autre femme – également grand-mère – qui a fui avec ses six enfants et petits-enfants et qui est maintenant préposée aux latrines. Avant l’éclatement du conflit, elle travaillait pour l’administration de son comté. Mais aujourd’hui, c’est avec une fierté discrète qu’elle maintient les latrines confiées à sa charge dans le même état de propreté qu’au premier jour.</p> <p><strong>« Elles ont été construites par Oxfam, mais je m’en occupe comme si c’étaient les miennes</strong>, dit-elle. Si elles sont propres et que les enfants savent se laver les mains, ils ne tombent pas malades. C’est pourquoi il est si important pour moi de les garder propres. »</p> <p>Les besoins sont grands. Si grands que nous avons parfois l’impression de ne rien changer à la situation. Mais des paroles comme celles-ci montrent que<strong> l’aide que nous apportons a un impact</strong> et contribue à améliorer la vie des bénéficiaires.</p> <h3>Sur le même sujet</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-sud-soudan" rel="nofollow">La crise au Sud Soudan, l'intervention d'Oxfam et les moyens de soutenir notre action</a></strong></p> <p><strong>Blog: <a href="http://oxf.am/wWN" rel="nofollow">Une leçon de Deng Bol, réfugié sud-soudanais</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Soudan du Sud : quelques lueurs d&#039;espoir entre la violence</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-02-14-south-sudan-signs-hope-amongst-violence" title="South Sudan: Signs of hope amongst the violence" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-02-14-sudan-del-sur-un-hilo-de-esperanza-entre-tanta-violencia" title="Sudán del Sur: un hilo de esperanza entre tanta violencia" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Fri, 14 Feb 2014 17:15:23 +0000 Aimee Brown 10601 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-02-14-soudan-sud-quelques-lueurs-espoir-entre-violence#comments Une leçon de Deng Bol, réfugié sud-soudanais http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-02-07-lecon-deng-bol-refugie-sud-soudanais <div class="field field-name-body"><p><strong>À mon arrivée à Arua et à Adjumani, la semaine dernière, j’ai reçu un choc.</strong></p> <p>Ces deux districts du nord de l’Ouganda ont, depuis le mois de décembre, accueilli plus de 60 000 réfugiés sud-soudanais qui ont fui les <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-sud-soudan" rel="nofollow"><strong>violences effroyables</strong> </a>dans leur pays. Mais ce qui m’a secoué, ce ne sont pas les besoins criants, comme l’approvisionnement en eau et l’assainissement qu’Oxfam et ses partenaires ougandais s’efforcent d’<strong><a href="http://www.flickr.com/photos/oxfam/sets/72157639823772126" rel="nofollow">assurer au plus vite</a></strong>. Non, j’ai plutôt été frappé par <strong>le calme et la patience déterminée dont font preuve les réfugiés</strong> que j’ai rencontrés.</p> Des réfugiés sud-soudanais font la queue pour avoir de l'eau au centre de transit d'Ocea en Ouganda. Il n'y a qu'une seule pompe pour des milliers de réfugiés. Photo : Dorah Ntunga/Oxfam <p><strong>À Ocea, dans le district d’Arua, où règnent la chaleur et la poussière</strong>, Oxfam coordonne une opération d’approvisionnement en eau potable de 8 000 réfugiés. J’y ai fait la connaissance de Deng Bol, 38 ans. Avec l’éloquence d’un enseignant (sa profession avant d’avoir dû fuir), il me dit préférer qu’on l’appelle par son nom complet, car cela lui rappelle son père.</p> <p>« D’accord, Deng Bol !, dis-je. Combien de langues parlez-vous ? »</p> <p>« Quatre, répond-il. L’anglais, le nuer, l’arabe et le dinka, ma langue maternelle. C’est pour pouvoir communiquer avec le plus grand nombre possible de mes élèves. »</p> <h3>La générosité des communautés d'accueil</h3> <p>À ma question sur ce qui l’a poussé à venir en Ouganda, Deng Bol commence à me raconter <strong><a href="http://www.lemonde.fr/international/visuel/2014/02/04/bor-les-visages-de-l-horreur_4359972_3210.html" rel="nofollow">les violences terribles qui ont rasé sa ville natale de Bor</a></strong>. Sa sœur a été tuée, laissant une petite fille de cinq mois orpheline. Une autre sœur à peine âgée de trois ans a survécu, mais une balle est restée logée dans son épaule.</p> <p>En parlant avec Deng Bol et d’autres réfugiés, des Nuers aussi bien que des Dinkas, j’ai pu me rendre compte à quel point ces histoires tragiques sont monnaie courante à Arua et à Adjumani. Tant de gens ont perdu des êtres chers. Pourtant, <strong>plus de 60 000 hommes et femmes ont persévéré et sont arrivés en Ouganda</strong>. Les communautés locales ont eu la bonté de les accueillir et de leur laisser des terres où s’installer. Il est à présent de notre devoir, en tant qu’Oxfam mais aussi en tant que bons voisins, de leur apporter tout notre soutien pendant que nous exhortons les responsables politiques de toute la région à veiller au maintien d’un cessez-le-feu trop fragile.</p> <h3>L'espoir de pouvoir enseigner à nouveau</h3> <p>Au lieu de blâmer l’une ou l’autre partie, Deng Bol choisit de vivre dans l’instant présent. Avant de me quitter, il me donne une leçon que je n’oublierai pas de sitôt. « Pour l’instant, j’espère avoir la possibilité d’enseigner, parce que c’est ce que je suis, un enseignant. Mais notre avenir est entre les mains des politiques et de celles et ceux qui peuvent les influencer, me dit Deng Bol. Tant que les combats se poursuivront, nous ne pourrons pas rentrer chez nous. » </p> <p>Dans l’immédiat, Deng Bol et tous les réfugiés sud-soudanais ont besoin d’aide pour pouvoir survivre et se relever. Mais c’est surtout par <strong>un cessez-le-feu durable au Soudan du Sud</strong> que nous toutes et tous pouvons les aider, afin que le processus d’apaisement et de réconciliation puisse commencer. </p> <p><em>Peter Kamalingin est directeur pays pour Oxfam en Ouganda. Suivez-le sur Twitter: <a href="https://twitter.com/kampetero" target="_blank" rel="nofollow"><strong>@kampetero</strong></a>.</em></p> <p><strong>Découvrez les photos de notre action humanitaire au Sud Soudan :</strong></p> <p></p> <h3>L’action d’Oxfam</h3> <p>Dans les districts d’Arua et d’Adjumani, dans le nord de l’Ouganda, Oxfam travaille en collaboration avec des organisations locales partenaires pour fournir aux réfugiés sud-soudanais et aux communautés qui les accueillent de l’eau et des installations sanitaires, y compris des latrines, des douches et des fourneaux à haut rendement énergétique. </p> <p>L’intervention d’Oxfam répond aux besoins humanitaires et de protection immédiats des réfugiés et des communautés d’accueil, tout en leur apportant un appui à plus long terme en vue du rétablissement de leur vie et de leurs moyens de subsistance.</p> <h3>Sur le même sujet</h3> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-sud-soudan" rel="nofollow">La crise au Sud Soudan, l'intervention d'Oxfam et les moyens de soutenir notre action</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Une leçon de Deng Bol, réfugié sud-soudanais</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-02-06-lesson-deng-bol-south-sudanese-refugee" title="A Lesson from Deng Bol, South Sudanese refugee" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-02-07-la-leccion-de-deng-bol-refugiado-sursudanes-en-uganda" title="La lección de Deng Bol, refugiado sursudanés en Uganda" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Fri, 07 Feb 2014 15:23:32 +0000 Peter Kamalingin 10591 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-02-07-lecon-deng-bol-refugie-sud-soudanais#comments La population sud-soudanaise de nouveau en proie aux violences http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-01-16-la-population-sud-soudanaise-de-nouveau-en-proie-aux-violences <div class="field field-name-body"><p><strong>Trois ans à peine après avoir vu le jour, le plus jeune pays au monde, le Soudan du Sud, commençait seulement à connaître la paix. Mais voici qu’il retombe dans les affres de la violence. Depuis que les combats ont éclaté à Juba, la capitale, le 15 décembre, près de 10 000 personnes ont été tuées et 400 000 autres ont dû fuir.</strong></p> <p>En collaboration avec l’ONU et d’autres organisations, Oxfam procure aux familles de l’eau potable, des vivres et des installations sanitaires. Mais les besoins ne cessent de croître et <strong><a href="http://www.bbc.co.uk/news/world-africa-25724733" title=" Aid agencies make plea for improved access" rel="nofollow">la situation des personnes déplacées</a></strong> devient de plus en plus critique.</p> <p>Je suis arrivée à Juba samedi dernier [11 janvier 2014] et ai passé mes deux premiers jours dans le pays au camp d’Awerial, à environ quatre heures de route. Sur la rive luxuriante du Nil, le camp abrite désormais 75 000 personnes environ. En face, se trouve la ville de Bor, où les combats se poursuivent depuis la mi-décembre.</p> <p>Pendant mon séjour à Awerial, on pouvait entendre les tirs d’obus et les bombardements aériens du côté de Bor. Hier, la moitié du camp a levé les yeux pour regarder un hélicoptère armé descendre le cours du fleuve et se diriger vers Bor ; deux minutes après, une série de bombes ont explosé. Tout le monde craint manifestement pour la vie de ses proches restés là-bas et s’inquiète de ce qui les attendra à leur retour, même si, pour l’instant, la sécurité semble assurée de ce côté-ci du fleuve.</p> <p>Des <strong><a href="http://www.bbc.co.uk/news/world-africa-25707378" title=" Safety at a price on the Nile" rel="nofollow">bateaux privés</a></strong> font payer aux personnes qui souhaitent traverser le Nil un droit de passage allant de 100 à 200 livres sud-soudanaises (30 à 60 dollars) par passager, enfants en âge de marcher compris. J’ai rencontré une famille qui avait vendu tout son bétail (environ 400 têtes) pour que les 100 membres de la famille élargie puissent passer sur l’autre rive. La traversée est dangereuse. Elle peut prendre toute une journée. <strong><a href="http://www.france24.com/fr/20140114-civil-sud-soudan-malakal-accident-ferry-machar-kiir/" title="France24 - Plus de 200 réfugiés sud-soudanais noyés dans un accident de ferry" rel="nofollow">Surchargés, les bateaux risquent de chavirer</a></strong>, et les eaux sont habitées de crocodiles. J’ai entendu dire qu’environ dix personnes ont trouvé la mort dans la traversée : plusieurs se sont noyées, un enfant a été écrasé par les bagages, et un homme a été frappé par une bombe ou un obus perdu.</p> <p>Une fois de l’autre côté, les gens doivent marcher dans une boue épaisse, en espérant trouver un endroit à l’ombre où camper. Il fait chaud le jour (environ 37 °C) et frais la nuit. Beaucoup n’ont pas d’abri et se couchent simplement sur une natte. Les réfugiés se répartissent entre les buissons et les arbres, tout le long de la rive. Ce n’est pas à proprement parler un campement ; la communauté locale s’est globalement montrée accueillante. Mais les infrastructures de ce petit hameau sont débordées. Il y a un besoin urgent d’assainissement. Les gens défèquent en plein air. Oxfam a établi qu’il faut creuser 2 000 latrines pour environ 80 000 personnes.</p> <p>Oxfam appelle à un règlement rapide et pacifique du conflit dans un souci de <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/node/34831" title="Oxfam strongly condemns the use of violent force against civilians, in Juba, South Sudan" rel="nofollow">protéger les droits humains</a></strong>.</p> <p><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-soudan-sudsoudan" rel="nofollow"></a><em><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-soudan-sudsoudan" rel="nofollow">Vous pouvez contribuer à notre action humanitaire au Soudan du Sud</a></strong></em></p></div><div class="field field-name-title"><h2>La population sud-soudanaise de nouveau en proie aux violences</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/14-01-15-los-habitantes-de-sudan-del-sur-de-nuevo-atrapados-en-la-violencia" title="Los habitantes de Sudán del Sur atrapados de nuevo en la violencia" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/14-01-15-south-sudan-escalating-violence-again-ensnares-citizens" title="In South Sudan, escalating violence again ensnares citizens" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Thu, 16 Jan 2014 18:55:23 +0000 Grace Cahill 10574 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/14-01-16-la-population-sud-soudanaise-de-nouveau-en-proie-aux-violences#comments