Oxfam International Blogs - crise alimentaire au Sahel http://l.blogs.oxfam/fr/tags/crise-alimentaire-au-sahel fr Point sur la crise alimentaire au Sahel : soulager un poids http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/13-02-12-point-crise-alimentaire-sahel <div class="field field-name-body"><p><strong>L’action humanitaire a permis d’éviter le pire au Sahel, mais les agricultrices et agriculteurs ont encore besoin de soutien pour éviter de futures pénuries alimentaires.</strong></p> <p>Alors que nous avons tourné définitivement la page de l’année 2012, je repense au travail d’Oxfam au Sahel au cours de l’année écoulée. En 2012, après une saison de pluies insuffisantes ou irrégulières dans la région, Oxfam et de nombreuses autres organisations humanitaires craignaient qu’<strong><a href="/fr/blog/12-02-01-alerte-alimentaire-au-sahel" title="Alerte alimentaire au Sahel - Blogs Oxfam" rel="nofollow">une nouvelle mauvaise récolte</a></strong> l’année suivante ne fasse périr de faim des millions de personnes. Je suis parti à la rencontre d’agricultrices et agriculteurs dans l’extrême est du Sénégal en avril 2012 afin de voir ce dont ils avaient besoin. Ils voulaient des semences afin d’avoir de quoi planter et de la nourriture pour pouvoir travailler. Ils disaient également qu’ils avaient besoin de pluie, ce qui n’est jamais garantie au Sahel.</p> <p>Oxfam a réagi à la <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel" target="_blank" title="Crise alimentaire au Sahel - Oxfam" rel="nofollow">crise dans sept pays</a></strong> : le Burkina Faso, le Tchad, la Gambie, le Niger, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Nous avons aidé plus d’un million de personnes en mettant en place différents programmes adaptés à la particularité du lieu. Nous avons aidé des milliers de déplacés, <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel/milliers-maliens-fuient-combats" target="_blank" title="Des milliers de Maliens fuient les combats (photos) - Oxfam" rel="nofollow">fuyant la violence et l’instabilité au Mali</a></strong>, à obtenir l’eau potable et la nourriture dont ils avaient besoin pour survivre. Oxfam a réparé des puits, a fourni du fourrage pour les animaux, et payé des gens pour travailler sur des projets de <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-alimentaire-sahel/niger-contre-les-s%C3%A9cheresses-%C3%A0-venir-un-programme-argent-contre-travail" target="_blank" title=" contre les sécheresses à venir, un programme &quot;argent-contre-travail&quot;" rel="nofollow">lutte contre l’érosion</a></strong> et sur l’amélioration des sols. Nous avons distribué du savon pour que les gens puissent rester propres, ainsi que des outils de traitement de l’eau en vue de réduire le risque de maladies d’origine hydrique. Nous avons <strong><a href="http://www.flickr.com/photos/oxfam/8329912494/" target="_blank" title="Crise alimentaire au Sahel – Distribution de nourriture au Tchad - Flickr" rel="nofollow">distribué de la nourriture</a></strong> là où les gens n’en avaient pas, et de l’argent pour qu'ils puissent s'en procurer là où il y en avait.</p> <p>L'insécurité alimentaire au Sahel, avril-juin 2012. Source : FEWS NET. </p><p><strong>Heureusement, il a plu suffisamment dans la région en 2012</strong>. <strong><a href="http://www.fews.net/pages/region.aspx?gb=r1" target="_blank" title="Cadre de la sécurité alimentaire - Afrique de l'Ouest - FEWS NET" rel="nofollow">Les récoltes ont augmenté</a></strong>. De nombreux agriculteurs et agricultrices ont pu faire pousser quelque chose grâce à des semences, des outils, des tracteurs, des engrais, de la main-d’œuvre et d’autres apports clés. Cependant, <strong><a href="http://www.unocha.org/top-stories/all-stories/tchad-la-malnutrition-persiste-malgr%C3%A9-les-bonnes-r%C3%A9coltes" target="_blank" title=" la malnutrition persiste malgré les bonnes récoltes - OCHA" rel="nofollow">beaucoup d’autres ont dû vendre ce qu’ils avaient récolté</a></strong> pour rembourser leurs dettes. D’autres n’ont pas pu cultiver grand chose, sinon rien, pour la simple raison qu’ils sont pauvres. Quand je suis retourné au même endroit en octobre, un agriculteur m’a dit qu’il ne pouvait pas cultiver un champ assez grand pour nourrir sa famille. « Je ne dispose pas d’équipement, a-t-il dit. Je ne possède pas de charrue, ni de machines pour traiter l’arachide ou le riz, ou encore un cheval. Je ne peux que porter les lourdes charges sur ma tête. Ce n’est pas facile. »</p> <p><strong>La crise est donc loin d’être terminée</strong>, même si nous avons fait en sorte d’éviter le pire. Il y aura à l’avenir d’autres années de sécheresse. C’est pourquoi Oxfam et d’autres organisations <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/policy/food-crisis-sahel" target="_blank" title=" cinq étapes pour rompre le cycle de la faim en 2012 - Oxfam" rel="nofollow">recommandent aux gouvernements</a></strong> d’investir dans des réserves de nourriture pour aider les gens en période de pénurie. Mais aussi de mettre en place plus de formations sur les techniques agricoles et la gestion d’entreprise pour les petits agriculteurs et, surtout, les agricultrices afin de les aider à produire plus de nourriture et à la transformer de manière à en tirer davantage d’argent.</p> <h3>Un soutien financier direct aux agriculteurs</h3> <p>Dans la région de Kédougou, dans l’est du Sénégal, une grande quantité de nourriture était disponible, mais chère, sur les marchés locaux. Oxfam a donc distribué de l’argent aux agriculteurs et agricultrices les plus pauvres. Celles et ceux que j’avais rencontré-e-s en octobre m’ont raconté avoir obtenu trois versements de 43 000 francs CFA (environ 90 dollars) en août et septembre, lorsque les ménages sont à court de nourriture pendant que leurs récoltes finissent de pousser.</p> <p>Saliou Diallo, 45 ans, marié et père de trois enfants, a fait comme la plupart des agriculteurs. Il a utilisé le premier versement pour acheter l’équivalent d’un mois de nourriture : riz, épices, oignons et un peu de sucre. Diallo avait planté environ une demi-acre de maïs à une courte distance de son domicile dans un village appelé Namel. « <strong>Sans l’argent, je n’aurais pas été en mesure de travailler sur cette terre</strong> », explique-t-il, debout au milieu de ses plantations maintenant hautes d’environ deux mètres. « Avant, nous étions affamés et je travaillais l'estomac vide. Maintenant, je peux travailler sans me soucier d’où je vais trouver de la nourriture pour ma famille ».</p> <a href="/sites/blogs.oxfam.org/files/sahel-boulata-diallo-2.jpg" target="_blank" rel="nofollow"></a>Boulata Diallo montre son champ d’arachides. Houx Pickett/Oxfam <p>Boulata Diallo est une de ses voisines (aucun lien de parenté). C’est une veuve borgne de 60 ans, trapue et vive, qui cultive du maïs et de l’arachide. Elle raconte que l’argent d’Oxfam l’a aidée à acheter de la nourriture pour toute sa famille. « Nous avons acheté du maïs, du riz, du sel, de l’huile, du beurre d’arachide, des épices, du lait en poudre et des noix de kola », détaille Boulata Diallo, assise dans sa petite maison au toit de chaume. « J’ai même acheté une paire de sandales », montre-t-elle en levant un pied, chaussé d’une tong jaune fluo, et elle précise qu’elle a également « donné cinq kilos de riz à [son] voisin ».</p> <p>Elle a aussi pu embaucher un voisin pour environ 3 000 francs CFA (environ 6 $) afin qu’il l'aide à travailler dans son champ d’arachides. « Ce n’est pas facile de travailler dans les champs quand vous avez faim, mais avec l’argent j’ai pu avoir un peu d’aide », explique-t-elle en longeant le périmètre de son domaine. Elle était impatiente d’obtenir un rendement décent de ses cultures d'arachides, plus tard, à l’automne, mais n’avait pas beaucoup d’espoir quant à ses plantations de maïs qui, disait-elle, n’avait pas une bonne croissance.</p> <p>C’était une chaude après-midi, et alors que la lumière s’affaiblissait, nous avons pris quelques photos. Le sourire de Boulata Diallo était radieux.</p> <p>« Si quelqu’un vous aide à lutter contre la famine, ca rend les gens heureux, précise-t-elle. Dieu sait que nous ne pouvons pas rembourser, mais on nous soulage d’un véritable poids. »</p> <p><em>Article initialement publié en anglais sur le blog d'<strong><a href="http://firstperson.oxfamamerica.org/2013/01/22/sahel-food-crisis-update-lifting-a-heavy-load/" target="_blank" title=" Lifting a heavy load - Oxfam America" rel="nofollow">Oxfam Amérique</a></strong>, traduit en français avec l'aimable collaboration de <strong><a href="http://www.one.org/fr/blog/point-sur-la-crise-alimentaire-au-sahel-soulager-un-poids/" target="_blank" title=" soulager un poids - ONE France" rel="nofollow">ONE France</a></strong></em></p> <h3><strong>En savoir plus</strong></h3> <p><strong>Niger : <a href="http://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-alimentaire-sahel/niger-contre-les-s%C3%A9cheresses-%C3%A0-venir-un-programme-argent-contre-travail" target="_blank" title=" contre les sécheresses à venir, un programme &quot;argent-contre-travail&quot; - Oxfam" rel="nofollow">contre les sécheresses à venir, un programme « argent-contre-travail »</a></strong></p> <p><strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel" target="_blank" title="Crise alimentaire au Sahel" rel="nofollow">Crise alimentaire au Sahel</a></strong></p> <p><strong>Rapports de la <a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/reports" target="_blank" title="Rapports de la campagne d'Oxfam CULTIVONS" rel="nofollow">campagne CULTIVONS</a>, pour un monde dans lequel chacun et chacune auront de quoi se nourrir</strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Point sur la crise alimentaire au Sahel : soulager un poids</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/13-01-24-sahel-food-crisis-update-lifting-heavy-load" title="Sahel food crisis update: lifting a heavy load" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Tue, 12 Feb 2013 15:07:17 +0000 Chris Hufstader 10216 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/13-02-12-point-crise-alimentaire-sahel#comments Concours : participez à la « Génération sans faim » http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/12-12-14-concours-participez-generation-sans-faim <div class="field field-name-body"><p><strong>Oxfam et les organisations membres de la campagne CULTIVONS en partenariat avec le Festival panafricain du film (Fespaco) lancent un concours vidéo intitulé « Génération sans faim ». Le but : interpeller les décideurs politiques pour que la génération actuelle soit la dernière à connaître la faim. </strong></p> <p>La faim est une réalité qui frappe encore de nombreuses personnes à travers la planète : tous les soirs, une personne sur sept dans le monde se couche le ventre vide, tandis que pour la quatrième fois depuis 2005 le <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel" target="_blank" title=" l'action d'Oxfam" rel="nofollow">Sahel</a></strong> fait face à une crise alimentaire. </p> <p>Dans le cadre de la campagne <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons" target="_blank" title="CULTIVONS" rel="nofollow">CULTIVONS</a></strong>, pour un avenir dans lequel chacun et chacune pourra manger à sa faim, Oxfam et ses partenaires ont décidé de lancer le concours « Génération sans faim », en partenariat avec le <strong><a href="http://www.fespaco-bf.net/" target="_blank" title="Fespaco 2013" rel="nofollow">Fespaco</a></strong>. Objectif : 200 jeunes et professionnels du monde entier vont poster des vidéos de 90 à 180 secondes pour demander aux leaders de trouver des solutions pour qu’ils soient la dernière génération à être témoin de la faim ! </p> <p>Vous souhaitez participer ? Utilisez votre téléphone portable, votre appareil photo, votre webcam, votre caméra, votre tablette numérique ou tout moyen d'enregistrement pour réaliser un petit film... que vous aurez peut-être la chance de venir voir en personne, lors d'une projection spéciale organisée au Fespaco, à Ouagadougou, au Burkina Faso ! </p> <p>Vous avez <strong>jusqu'au 15 janvier 2013</strong> pour réaliser et envoyer vos vidéos. </p> <p>Pour plus d’informations, rendez-vous sur <strong><a href="http://www.generationsansfaim.com" target="_blank" title="Génération sans faim - Concours vidéo" rel="nofollow">www.generationsansfaim.com</a></strong></p> <p>Des questions ? <strong><a href="mailto:generationsansfaim@oxfam.org.sn%20" target="_blank" rel="nofollow">generationsansfaim@oxfam.org.sn </a></strong></p> <p>Nous comptons sur vous pour <strong><a href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Vous%20voulez%20faire%20partie%20de%20la%20%22G%C3%A9n%C3%A9ration%20sans%20faim%22%20%3F%20Participez%20au%20concours%20Oxfam%20%2F%20Fespaco%20www.generationsansfaim.com" target="_blank" title=" Vous voulez faire partie de la &quot;Génération sans faim&quot; ? Participez au concours Oxfam / Fespaco www.generationsansfaim.com" rel="nofollow">partager l'information, sur Twitter</a></strong>, par exemple, et la diffuser auprès de tous vos réseaux et de toutes celles et ceux qui veulent faire partie de cette « Génération sans faim » !</p></div><div class="field field-name-title"><h2>Concours : participez à la « Génération sans faim »</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/12-12-19-film-competition-be-part-generation-without-hunger" title="Film competition: Be part of the &quot;Generation Without Hunger&quot;" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Fri, 28 Dec 2012 00:00:00 +0000 Fatime Kiné Diop 10190 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/12-12-14-concours-participez-generation-sans-faim#comments Ayons la détermination de réaliser nos rêves : agissons pour le Sahel http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/12-06-22-determination-realiser-reves-agissons-pour-sahel <div class="field field-name-body"><p><strong>« Le monde est plein de rêves devenus réalité grâce à la détermination de personnes qui y ont cru. »</strong> Ces propos ont été prononcés par Kristalina Georgieva, la commissaire européenne à l’aide humanitaire, devant un parterre de représentants de gouvernements et d’organisations internationales, convoqués d’urgence à une réunion sur la crise alimentaire au Sahel, lundi 18 juin.</p> <p>C’est bien de la détermination qui a motivé les signataires de la pétition remise par Oxfam, Avaaz et <strong><a href="http://www.facebook.com/pages/Africans-Act-4-Africa/138966929526113" target="_blank" title="Africans Act 4 Africa - Page Facebook" rel="nofollow">Africans Act 4 Africa</a></strong> lors de cette réunion afin de montrer que de plus en plus de citoyennes et citoyens du monde réclament une réponse plus efficace à la crise.</p> <p>Notre pétition a dépassé les 400 000 signatures au cours de la réunion et nous espérons qu’elle franchira bientôt la barre du million ; elle sera alors remise à plusieurs hauts responsables internationaux.</p> <p><a href="http://www.avaaz.org/fr/petition/The_grain_sacks_are_empty/%20" target="_blank" title="Ne laissez pas mon pays mourir de faim - L'appel de Baaba Maal pour le Sahel" rel="nofollow"></a><strong><a href="http://www.avaaz.org/fr/petition/The_grain_sacks_are_empty/%20" target="_blank" title="Ne laissez pas mon pays mourir de faim - L'appel de Baaba Maal pour le Sahel" rel="nofollow">Aidez-nous à faire pression pour le Sahel en signant la pétition #Sahel2012</a></strong></p> <h3>Objectif : un million</h3> <p>Nous voici quasiment à mi-chemin, mais la communauté internationale doit agir sans plus attendre pour sauver des vies au Sahel.</p> <p>Le Bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires a revu à la hausse les besoins de financement pour le Sahel ; ils atteignent désormais 1,6 milliards de dollars. Ces fonds sont absolument indispensables pour apporter une aide immédiate aux 18,7 millions de personnes qui souffrent de la faim dans la région. À ce jour, l’ONU a à peine rassemblé la moitié. En effet, les contributions de plusieurs États demeurent encore insuffisantes. Nous allons devoir maintenir la pression au cours des prochaines semaines pour veiller à ce que cette crise ne se transforme pas en catastrophe.</p> <p>Lors de la réunion de lundi, l’<strong><a href="http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=16785:40-millions-deuros-daide-supplementaire-de-lue-pour-vaincre-la-famine-au-sahel&amp;catid=140:actualites" target="_blank" title="Le Soleil - 40 millions d'euros d’aide supplémentaire de l’UE pour vaincre la famine au Sahel" rel="nofollow">Union européenne</a></strong> a annoncé une aide supplémentaire d’environ 50 millions de dollars pour le Sahel, tandis que le gouvernement britannique surenchérissait de 8,5 millions le lendemain. Le <strong><a href="http://www.dfid.gov.uk/Documents/publications1/press-releases/Britain-to-help-a-further-200000-survive-West-Africa-food-crisis.pdf" target="_blank" title=" Britain to help a further 200,000 survive West Africa food crisis " rel="nofollow">Royaume-Uni</a></strong> apporte ainsi une juste contribution à l’appel au profit du Sahel – essentiellement sous la pression de militants qui ont tout mis en œuvre pour que le gouvernement accorde à l’urgence de la crise toute l’attention qui lui est due.</p> <h3>Besoins immédiats et investissements de long terme</h3> <p>Il est essentiel que la communauté internationale apporte une réponse aux actuelles souffrances des familles de la région. Mais il faut aussi s’attaquer aux causes profondes de la <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel" target="_blank" title="Oxfam - Crise alimentaire au Sahel" rel="nofollow">crise au Sahel</a></strong>. Celle-ci s’inscrit dans le cadre plus large d’une problématique alimentaire qui nous concerne toutes et tous. Une problématique qui figure au cœur de nos actions, notamment dans le cadre de notre campagne « <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons" target="_blank" rel="nofollow">CULTIVONS</a></strong> ». Cette campagne souligne la nécessité d’investir en faveur des petits producteurs et petites productrices de denrées alimentaires et de lutter contre la flambée des prix alimentaires. Nous espérons que le succès de cette action vous incitera à agir vous aussi et à vous joindre à nos efforts pour un avenir où tout le monde pourra toujours manger à sa faim.</p> <p>Il faudra beaucoup de détermination, dans le monde entier, pour que ce rêve devienne réalité. Mais il est à notre portée et le fait d’intensifier la réponse à la crise alimentaire au Sahel nous en rapprochera.</p> <p></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Ayons la détermination de réaliser nos rêves : agissons pour le Sahel</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/12-06-22-determination-not-dreams-sahel-now" title="Determination not dreams: Time to act for the Sahel now" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-06-22-determinacion-y-no-suenos-es-hora-de-actuar-ante-la-crisis-del-sahel" title="Determinación y no sueños: Es hora de actuar ante la crisis del Sahel" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Fri, 22 Jun 2012 15:39:01 +0000 Joel M Bassuk 9890 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/12-06-22-determination-realiser-reves-agissons-pour-sahel#comments 18 millions de personnes menacées par la crise alimentaire au Sahel [infographie] http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/12-05-31-18-millions-menaces-crise-alimentaire-sahel-infographie <div class="field field-name-body"><p><strong>Dans la région du Sahel, en Afrique de l’Ouest, des familles continuent d’être confrontées à une terrible réalité. La crise alimentaire menace désormais plus de 18 millions de personnes. Sans aide, elles n’auront plus assez à manger.</strong></p> <p>Sécheresse, maigres récoltes et prix élevés sont à l’origine du problème, de même que la pauvreté. Des agriculteurs et pasteurs se retrouvent face à des choix impossibles. S’ils vendent leurs outils et leur bétail pour pouvoir s’acheter de la nourriture, comment gagneront-ils leur vie demain, lorsque les pluies seront de retour ?</p> <p>Oxfam a pour objectif d’aider plus d’un million de personnes à surmonter cette crise. Nous travaillons avec elles sur l’irrigation, des <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/node/26256" target="_blank" title=" jardins potagers au Tchad (en anglais)" rel="nofollow">jardins maraîchers</a></strong>, des transferts d’argent, des programmes argent-contre-travail, des <strong><a href="http://www.flickr.com/photos/oxfam/6966364673/in/set-72157629180708018/" target="_blank" title="Soins vétérinaires au Tchad (photo) - Flickr" rel="nofollow">soins vétérinaires</a></strong> pour le bétail dont la survie de nombreuses familles dépend et l’hygiène et l’approvisionnement en eau.</p> <p>L’infographie suivante présente les dernières informations sur les zones et les populations touchées par cette crise, l’action d’Oxfam et les modes d’action à votre disposition pour apporter votre aide. </p> <p><a href="http://blogs.oxfam.org/sites/blogs.oxfam.org/files/infografie-en-FROxfam-international.jpg" title="Oxfam Sahel infographic"></a></p> <p><em>(cliquez sur l’image pour visualiser l’infographie au grand format)</em></p> <p><strong>Merci de partager cette infographie</strong> avec vos proches, de la tweeter, d’en parler sur vos blogs et sur les réseaux sociaux – il est urgent d’attirer l’attention sur cette crise qui ne fait pas les gros titres. Vous pouvez utiliser le <strong>mot-clé</strong> <strong><a href="https://twitter.com/#!/search/%23Sahel2012" target="_blank" title="Twitter #Sahel2012" rel="nofollow">#Sahel2012</a></strong> pour évoquer cette crise et souligner l’urgence qu’il y a à agir. </p> <p>A ce jour, comme de nombreuses autres organisations humanitaires, <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/pressroom/pressrelease/2012-04-23/faim-fera-millions-victimes-sahel-si-financements-manquent" target="_blank" title="La faim fera des millions de victimes au Sahel si les financements promis ne sont pas versés" rel="nofollow">nos objectifs de levée de fonds sont loin d’être atteints</a></strong>. Des familles, aujourd’hui, ne peuvent fournir qu’un seul repas par jour à leurs enfants. Et les taux de malnutrition ne cessent de grimper. <strong>Merci de <a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel#don" target="_blank" title="Soutenir l'action d'Oxfam au Sahel" rel="nofollow">faire un don</a></strong>, dans la mesure de vos possibilités.</p></div><div class="field field-name-title"><h2>18 millions de personnes menacées par la crise alimentaire au Sahel [infographie]</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-06-11-18-millones-de-personas-en-riesgo-en-la-crisis-alimentaria-de-sahel-infografia" title="18 millones de personas en riesgo en la crisis alimentaria de Sahel [infografía]" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/12-05-18-18-million-risk-sahel-food-crisis-infographic" title="18 million at risk in the Sahel food crisis [infographic]" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Thu, 31 May 2012 13:57:23 +0000 Joel M Bassuk 9867 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/12-05-31-18-millions-menaces-crise-alimentaire-sahel-infographie#comments Quelle incidence un traité sur le commerce des armes aurait-il sur le conflit et la crise alimentaire au Mali ? http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/12-05-11-incidence-traite-commerce-armes-sur-conflit-crise-alimentaire-mali-sahel <div class="field field-name-body"><p><strong>La crise alimentaire provoquée par la sécheresse au Sahel frappe des millions de personnes et va en s’aggravant. Cette crise se trouve exacerbée par le conflit déclenché, au Mali, par la prolifération d’armes venues de Libye à la suite de la chute du colonel Kadhafi.</strong> Quelque<strong><a href="http://www.irinnews.org/fr/Report/95423/SAHEL-L-augmentation-du-nombre-de-r%C3%A9fugi%C3%A9s-p%C3%A8se-lourdement-sur-les-efforts-humanitaires" target="_blank" title=" L’augmentation du nombre de réfugiés pèse lourdement sur les efforts humanitaires" rel="nofollow"> 200 000 Maliennes et Maliens ont fui les combats</a></strong> qui ont gagné tout le nord du Mali entre les mois de janvier et mars 2012. Cette conjugaison sécheresse + conflit montre de façon poignante la nécessité d’un contrôle international du commerce des armes vraiment efficace. Oxfam œuvre depuis dix ans à la mise en place d’un<strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/campaigns/le-traite-sur-le-commerce-des-armes-en-questions" target="_blank" title="Oxfam - Le traité sur le commerces des armes en questions" rel="nofollow"> traité sur le commerce des armes</a></strong>, actuellement en négociation aux Nations unies.</p> <p>En quoi un tel traité aiderait-il ? D’abord, dans une situation telle que celle du Mali, ce traité bloquerait l’entrée des armes dans une zone de conflit, encourageant plutôt la négociation politique. Les lois nationales mettant en œuvre le traité exigeraient une réforme du secteur de la sécurité et renforceraient le contrôle civil sur l’armée, deux facteurs essentiels de bonne gouvernance qui contribuent à un développement économique et social.</p> <p><strong>Le traité sur le commerce des armes énoncerait des règles simples, applicables à l’échelle mondiale</strong>, définissant quand un exportateur d’armes peut ou ne peut pas livrer des armes à un acheteur potentiel. Si l’on estimait qu’une vente d’armes risquerait d’entraîner des violations du droit international des droits humains ou du droit international humanitaire, de nuire au développement économique et social de l’État destinataire, de provoquer ou prolonger un conflit, ou encore de permettre à des terroristes ou au marché noir de détourner les armes en question, cette vente serait interdite. Ce principe s’appliquerait à l’ensemble des armes et équipements conventionnels. Pareilles politiques de contrôle des exportations existent déjà dans quelques pays, mais il n’existe pas de réglementation mondiale en la matière.</p> <p>Si un traité sur le commerce des armes avait été en vigueur ces vingt dernières années, la Lybie n’aurait probablement pas pu constituer les stocks d’armes excessifs qui alimentent à présent le conflit dans le Sahel. Le mécanisme de suivi et de transparence qui sera intégré au traité aurait en outre permis d’en savoir beaucoup plus sur le contenu et l’emplacement de ces stocks. Il aurait dès lors été possible de prendre des mesures efficaces à l’échelon international pour les circonscrire au lendemain de la guerre.</p> <p><em>Le texte ci-dessus est une adaptation de l'article de Martin Butcher, en anglais, <strong><a href="http://www.oxfamblogs.org/fp2p/?p=9747" title=" what’s the link?" rel="nofollow">Hunger in the Sahel and international arms control: what’s the link?</a></strong></em></p> En savoir plus <p><strong>Blog : <a href="http://blogs.oxfam.org/en/blog/12-03-28-100-days-arms-trade-treaty-talks-state-play">Traité sur le commerce des armes : les enjeux à 100 des négociations</a></strong> (28 mars 2012)</p> <p><strong>Rapport :  <a href="https://www.oxfam.org/fr/policy/art-detail-criteres-exhaustifs-juridiquement-transfert-armes" target="_blank" title=" L'art du détail - L'importance de définir des critères exhaustifs et juridiquement contraignants pour les transferts d'armes" rel="nofollow">L'art du détail : l</a></strong><a href="https://www.oxfam.org/fr/policy/art-detail-criteres-exhaustifs-juridiquement-transfert-armes" target="_blank" title=" L'art du détail - L'importance de définir des critères exhaustifs et juridiquement contraignants pour les transferts d'armes" rel="nofollow">'importance de définir des critères exhaustifs et juridiquement contraignants pour les transferts d'armes</a></p> <p><strong>Carte des prises de position des Etats sur les dossiers du traité sur le commerce des armes <a href="http://armstreaty.org/" rel="nofollow">http://armstreaty.org/</a> </strong>(en anglais)</p></div><div class="field field-name-title"><h2>Quelle incidence un traité sur le commerce des armes aurait-il sur le conflit et la crise alimentaire au Mali ?</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-05-08-%C2%BFque-efecto-tendria-el-tratado-de-comercio-de-armas-en-el-conflicto-y-la-crisis-alime" title="¿Qué efecto tendría el Tratado de Comercio de Armas en el conflicto y la crisis alimentaria de Mali? " class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> <li class="translation_en last"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blog/12-05-02-what-impact-would-arms-trade-treaty-have-conflict-and-food-crisis-mali" title="What impact would an Arms Trade Treaty have on the conflict and food crisis in Mali? " class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> </ul> Fri, 11 May 2012 09:30:27 +0000 Martin Butcher 9842 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/12-05-11-incidence-traite-commerce-armes-sur-conflit-crise-alimentaire-mali-sahel#comments Urgence : la crise alimentaire au Sahel risque de toucher 15 millions de personnes http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/12-05-09-urgence-15-millions-face-crise-alimentaire-sahel <div class="field field-name-body"><p><strong>Dans la région du Sahel, en Afrique de l’Ouest, des familles font face à une terrible réalité. Une <a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel" target="_blank" title="Crise alimentaire au Sahel" rel="nofollow">crise alimentaire</a> menace plus de 15 millions de personnes. Sans aide, elles n’auront plus assez à manger.</strong></p> <p>Sécheresse, maigres récoltes et prix élevés sont à l’origine du problème, de même que la pauvreté. Des agriculteurs et pasteurs se retrouvent face à des choix impossibles. S’ils vendent leurs outils et leur bétail pour pouvoir s’acheter de la nourriture, comment gagneront-ils leur vie demain, lorsque les pluies seront de retour ?</p> <p>Oxfam a pour objectif d’aider plus d’un million de personnes à surmonter cette crise. Nous travaillons avec elles sur l’irrigation, des jardins maraîchers et l’approvisionnement en eau.</p> <p>Mais pour cela, nous avons besoin de votre soutien. Aujourd’hui, nous sommes<strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/cultivons/pressroom/pressrelease/2012-04-23/faim-fera-millions-victimes-sahel-si-financements-manquent" target="_blank" title="La faim fera des millions de victimes au Sahel si les financements promis ne sont pas versés" rel="nofollow"> loin d’avoir atteint nos objectifs de collecte de fonds</a></strong>. C’est aussi le cas de nombreuses organisations humanitaires, alors que des familles entrent dans une période dangereuse. Certaines ne peuvent nourrir leurs enfants qu’une fois par jour. Et les taux de malnutrition grimpent.</p> <p>Nous devons agir maintenant.</p> <p>Si vous le pouvez, merci de bien vouloir<strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel#don" target="_blank" title="Faire un don pour soutenir l'action d'Oxfam au Sahel" rel="nofollow"> faire un don</a></strong>, dès aujourd’hui, pour soutenir notre action dans la région du Sahel.</p> <p></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Urgence : la crise alimentaire au Sahel risque de toucher 15 millions de personnes</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_en first"><a href="http://l.blogs.oxfam/en/blogs/12-05-08-15-million-risk-sahel-food-crisis-urgent-help-needed-now" title="15 million at risk in the Sahel food crisis: urgent help is needed now" class="translation-link" xml:lang="en">English</a></li> <li class="translation_es last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blogs/12-05-14-crisis-alimentaria-en-el-sahel-15-millones-de-personas-se-ven-amenazadas" title="Crisis alimentaria en el Sahel -15 millones de personas se ven amenazadas" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Wed, 09 May 2012 11:51:15 +0000 Joel M Bassuk 9841 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blogs/12-05-09-urgence-15-millions-face-crise-alimentaire-sahel#comments Crisis alimentaria en Mauritania: cuando las cuentas no salen http://l.blogs.oxfam/fr/node/9810 <div class="field field-name-body"><p><strong>“Tenía 5 cabras. Tres las vendí hace más de un mes y pude comprar el arroz que nos ha permitido subsistir durante este tiempo. Las dos que me quedan tendré que venderlas en breve para poder aguantar un par de meses más.” ¿Y después?  “Después nada” responde con los ojos bajos Aminata Ndiay, mientras da el pecho al más pequeño de sus cinco hijos, en Kagnadé, una comunidad en el sur de Mauritania..</strong></p> <p>Ahí donde voy y pregunto, las cuentas son sencillas y el resultado siempre es negativo. Se trata de restar: una cabra menos, una vaca menos, un utensilio menos. Es la situación a la que hoy se enfrentan más de <strong><a href="http://www.oxfam.org/es/emergencies/crisis-alimentaria-en-el-sahel" rel="nofollow">13 millones de personas</a></strong> en Mauritania, Burkina Faso, Níger, Mali, Senegal, Gambia y Chad. La escasez de lluvias, que ha hecho caer drásticamente la cantidad cosechada y el poco pasto disponible para los animales, sumado a la situación global de alza de los precios de los alimentos, sitúa esta zona de África del Oeste y Central en el umbral de una emergencia que puede resultar dramática si no se actúa de forma inmediata.</p> <p> “Mi marido gana unas  6.000 UM (15 euros) a la semana vendiendo leña y ese es el precio del arroz que consumimos durante una semana. Tenemos 10 hijos y uno más en camino, y no disponemos de ningún otro ingreso” explica Assid Mint Mana de la comunidad de Natriguel. Otra caso en el que las cuentas no salen. “Los niños no pueden aguantar el hambre, así que cuando no hay para todos, yo les cedo mi ración” añade Assid, sosteniendo a una de sus hijas en los brazos. La pequeña está siendo tratada por malnutrición, y la madre, demasiado delgada para su estado, me confiesa que teme por el bebé que lleva en el vientre, pues sabe lo nocivo que puede resultarle el que ella no coma.</p> <p>En Mourtagal, otra comunidad del sur de Mauritania, Samba Dyemba me explica: “Las mujeres no podemos dormir. Estamos ansiosas porque las cuentas no salen y no encontramos ninguna solución”.</p> <h3>Buscando ingresos</h3> <p>Ella, cansada de dar vueltas en su catre, ha decidido irse a Nuakchot a buscar trabajo. Tiene 50 años, es viuda y la migración a la gran capital la aterra, pero si no lo hace, su familia no tendrá con qué alimentarse en los próximos meses. “Cuando vuelvan las lluvias, regresaré” afirma convencida, aunque reconoce que en esta zona del Sahel, durante los últimos años las lluvias se han rarificado y los ciclos del hambre se hacen cada vez más crónicos.</p> <p> La escasez de lluvias en el Sahel ha provocado una grave sequía. 13 millones de personas están en riesgo. Foto : Pablo Tosco</p> <p>En la mayoría de las comunidades de Mauritania, donde 700.000 personas están en riesgo, sólo se ven mujeres, niños y ancianos. Los hombres han salido a buscar trabajo jornalero pues tras las malas cosechas, todo lo que consumen las familias debe ser adquirido en el mercado y para ello, hace falta ganar dinero. Otros, ante la escasez de pasto, se han visto obligados a llevar el ganado en transhumancia a los países vecinos, cinco meses antes de lo normal. Pero, desde hace unas semanas, las mujeres como Samba, también están tomando la decisión drástica de partir, muchas veces acompañadas de sus hijos, en búsqueda de algún ingreso.</p> <h3>La solidaridad a prueba</h3> <p>Aunque en la ciudad la situación tampoco es sencilla. “Ganaba 700 UM (2€) al día lavando ropa y con este dinero tenía que pagarme el alquiler, agua y comida en Nuakchot” me cuenta Gollera Diaw, mostrándome la piel de sus manos estropeada por la agresión de los detergentes. “Mi marido es ciego, así que yo soy la única que puede sustentar la familia, por lo que decidí volver al pueblo donde puedo contar con el apoyo de mis familiares”. La red de solidaridad en las comunidades africanas está siendo puesta a prueba una vez más, aunque según Gollera, “no va a poder sostener por mucho tiempo tanta necesidad, pues el año es catastrófico para todos”.</p> <p>“Cuando no tengo dinero, sólo comemos una vez al día” me explica Houley Abdoulaye Ba, en Diawoud. Y ante mi pregunta de cuándo ocurre eso, me responde con otra desafortunada lección de cálculo: “Para alimentar a mi familia, necesito 1.650 UM por día (4€) y mi marido gana 10.000 UM al mes (26€). Eso es todo lo que tenemos”.</p> <p>Pero Houley se siente afortunada, porque desde hace unas semanas, cuenta con el apoyo de Oxfam: “Con el dinero que la organización me ha dado, he podido comprar comida para toda la familia” añade mientras muestra el saco de arroz, el aceite y el azúcar que ha adquirido recientemente.</p> <h3>Una ayuda de urgencia</h3> <p>9.000 personas, entre las más vulnerables, se benefician de la transferencia de dinero incondicional, que Oxfam lleva a cabo en el sur de Mauritania, una medida implementada en aquellas situaciones de crisis alimentaria donde la prioridad es proteger los medios de vida de las personas sin desestabilizar el funcionamiento del mercado local.  </p> <p>Además de esta asistencia de urgencia, Oxfam implementa otras actividades, como el dinero contra trabajo, la distribución de alimento para animales y la rehabilitación de los pozos de agua con el objetivo de proteger las vidas y los medios de vida de 20.000 personas en el país. En los próximos meses la organización ampliará su respuesta hasta 70.000 personas necesitadas. </p> <p>Pero si queremos que las cuentas salgan para Aminata, Samba y Assid y para  los millones de familias enfrentadas a la crisis de este año en el Sahel, necesitamos más ayuda urgentemente. Sólo así lograremos romper el ciclo del hambre.</p> <h3>Para saber más</h3> <p><strong>Haz un donativo para la <a href="https://www.oxfam.org/es/emergencies/crisis-alimentaria-en-el-sahel" rel="nofollow">actuación de Oxfam ante la crisis alimentaria en el Sahel</a></strong></p> <p><strong>Video: <a href="https://www.oxfam.org/es/video/2012/musico-baaba-maal-llama-reaccionar-crisis-alimentaria-sahel" rel="nofollow">El llamamiento de Baaba Maal por el Sahel</a><a href="https://www.oxfam.org/fr/video/2012/crise-alimentaire-sahel-baaba-maal-lance-un-appel-pour-le-sahel" target="_blank" title=" Baaba Maal lance un appel face à la crise alimentaire au Sahel" rel="nofollow"> </a></strong></p> <p><strong>Imágenes: <a href="https://www.oxfam.org/es/content/baaba-maal-testigo-de-los-efectos-de-la-sequ%C3%AD-en-mauritania" rel="nofollow">Visita de Baaba Maal a Mauritania</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Crisis alimentaria en Mauritania: cuando las cuentas no salen</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_fr first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/fr/blog/12-03-27-crise-alimentaire-sahel-mauritanie-comptes-toujours-negatifs" title="Crise alimentaire en Mauritanie : quand les comptes sont toujours négatifs" class="translation-link" xml:lang="fr">Français</a></li> </ul> Tue, 27 Mar 2012 13:01:09 +0000 Irina Fuhrmann 9810 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/node/9810#comments Crise alimentaire en Mauritanie : quand les comptes sont toujours négatifs http://l.blogs.oxfam/fr/blog/12-03-27-crise-alimentaire-sahel-mauritanie-comptes-toujours-negatifs <div class="field field-name-body"><p><strong>« J'avais cinq chèvres. J’en ai vendu trois il y a plus d'un mois pour acheter du riz, ce  qui nous a permis de survivre jusqu’à maintenant. Je serai obligée de vendre les deux qui me restent à court terme pour tenir encore quelques mois. » « Et après ? » « Après rien », répond, le regard baissé, Aminata Ndiaye, tout en continuant d’allaiter le plus jeune de ses cinq enfants, à Kagnadé, une communauté du sud de la Mauritanie.</strong></p> <p>Partout où je me rends, lorsque je m’informe de la situation, le bilan est toujours négatif. On ne me parle que de soustractions ou, comme on dit dans notre jargon, « de <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/video/2012/crise-alimentaire-sahel-programme-soins-veterinaires-tchad" target="_blank" title=" programme de soins vétérinaires au Tchad" rel="nofollow">pertes de moyens de subsistance</a></strong> » : une chèvre ou une vache en moins, parfois un ustensile dont on a dû se séparer. C’est la situation à laquelle font face aujourd'hui plus de <strong><a href="http://www.oxfam.org/fr/sahel" target="_blank" title="Crise alimentaire au Sahel - Oxfam International" rel="nofollow">13 millions de personnes</a></strong> en Mauritanie, au Burkina Faso, en Gambie, au Mali, au Niger, au Sénégal et au Tchad. L’insuffisance des précipitations a diminué de façon drastique les récoltes et les pâturages disponibles pour les animaux, et cela a été aggravé par la hausse générale des prix des denrées alimentaires. Ainsi cette zone d’Afrique occidentale et centrale se trouve au seuil d'une situation d’urgence qui risque de s’avérer dramatique si rien n'est fait immédiatement.</p> <p>« Mon mari gagne environ 6 000 Ouguiya [15 euros] par semaine grâce à la vente de bois, ce qui correspond au coût de notre consommation hebdomadaire de riz. Nous avons dix enfants et je suis encore enceinte alors que nous n'avons pas de revenus », explique Assid Mint Mana, assise sous sa tente, au sein de la communauté de Natriguel. « Les enfants ne peuvent pas supporter la faim, alors quand il n’y a pas assez pour tout le monde, je leur donne ma part », ajoute Assid, en tenant une de ses filles dans ses bras. Cette petite fille suit un traitement contre les conséquences de la malnutrition, et la mère, trop mince pour son état, admet craindre pour le bébé qu’elle porte, car elle sait que si elle ne s’alimente pas bien, cela peut nuire à son enfant à naître.</p> <p>La fillette de Mme Assid pourrait faire partie de ces 1,5 million d'enfants qui, selon l'Unicef risquent d’être en situation de malnutrition dans les mois à venir au Sahel si des mesures d'urgence ne sont pas prises immédiatement.</p> <h3>En quête de revenus, en ville</h3> <p>À Mourtagal, une autre communauté dans le sud de la Mauritanie, Samba Dyemba explique : « Nous, les femmes, n’arrivons pas à dormir... Nous sommes inquiètes parce que les temps sont durs et que nous ne trouvons aucune solution. » Lasse de ces insomnies, elle a décidé d'aller à Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, pour chercher du travail. A 50 ans, veuve, cette quête de travail en ville la terrifie, mais elle sait que si elle ne le fait pas, sa famille n'aura rien pour se nourrir dans les prochains mois. « Lorsque les pluies arriveront, je rentrerai », dit-elle avec conviction, tout en reconnaissant que ces dernières années dans cette région du Sahel, les pluies se sont raréfiées et le cycle de la faim est de plus en plus chronique.</p> <p> La sécheresse et le manque de pâturage contraignent des éleveurs et agriculteurs à émigrer ou à chercher du travail en ville. Photo : Pablo Tosco</p> <p>Dans la plupart des communautés en Mauritanie, où 700 000 personnes risquent d’être touchées par la crise alimentaire, on ne trouve plus que des femmes seules, des enfants et des vieillards. Les hommes sont presque tous partis chercher du travail comme journaliers, car après ces mauvaises récoltes, les ménages n’ont d’autre choix que d’acheter tous leurs biens de consommation au marché. Et ils ont donc besoin de gagner de l'argent. D'autres, compte tenu de la rareté des pâturages, ont été obligés d’émigrer vers les pays voisins, cinq mois avant la transhumance habituelle. Et, depuis quelques semaines, des femmes comme Samba, sont également obligées de prendre la décision radicale de partir, souvent accompagnées de leurs enfants, en quête d'un revenu.</p> <h3>La solidarité mise à rude épreuve</h3> <p>En ville, la situation n'est pourtant guère plus facile. « Je gagnais 700 Ouguiya (2 €) par jour en faisant la lessive et avec cet argent je devais payer mon loyer, la nourriture et l'eau à Nouakchott », m’explique Gollera Diaw, en me montrant ses mains abimées par les détergents. « Mon mari est aveugle, donc je suis la seule qui peut prendre en charge la famille, alors j'ai décidé de retourner à mon village, car là je peux compter sur le soutien de mes proches. » Le réseau de solidarité dans les communautés africaines est de nouveau mis à l’épreuve mais, selon Gollera, « il ne sera pas toujours possible de soutenir de tels besoins à long terme, car l'année a été catastrophique pour tout le monde ».</p> <p>« Quand je n'ai pas d'argent, nous ne mangeons qu'une fois par jour », explique Houley Abdoulaye Ba, à Diaw. À la question de savoir quand cela se produit, elle répond par un autre triste calcul : « Pour nourrir ma famille, j'ai besoin de 1 650 Ouguiya par jour [4 €] et mon mari gagne 10 000 Ouguiya par mois [26 €]. C'est tout ce que nous avons. »</p> <p>Mais Houley s'estime chanceuse, parce que ces dernières semaines, elle a reçu le soutien d'Oxfam : « Avec l'argent que l'organisation m'a donné, j’ai acheté du riz, de l’huile et du sucre pour toute ma famille. »</p> <h3>Une aide d'urgence</h3> <p>9 000 personnes, parmi les plus vulnérables, sont en train de bénéficier de transferts en espèces qu’Oxfam a entrepris dans le sud de la Mauritanie. En plus de cette aide d'urgence, Oxfam met en œuvre d'autres activités, comme des programmes « argent-contre-travail », des distributions d'aliments pour le bétail et la réhabilitation de puits afin de protéger les vies et les moyens de subsistance de 20 000 personnes dans le pays. L’objectif de l’organisation est de venir en aide à 70 000 personnes. </p> <p>Mais si nous voulons que les comptes d’Aminata, de Dyemba, d’Assid et des millions de familles confrontées à la crise cette année au Sahel, redeviennent positifs, nous aurons besoin de plus d'aide, de toute urgence. C’est la seule façon de briser le cycle de la faim.</p> <h3>En savoir plus</h3> <p><strong>Soutenir l'action d'<a href="https://www.oxfam.org/fr/sahel#don" target="_blank" title="Faire un don pour venir en aide aux populations du Sahel" rel="nofollow">Oxfam face à la crise alimentaire dans la région du Sahel</a> </strong></p> <p><strong>Vidéo : <a href="https://www.oxfam.org/fr/video/2012/crise-alimentaire-sahel-baaba-maal-lance-un-appel-pour-le-sahel" target="_blank" title=" Baaba Maal lance un appel face à la crise alimentaire au Sahel" rel="nofollow">L'appel du chanteur Baaba Maal pour le Sahel</a></strong></p> <p><strong>Photos : <a href="https://www.oxfam.org/fr/emergencies/crise-alimentaire-sahel/photos-baaba-maal-secheresse-mauritanie" target="_blank" title=" le chanteur Baaba Maal aux côtés des communautés touchées par la crise alimentaire en Mauritanie" rel="nofollow">Visite de Baaba Maal en Mauritanie</a></strong></p></div><div class="field field-name-title"><h2>Crise alimentaire en Mauritanie : quand les comptes sont toujours négatifs</h2></div><ul class="links inline"><li class="translation_es first last"><a href="http://l.blogs.oxfam/es/blog/12-03-27-crisis-alimentaria-mauritania-cuando-cuentas-no-salen" title="Crisis alimentaria en Mauritania: cuando las cuentas no salen" class="translation-link" xml:lang="es">Español</a></li> </ul> Tue, 27 Mar 2012 08:54:20 +0000 Irina Fuhrmann 9809 at http://l.blogs.oxfam http://l.blogs.oxfam/fr/blog/12-03-27-crise-alimentaire-sahel-mauritanie-comptes-toujours-negatifs#comments